Je suis abominablement fainéant ces derniers jours (est-ce dû à mon court séjour à La Rochelle, où je pris un rythme agréablement provincial - qu'on ne lise pas dans ce mot la première trace de condescendance, je sais d'où je viens -, douce léthargie, secouée avec bonheur par un double enregistrement chez l'ami Sonic, évoqué deux billets plus bas et dont le premier sera, je crois, en ligne ce soir ?). Indolence qui ne nuit pas à mes statistiques, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes d'un blogueur, un rien attaché à ce qu'on le lise, mais que je me décide à rompre par la plus madrée des façons : faire référence à une chronique du dernier Springsteen, écrite par mes soins sur le Webzine où je sévis avec une régularité toute relative.
Donc, il y a quelques jours je fis paraître quelques lignes sur le nouveau disque du Boss, forcément sévères tant le dernier effort de Bruce a quelque chose de pathétique. Je vous en libre ici quelques lignes, espérant par là-même vous encourager à en lire l'intégrale sur le susdit Webzine ayant nom Culturofil.
Ca commence ainsi :
"Comment on explique qu'un ami de trente ans vous a, pas trahi non, ça ce serait trop fort, laissons le concept aux frères ennemis de la droite des présidentielles de 1995, mais déçu. Oui c'est le mot le plus adéquat. Décu. On ne veut pas lui expliquer à l'ami. De toute façon, on sait bien qu'il ne passera pas par ici. Il ne connait pas Culturofil, cet ami ; d'ailleurs il ne me connaît pas non plus. Pourtant c'est un compagnon. Depuis plus de 30 ans. Un fidèle. Et moi aussi avec des tas d'autres je suis fidèle. Depuis plus de 30 ans. Malgré les petits écarts, malgré des années 90 et 2000 en dents de scie. Et puis surtout malgré les autres. La meute. Tous ces loufiats et ces loufiates qui se sont accrochés à la locomotive quand ses sifflements ont fini par faire le tour de la planète. Et qui j'en ai bien peur vont aimer ce nouveau disque. Parce que c'est lui. Et qu'Obama ça n'arrange rien à l'affaire. Pas plus que le Super Bowl. Oh, on a bien nos clés à nous, celles que les autres ne verront jamais. Nous on ressortira un Southside Johnny ou un John Mellecamp. Ceux-là, même s'ils passent en radio, il y a peu de chances que les loufiats entendent. On leur a pas dit de le faire. Alors... Et puis on sait bien qu'on est pas si nombreux dans les stades à repérer Elliott quand il vient accompagner son frère d'arme, celui qui a réussi, et pousser un bout de chansonnette. Ok on a nos cartes cachées. Ca soulage. Mais ça ne change rien à l'affaire. C'est quand même lui le Patron. Alors s'il se met à déconner, on est mal, un peu."
Et les dernières lignes disent ceci :
"Voilà Patron, dans ton album, il y a deux vraies chansons qui sont dignes de ton passé, plus deux tentatives maladroites et abîmées par la production. Et c'est tout. Et c'est peu. Je pense que tu ne m'en voudras pas, si je conseille aux gens de faire l'impasse. Et ensuite d'aller te voir sur scène. Depuis deux albums, j'ai le sentiment que ta place est là, bien plus qu'en studio.
Je te dis à très bientôt Patron. Il me tarde de t'entendre pour de vrai."
S'il vous sied de connaître les évidemment indispensables développements entre ces paragraphes, vous pouvez le faire en allant lire l'intégralité de l'article sur Culturofil (le lien est dans la partie droite de ce blog).
Et voici comment on rédige un billet sans effort. Oui, j'ai un peu honte, je le confesse.
A bientôt
Thierry
RYS
4 commentaires:
Difficile de se concentrer sur ton post avec un bandeau pareil !
Te lire avive les regrets de n'avoir pas fait un petit Unknown pleasures consacré au boss!
Mais c'est partie remise !
Ah oui la bannière ! C'est vrai que ça fait longtemps que j'en avait pas mis une bien hot !
Pour le UP, si Dieu nous prête vie, il y en aura d'autres, c'est clair.
C'est qui le mec en bleu à côté d'Elliott ?
Jessepop, tu es pire que moi !!!!
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