lundi, mars 30, 2009

Même que...

... samedi soir, j'ai passé ma soirée avec Joseph Arthur et ses Lonely Astronauts au Plan de Ris-Orangis, salle dont la dimension (200 spectateurs) était parfaitement adaptée à la chaleur communicative de ce concert mémorable (2 heures quand même, plus une première partie fort réussie de Hugh Coltman - même si ce n'était pas trop mon truc, je lui reconnais volontiers un vrai talent d'entertainer-) qui s'est terminé par un after show qui ne le fut pas moins avec Joseph, assis sur le bar, une guitare en main, chantant pour les 30 spectateurs qui avaient eu la patience d'attendre un peu.

Les Lonely Astronauts ont un peu bougé par rapport à la dernière fois que je les avais vu (la petite guitariste blonde ayant été remplacé). Mais ils font le boulot (Joseph Arthur a semble-t-il actuellement décidé que sa musique c'était du rock, car il n'hésite à faire charger la cavalerie sur certains morceaux). Et il reste toujours Sybil Buck qui bouge parfaitement avec sa basse, une grâce qu'elle a sans doute appris sur les podiums lorsqu'elle était top model.


Dommage, la tournée française est finie. Combien faudra-t-il attendre pour les revoir ?

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... j'ai renouvelé mes blogrolls, vu qu'elles commençaient à dater un peu. Mais ce chantier n'est pas encore terminé ; des sites, c'est tous les jours que j'en découvre ! (si je vous ai oublié et que vous en concevez quelque dépit, n'hésitez pas à me le signaler, il reste de la place sur la page).

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... le lecteur Deezer du blind test est totalement dans le sac (comprends pas pourquoi !). Pour jouer, rabattez vous sur le fichier mp3 que j'ai mis en ligne juste en dessous.

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... il y a des pancartes qui font ce que Le Canard Enchaîné appelle des apparentements terribles. Comme celle-ci (qui pourtant a due être validée par la DDE, la Ville de Paris, l'archevêché...) :

(merci à Sarkostique sur over-blog)

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... pour ceux ou celles qui apprécient mes bannières changeantes, j'entame une série d'une quinzaine de jours avec le thème girls and guns (vous en aviez eu un avant-goût il n'y a pas si longtemps). Elle se finira en beauté !

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... c'est l'heure de vous dire à bientôt
Donc :

A bientôt
Thierry
RYS

dimanche, mars 29, 2009

Revue de Semaine

Envoyons donc, comme chaque dimanche que notre Seigneur fait, le résumé de mes ballades parfois utiles, souvent non, sur la webosphère où, comme à La Samaritaine, on trouve vraiment de tout.

Revue de semaine donc :

Lundi 23 mars


C'est une nouvelle d'hier (dimanche : jour où la revue de semaine s'affiche, mais fait relâche). Le Ministère de la Défense britannique ouvre ses archives sur quelques témoignages et documents relatifs aux Ovnis. Il y serait notamment question d'une observation d'un objet volant en forme de gros diamant (est-on certain que la Reine n'y est pour rien ? N'aurait-elle pas dealé quelques bijoux de la Couronne avec des forces étranges et étrangères pour des raisons de nous inconnues, mais pas sans lien avec son ex encombrante belle-fille, la Lady Di ? Et au bout du bout n’aurait-il pas raison le père Al Fayed ?). Dans cet article, un autre témoignage vaut son pesant d'or : une promeneuse aurait rencontré un extra-terrestre s'exprimant avec un accent scandinave. Est-on certain qu'il ne s'agissait pas de Bjork, revêtue d’une de ses tenues improbables ? Je vous mets aussi en ligne cette vidéo sur le site de vidéo du Nouvel Obs, qui date de l'année dernière et reprend un reportage anglais sur les Ovnis. Rien de très nouveau sous le soleil (du huitième système dans la troisième galaxie en partant de la gauche)


La crise est partout. Pourtant voilà un secteur que j'imaginais épargné par la récession. Et bien non. Playboy va fermer ses bureaux à New York dans le cadre d'une opération de réduction de ses coûts. Et cet autre site va plus loin : le magazine pourrait même être vendu. C'est que les pertes de l'année dernière et la baisse des recettes publicitaires prévue pour le premier trimestre 2009 ne pardonnent guère. La famille Hefner avait passé la main il y a quelques mois. Ceci expliquerait-il cela ? Mais peut-on vraiment imaginer un monde sans les bunnys ?


Mardi 24 mars


Mettre, si j’ose dire, les petites grues dans des grands camions, fut-ce pour des cétacés, a quelque chose d’assez immonde au moment où on est infichu de mettre au pot les quelques dizaines de milliards de dollars qui seraient nécessaires à sortir de la famine la majeure partie de l’humanité qui la subit. Je me doute de n’être pas très politiquement correct en décrétant que personnellement je me taperai comme de ma première pollution nocturne, du sort de baleines échouées en Tasmanie, tant qu’un gosse crèvera de faim dans le sous continent indien ou le continent africain. On peut toujours me dire que ça n’a rien à voir, que les deux ne sont pas incompatibles, je continuerai à penser que non (ça n’a pas rien à voir) et que si (il y a incompatibilité). D’autant plus que jusqu’à preuve du contraire cet échouage est une sorte de phénomène naturel, même si on ne le comprend pas (s'il s'agissait de protéger la ressource en calmant les pécheurs japonais ou islandais encore, je pourrais comprendre). Ce genre d’opération aura mobilisé des bénévoles (qui eussent mieux été utilisés ailleurs), des matériels de levage et de transport, bref, plusieurs dizaines de milliers de dollars australiens, dont, j’en suis sûr, quelques ONG qui luttent contre la désertification du Sahel auraient fait un meilleur usage. Moins poétique sans doute. Les puits dans le désert ne font pas aux vingt heures de toutes les latitudes d’aussi belles images que les globicéphales transportés sanglés jusqu’au prochain bras de mer. Hélas. Savez-vous quel pays avait, selon le World Wildlife Fund, la politique la plus protectrice à l’égard des animaux durant les années 70 et 80 ? L’Afrique du Sud de l’apartheid. Je ne crois vraiment pas que ce fut un hasard.


Le Pen Président ?! Une possibilité contre laquelle déjà quelques uns se lèvent. "Quoi ?" se disent-ils, les lecteurs de l’article : "Le Civil est tapé du ciboulot ; et d’abord les élections c’est dans trois ans et il sera vieux le Menhir". Ah mais attendez mes bons. Je ne parle pas de la présidence de la République Française. Mais de celle du Parlement européen. En effet, sauf accident (mais ça peut arriver) Le Pen, numéro 1 de la liste FN du Sud Est aux élections, devrait parvenir à être (à nouveau) élu député européen. Et, si l’occurrence survient, il en deviendra le doyen d’âge et à ce titre présidera la rentrée parlementaire (une tradition dans quasiment toute les assemblées, des conseil municipaux à l’Assemblée nationale). Évidemment une telle hypothèse en échauffe plus d’un et quelques députés actuels envisagent de modifier cette règle de présidence par le doyen, changeant, en quelque sorte les règles du jeu en plein milieu de la partie. Ce n’était pourtant pas bien difficile d’imaginer, il y a de ça quatre ans et demi, lors de la rentrée du Parlement issu des élections de 2004, que Le Pen en serait encore de la prochaine fournée, et que les chances qu’il devienne le plus âgé des eurodéputés étaient non nulles. Il eut été plus intelligent de proposer les modifications institutionnelles à ce moment là pour parer le coup. Parfois, les hommes politiques, pourtant normalement payés pour ça, m’épatent par leur absence d’anticipation.


Mercredi 25 mars


Je parlais de lui hier (soit il y a trente secondes, pour vous qui lisez cette revue de semaine), il remet ça aujourd’hui. Le point de détail, une histoire vieille de 22 ans. L’époque de ses « meilleures » saillies (comme le succulentissime Durafour Crématoire). L’époque où la réaction était à chaque fois pavlovienne. Indignations de l’ensemble de la classe politique, de SOS Racisme, des Eglises et autres corps constitués (toutes réactions qui n’avaient d’autres effets que de conforter le leader du FN dans son rôle d’assiégé par la nomenklatura). Bien évidemment relayées dans tous les journaux, télévisions et radios. Une de Libération (ça c’était en général aussi certain que la pluie suit les coups de tonnerre), puis jeu de rôle classique entre la droite et la gauche, la première accusant la seconde d’instrumentaliser l’extrême droite, la seconde intimant à la première de ne pas lui donner du grain à moudre en reprenant ses antiennes. Ca a marché d’enfer des années durant. Et puis un jour, sans que je m’explique bien pourquoi, le tour de passe-passe n’a plus fonctionné, comme si le vieil envoûteur borgne avait perdu la main, ou qu’il avait lassé le public de ses tours toujours recommencés. Au fond c’est ce jour là qu’il s’est définitivement banalisé. Peut être parce que ses idées aussi avaient suffisamment essaimé dans tout le corps social. Et qu’elles n’avaient plus besoin de lui.


Peut-on réaliser l’exploit de dépasser les vitesses autorisées alors qu’on est à l’arrêt ? Ce qui ressemble à une énigme de cour de récréation commence à sérieusement chauffer une Lavaloise, par ailleurs vendeuse de cuisines, qui a régulièrement droit à se faire flasher alors que sa voiture est en stationnement. Elle n’a pas de chance, sa place de parking est parfaitement dans la ligne du radar et ce dernier, peut être possédé par l’esprit d’un ancien policier qui continue depuis les limbes à faire du zèle, se déclenche régulièrement et choppe le véhicule de la revendeuse d’électroménager. Ce qui me fait rire ce sont les précautions scripturales du journaliste, qui parle « d'un radar automatique, sans doute déréglé ou défectueux ». Oui, sans doute.


Jeudi 26 mars


Mardi, j'évoquais ces cétacés et dauphins pris à leur propre piège d'échouage et qui mobilisent, sous l'œil bienveillant de la charité de bon ton, nombre de moyens dont je jugeai qu'ils eussent été plus appropriés ailleurs et surtout là où souffrent des hommes. Ce reportage de Rue89 apporte un éclairage fort utile, me semble-t-il, à ma diatribe dont je sais qu'elle peut choquer d'aucun ou d'aucune qui passe par ici. Qu'en est-il en fait ? L'article recense les potentielles explications du comportement suicidaire des animaux marins. Et surtout, il rappelle que dès l'antiquité de tels évènements n'étaient pas rares, considérés même comme une bénédiction pour les habitants des ports proches des zones d'échouage, en ce qu'ils délivraient, comme une manne du ciel, huile et nourriture pour de longs mois. Références historiques qui tendent d'ailleurs à invalider les thèses « modernes » selon lesquelles, soit les filets de pèche, soit les sonars des sous-marins, seraient responsables du comportement erratique des mammifères marins, dans la mesure où ni les uns, ni les autres n'étaient très fréquents au 4ème siècle avant Jésus-Christ. Reste des pistes que l'on qualifiera de plus naturelles comme le magnétisme, la sénescence du chef de la troupe, les phénomènes de marée. Bref, des raisons qui s'apparentent à des processus de sélection et de régulation naturelle, du même ordre que la mort de la gazelle la plus faible sous les crocs du lion. Cruel. Certes. Mais rien ne me gonfle plus, quand on parle des animaux, que l'anthropomorphisme.


Cet article là, il est particulièrement long à lire. Mais si vous avez dix minutes, prenez le temps de le faire quand même. Car, après quelques roboratifs mais utiles rappels sur l'invraisemblable creusement des inégalités et sur le caractère violemment prédateur du monde de la finance (avec exemples parlants à l'appui), l'auteur s'essaye à démonter l'argumentaire courant de l'obligation concurrentielle censée valider l'immoralité de la fracture actuelle (ie : « c'est peut injuste mais c'est nécessaire, et nécessité fait loi »). Et on doit lui reconnaître un talent rhétorique de première qualité tant il montre la réversibilité des postulats concurrentiels. Le passage sur la tautologie de la compétence est à cet égard lumineux. Celui sur la responsabilité personnelle du patron en cas de résultat positif, mais qui d'un coup se dilue dans une chaîne de torts partagés lorsque survient un coup dur, ne l'est pas moins. Sa conclusion, qui réécrit le drame de la déformation du partage de la valeur ajoutée au détriment du salariat depuis une vingtaine d'années, est peut être un peu plus faible (comme si l'auteur, un peu fatigué, avait souhaité en finir rapidement), elle n'obèrera pas pour autant le caractère plus vivifiant que l'air breton un soir de tempête d'un tel article. En un mot : il y a des musiques qui nettoient les oreilles ; il y a en analyse économique des textes qui lavent les yeux et le cervelet.


Vendredi 27 mars


On évitera d’épiloguer, ce vendredi, sur le rappeur qui pourceaute « Dirty Bitch » sur YouTube et Dailymotion pas plus qu'on ne le fera sur le cortège de réactions bien (trop ?) prévisibles. Tout ça pour une pauvre « littérature » de puceau mal débourgeoisée de sa Normandie natale, qui vomit son maigre embrun parce qu'une fille l'a plaqué (on peut la comprendre!). Franchement ?!

Bien plus glaçante est cette nouvelle que l’on découvre avec une quinzaine de jours de retard. Pour un peu, la loi de Lynch passait par Montreuil. Pour très peu même. Sur la seule foi d’une vague ressemblance avec un pédophile recherché, un jeune mec de 27 ans s’est fait lapider (sauter dessus à pieds joints ça ressemble à de la lapidation à l’ancienne non ?) par une bande de bons pères de familles qui avaient décidé de faire justice. A l’ancienne ! Façon moyenâgeuse ! Ne leur manquait qu’une bonne corde de chanvre. Selon l’article, ils n’en auraient peut être même pas eu besoin : sans l’arrivée des flics, le gars serait probablement mort. Faut qu’ils se méfient les types quand même. Pour peu que la victime ait vu Spencer Tracy dans Fury et décide d’en imiter le héros…


Plus amusant, même presque poétique, ce bref entrefilet qui nous apprend qu’un mariage de grenouilles peut faire survenir la pluie. Ca se passe au Bengladesh ou l’eau est source de vie et de mort et donc partant hautement respectée. Comme la mousson tardait, les villageois ont célébré le rituel traditionnel de la pluie : ils ont marié en grand tenue un couple de grenouilles et en ont profité pour faire bombance (les deux animaux ne faisaient pas partie du repas ; ils ont été relâchés dans l’étang voisin). Les batraciens devaient être des dieux (ou des princesses et des princes charmants qui attendent qu’on les embrasse) puisque l’eau du ciel est venue.

Plus j’entends les discours des élites des trois monothéismes et plus je goûte les rituels païens.


Samedi 28 mars

On finit la semaine par deux nouvelles brèves mais qui pour l'une aurait pu être lourde de conséquences : l'avion du Président a manqué de se crasher, le réacteur ayant pris feu, mais ayant eu tout de même la bonne idée de le faire avant que l'avion ait décollé. C'est Bakchich qui nous l'apprend. Pour un peu, on était bon pour des élections présidentielles anticipées !


La seconde c'est le retrait définitif de la vie politique de Chirac ! Et oui, il faut bien que les (bonnes ?) choses se terminent ! Vous aviez compris ? Évidemment, il ne s'agit pas du grand Jacques dont le retrait date de ... oh il y a bien longtemps déjà, mais de celui de Mâdâme qui aura été conseillère générale de Corrèze pendant des décennies. On appelait ce département la Chiraquie. La main passe...

Allez bon dimanche

Thierry
RYS

samedi, mars 28, 2009

Blind Test de Mars : c'est parti pour 10 jours !

Bonjour à toutes et tous.

Nous poursuivons notre route qui, mois après mois, nous rapproche du rendez-vous final qui sera, en juin, la 10ème et dernière étape du World contest of Blind Test.

Ainsi, avec ce blind test de mars, nous signons la septième étape de ce contest.

Après 6 épreuves, deux hommes font la course en tête : Davnat et La bUze. Mais qu'ils chutent un peu lourdement, ou qu'ils oublient de passer par ici dans les dix jours qui viennent et la concurrence fondra sur eux.

Quand au second classement, celui du nombre des grosses notes (18, 19 et 20), c'est désormais Zb, qui est bien installé devant avec 4. Cependant, il y en a quatre, dont un certain Pit, auteur jusqu'à maintenant d'un sans faute, qui avec un score de 3 lui sucent la roue.

Les enjeux de l'étape sont énormes (mon p'tit Jean Mimi) :
- Davnat et La bUze vont-ils craquer ? Qui passera devant l'autre ?
- Pit va-t-il réussir l'exploit d'un quatrième 20 en autant de participations ?
- Y aura-t-il de la neige en hiver ?

Ce mois-ci, je m'avance peut être mais je crois que le blind test est difficile ! Je suis à cet égard très curieux de savoir si quelqu'un(e) obtiendra la note parfaite !

Bon, le rappel du comptage et des points.

- Il y a neuf extraits desquels vous allez devoir extirper la substantifique moelle, à savoir, le nom de l'artiste ou du groupe interprète, et le titre de la chanson en question. Le tout pour 2 points (1 pour l'interprète, 1 pour le titre), soit donc 18 points à glaner.

- S'y ajoute une question subsidiaire, en rapport avec le blind test, et elle aussi dotée de 2 points, tant et si bien qu'à la fin, le sans faute vaudra vingt points.

BLIND TEST TERMINE POUR CE MOIS -
PROCHAIN BLIND TEST le MARDI 28 AVRIL


A+
Thierry
RYS

vendredi, mars 27, 2009

Hadopi - Ca remue dans les brancards - Suite

Vous vous en souvenez je vous avais fait suivre un message des "résistants" à la loi Hadopi qui se proposaient d'organiser partout en France des grands rassemblements festifs de peer to peer en tête à tête.

Tout ça s'organise, si l'on en croie la dernière annonce du Download Day. La voici, in extenso, reproduite :

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Download Day : Que la rue devienne notre réseau P2P!

MISE À jour 26 mars : précisions pour les dDays de Marseille(*), Toulouse(**), et Lyon(***)

Fêtons le partage et l'accès à la culture et à la connaissance avec

LE DOWNLOAD DAY de Paris, qui aura lieu le samedi 28 mars à 14h15 autour de l'arc de triomphe du Carrousel du Louvre.

  • RDV à 14h15
  • Chacun se promène sans former d'attroupement autour de l'arc de triomphe du Carrousel du Louvre.
  • Chacun porte en évidence une clé USB ou un CD/DVD sur lequel se trouve l'œuvre rare qu'il souhaite partager.
  • À 14h30, début de l'échange des contenus téléchargés et faites découvrir aux autres dDayers vos perles du p2p !

Pour préparer l'événement :

  • Téléchargez une œuvre rare, d'un artiste que vous voulez sauver de l'oubli, un film ou un album qui sans le p2P disparaîtrait du paysage culturel.

Copiez-les sur un CD, une clé USB, une carte SD, qu'importe !

Et venez les partager avec tous ceux qui aiment vraiment les artistes, la culture et la liberté, nous leurs publics qui avons décidé de ne plus être de simples consommateurs justes bons à acheter !

À l'heure où l'accès à la culture nous sera coupé par des vigiles de l'Internet, comme dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, soyons tels des "hommes-livres" qui sauveront un petit pan de l'héritage culturel.


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N'hésitez pas à proposer des lieux pour votre ville, nous relaierons l'info sur ce site et notre compte Twitter : http://twitter.com/dday_fr

Pour nous contacter : downloadday.hadopi@gmail.com

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NOTA :

(*) Marseille : 14 heures 45 au Parc Longchamp

(**) Toulouse : 14 heures 45 dans le Jardin des Plantes
(***) Lyon : 14 heures 45 Place des Terreaux

Voilà message passé et peut être à samedi (qui est aussi jour de blind test n'oubliez pas) au Carroussel du Louvre.

A+
Thierry
RYS

mercredi, mars 25, 2009

Seventh step to heaven


Blind Test: la septième étape c'est samedi !

Le World contest of the blind test s'approche doucement des phases finales (comme on dit en terre d'Ovalie). Voici la septième épreuve qui s'annonce sur les dix prévues.
Et ça se passe (à partir de) samedi.

Comme vous le savez, vous jouez (outre pour le fun) pour deux classements (il y aura donc deux vainqueurs à la fin) :

- le classement classique au nombre de points accumulés sur les 10 épreuves : Davnat et La bUze mènent la danse, il va falloir aller les décrocher ;

- le classement des grosses (notes) pour celui ou celle qui totalisera le plus de 18,19 ou 20 (où Zb a pris un petit avantage avec 4 grosses, mais il reste du monde à 3).

Deux gagnants qui tous deux emporteront le cadeau (un album du Civil Servant, soit une compilation de titres plus ou moins connus, plus ou moins rares, d'un peu toutes les époques, qui traînent aux quatre coins de ma discothèque, cadeau qu'il va falloir que je commence sérieusement à préparer d'ailleurs).

Le déroulement : comme d'habitude : 9 titres et interprètes à retrouver à partir d'extraits d'une longueur variable mais généralement assez courte quand même (et variablement googlisable). Chaque question valant deux points (un point pour l'interprète, un point pour le titre du morceau). On ajoutera le sel d'une question subsidiaire, en rapport avec l'un (ou plusieurs) des neuf extraits à décoder. Celle-ci vaudra 2 points. Ce qui nous amènera à un total de vingt points.

Afin que chacun puisse prendre le temps de venir (que ce ne soit pas la course au premier arrivé), le blind test restera en ligne durant dix jours, ce qui sera le délai pour répondre. Surtout ne mettez pas les réponses dans les commentaires, ça casserait le jeu. Les réponses vous me les adresserez par mail à civilservant@free.fr
Et le lendemain des dits dix jours, je donnerai les réponses ici même ainsi que les scores obtenus et cumulés après six épreuves.

Donc n'oubliez pas, à vos starting blocks le Samedi 28 Mars pour la septième étape du World contest of the Blind Test.

Et message désormais classique : n'oubliez pas les tripots habituels : Dragibus (plus que quelques jours pour répondre chez lui - en espérant que vous ferez mieux que moi qui n'ai toujours rien trouvé -), Coolbeans (dont la régularité n'est pas helvétique), Mariaque (plus en forme que jamais), Sonic (tous les lundis) et les blind test démoniaques d'instruments divers et variés chez Mario Cavallero (le samedi à partir de midi) - j'espère n'avoir oublié personne -.


Thierry
RYS

PS non moins classique : les habitués vont recevoir leur mail mensuel (ils ont pris l'habitude que je bégaye).

PS supplémentaire : honnêtement, je crois qu'il va être difficile celui-là ; en même temps vous ne cessez de me surprendre... alors...

mardi, mars 24, 2009

Des requêtes auxquelles je suis bien en peine de répondre...


Hello !
Vous l'avez sans doute remarqué ne serait qu'en raison du pop-up envahissant la moitié de l'écran que ça déclenche, mais il y a quelques semaines j'ai enregistré le site que vous avez (je le sais) l'immense plaisir de lire régulièrement, sur Weborama, sorte de compteur amélioré qui donne des statistiques quotidiennes fort intéressantes à dépouiller (quand on a que ça à faire). Non je ne vous dirai rien sur les statistiques de fréquentation de ce blog - sachez néanmoins que depuis que Nicolas S. les connait, il a renvoyé l'ensemble de son staff de communication, sous le coup d'une rage bien compréhensible.

Bref ! Parmi les gadgets inutiles que me fournit cet outil gratuit (moyennant la permission de quelques pubs sur ma page, d'où le pop-up - ça c'est vraiment pour ceux qui ne voudraient pas suivre, ou dont le quotient intellectuel flirte avec celui de Besson - Luc, Eric , vous choisissez - ), il y a la liste de requêtes qui ont amené sur The Civil Servant, les égarés du Web.

Permettez moi d'en faire ici une recension certes non exhaustive mais à mon sens marquante quand même.

Il est d'évidence que la première occurence est (sous différentes versions orthographiques) : Civil servant. J'espère juste que les auteurs de la requête ne cherchaient pas quelques moyens de devenir fonctionnaire en Grande Bretagne, en Australie ou aux USA, auquel cas je crains qu'ils n'aient été déçus par le site proposé.

A ma grand surprise mais joie certaine, c'est le titre d'une vieille chanson d'Esther Galil à laquelle je consacrai un billet il y a déjà plusieurs mois, qui revient en seconde place : Le jour se lève (sur la terre... alors le monde entier... fait l'amour)

Ensuite, viennent avec des occurences à peu près égales toutes sortes de requêtes renvoyant, le plus souvent à des billets posé sur ce blog (April March, Marie Laforet Marie Douceur, Tes états d'âme Eric... bon j'vais pas tous vous les faire).

C'est alors qu'on entre dans des requêtes du troisième type, auxquelles je me sens assez inapte à répondre, même si je veux bien essayer.

Que dire en effet, de "You Tube vidéo zoophile avec cheval et chien" ? J'ai beau ne point jeter les débris les plus scandaleux du rock'n'roll, il me semble que même chez les Cramps, nous n'avons pas cela en rayon. Devrai-je essayer Marylin Manson ?
Le (ou là) même internaute remet ça avec "Vidéo zoophile cheval". Exit le canin, on se contentera de Tornado pour cette demande, qui encore une fois me semble malaisée à satisfaire sur mon site.

Pensant sans doute que mon site avait des vertus antistress, quelqu'un est arrivé chez moi après avoir tapé sous Google "Baisse de tension, mains qui tremble". A moins qu'il n'ait compris que lorsqu'on a abusé de Sigur Ros, il n'est pas anormal d'être en un tel état et que dès lors, une petite cure de rock'n'roll peut être bienvenue. Sinon, je ne vois pas.
Plus vexant, sachez-le, est de savoir qu'on a pu atteindre mon site en tapant "Messier France Inter". Quand bien même j'en aurai parlé (ce qui est possible) dans une revue de semaine. Il est des noms (Cali, Bono,..., Alain Minc ou Messier) dont je préfère qu'ils ne dirigent personne chez moi. On a encore un brin d'honneur tout de même.
Faut-il y voir un lien, mais après Messier, d'aucun s'est retrouvé ici en ayant demandé "Combien coûte un tatouage de la Mafia ?" Aucune idée mon brave ; peut être assez cher au bout du compte.

Quelqu'un, vraisemblablement à la recherche (par d'illégaux moyens) du film du même nom, tapa "télécharger les babas cool ou trouver le lien" et là je m'interroge sur les moteurs de référencement (déjà avec la zoophilie tout à l'heure... mais en plus une merde avec Clavier, ça commence à être un peu fort de café).

On entre ensuite dans le règne animal (qu'on avait déjà approché par des voies que Dieu proscrit) avec successivement "Combien de bébé les chevreuille peut-il avoir" (orthographe respectée) et "Un lapin de fermier mais bas combien de fois par année" (orthographe tout aussi inviolée). Pour la première question je n'ai pas de réponse, pour la seconde, j'oserai bien rétorquer que celà dépend du fermier (ah ben désolé c'est les zoophiles du début qui déteignent).

Les zoophiles justement contreattaquent mais semble-t-il ont un peu varié leurs plaisirs car leur demande nouvelle est "détenus sodomisés". Mais que fout Google pour que ça tombe chez moi, j'vous jure ? J'ai d'ailleurs une variante tout aussi ragoutante avec "vieille femme en rut zoophile" (allez ça recommence - si celui qui a fait toutes ces recherches sur les amours humano-animales se reconnaît, il serait gentil d'arrêter, car vraiment, même avec la meilleure volonté, le patron des lieux ne trouvera pas de quoi satisfaire ses pulsions.)

Puis l'on tombe dans l'onirisme avec "Rêve prémonitoire d'une bagarre où je prends une balle dans la jambe". Ah ??!!
Ou encore "Le chien Big Jim de la cour du roi de boulout". Oh ??!!

Je vous passe sur quelques demandes du type "gros nichons.blogspot" (serait-ce un effet induit par mes bannières ?) ou sur des "François Deguelt" (franchement on a vu plus rock'n'roll, mais si ça a pu renseigner celui qui traquait l'immortel interprète du Ciel, le Soleil et la Mer, sur le fait qu'il existe d'autres musiques, ma foi...)

Pour finir sur deux qui me plaisent bien :
"Fille nue qui sort d'un gateau" Ah ben désolé, ça ne m'est encore jamais arrivé et pourtant je suis souvent sur mon blog ;
et la cerise sur le dit gâteau
"Klak suceuse gratuit". Pauvre Klak, qui par ici passe parfois, je ne savais pas qu'il avait pu laisser un tel souvenir dans cet endroit...

Moralité, les requêtes c'est vraiment inutile, vu où ça même...

Allez à bientôt
Thierry
RYS

dimanche, mars 22, 2009

Revue de Semaine

No comment ! Gimme La Revue de Semaine et quick !!

Sir Yes Sir !

Lundi 16 mars 2009


Et comme la semaine dernière parlons un peu de japoniaiseraies. Les nippons aiment les robots femmes (ne cherchez pas il n’y pas de contrepèterie – ou alors c’est à mon corps défendant -). Elle s’appelle Ucroa ou HRP 4C (les deux patronymes sont aussi excitants l’un que l’autre, je trouve) et elle a vocation a devenir un star des défilés de mode. Kate Moss et ses amies n’ont toutefois pas trop de souci à se faire : Ucroa ne mesure que 1 m 58 (désolé mais ça fait corbeau ce nom ! Ou Rahan peut être : Rahan, fils de Crao et d’Ucroa ! – ok les moins de 35 laissez tomber -). Taille adaptée au marché japonais peut être. Vocation qui pourrait évoluer dans une seconde étape : une fois qu’elle aura bien usé le prêt a porter pour femmes de petite taille, on lui confierait la tâche, moins noble, de tester les machines de sport et autres appareils pour le compte des humains (appareils ? appareils dentaires ?). Ucroa deviendra alors moins glamour, mais nul doute qu’une nouvelle génération de poupée Cyber Barbie aux cheveux de jais l’aura supplanté dans le cœur des hommes. Qui s’en sortent à bon compte je trouve. Machos, les représentants du soleil levant ?


Dieu sait (dois-je vraiment Le convoquer pour une histoire aussi ridicule, je suis soudain saisi d’un doute !?) que je suis favorable à ce qu’une instance indépendante ait pour mission de « surveiller » les médias, n’étant guère attiré par un retour à la télé d’antan (celle que seuls les vieux comme KMS ou moi avons connu, celle de la fin des sixties et de la première moitié des seventies – encore que parfois, je me demande si cette télé vous ne la connaissez pas vous aussi dans la mesure où ce serait celle d’aujourd’hui). Oui, le CSA a, normalement, un rôle éminent à jouer en matière de respect des équilibres politiques sur les ondes et à la télévision, pour inculquer (s’il le faut à coup de prunes) quelques notions d’éthiques et de responsabilités à bon nombre d’hommes et de femmes tronc qui règnent en maîtres sur les écrans (et il y a du boulot) ou encore pour encourager toutes les initiatives susceptibles de faire des médias un espace d’apprentissage, de découverte, de plaisir et non d’abâtardissement collectif d’un peuple. Même si c’est le pot de terre contre le pot de fer. Mais là quand même! Militer, même implicitement, même au détour d’une seule phrase au cœur d’un long discours, sur la représentativité des ouvriers dans les œuvres de fiction, je me demande si c’est tout à fait du niveau de ce que l’on est en droit d’attendre d’une instance (encore) indépendante. Pourquoi pas des pécheurs ? Tiens mon grand-père était ostréiculteur, et bien jamais, mesdames messieurs, vous m’entendez jamais je n’ai eu le loisir de suivre une fiction télévisée dont le héros était cultivateur d’huitres. Et que dire des laitiers ? Des employés au guichet des postes ?


Bon, je ne pouvais pas terminer ce lundi, sans vous offrir à lire ce communiqué des 9 de Tarnac, paru ce jour dans Le Monde. Ca faisait longtemps hein ?


Mardi 17 mars


Le Pape n'en rate pas une ! A un point même qu'il doit faire la joie des bouffeurs de curés (s'il en reste encore, à l'ancienne) et des anticléricaux durs ou doux, de tous poils. A peine arrivé en Afrique, terre d'élection du SIDA, virus qui doit aimer les fortes chaleurs tant il s'y trouve bien, le Très Saint Père en remet une couche sur le préservatif qui, en aucun cas ne peut être une solution à la pandémie, pire même l'aggraverait (je le cite là). On pourrait en rire de cet aveuglement et de ce décalage invraisemblable entre la doctrine catholique que Ratzinger personnifie (puisque infaillibilité papale), même s'en réjouir, y voyant une source de détachement du plus grand nombre vis-à-vis d'une église qui ne brille pas par son progressisme. Seulement le chef des catholiques ne s'adresse pas à des foules rompues aux joies de la dialectique, aidée en cela par plus d'un siècle de laïcité (que certains au plus haut sommet de l'Etat voudraient bien remettre en cause, conscients qu'ils sont qu'elle est le meilleur viatique de l'esprit critique) ; non le Pape assène ses « vérités » à des peuples qui ne savent plus à quel saint se vouer pour sortir d'une condition infernale (d'ailleurs faut-il qu'ils aient la foi pour croire encore en Dieu quand Celui-ci ne leur donne que l'Enfer sur Terre), le Pape s'adresse à des femmes et des hommes qui seront enclins à le croire. Est-ce que de tels propos ne pourraient pas relever si ce n'est directement du crime contre l'humanité, au moins de son apologie ?


Allons restons près des bigots. Ce site, je ne l'ai pas trouvé d'un coup d'un seul, même si je l'ai trouvé par hasard. Avez-vous un urgent besoin de parler à Dieu par l'intercession d'une cérémonie catholique appelée messe ? Voici ce qu'il vous faut. Tapez le nom de votre bled et vous serez exaucé. Allez-y, je l'ai fait moi même pour la petite commune ou je réside : prochaine messe, samedi à 18h30 en l'église Saint Joseph, place du Campanile. Sonic, si jamais le besoin de repentance en toi se faisait jour, sache qu'à Saint Médard d'Aunis, il te faudra chercher ailleurs, car aucun horaire n'est disponible. Qu'est-ce à dire. Vivrais-tu en plein village de mécréants ?


Bon autrement c'était la Saint Patrick aujourd'hui...


Mercredi 18 Mars


Ça commence à craindre vraiment d’être pompier. Déjà que le feu ne s’embarrasse guère de considération humaniste quand il se décide à lécher d’un peu trop près un sapeur, déjà que des automobilistes dont les semelles pèsent des tonnes sur l’accélérateur, oublient de freiner avant d’embrasser de leurs pare-chocs ensanglantés les soldats du feu, déjà que des petits cons s’amusent à les caillasser, si maintenant même les octogénaires s’y mettent. Le type, il est entré subrepticement, comme on dit, dans la demeure d’un vieillard sourd comme un pot, aussi sourd qu’une carpe peut être muette, un renard rusé, un singe malin, une pie voleuse, la gale mauvaise… (… et je vous laisse poursuivre). Bref, l’aïeul n’a rien entendu de son alarme qui sonnait à réveiller le quartier, de sorte que ne répondant pas aux appels des secours, ceux-ci sont intervenus, persuadés sans doute qu’ils allaient découvrir un trépassé. En fait de mort, ils ont eu affaire à un tueur. Involontaire sans aucun doute. Quoique ! Ce n’est certes pas un crime de posséder une arme. Pas plus que de dormir avec. C’est juste que dans ces conditions, l’enchaînement des faits a quelque chose de mécanique. On connaît tous le sketch des Inconnus sur les chasseurs et sa fameuse différence entre les viandards et les vrais chasseurs. « Le viandard, y voit quequ’chose, y tire ! Alors que le vrai chasseur lui c’est pas pareil, y voit quequ’chose, ben y tire. Mais c’est pas pareil ! ». Et la différence entre un homme en état de légitime de défense et un autre qui se croit en état de légitime défense. Ben il y en a un y tire ! Tandis que l’autre, il entend quequ’chose, alors y tire. Mais c’est pas pareil ! Sauf pour le sapeur… Putain ! Belley, sous préfecture de l’Ain, chef–lieu d’arrondissement et de canton, 8466 habitants, c’est si dangereux, qu’il faille dormir avec une arme !


Alors il y a eu les Y’a Bon Awards, sorte de prix citrons accordés à des célébrités pour leur dérapages ou discours qui fleurent (mauvais le plus souvent) le racisme ordinaire. Le titre de la cérémonie est évidemment inspiré de la vieille publicité Y’a bon Banania et à l’origine il y a une association (encore une !) appelée les Indivisibles. Reprenant à son compte la devise de la République Une et Indivisible. Why not ? D’autant qu’avec un tel postulat de départ, on ne pourra guère les accuser de communautarisme. Dans l’interview de l’article, ce qui me gène, en revanche, c’est cette courte phrase : «[les Y’a Bon Awards] sont aussi un signe de l'émergence médiatique du politiquement correct. Et ce n'est pas une critique ! Avant, on expliquait les propos d'un Georges Frêche [nommé pour l'ensemble de son oeuvre] comme une connerie de fin de banquet. Maintenant, on y est beaucoup plus attentif et ces comportements sont condamnés » Et là, sans une seule seconde dédouaner Frêche (le nouvel ami de Ségolène), je m’inquiète un peu. L’émergence médiatique du politiquement correct. C'est-à-dire d’une censure qui va se faufiler partout où un certain bon goût va lui dire de passer. Je me demande si le second degré de Coluche serait politiquement correct (ne parlons même pas du sketch de Desproges sur les juifs qui étaient tout de même un peu hostiles aux nazis dans l’Allemagne des années 30). J’ai regardé dans l’article quels étaient les éminents personnages distingués d'un Y'a Bon Award. Et je n’ai pas vu trace de Dieudonné. Un oubli ?


Juppé dézingue à tout va ces jours-ci. Il y a peu c’était Sarkozy qui prenait. Cette fois, c’est le Pape Ratzinger. Peut-on vraiment donner tort au maire de Bordeaux ?


Jeudi 19 Mars


Dans cette histoire de loi Hadopi, il faut me semble-t-il, donner la parole à tous, contempteurs ou défenseurs du texte, dès lors pour ces derniers qu'il ne s'agit pas des lobbies de la méga industrie disquaire qui s'assoit sur les droits d'auteurs comme on pose son cul sur un banc public : sans égard particulier. Mais tel n'est pas le cas de Bertrand Burgalat. L'homme n'est ni un sot (loin de là même), ni un marchand de soupe et qu'importe le goût qu'elle a si elle se vend bien. A cet égard, son travail témoigne pour lui. Son témoignage est là. En le lisant, on s'apercevra assez vite que l'homme ne tient pas des propos si différents de ceux de nombre d'opposants à la loi (en particulier sur le système pyramidal aboutissant aux prix que l'on connaît). Et je ne suis pas non plus fondamentalement en désaccord avec la distinction qu'il effectue entre les amateurs de musiques et ceux qui, tels des écureuils avant l'hiver, amassent sans bien savoir pourquoi ils le font, si ce n'est la peur, somme doute révélatrice d'une dramatique absence de goût, de passer à coté de la next big thing. En revanche, et là à mon sens Burgalat ne va pas au bout de sa logique, jamais il ne dit comment fera la loi Hadopi pour trier le bon grain (les amateurs) de l'ivraie (les gloutons). Il ne s'en tire au fond que par une pirouette : « la loi ne sera pas vraiment appliquée de manière effective ». Il est bien optimiste à mon humble avis.


Les chrétiens et les musulmans partagent des valeurs fondamentales. C'est le Pape Ratzinger qui le dit dans son discours d'aujourd'hui à Yaoundé. Hélas, à bien des égards, je n'en ai jamais douté. Et le Souverain Pontife de mieux préciser sa pensée : « Tous croient au Dieu unique et partagent des valeurs fondamentales telles la famille, la responsabilité sociale, l'obéissance à Dieu, la sollicitude envers les faibles ». La famille, l'obéissance à Dieu, ça vous annonce tous les intégrismes qu'il le veuille ou non.

Heu, je parle beaucoup de religion ces derniers temps, moi. Non ?


Vendredi 20 Mars


Regardez ce visage. C’est celui du diable, du mal incarné, de la possession démoniaque (holà je ne me calme pas moi, toujours la religion !). On reprend : regardez ce visage, c’est celui du dérèglement le plus total des sens et des valeurs, c’est celui de la chute dans la sauvagerie et l’inhumanité ; ce regard c’est celui de la folie criminelle, de l’absence des gardes fous sociaux les plus élémentaires. Voyez son inquiétante normalité. Ne serait-ce la fixité (volontaire ?) et la noirceur des yeux (qu’on aura tôt fait d’assimiler à celle de l’âme), qu’a-t-elle de si différent cette face ? Par rapport à toutes celles que l’on croise tous les matins dans nos transports en commun. Certes il est peu de personnes dans mon RER qui ont le front tatoué d’une croix gammée. Mais oubliez-là une seconde (d’ailleurs notez comme elle s’est effacée progressivement en quarante ans, comme si elle voulait symboliser dans son retrait régulier une gradation de la rédemption ; notez de même qu’elle n’est plus orientée comme il y a quatre décennies, peut être par le truchement du plissement des chairs). Oui ce visage est terriblement banal. Et parfaitement fascinant. Comme celui de tous les serials killers, non par ce qu’il présente, mais en raison de ce qu’il occulte. Sharon Tate aurait 66 ans si l’ombre sous le masque aujourd’hui barbu ne l’avait pas croisée.


C’est peut être la nouvelle la plus importante de la semaine. Donc c’est bien de finir la revue de semaine dessus. Et puis ne soyons pas naïf : Obama est sans doute loin de l’être. Il ne s’invite pas seulement au nouvel an perse. Il s’invite au beau milieu de la campagne électorale iranienne ; et on se doute qu’il ne vote pas pour Ahmadinejad.


Bon voilà ce sera tout, pas de samedi cette semaine. Je pars en week end à Nevers. Comment ça A Nevers !!?? Ben oui, à Nevers !

Mais je ne vous ai pas laissé seul. Un YouTube sexy hier, et la revue de semaine aujourd’hui : avouez que je vous gâte. Un peu trop peut être…


Allez bon dimanche


Thierry

RYS


samedi, mars 21, 2009

Bannières en musique

Je suis déjà en week-end. Loin de Paris.
Et pourtant je suis encore là (...magie de la programmation des billets à l'avance).

Je vous offre ce YouTube sans prétention... qui vous aidera à mieux comprendre le pourquoi d'un certain nombre de mes bannières ((car je sais que vous les aimez mes bannières, même que c'est la raison principale de vos passages ici)).



Le morceau s'appelle Pretty Little Boogie ; il est d'un certain Howard Parker (je ne connais pas ce monsieur, mais ce ne doit pas être un pionnier, le style est disons, un peu "moderne").

Allez
A+ (à demain : revue de semaine)

Thierry
RYS

jeudi, mars 19, 2009

Un homme - Une femme - Deux livres - Rien que de l'humain

A la bourre depuis plusieurs jours (mon activité professionnelle est devenue telle que je n'ai plus que marginalement le temps d'écrire au boulot, de vous lire au boulot, de... c'est ballot !), je m'aperçois que je n'ai rien posté ici depuis lundi. Et encore je ne m'étais point foulé, me contentant de relayer une information trouvée alors que je promenais sur le net à la recherche de quelques news pour la prochaine revue de semaine. Et je parlerai même pas de ma (non) participation depuis quinze jours à Culturofil, auquel je dois un papier sur le nouvel album de Neal Casal (nouvel album étant, et de plus en plus à mesure que passent les jours, une notion fort relative - bientôt cette chronique aura autant d'intérêt qu'un hommage posthume à Léon Zitrone, décalé et superfétatoire -)

Or donc, je voulais depuis déjà un moment vous entretenir (oh sans prétention et rapidement) de deux livres que j'ai lu ces derniers mois et qui, chacun à sa manière, suent l'humain jusqu'aux bouts de chaque ligne, de chaque page, de chaque chapitre.

A ma droite, quatre personnes que rien a priori ne destinait à se rencontrer, si ce n'est une commune volonté d'en finir avec la vie un soir de Saint Sylvestre et qui tous ont eu la même idée : se jeter du haut de la bien nommée Tour du Saut à Londres.

A ma gauche, un ex punk moitié branleur, moitié flippé, qui s'est autosuggestionné agoraphobe au point qu'il lui est devenu impossible de sortir de l'appartement de la copine où il squatte. Qui ignore qu'il a une fille de treize ans (ignorance partagée) mais qui pourtant va la voir débouler dans sa vie, vide mais finalement jusqu'alors assez bien rangée.

A ma droite, la bande des quatre candidats au saut de l'ange, au fond gênés les uns par la présence des autres, à un instant qu'ils auraient préféré plus solitaire, et se décidant à manger la pizza qu'un livreur a amené sur le toit (un des pré suicidaires venu repérer les lieux pour s'envoyer en l'air après sa livraison pizzaiolesque). Et tant qu'à faire à parler.

A ma gauche, la découverte progressive par un père, aussi prêt au rôle que je le suis à donner des cours de liturgie en zoroastrisme, d'une gamine teigneuse et bien peu agréable. De prime abord.

A ma droite, la révélation de ce que l'autre apporte, à apporté, pourrait apporter, pour quatre personnes aussi dissemblables que peuvent l'être animaux de mer et mammifères terrestres, chat de compagnie et lynx des neiges, glace et feu, champagne et vermouth.

A ma gauche, la lente imprégnation des traces de l'âge, la prise de conscience qu'il ne se sert à rien d'avoir survécu si c'est pour vivre assis, la sortie progressive d'un état larvaire par la grâce d'un petit papillon de 13 ans.

A ma droite 404 pages d'humour, d'amour et d'exaspération, de joies toutes bêtes et de malheurs portés avec nonchalance ou élégance, de vie partagée par quatre désespérés sans cause.

A ma gauche, 158 pages d'effractions, de départs, de retours, de fuite et de poursuite, de fric et de manque de fric, de filles et d'enfants, de vie partagée par ceux que rien n'appelait à se rapprocher.

A ma droite, Vous Descendez ? Nick Hornby
A ma gauche Teen Spirit Virginie Despentes
Deux romans qui puent l'humain. (Je ne sais pas ce que valait le passage sur écran du deuxième).

A bientôt

Thierry
RYS

lundi, mars 16, 2009

Hadopi : ca remue dans les brancards !


Juste ce truc à lire :


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Download Day : Que la rue devienne notre réseau P2P !

Le 31 octobre 2008, le Sénat a voté le projet de loi "Internet et Création", créant l'Hadopi, autorité chargée de mettre en place, suivant le mécanisme de la rispote graduée, la coupure de notre connexion Internet en cas de suspicion de téléchargement de contenus copyrightés.


Le vote de la loi a débuté à l'Assemblée nationale le 11 mars 2009 et se poursuivra dans les jours prochains, la date de reprise des débats n'ayant pas été communiquée à ce jour.

C'est notre dernière chance pour donner enfin un visage aux téléchargeurs, à tous ceux qui se font caricaturer depuis trop longtemps en pirates sans goût ni culture, c'est-à-dire aux publics, aux amateurs, aux fans de musique, de films, de séries, de livres, de jeux que nous sommes.

Quatre majors du disque (Universal, EMI, Sony, BMG) concentrent 70% du marché de la distribution de CD achetés le plus souvent dans des hypermachés ne mettant en tête de gondole que les derniers tubes du moment. Deux groupes de distribution cinématographiques (EuroPalaces et UGC) suroccupent les écrans avec un petit nombre de films.

Notre seule ressource pour voir ou revoir des films et séries en tout genre, pour faire connaître les morceaux rares ou inédits d'un musicien, d'un groupe, demeure le plus souvent le réseau des internautes prévoyants qui, entre pairs, pallient au manque d'imagination et d'initiative de l'industrie de la culture et de sa ministre. Adressons un message clair à la ministre de la Culture, nous qui aimons le cinéma, la musique et les artistes. Redonnons vie à des albums mal vendus, des films mal distribués, à des œuvres orphelines de droits claquemurés dans les caves des majors qui ont régné un siècle durant sur le régime industriel de la culture. Nous qui ne sommes ni des pillards, ni des voleurs, mais des spectateurs et des publics qui assurons un travail patrimonial en exhumant des auteurs méconnus ou des œuvres inédites. Nous, qui par le partage de nos sources et l'échange de ces œuvres recréons de la diversité culturelle là où a été artificiellement construite de la rareté.

Par nos blogs, nos sites, nos forums, notre activité sur les réseaux sociaux, nous offrons à des milliers d'artistes ou œuvres une promotion et une visibilité d'une envergure dont ils ne pourraient bénéficier par ailleurs. Combien de milliers d'euros de frais de promotion économisés grâce aux internautes ?

Les enquêtes mêmes du ministère de la Culture ont toujours démontré que la culture va à la culture et que les téléchargeurs sont aussi de gros consommateurs :
- Pour un film téléchargé, combien de places de cinéma, de produits dérivés et de DVDs achetés ?
- Pour un eBook téléchargé, combien de lecteurs gagnés, de livres vendus, d'auteurs découverts ?
- Pour un album téléchargé, combien d'autres achetés ? Combien de places de concert et de produits dérivés vendus ? Combien de fans gagnés ?
D'une manière générale, combien d'œuvres non diffusées par les circuits classiques de la distribution et en particulier iTunes et Deezer, cités lors des débats préliminaires sur la loi Hadopi comme la panacée universelle, qui risqueraient de tomber dans l'oubli ?

Retrouvons la signification sociale de la culture qui est d'enrichir nos vies et de faire lien avec les autres. Ripostons à la riposte graduée ! Le réseau des téléchargeurs sort dans la rue ! Que l'on nous coupe Internet ! Nous continuerons à partager et échanger autour des artistes et des œuvres que nous aimons, en plein jour ! Nous estimons que la solution n'est pas la répression, mais la recherche de solutions nouvelles, adaptées aux realités contemporaines de la culture, qu'il s'agisse du choix des licences ou du mode de rémunération des artistes.

Pour toutes ces raisons, le 28 mars, montrons qui nous sommes vraiment.
Partout en France, fêtons le partage et l'accès à la culture et à la connaissance avec LE DOWNLOAD DAY !


Téléchargez une œuvre qui vous est chère ou celle d'un artiste que vous voulez sauver de l'oubli, une trouvaille faite sur le P2P qui a marqué votre sensibilité, copiez-la sur un CD, une clé USB, une carte SD, qu'importe ! Et venez la partager avec tous ceux qui aiment vraiment les artistes et la culture, nous leurs publics qui avons décidé de ne plus être de simples consommateurs justes bons à acheter ! À l'heure où l'accès à la culture nous sera coupé par des vigiles de l'Internet, comme dans Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, soyons tels des "hommes-livres" qui sauveront un petit pan de l'héritage culturel.


L'horaire et le lieu de ce Download Day à Paris et dans les différentes villes de France seront diffusés sur le compte Twitter : http://twitter.com/dday_fr

Si vous organisez un rassemblement dans votre ville, envoyez un mail à downloadday.hadopi@gmail.com

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C'est rigolo non ?

Si vous voulez en savoir plus, allez sur le site que j'ai éhonteusement pillé, pratiquant ainsi une sorte de downloading criminel : http://sites.google.com/site/downloaddaycontrehadopi/

Le 28 mars, la partouze des téléchargeurs !
(ah, il y aura aussi la 7ème step du Blind Test, autant dire que ce sera festif le 28 mars).

Allez à bientôt
Thierry
RYS

dimanche, mars 15, 2009

Revue de Semaine

MADAME PLEURE.


Un peu plus courte qu'à l'accoutumée cette, désormais incontournable, revue des petits évènements et des grands drames vécus sur le net. La fatigue déjà ? Ou une semaine moins chargée en actualité ? Ou plus chargée en travail pour moi ? Bon qu'importe ! La voici.

Ça c'est ce que j'avais écrit en fin d'après midi . Évidemment vers 21 heures 30, samedi, j'aurais eu le ton un peu moins badin. Revue d'une semaine qui fait mal à la fin :


Lundi 9 mars


Évidemment pour nous blogueurs, s'il y a bien un sujet aujourd'hui, c'est le retour sur le devant de la scène de la loi Hadopi, déjà « Hadoptée » par le Sénat (pardon il faut dire loi « Création et Internet »). Et toujours pas de licence globale, le projet est donc clairement orienté sur la répression des comportements. Et à ce sujet, Mme la ministre de la Culture nous donne déjà des chiffres sur France Info. Il est prévu 10 000 avertissements par jour. Ca ne vous rappelle rien ce genre de chiffres donnés à l'avance ? Moi si : les quotas d'expulsions à atteindre. Preuve, si besoin était, que c'est bien une logique punitive qui guide le projet. Dans le discours de la ministre, je goûte tout le sel de son argumentaire selon lequel la licence globale serait injuste car elle s'appliquerait aussi à ceux qui aujourd'hui ne piratent pas. Comme si c'était aussi binaire... (terme approprié à l'informatique je vous l'accorde). Et je souris de l'argument selon lequel en faisant baisser (si on y arrive) les téléchargements illégaux, on va faire remonter les achats légaux. Ils n'ont donc pas compris que nous sommes (les 25-40 ans - oui je sais j'en ai un peu plus) la dernière génération à avoir un semblant d'habitude d'achat en matière de musique et que ceux qui nous suivent savent à peine comment est foutu un CD. Que la répression ne les amènera pas à la consommation d'objets qu'ils ne connaissent pas.

Faut-il pour autant juger que la situation actuelle, de téléchargements gratuits et non régulés est satisfaisante ? Je n'en suis personnellement pas sûr. Chez l'ami Dragibus, un débat intéressant s'est ouvert aujourd'hui (je ne sais pas s'il durera toute la semaine), en particulier sur la rémunération des artistes. De plus le texte de Dragi est excellent et résume bien la problématique. Pourquoi dès lors chercher ailleurs ce qu'on trouve chez les amis ?


Je change de sujet avec un début de dérive comme je les aime (litote) du genre de celles qui ont le don de me les briser menu. Voilà-t-y pas que maintenant ce putain d'accès à la voie ferrée n'était pas fermé à clef comme il l'aurait dû. Voilà-t-y pas qu'il n'y avait aucune signalisation pour prévenir qu'aller se promener sur une voie ferrée c'est dangereux et qu'il ne faut pas le faire. Et déjà se fourbit le procès de la SNCF. Je suis prêt à admettre la douleur de ce grand-père qui a perdu son petit-fils dans ce drame idiot, et comprendre que dans sa douleur il lui faille trouver des responsables. Moins par contre que ces billevesées soient relayées par une presse aussi bête. En l'occurrence pour le grand-père, le responsable c'est la SNCF, au moins pour partie. C'est vrai que son fils étant dans un état extrêmement grave, c'est un peu dur pour l'aïeul de l'accabler. Pourtant si on réfléchit ne serait-ce que deux secondes... Les douze personnes qui ont été impliquées dans l'accident sont des supporters du club "Les Ch'tis dogues de la Lys" à Outreau. Putain, en plus ils sont d'Outreau ; quand le destin vous marque, il ne le fait pas à moitié le salaud.


Mardi 10 mars


On commence ce mardi avec ce nouveau blog (du moins nouveau pour moi) dont le nom chatouille agréablement les oreilles : Bug Brother. Il y est question de cyber espionnage, cyber criminalité et cyber guerre. J'avoue que je ne connaissais pas ce dernier concept, mais tout va si vite aujourd'hui. Toutefois, l'auteur de l'article apparaît assez optimiste quant à la réalité des choses et plutôt pessimiste en ce qui concerne l'utilisation des peurs (et donc la cyber guerre) pour valider des demandes budgétaires importantes et surtout préparer l'opinion aux contre mesures qu'aiment à prendre tous ceux « dont le métier est d'être parano ». Article complet mais un brin complexe. Et, ce qui ne simplifiera pas la lecture, contredit par nombre de commentateurs qui n'ont pas l'air d'être de jeunes blanc becs comme moi en la matière. Bref, au bout du compte on est sûr de rien, ce qui est encore le meilleur moyen de se faire enfler par le premier ayatollah qui passe.


En parlant de dignitaires religieux, la semaine dernière, dans la suite ou plutôt dans l'ombre portée du puissant Traité d'athéologie de Michel Onfray, je m'inquiétais d'une éventuelle résolution de l'ONU qui permettrait toutes les dérives théocratiques. Ce n'est pas pure hypothèse que de craindre la main de Dieu quand elle s'étend sur les activités temporelles. En témoigne le ouf de soulagement des chercheurs américains qui huit ans durant se sont vus bridés dans leurs recherches sur le vivant par une administration Bush un peu trop illuminée par la clarté divine. Décidément les premiers mois d'Obama sont un sans faute. Ca ne durera évidemment pas, mais que les américains en profitent, ils ne l'ont pas volé. Et nous ? Et bien nous non plus nous n'avons pas volé ce qui nous arrive.


Comme par exemple cette double hypocrisie. Celle du Géant Noir, le pollueur pas payeur Total, qui, après avoir dégagé un bénéfice record de 14 milliards de dollars (soit pour bien éclairer les choses, plus de deux fois le budget du Ministère de la Justice qui est de 6,7 milliard d'euros), est incapable de préserver 555 emplois en France. Celle du secrétaire d'Etat à l'emploi, Monsieur Wauquiez, car il ne peut pas ne pas savoir que la stratégie du groupe (et les impôts qu'il acquittera) ne sont pas décidés en catimini, mais bien en lien avec Bercy. Mais ça évidemment...


Mercredi 11 mars


Évidemment aujourd’hui l’actualité est marquée, écrasée même, par le tir au pigeon mortel dans un collège d’Allemagne. Il paraît que le père du tueur avait plus d’une dizaine d’armes chez lui. Moi, mon père n’avait qu’un fusil de chasse où il fallait introduire des cartouches (une par fut, soit deux cartouches maximum). Si un coup de folie identique m’avait pris à mon époque collégienne, j’aurais fait moins de dégâts. Le pire, pour les victimes mais pas seulement, dans cette histoire, c’est qu’en dépit de toutes les explications qu’on tentera de nous donner, des raisons, il n’y en a pas.


On se contentera de revenir sur une histoire bien moins macabre : le cas de la nomination de monsieur Perol. La Commission de déontologie elle-même vient de le dire à demi mots, la loi qui interdit, depuis 2007, à tout fonctionnaire d’aller travailler dans une entreprise sur laquelle il a exercé un contrôle public et qui implicitement lui fait obligation de passer devant cette instance dès lors qu’il s’en va « pantoufler » (comme on dit), n’aura donc pas été respectée (dans l’esprit au moins). Et la commission d’avouer qu’elle n’a pas le pouvoir de s’auto-saisir d’un cas comme celui-ci. Il revenait donc à l’intéressé, ou à son corps d’origine (l’Inspection des Finances) de le faire. Va savoir pourquoi, ce ne fut pas le cas. République de plus en plus portée vers les régimes de bananes ?


Jeudi 12 mars


Aujourd'hui si l'on ne doit retenir qu'une seule nouvelle, ce ne peut être que la création du nouveau blog de Coolbeans, tout simplement dénommé « Covers ». Notre compulsif ami d'Argenteuil ne sait se contenter, comme nous tous qui sommes normalement constitués et avons une vie en dehors de nos claviers (sommeil, bouffe, boisson, baise et autres activités culturelles), d'un seul et unique blog. Et non ! L'homme a besoin d'un nouveau projet environ tous les six mois. Ce fut en son temps les deux abrutis au doux nom des « Indécrottables » qui amusèrent la galerie au moins six mois, puis de « La Girafe » (que je n'ai pas retrouvée) dont le long cou ne vint inspecter nos blogs que quelques semaines, sans omettre ses projets musicaux trop tôt avortés (« Cool Mix » et « Le Tralala Club » dont les derniers posts sont obstinément bloqués sur décembre 2008), les sites de paris en ligne qu'il anime (avant même que la législation ne change, ce qui place certainement « Les enfants de la Balle » en pleine illégalité) ou encore la fidèle relation de ses aventures radiophoniques, « Entrée Libre » dont la fréquence de retransmission équivaut à peu près à celle des articles défavorables au Chef de l'Etat dans le Figaro Magazine. Chef de l'Etat dont un voisinage de long terme (après tout Argenteuil c'est les Hauts de Seine) a dû entraîner chez notre ami un réflexe pavlovien d'imitation qui s'est focalisé sur l'hyperactivité.

Nouveau blog, nouveau concept donc. A partir d'un thème donné, à nous ses fidèles amis de trouver des pochettes d'album qui y répondent. Un brin farfelu, vous n'auriez pas tort de le croire. Et le premier thème que croyez vous qu'il fut : les cadillacs ? les santiagos ? les blousons de cuirs ? les Norton vintage ? Toutes thématiques promptes à réveiller les réflexes des vieux rockers. Non ! Les champs en pleine campagne ? les diligences ? les cabanes en rondin ? les ceintures indiennes ? Autres possibilités susceptibles de sortir de leur léthargie les fans de folk. Que nenni. Pour commencer, il nous a choisi.... les abats jours !! Cet homme est fou. Et après ? Les meubles Ikéa ?


Si même lui s'y met ! Oh pourtant je ne suis pas ce que l'on peut appeler un thuriféraire de Jacques Attali. Son parcours, bien sinueux à mon goût, son tropisme incessant en faveur des dérégulations censées mécaniquement et par le jeu de la concurrence nous apporter prospérité et plein emploi (antienne libérale qui commence quand même à sentir un peu le ranci depuis bientôt trente ans qu'on nous la sert), une certaine opinion de lui-même, autant de points (pas de détail) qui ne me le rendent que modérément sympathique. Mais lire cet article sur son blog a quelque chose de rafraîchissant ces jours-ci. Même si une des phrases me paraît pour le moins écrite à l'emporte pièce : « Absurde, parce que plus personne ne télécharge : on regarde ou écoute en streaming ». Heu là, vous vous avancez tout de même un peu Monsieur Attali.


Vendredi 13 mars


Ça, mine de rien, c’est flippant. Et c’est aussi un vieux rêve humain (non pas voler, ça c’est fait désormais). La télépathie ! Si on en croit cet article du Telegraph, nous avons fait un pas dans la direction de la télépathie. Des chercheurs, ont mis en place un protocole que l’on qualifiera d’assez complexe (informatique évidemment) qui leur a permis en se focalisant sur les flux sanguins au niveau de l’hippocampe (décrochez pas déjà !) de savoir (grosso modo) ce qu’avaient vu (dans une réalité virtuelle, oui je sais ça commence à être tiré par les cheveux) quatre jeunes cobayes (je dis cobayes, mais il s’agissait bien d’êtres humains, pas de cochons d’Inde). En d’autres mots, et c’est ce qu’explique le Professeur Eleanor Maguire (jeune rousse assez jolie, comme quoi ce n’est pas interdit de l’être quand on fouille l’hippocampe), les chercheurs ont pu, rien qu’en observant l’activité du cerveau, prédire ce que voyaient les cobayes dans leurs environnements virtuels. Étonnant non ? Flippant aussi je trouve (car nous n’en sommes qu’au début évidemment). Prochaine étape (regardez c’est au début de l’article) : savoir si quelqu’un ment ou dit la vérité juste en regardant les images de son cerveau ! Un rêve de flic ! Pas avant dix ans quand même (mais ça passe vite 10 ans !).


Et voilà que quand on ne l’emmerde pas en France, faut qu’il le soit à l’étranger. C’est râlant ! On est un chef de l’Etat sans histoire (non je déconne là) avec une jolie femme, on part quelques jours en vacances au Mexique (sous couvert d’une visite d’Etat), logé dans une somptueuse villa. Bref on va se détendre. Et non ! Faut encore qu’il y en ait qui aille lui chercher les poux qu’il n’a pas su éradiquer de sa tête avec la même persévérance que celle qu’il peut mettre à renvoyer chez eux les sans papiers, et qui s’interroge pour savoir s’il ne se serait pas fait offrir le voyage par un personnage un peu louche, voire peu recommandable. Et il faut en plus que ce soient des gueux du crû ! Des chicanos ! Armenda il s’appelle. Le fouille merde. Et Hernandez il s’appelle. Le riche prêteur de villégiature. Sarkozy il s’appelle. L'arroseur arrosé !


Samedi 14 mars

Je devais finir la semaine par une vidéo qui buzze parait-il très fort en Chine. Vous pouvez la regarder à partir de cet article. Je vous avoue que, même avec la traduction anglaise qui l'accompagne, j'éprouve de grandes difficultés en à en décoder les messages soi-disant implicitement subversifs. Mais bon c'est la Chine. A bien des égards, il nous faut regarder ça avec de l'humilité, la démocratie n'étant pas précisément le mode de gouvernance la-bàs. Oui regarder avec humilité et peut être aussi volonté d'apprendre. Qui sait, quand Guillon et Porte y auront été mis (à la porte - oups désolé -), puis que La bas si j'y suis aura été relégué la nuit à trois heures du matin, quand nos blogs seront poursuivis avec une égale sévérité pour mise en ligne de mp3 et atteinte à la dignité des plus hauts responsables, qui sait si nous aussi nous n'inventerons pas un personnage mi chèvre mi lama qui sortira trois insanités et que nous mettrons en ligne sur You Tube afin de passer outre la police spéciale du Web. Qui sait ?


Et puis 21 heures 30, je suis vautré à regarder Montpellier balbutier son rugby contre Biarritz qui n'est que l'ombre de ses grandes années, quand mon fils qui surfe sur Internet, m'appelle pour me le dire.

Je crois que ça a commencé avec la mort de Dominique en septembre 2002, cette sensation qu'on m'arrache une part de moi qui ne pourra plus jamais revenir, quand j'apprends la mort d'un ou d'une qui m'a accompagné depuis 20 ou 30 ans. Cette impression qu'on ne reviendra pas en arrière, quoique l'on fasse, que les jours nous assassinent en retirant de notre décor des repères sans lesquels on va se perdre peu à peu. Ça m'avait fait ça aussi avec Joe. Et là ce soir, en rajoutant ces quelques lignes à la revue de semaine, je commence juste à me rendre compte à quel point Alain aura été un jalon, une empreinte, une référence. C'est toujours quand on les perd que les marques nous manquent.


Bon dimanche quand même.


Thierry

RYS