mardi, avril 28, 2009

Blind Test d'Avril : en route pour la gloire !

Bonjour à toutes et tous.

Et c'est reparti pour 10 jours avec cette 8ème (antépénultième donc ?) étape de World Contest of the Blind Test !


Après 7 épreuves, deux hommes font la course en tête : Davnat et La bUze. Mais rien n'est encore joué loin de là ! Surtout avec un blind test comme celui de ce mois...

Et c'est encore plus vrai du second classement, celui du nombre des grosses notes (18, 19 et 20). Certes Zb est bien installé devant avec 4. Mais il y a de la qualité derrière (ils sont cinq, qui avec un score de 3, lui sucent la roue).

Et puis surtout, n'oublions ce que je vous aie dit récemment : la dernière épreuve, celle de juin (qui n'aura pas lieu le 28 mais le 18, pour des raisons évidentes de vacances) comptera double !

Bref pas de quoi se décourager si on n'est pas dans les tous premiers, d'autant que sans trop m'avancer je gage que ce blind test est difficile et qu'en termes de points marqués, il pourrait bien être saignant! Donc prenez tout ce que vous pourrez prendre, les comptes ne se feront qu'à la fin, en juin !

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EPREUVE TERMINEE - RENDEZ-VOUS POUR LA PROCHAINE, le JEUDI 28 MAI

lundi, avril 27, 2009

L'indien et le trappeur


C'est juste une petite connerie qui m'est revenue, suite à un commentaire que l'ami Il Gatto del Rabbino a laissé sur ce blog, louant la sagesse des indigènes (dans quelque pays étranger que ce soit).

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Ainsi, un trappeur, nouvellement installé sur le territoire américain se fia longtemps à la sagesse des natifs de la contrée, les indiens.
Et alors que l'automne touchait à sa fin, il se dit qu'il serait sans doute bon d'aller en forêt, quérir un peu de bois pour se chauffer durant l'hiver qui ne tarderait plus à venir.
Rentrant de ses activités sylvicoles, il passa près d'un vieil indien, au cuir tanné par les années de chasse et de combat contre les infortunes que Dame Nature n'avait cessé, sa vie durant, de lui faire subir. Il entendit alors l'aïeul natif marmonner dans une barbe qu'il ne possédait pas :

- Dur sera l'hiver. Très dur.

Sentant bien que par cette maxime, c'est toute une connaissance ancestrale d'un territoire qu'il ne faisait que découvrir qui s'exprimait, le trappeur, prévoyant et humble face aux paroles des indigènes, se dit qu'il valait mieux faire plus ample provision de futur combustible. Il s'en alla donc, dès l'aube, dans un frimas qui gelait même les couilles des écureuils (et pourtant dieu sait qu'elles ne sont pas grosses), pour ramasser une grande quantité de bois tombé, durant l'été, des grands arbres de la forêt.
Rentrant chez lui, il croisa à nouveau le vieillard à la grande sagesse et l'entendit à nouveau marmonner :

- Oh dur, très très dur, sera l'hiver cette année !

Ce ne pouvait être qu'un signe. A sa manière rustique mais foncièrement humaine, l'ancêtre indien indiquait à son nouveau voisin, venu des lointaines contrées de l'autre coté du grand lac salé, combien il convenait de faire grand cas des vicissitudes de la vie sylvestre et combien l'humilité s'imposait vis-à-vis de ces savoirs qui s'étaient transmis depuis des centaines de générations, par tradition orale. Il conclut que le message était clair : encore plus de bois lui serait nécessaire. Ah le brave peau-rouge, qui, à sa manière, lui venait en aide, à lui le néophyte.

Le lendemain matin, il retourna en forêt. La journée fut longue, mais il collecta un volume de bois tel qu'il ployait sous la masse en rentrant vers sa maigre hutte. C'est alors qu'il vit le sage grand-père indien. Il lui sourit par avance, cherchant à le remercier des préventions que ce "sauvage" avait à l'égard des nouveaux arrivant comme lui. L'indien le regarda et lui dit :

- Terrible, absolument terrible sera l'hiver cette année !

N'y tenant plus, notre homme posa ses lourds fagots et demanda à l'ancêtre :

- Mais dis-moi, noble chef, comment fais-tu pour savoir ainsi que l'hiver à venir va être si rigoureux. Sache bien que je ne mets nullement ta sage parole en doute ! Je suis juste tellement admiratif de ces connaissances que notre civilisation nous a fait oublier.

- Oh, vois-tu, jeune et impétueux trappeur, c'est que nous autres avons un proverbe très ancien qui ne trompe jamais.

- Ah oui et lequel est-ce donc ?

-" Quand l'homme blanc ramener beaucoup de bois de la forêt, alors l'hiver à venir sera rude".

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C'était ma connerie du lundi.

A plus
Thierry
RYS

samedi, avril 25, 2009

La Chanson du Samedi #001

En hommage à notre encore gardienne des sauts, qui se lance avec délice dans l'aventure européenne, et dont on peut admirer (c'est vraiment pour ceux qui n'auraient pas vu !) la communicative gaieté dès lors qu'il s'agit de son futur job, voici la première Chanson du Samedi :

Miss Europa Disco Dancer - Manic Street Preachers



Miss europa disco dancer
Feel the drug of your persona
Miss europa disco dancer

I'm in heaven when i see you

Miss europa disco dancer

Favourite son and favourite daughter

Miss europa disco dancer

I suck suck up all of your power


So serene, the world turns blue

Heads are spinning, it feels so good

It's poetry, sheer poetry

The way you destroy your beauty


Miss europa disco dancer

Brutally becomes a no hoper

Miss europa disco dancer

Had your luck and had your chances

Miss europa disco dancer

I never reached the supernova

Miss europa disco dancer

Wake up drunk and then fall over


So messed up, the world turns grey

All washed up with debts to pay

It's agony, sheer agony

The way your life just fades away


So serene, the world turns blue

Yes you're spinning, it feels so good

It's poetry, sheer poetry

The way you destroy your beauty


So messed up, the world turns grey

All washed up with debts to pay

It's agony, sheer agony

The way your life just fades away


Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers
Braindead motherfuckers
Braindead motherfuckers
Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers

Braindead motherfuckers


Prophétique ?


Allez à bientôt
Thierry
RYS

vendredi, avril 24, 2009

Quelques nouvelles de reprises

1 - Le Blind Test: la huitième étape c'est mardi !

Et comme d'habitude ce sera pour dix jours !

Les deux classements :

- le classement classique au nombre de points accumulés sur les 10 épreuves où Davnat et La bUze mènent la danse (main dans la main) ;

- le classement des grosses (notes) pour celui ou celle qui totalisera le plus de 18,19 ou 20 (où Zb a pris un petit avantage avec 4 grosses, mais il reste du monde à 3).

Deux gagnants qui tous deux emporteront le cadeau (un album du Civil Servant, soit une compilation de titres plus ou moins connus, plus ou moins rares, d'un peu toutes les époques, qui traînent aux quatre coins de ma discothèque, cadeau que j'ai commencé à vous concocter du reste !)

Le déroulement : On n'y revient pas, maintenant vous connaissez.
En revanche, deux petites news au sujet du World Contest :

- la dernière épreuve, celle de juin, n'aura pas lieu le 28 (car avec les 10 jours de jeu, il y aurait quelques risques que certain(e)s d'entre vous aient déjà filé vers les plages). Elle se déroulera (sur 10 jours, comme d'hab) à partir du 18 Juin (aucun rapport avec le grand Charles).

- Et surtout, elle comptera double : il y aura 40 points à prendre (au lieu de 20) et deux grosses (notes) (au lieu d'une). Vous verrez en temps et en heure de quelle manière.

Autant dire que, même si certains ont l'impression d'avoir un peu décroché, rien n'est encore joué puisque 80 points (avril, mai et juin) et 4 grosses (notes - les mêmes mois) sont encore à récupérer !

Mais revenons à l'épreuve d'avril : à vos starting blocks le Mardi 28 Avril pour la huitième étape du World contest of the Blind Test. Heu, je l'ai encore réécoutée hier : elle va pas être simple, simple (bon moi, je dis ça je dis rien hein).


2 - A partir de demain samedi, en plus de la revue de semaine le dimanche, découvrez le nouveau rendez-vous incontournable du week-end...

... si j'ose dire, faut rien exagérer non plus. La chanson du samedi. Tirée de Deezer, de You Tube, ou sous forme de mp3 mis en ligne par mes soins et téléchargeable. Et qui aura un rapport (plus ou moins proche) avec l'actualité du moment. Ah putain que c'est conceptuel !


3- Après la serie de bannières Women with Guns...

... que vous futes nombreux à apprécier (puisque je n'aie eu aucun commentaire à leur sujet et qu'ainsi que le disait Confucius : qui ne dit mot consent), j'entame à partir d'aujourd'hui une nouvelle série : Women with Knives !
Ensuite, il faut que je réflechisse : peut être Women with Spoons ou Women with Rouleaux à patisserie...

Bon ben voilà, ça fait une petite série de nouvelles !
A bientôt


Thierry
RYS

mercredi, avril 22, 2009

Praia de Chave

Hello tout le monde !
Je suis de retour après huit jours de soleil (et de vent aussi, les cinq îles au nord de l'archipel du Cap Vert ne sont pas pour rien appelées îles dans le vent). Avec des accus gonflés et une sérieuse envie d'y repartir dès que possible. Imaginez, il y a neuf terres à visiter là-bas.

Praia de Chave - Boavista - Cabo Verde - 8 heures du matin - L'arbre penché par le vent du nord est le seul à prendre le soleil sur la plage.

Praia de Chave - Boavista - Cabo Verde - 9 heures du matin - Les palmiers m'ouvrent, comme une porte, le chemin vers la mer.

On ne donnera pas pour autant dans la nostalgie. Les affaires doivent reprendre sur ce blog, qui accuse une chûte importante de ses statistiques de visite (effet vacances de Pâques oblige). Et elles reprendront, les affaires, très bientôt, avec la huitième étape du World Contest of Blind Test. C'est le 28 avril, soit dans six jours. Comme d'habitude, il y aura très vite un petit billet de rappel.

Allez à bientôt
Thierry
RYS

dimanche, avril 19, 2009

You Tube de Vacances : Cold Wave

Cold Wave qui démarra dès que les dernières braises du punk se furent éteintes. Dont j'ai trouvé sur Youtube, 3 exemples très différents les uns des autres, mais qui ont comme point commun que je les ai connus à peu près au moment où ils arrivaient dans les bacs.

Marquis de Sade, figure de proue du rock rennais en 1980, avec quelques autres groupes dont je n'ai pu retrouver trace vidéo comme Les Nus ou Ubik. Conrad Veidt fut le "hit" (mot très relatif) de leur premier album Dantzig Twist.



Tubeway Army était la rampe de lancement de Gary Human. Sauf erreur de ma part, Are Friends Electric dut être leur seul hit. On a le droit de trouver ça plutôt daté.



Enfin, Human League a eu une vie avant Don't You Want Me. Je crois que ce Being Boiled était sur leur deuxième album, mais était paru précédemment en single. Ils y développaient déjà une philosophie anti consumériste très, hum, comment dire, oh jugez par vous même des deux premieres phrases de la chanson :
"Listen to the voice of Buddha / Saying stop your sericulture".



Bon ben c'est dimanche, je reviens mardi. C'était donc le troisième et dernier YouTube de vacances. Et autrement, la bannière, ça va, vous n'en avez pas marre ?

Allez à bientôt
Thierry
RYS

jeudi, avril 16, 2009

You Tube de Vacances : Elli et Jacno

Ah. Eux deux !

Ils étaient beaux. Talentueux. Faisaient chier avec leur classe.

Du punk Plastic Faces des Stinky Toys de 1977, vidéo issue d'une émission de télé qui passait le mercredi après-midi et présentée par l'immense Jean-Loup Laffont (non la j'exagère ; mais quand même on savait divertir la jeunesse à cette époque) :



... au poppy Main dans la Main, un peu Hardy, un peu Gillian Hills des années 80 :



... en passant par le mélancolique Anne cherchait l'amour de 1979 (ceux qui ont joué au blind test reconnaîtront le son de la guitare qui les a tenu en haleine - oui encore Jacno), seul titre chanté au milieu des instrumentaux géométriques (Rectangle, Losange, Triangle et Cercle) :



Trois instantanés de la fin des seventies et du début des eighties en France.

Allez au prochain YouTube de vacances.
Thierry
RYS

lundi, avril 13, 2009

You Tube de Vacances : La Brune et Moi !

Voilà, je décolle ce soir, et laisse ce blog sur pilote automatique pour une dizaine de jours. Mais ceci ne m'empêchera pas, miracle des billets programmables, de vous poser deux ou trois You Tube de vacances pendant mon absence.

Ah au fait, vous subirez aussi ma dernière bannière de la série Women and Guns. Elle est chic non ?

En 1979, sortait La Brune et Moi, film sur le néo rock français (plus vraiment le punk des débuts, déjà ce qu'on allait appeler la New Wave). Sous YouTube, j'ai retrouvé ces deux vidéos issues dudit film.

Edith Nylon, oh ils devaient avoir 18 ou 19 ans sur cette vidéo (Pas dur Mylène Khaski a mon âge, donc elle avait dix-huit balais en 79). Et ça se voit nom de dieu ! Deux ans plus tard, à l'époque de Johnny Johnny, c'est un tout autre groupe que j'avais vu sur scène. Mais là, gosh, quelle pale imitation de Polystyrene. Et pourtant ce titre était quand même un putain de bon titre.



Evidemment, en comparaison réécouter Algomania de Walking Shadows, l'excellent deuxième album des Dogs, c'est comme passer brutalement du lait fraise au bourbon. 1979, fut l'année où je les vis sur scène et rencontrai Dominique Laboubée pour la première fois. On était appelé à se revoir en plusieurs autres circonstances quoique similaires.

NB : l'intégration directe étant retirée, je vous ai mis le lien...



Bon, à bientôt pour d'autres souvenirs YouTubiens.
Thierry
RYS

dimanche, avril 12, 2009

Revue de Semaine

Dernière revue de semaine avant clôture de deux semaines pour vacances. Une revue qui, à la relecture, s'est plutôt concentrée sur des évènements anodins, en tout cas plus que d'habitude. Pourquoi pas, après tout !

Allons-y :

Lundi 6 avril


On commence par Life qui propose, quarante et un ans plus tard, des photos inédites prises le jour de la mort de Martin Luther King. Oh, rassurez-vous, nous ne sommes chez Paris Match, où le choc des photos cherche à cacher la misère des mots. Pas de clichés sanglants d'un Pasteur King à peine abattu. Non, juste des instantanés des proches du leader du mouvement des droits civiques, pris avec une sorte de timidité bienvenue. Il a dû d'ailleurs être d'une grande discrétion, Grokinsky le photographe qui a shooté ces clichés, pour que la vérité de ces moments volés s'imprime aussi bien ; comme s'il s'était agi d'un proche. La photo des deux hommes enlacés pour se réconforter est, à cet égard, impressionnante.


En politique donc, on tue parfois. Ce n'est hélas pas une nouveauté et je ne connais pas de pays qui ait échappé à cette règle d'airain (qu'on pense à Jaurès en France par exemple). Avec des armes, le plus souvent, avec des mots aussi (Beregovoy ou Salengro pourraient en témoigner). Et parfois, on ne s'entretue pas, mais l'envie de le faire transparaît quand même sérieusement. Je n'étais pas devant mon poste pour Ripostes (joli non ?). Je n'ai donc appris que ce matin que l'échange Mélenchon Lellouche avait été saignant. Après en avoir regardé sur Le Post la vidéo, me sont revenus des souvenirs bien plus mordants encore, datant des années 70 (mais là c'était vraiment une autre époque, celle où les gens de droite pensaient honnêtement - si, si c'est possible - que l'arrivée de la gauche au pouvoir signifierait la dictature communiste et la fin des libertés publiques, une lointaine époque je vous dis). Le fait que l'un traite l'autre de valet de la CIA et que ce dernier regrette de ne plus pouvoir de nos jours défier le premier en duel a certes quelque chose de suranné. Mais ce qui passe entre eux ressemble quand même un peu à de la haine et de l'envie de tuer (surtout chez Lellouche). Le chroniqueur de l'article s'en réjouit, y voyant une sorte de retour de la vraie politique. Pour lui, peut être. Mais le téléspectateur lambda, moyennement au courant de l'article 5 de l'OTAN, qu'aura-t-il vraiment retenu de l'échange ? En quoi sera-t-il politiquement plus mûr demain ? Quand j'étais jeune, on regardait Marchais comme on aurait été voir Ali sur un ring. Pour le sang qu'allaient y laisser ses adversaires et les journalistes. Ca faisait pas de nous des communistes. Loin de là. Du reste, le bilan de Marchais, au plan électoral, tout le monde le connaît.


Mardi 7 avril


Voilà le genre de record totalement inutile comme je les aime, le genre de record à figurer dans le Guiness Book assurément. Comme la pizza la plus grosse du monde, ou le record de performance sexuelle (qui est détenu par un russe – plus de douze heures d’affilée -, mais le malheureux n’y a pas survécu).

169 heures de rang à tenir l’antenne dans sa radio allemande, Dominik Scholmayer a pris le micro de sa radio de Hanovre le 30 mars et ne l’a rendu qu’hier à 7 heures du matin. 169 heures, je me souviens fort bien qu’avant la loi sur les 35 heures, c’était l’horaire mensuel moyen en France. L’homme a donc travaillé un mois en une semaine. Et attention, pas de pause trop longue : s’il avait le droit de diffuser des morceaux de musique longs de 2 à 6 minutes, il devait reprendre l’antenne toutes les deux minutes. Un programme un peu haché en fait. Haché menu, c’est aussi comme ça qu’il a dû terminer son marathon radiophonique le brave garçon. Je lance donc le défi à nos animateurs radios de la blogosphère (Coolbeans et Sonic notamment) : voilà un bien beau challenge à relever, et je gage que votre programmation musicale sera un rien plus passionnante.


Cet article là, en revanche, tiré des Echos (quotidien qu’on ne soupçonnera pas de crypto marxisme), me fait beaucoup moins sourire. Les premières (?) marques d’un retour vers le dix-neuvième siècle, d’un formidable (?) U Turn dans la civilisation occidentale. Ce qui me navre aussi est qu’un restaurant puisse employer un gosse de 16 ans, sans se poser plus de questions que ça. Pas encore près à arriver chez nous ? Rien n’est moins sûr. Ca n’a pas grand-chose à voir en apparence, mais l’autre jour, d’un œil un peu distrait, je suivais un reportage sur les trafics de drogues dans les campagnes sur je ne sais plus quelle chaîne de télévision. Et les mots d’un des inspecteurs des stups, à qui l’on demandait qui étaient les trafiquants moyens dans des endroits aussi « désertiques », me réveillèrent : bien souvent des mères de famille qui ont besoin de revenus supplémentaires. Weeds en Picardie en quelque sorte !

Et on voudrait que les séquestrations de patrons ne soient pas vues d’un œil compréhensif de la part d’une proportion grandissante de la population ?


Mercredi 8 avril


Il a toujours le mot pour rire, Silvio. Ou l’attitude classe d’un grand chef d’Etat (souvenez-vous, j’avais mis ça en ligne il y a bientôt un an). Aujourd’hui, après l’épisode du coup de téléphone qui l’empêcha d’être sur la photo aux cotés de Barack sur le pont des deux rives (c’est peut être ça qui l’emmerdait en fait), voilà le coup du camping. Rien à voir avec le navet dans lequel Dubosc fait l’étalage de ses slips de couleurs et de son faible abattage. Quoique ! Dans le genre navet ! Donc selon l’inénarrable Silvio, tout va très bien pour les réfugiés du tremblement de terre qui ont tout ce qui leur faut et qui pour relativiser « n’ont qu’à prendre ça comme un week-end en camping ». Ah putain, la grande classe ! Bigard et Lagaf réunis sont écrasés !


Cet article (en anglais) me fait, au fond, un peu peur. Et pourtant j’apprécie le fait que l’on cherche à rendre un objet perdu, même en Ecosse (pas leur réputation pourtant aux écossais). C’est la méthode qui me fait frémir. Et si l’on en croie l’article, ils sont nombreux à devenir ce que le journaliste appelle des digital samaritan. Au fond, ce n’est pas que l’on aille mettre un message sur Facebook ou ailleurs pour expliquer qu’on a retrouvé votre portefeuille au fond d’un autobus qui me gêne. Au contraire même, l’intention est louable. Mais il y a quand même deux points qui me chatouillent. D’une part, le couple d’écossais ou plus exactement l’épouse, s’est comportée comme une Miss Marple des temps modernes, au risque de se mêler de ce qui ne la regardait ni d’ici ni d’ailleurs (en mettant en branle si j’ose dire tout un groupe de flickr user - flickr qui se dit presque comme flic -). D’autre part, l’idée que nos traces sur Internet puissent être suivies par de parfaits inconnus (même pour de nobles motifs), m’est assez peu agréable. Ce que dit du reste le propriétaire de l’appareil photo (dont on notera qu’il l’avait complètement oublié) : I found it « kind of scary ». Moi aussi.


Jeudi 9 avril


Aujourd'hui je suis d'humeur badine. Peut être est-ce dû au brillant succès de l'UMP à l'Assemblée Nationale lors du vote de la loi Hadopi (ils hurlent au charron, mais ils oublient qu'ils avaient fait la même chose que les socialistes lors du vote du PACS). En tout cas, juste deux brèves qui ne sont pas, cependant, totalement dénuées d'intérêt.


D'abord j'apprends que les guenons sont prêtes à se faire sauter pour un bout de viande. Ca m'en fout un coup croyez le bien. Je les voyais différemment les femelles des chimpanzés. Je ne sais pas, moi, plus posées peut être. Mais non pensez-vous. Ils le disent dans cet article ; et des scientifiques en plus. Enfin, voyons les choses sous un autre angle. Parmi les chasseurs, ce sont les plus partageurs qui se régalent. Tant pis pour les gros mangeurs. La fin de ce court entrefilet me fait moins rire. "Les chercheurs espèrent que leurs études permettront de mieux comprendre les comportements humains dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs." Nos ancêtres quoi. Les cro-magnons, les magdaléniens (ceux qui ont peint Lascaux). Quoi !? Ils auraient peut être été pareils ; prêts à tirer un coup contre un steak de renne. Ah zut, moi qui les voyais comme des nomades civilisés (merde quand même ! les inventeurs de l'art !).

D'un coup, j'ai plus faim. Pardon mesdemoiselles, il me reste un peu de viande, vous en voulez ?


Et ensuite, la démographie galopante de Facebook. Nous serions 9 millions en France (enfin je dis nous, mais c'est idiot je n'y suis pas sur Facebouque) et désormais 200 millions dans le monde. Il paraît, si j'en croie l'article, que ce peut être utile. Pour le moment je vous avouerais que franchement je n'en ai guère vu la plus value. Mais après tout des réseaux d'une telle ampleur, c'est une force qui va (comme aurait dit la madonne du Poitou) qu'il ne faudra peut être pas négliger à l'avenir. A moins que d'ici là, un autre outil ne remplace celui-ci. Après tout, il y a un ou deux ans, il n'y en avait que pour MySpace. Aujourd'hui, à part les musicos, il reste qui sur MySpace ?


Vendredi 10 avril


Si vous le voulez bien, on laissera choir cette histoire de vidéo de baston dans un bus (dans un buzz ?), mise en ligne par un flic (qui a du sécher les cours sur la déontologie des fonctionnaires, à mon avis) et récupérée de toute part. Je l'ai vue, elle est d'une vraie violence, une violence bien laide, une violence qui s'est répercutée dans les commentaires que j'ai pu lire sur les articles respectifs du Figaro et de Rue89. Je ne les mets pas en liens.


Le journal économique Les Echos, qu'il peut m'arriver de lire à titre professionnel, annonce les fiançailles de You Tube et de Universal. Et partant, la création commune d'un site de mise en ligne de vidéos, Vevo, qui sera financé par la publicité (on y arrive). Jusqu'alors YouTube était d'abord fondée sur le partage, sorte de peer to peer des vidéos (musicales ou non). Vevo n'aura rien à voir : site dédié aux vidéos des groupes UMG, il n'aura d'autres vocations que de générer du flux pour sa rémunération publicitaire, et de la publicité pour les artistes Universal. C'est dit en toutes lettres dans l'article : « "Vevo sera une plateforme de musique en ligne de premier ordre conçue pour les utilisateurs, les annonceurs et les détenteurs de contenus qui alliera le large catalogue de grands artistes d'UMG et de contenus avec la technologie de pointe dans la vidéo et la communauté d'utilisateurs de YouTube", ont expliqué les deux groupes. ». Oui, et qui va l'emporter entre le large catalogue et la communauté d'utilisateurs? A votre avis ? Et cette autre phrase me fait frémir par avance : « En effet, tout utilisateur cherchant une vidéo musicale sur YouTube sera redirigé vers ce nouveau site. »


Mardi, j'évoquais les records inutiles au sujet de ce disc jockey au cœur bien accroché à ses platines. En voici un autre. La femme la plus hot et spicy du monde n'a rien d'une bimbo aux seins et fesses obusiens. C'est une jeune indienne (d'Inde) de 26 ans qui est follement amoureuse des piments. Au point d'en avoir avalé 51 (dont on nous précise qu'ils sont « ultra forts ») en deux minutes. Ce qui devrait lui ouvrir les pages du Guiness à elle aussi. Bien ! On aura beau me dire que les piments sont aphrodisiaques, je ne suis pas certain que j'aurais aimé l'embrasser aussitôt après son exploit. Et sûrement pas avec la langue. Je tiens à la mienne.


Samedi 11 avril


Pour finir cette revue de semaine, laissez moi vous parler de cette lutte sans merci qui oppose les Rouges et les Gris, sachant que des mutants que l'on appelle les Noirs attendent leur heure. C'est une histoire digne des plus grandes batailles bibliques. Imaginez que les Rouges sont les habitants historiques de leur pays, où ils vivaient tranquilles jusqu'à ce qu'un jour des Géants inconnus apportent des Gris pour peupler les grandes prairies. Des Gris qui prospérèrent, se multiplièrent, pullulèrent. Et comme leur constitution était plus solide, qu'ils dominaient physiquement les Rouges, les Gris les repoussèrent progressivement dans les marges des territoires. Au point qu'un jour les Géants s'inquiétèrent de cette quasi disparition des Rouges. C'est que tout de même, les natifs c'étaient eux. Mais comme cela ne suffit pas, plusieurs Géants décidèrent d'en arriver à des méthodes plus radicales et commencèrent à tuer les Gris en masse. On organisa donc de vastes battues et abattages pour éliminer les Gris. Ces derniers finissaient d'ailleurs souvent dans l'assiette des Géants. Tout ça fut réalisé avec un tel succès que quelques Géants commencèrent à s'inquiéter pour les Gris. Et ils eurent raison car on vient d'apprendre que certains Gris ont muté et qu'une nouvelle race, les Noirs, encore plus puissants pourraient bien régler le conflit à leur avantage.

Jeu vidéo ? Science-fiction ? Pas du tout, c'est la bataille des écureuils en Grande-Bretagne, écureuils qui se livrent une guerre sans merci entre Rouges, Gris et Noirs, le rôle des Géants nous étant dévolu. Comme quoi, il n'y a pas que les hommes qui combattent pour des territoires.


Voilà, ce sera tout pour cette semaine. Cette revue va s'arrêter pendant deux semaines en raison des vacances. On se retrouvera (pour la revue de semaine) le dimanche 3 mai. Le blog lui aura repris bien avant. En plus je vous prépare quelques YouTube de vacances que je programme pour mon absence.


Allez bon dimanche


Thierry

RYS


vendredi, avril 10, 2009

Je, Jean Teulé, historien romanesque

Un plongeon temporel unique dans une seconde partie de quinzième siècle furieux et cruel, c'est ce à quoi nous convie Jean Teulé, dans sa "biographie" (entre guillemets parce que amplement supputative) d'un des premiers poètes de la langue française : Villon.

Un livre écrit caméra sur l'épaule, si l'on ose s'exprimer ainsi à propos d'un livre, puisque c'est François le narrateur, de sa naissance (peut être le jour de la crémation vive de Jeanne d'Arc) à sa disparition (historique celle-là puisque l'on perdit effectivement un jour sa trace) quelque part sur la route d'Orléans (soit grosso-modo entre 1431 et 1463). Narration, par l'écrivain élevé, à la mort de sa mère (dans des conditions dont l'atrocité parait, tout au long du récit, d'une grande banalité en ces âges farouches), par Frère Guillaume de Villon qui, outre son nom, lui offrira aide, soutien et réconfort tout au long de sa vie ; chanoine de son état et désespéré mais impuissant face à la dérive joyeuse de son protégé.

Jean Teulé réussit merveilleusement à nous faire parcourir un Paris encore médiéval pour quelques décennies (la guerre de Cent ans vient de se terminer, Louis XI attend patiemment son heure, avec lui la centralisation de la France ouvrira la voie à la Renaissance). La vie qu'il dépeint est joyeuse, bordélique, affamée, concupiscente, mais aussi violente, abominablement pour un lecteur comme vous et moi, mais, dans les yeux de Villon et de ses amis, si elle l'est, c'est aussi naturellement que les saisons rythment la vie du paysan et que Dieu mène la danse. De ce point de vue, Teulé ne choisit pas de nous épargner. Le roman s'ouvre sur la description du traitement par les soldats des restes d'un supplicié par le feu, et dès cette première page, on sait qu'on entre dans une autre humanité, sans sas de préparation. Pendaison, enterrement vif, supplice par ébouillantage ou lorsqu'on veut faire durer le plaisir par cuisson progressive, déchirement de l'anus au moyen de triangles de verres, déchiquetage d'êtres vivants attachés derrière un cheval lancé au galop dans les ruelles de Paris... cette fin de Moyen-âge n'est pas en manque d'imagination dès qu'il s'agit de trouver moyen de faire passer de vie à trépas. Sans déflorer l'histoire, il y est même question d'anthropophagie.

Pour autant, Villon ne réagit nullement comme un homme hors de son époque. Mi-dandy poète et redoutable bretteur de mots, mi voyou se coulant avec bonheur dans l'eau sombre des bas-fonds, Villon traverse la vie comme un passager sans la commenter politiquement. Teulé n'en a pas fait un humaniste que les traitements barbares que l'on inflige à ces proches révulserait (l'épisode de la cuisson du frère de son meilleur ami en l'exemple topique). Il est juste un homme de son temps, oscillant en permanence entre face éclairée et coté obscur. On pourra toutefois penser que la fin de l'histoire est un peu rédemptrice, Villon quittant définitivement le mal. Encore que ?!

Historiquement, Teulé a choisi l'option la plus romanesque. Faire sienne toute la légende de Villon, dont en fait on ne sait, réellement, que peu de choses. Ainsi de son appartenance à la bande des coquillards, soudards d'une sauvagerie sans égale qui rançonnaient les villages et les villes dans le Nord et l'Est de la France. Les historiens restent assez divisés sur ce point, même si beaucoup d'indices plaident pour que cet épisode soit doté d'une certaine véracité. Mais ce faisant, Teulé, même s'il doit prendre quelque liberté avec l'historicité du récit, cherche surtout à rendre à Villon l'hommage qui lui est dû. L'hommage à l'homme qui va rompre avec une longue tradition d'écriture courtoise pour ancrer ses ballades dans la fange des gueux, des bannis, des réprouvés et de tous les laissés pour compte. Ce qui, près de six siècles plus tard, lui confère une très grande modernité. Une sorte de grand slameur-rappeur de la fin du Moyen-âge.

Enfin, Teulé intègre dans le récit, à mesure de son déroulement, les plus célèbres ballades du poète, que ce soit celle des Dames du temps jadis ou celle des Pendus. Telles qu'écrites à l'époque et aussi, ce qui est bien utile, traduites en français du 21ème siècle. Parenthèses sublimes où la beauté de la langue prend le pas sur le fracas et le tumulte.

Offrez-vous le plongeon, durant ces quatre cents pages de stupre, de fer, de sang et de poésie, à la suite du premier grand poète moderne, il y a six siècles de cela.

A bientôt
Thierry
RYS

jeudi, avril 09, 2009

A Woman A Man Walked By

Je suis étrangement surpris, puissamment étonné, positivement scié, limite désarçonné, de constater que malgré mes visites régulières de nombres de blogs, nulle part je n'ai lu la moindre chronique sur le nouvel album de la miss Polly Jean Harvey. Nouvel album qui du reste, comme celui d'il y a déjà quelques années (Dance Hall at Louse Point) est présenté sous le double nom Polly Jean Harvey et John Parish.
Et qui a nom : A Woman A Man Walked By.

Parce que, objectivement (ah ben non, c'est ridicule de dire ça, l'objectivité c'est pour ceux qui manquent d'avis), donc parce que subjectivement, c'est un très grand album que madame et monsieur ont réalisé ensemble. Un disque qui part dans toutes les directions, sans axe structurant, sans ligne directrice dirait-on, si l'on jugeait d'un roman (ou d'un rapport émanant d'une quelconque officine gouvernementale), mais une compilation de titres tous plus marquants les uns que les autres. Et après tout un album ce devrait d'abord être ça : une collection de chansons qui vous donnent envie d'y retourner.

C'est sûr que les deux amis ont dû s'amuser sur cet enregistrement, à essayer ceci, à tester cela ; mais ce qui compte c'est ce résultat final. Et des titres comme Black Hearted Love, Sixteen, Fifteen, Fourteen, April ou le titre éponyme de l'album. PJ Harvey reprendra vraisemblablement son cours, comme un fleuve puissant que rien ne peut détourner de son but final. Mais en attendant, le petit lac de dérivation qu'elle a crée avec John Parish est d'une eau profonde et poissonneuse.

Pour un peu plus de mots (à peine plus) sur cet album, vous pouvez aller sur Culturofil où j'ai placé aujourd'hui ma chronique. Et vous pouvez aussi écouter sur Deezer.

A bientôt
Thierry
RYS

mardi, avril 07, 2009

Blind test de Mars : les soluces


Une participation du niveau d'une cantonale partielle ! (bon j'exagère un peu)

Généralement je termine les billets par les chiffres de participation, ce qui me sert à vous remercier, mais cette fois-ci j'ouvre les commentaires par le puissant niveau d'abstention qui a marqué cette consultation. Là où, d'ordinaire, vous êtes 16 à 17 à jouer, vous ne fûtes que 10 ce mois-ci.
Etait-ce trop dur (si c'est le cas, je m'en mord les doigts par avance pour le blind test du mois prochain qui n'est guère plus simple) ? Les vacances déjà entamées dans la zone A ont-elles nui au contest ? La lassitude vous gagnerait-elle ? Etiez-vous parti en urgence planquer vos économies dans un des derniers paradis fiscaux non désignés par l'OCDE dans ses listes noires et grises (il vous reste Macao ou les îles Anglo-normandes pour être tranquilles) ?

En tout cas, ceux qui ont joué en ont profité, qui pour creuser l'écart, qui pour se replacer dans l'une des deux compétitions en cours.

Du maigre peloton de concurrents, c'est Thanu qui se détache pour remporter cette 7ème étape, avec un score de 18 plus qu'honorable, qui en outre est une grosse (note) ce qui lui permet de se replacer dans ce second concours.

Au classement par points, après 7 étapes, le suspense devient aussi hitchcockien que la lutte entre Lyon et Marseille en Ligue1 (sauf qu'ici ça joue mieux). Davnat 120 points devance La bUze 118,5 points. Autant dire que rien ne les sépare. Derrière ça se bouscule !


Au classement des grosses (notes) Zb, malgré son absence ce mois-ci, conserve avec 4 la tête qu'il tient depuis deux mois. A 3, on trouve Fil, Davnat, La bUze, Pit et donc Thanu qui se replace.

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Bon les solutions : Bien, pour la première fois depuis le mois de septembre, un titre n'a été trouvé par personne. J'aurais pourtant parié que ce n'est pas là-dessus que vous alliez rencontrer les plus de difficultés. Le 1er extrait aussi vous a bien gêné, mais là j'en suis moins surpris. Reprenons les titres les uns après les autres.

Extrait 1 : The Only Ones - Another Girl, Another Planet. Putain d'intro quand même non ? D'ailleurs le groupe de Peter Perret est un grand combo malheureusement trop méconnu.

Extrait 2 : De bien moindres difficultés pour identifier les premières notes de Waltz n°2 de Elliott Smith sur son album XO.

Extrait 3 : Tout le monde ou presque a reconnu Jimmie Rodgers, le pape du Hillbilly et du Yodel et le père de la Country music. Le morceau était le premier de ses 12 blue yodels, en l'occurrence T for Texas. Peut être l'aide des paroles fut-elle précieuse.

Extrait 4 : Dans une veine countrysante aussi, mais bien plus récents, les gens de Moriarty et leur très beau Jimmy ne vous ont pas posé de problèmes majeurs (à une ou deux exceptions près).

Extrait 5 : Introduction célébrissime que celle des Dobbie Brothers et leur Long Train Running. Trouvé quasiment par tout le monde.

Extrait 6 : Et voilà le zéro pointé ! Personne n'a reconnu. En 1980, pourtant Jacno avait rencontré un certain succès avec ses instrumentaux aux titres géométriques (dont le plus célèbre fut Rectangle). Ici, il s'agissait de Cercle.

Extrait 7 : Et là aussi ça a buté sévère ! Il est vrai que l'extrait n'était pas excessivement parlant. Pourtant en 1991, il s'est agi d'un vrai tube que ce duo entre Mylène Farmer et Jean Louis Murat, connu sous le nom de Regrets. Certains ne m'ont donné que Mylène Farmer (et non le duo) : ils y ont perdu un demi-point. Dura Lex, Sed Lex nom di diou !

Extrait 8 : The Cascades - Rythm of the Rain. Pas de problèmes majeurs pour identifier cette scie, un peu oubliée, des années 60.

Extrait 9 : C'est ok pour tout le monde ou quasiment, Elvis Costello a bien été repéré, tout comme Everyday I Write The Book.

La question subsidiaire : Pour prendre le premier point, il fallait me répondre entre 70 et 90 ans, puisque la bonne réponse était 80 ans (et le degré d'incertitude accepté était de 10 ans). Pour le second, il convenait de trouver les titres encadrant cette longue période. Jimmie Rodgers évidemment était le titre le plus ancien, enregistré en 1927. Quand au plus récent, il s'agissait de Moriarty, dont le Jimmy date de 2007.

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Tout ceci nous donne les résultats suivants :

- pour cette manche :

Thanu : 18 ;
La bUze : 15,5 ;
Davnat : 15 ;
Dragibus et J.P. de Next : 14;
Fil (dont nous saluons avec plaisir le retour) : 13 ;
Coolbeans : 12 ;
Jérome G. : 10 ;
Hervé Resse : 8,5 ;
Mariaque : 5.
Bravo à tous, il fallait oser se le cogner ce blind-test !

- Points cumulés à la moitié du WC of the Blind Test (après sept manches) :

Davnat : 120 points ;
La bUze : 118,5 points ;
Fil : 101 points ;
Hervé Resse : 99,5 points ;
Dragibus : 98 points ;
Coolbeans : 97,5 points ;
Thanu : 92,5 points ;
Zb : 90,5 points ;
KMS : 88,5 points ;
Sonic Eric : 82 points ;
Jérome G. : 76,5 points ;
JP de Next : 68 points ;
Mariaque : 65 points ;
Pit : 60 points ;
Thom : 53 points ;
Erwan : 45 points ;
Ulrich Stakov et G.T. : 34 points ;
Hugo (Distance has...) : 33 points ;
Guic the Old : 28 points ;
Daniel de Next : 20 points ;

Disso et Klak : 16 points ;
Jen : 13 points ;
Oeureka : 12 points ;
Garrincha : 9 points.

- Classement des Grosses (notes) :

Zb : 4 ;
Fil, La bUze, Davnat, Pit, Thanu : 3 ;
KMS, JP de Next : 2 ;
et un certain nombre avec 1.

Voilà mesdames et messieurs vous savez tout.

Prochain blind test : le Mardi 28 Avril 2009 (avec encore une étape difficile - enfin, il me semble -, soyez un peu plus nombreux cette fois)


A bientôt
Thierry
RYS

dimanche, avril 05, 2009

Revue de Semaine

Dimanche, réveil plus tardif, câlins ou footing (vélo au choix) pour les plus courageux ; dans tous les cas, une bonne douche après, puis une fois le petit déjeuner avalé, il est temps de ruer sur la revue de semaine.
C'est bon ? On y va !

Lundi 30 mars


Je crois que définitivement nos mœurs politico médiatiques n'ont strictement rien à voir avec celles du monde nordique et anglo-saxon. Pour le pire mais aussi pour le meilleur d'ailleurs. En témoigne cette embarrassante (pour la ministre de l'Intérieur de la perfide Albion) histoire de remboursement sur les fonds publics de location de cassettes venu s'ajouter à celui de la connexion Internet. Semblerait bien qu'autant le second est régulier, autant le premier n'aurait pas dû donner lieu à versement d'argent public. Il faut dire que la somme en jeu est d'importance : 67 livres (soit 73,6 euros) ! Il faut aussi remarquer que ce qui donne du sel à l'histoire, c'est que dans ces cassettes, il n'y aurait pas eu que des histoires d'amour platoniques, si vous voyez ce que je sous entend. Bon, que les médias britanniques traquent les dépenses indues, pourquoi pas. Qu'ils en profitent pour lever des lièvres (en l'occurrence plutôt des lapins bunnys) sur la vie privée des politiques est déjà beaucoup moins dans nos pratiques à nous et ce n'est peut être pas plus mal. En revanche, il y a quand même plus qu'un channel entre la rigidité de leurs réactions et le laxisme dont nous pouvons faire preuve (le temps qui aura été nécessaire pour que les époux Tibéri se voient mis en examen n'en étant qu'un des nombreux exemples).


Ils sont un certain nombre à s'être réunis pour défendre le projet de loi Hadopi, chanteurs (Renan Luce, Françoise Hardy, Chamfort, Sanseverino) ou cinéastes (Corneau, Annaud). Leur argument est évident : quand on télécharge, on les vole. Da Silva a un mot un peu fort : « Quand on va dans un musée, on ne repart pas avec un tableau sous les bras ». Outre que comparaison n'est pas raison, surtout dans le cas de Da Silva, il ne faudrait pas oublier que chaque tableau est un exemplaire unique dont on n'a jamais vu qu'il se soit écoulé à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires, sur lesquels un prélèvement peut s'avérer gravissime comme bénin. Reste que dans cette assemblée, il n'y avait nul représentant des non installés, de ceux qui mettent leur titre en ligne sur des Myspace dans l'espoir que quelques blogueurs, souvent un peu téléchargeurs, les mettront en lumière, cette lumière qui leur est refusée aussi bien radiophoniquement, que télévisuellement ou éditorialement.


En contrepoint, cette vidéo d'imitateurs plus ou moins réussie, mais dont le pari est de mettre les rieurs de son coté. Pas génial, génial, pas complètement con non plus.


Mardi 31 mars


Pour vous mesdames et mesdemoiselles (et pourquoi pas messieurs, après tout, le charme discret du sauteur dans les rues de Paris peut toucher tout le monde), voici Romain Mesnil, ci-devant champion de saut à la perche, qui court nu avec sa perche à la main (oui bon ok…) dans les rues de Paris.

Le but : trouver un nouveau sponsor, lui qui s’est fait débarquer par Nike. Bel homme, incontestablement, biceps et tablettes de chocolat en évidence. Pour celles ou ceux qui seraient intéressés, il y a vente de lots de partenariat y compris au grand public. Et pour celui-ci, à gagner : une nuit (oups pardon), un dîner avec le champion. Il y a un commentateur (?) qui regrette que ce ne soit pas Galfione. C’est vrai que là ! (Galfione c'est le monsieur que j'ai mis en photo ci-contre, dans le but évident de fidéliser mon lectorat féminin). D’ailleurs, je me demande s’il ne se la joue pas un peu le Romain Mesnil. En tout cas, dit-il, il prend le risque d’être sponsorisé par un site érotique. Est-ce si mauvais pour la perche ?


La loi Hadopi n’a point fini de nous surprendre. La ministre se doit, si l’on en croit cet article d’Eco89, de se méfier de certains de ses amis de l’UMP. Fronde menée par des députés de base qui s’appuient, notamment, sur un texte de cadrage de l’UE qui pose le problème de l’interdiction de l’accès à l’Internet qui est une des dispositions dans la graduation des sanctions prévue par Hadopi. Certes, le texte européen n’a aucune portée juridique, mais il tombe à un mauvais moment. Et mine de rien, ils sont déchaînés les rebelles UMP : en témoigne cette proposition d’amendement, qu’a proposé dans la nuit le sieur Lionel Tardy, qui ne prévoyait rien d’autre que de retirer au pouvoir réglementaire la possibilité de sanctionner l’internaute, pour réserver cette prérogative au seul pouvoir judiciaire ; ce qui revenait en deux mots à mettre à bas l’édifice construit par Pascal Nègre (oups , pardon) par Mme Albanel. Dénouement (peut être) cette nuit.


Mercredi 1er avril


Oui, j’ai vu la date. Mais non ne comptez pas sur moi pour ça ! N’empêche qu’apprendre que Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal et Martine Aubry sont tous les trois polygames, ça m’en a foutu un coup !


La bonne nouvelle de la journée est pour les fans de Millenium, cette série dans laquelle je n’ai jamais mis le nez encore : on aurait réussi à trouver le quatrième tome. Ce serait des hackers suédois qui seraient parvenus à s’introduire dans l’ordinateur de l’écrivain défunt et trouvé le manuscrit qui dormait là dans la mémoire informatique. C’est Rue89 qui nous l’annonce ici.

Mais plus surprenant encore, la radio allemande FFH, a réussi par quelques indiscrétions, à apprendre que la chancelière Angéla Merkel était enceinte, le bébé étant annoncé pour septembre. Si, si, c’est écrit ici (bon ok c’est en allemand mais tout de même).

Restons parmi les grands de ce monde, avec la visite d’Obama en France. Il s’avère que le nouvel homme fort de la Maison blanche a des lointains ancêtres en Alsace. Il va donc profiter de son voyage dans cette contrée pour faire une brève visite dans le village de Bischwiller ainsi qu’à Colmar pour saluer la statue de Bartholdi, l’homme de Miss Liberty. Le journal l’Alsace qui l’annonce aujourd’hui, n’est évidemment pas peu fier de l’intérêt montré par le président des USA aux deux départements qui longent le Rhin.

Une série de nouvelles un peu décoiffantes je vous le concède volontiers. Mais la plus saisissante est celle-ci, relatée à nouveau dans Rue89 : il semblerait que des journalistes de France3 et dudit site Internet Rue89 ait fait l’objet d’un interrogatoire par la police, suite à des problèmes de vidéo montrant le président de la République un peu énervé avant (ou après) une intervention sur France 3 (heu j'ai comme un doute sur cette vidéo). Alors là, je dis stop ! Merkel enceinte, je sais que c’est gros mais admettons ; Obama en Alsace, faut vraiment qu’il n’ait rien d’autre à foutre, mais admettons ! Mais des journalistes interrogés par la police à cause d’une fuite !! En France !! Oh, il y a des poissons d’avril qui ne sont vraiment pas crédibles !!


Jeudi 2 avril


Or donc, si l'on croit les informations du soir, nous avons eu un bon G20. Plein de promesses nouvelles pour une régulation innovante du capitalisme débridé, et une relance coordonnée. Notre Président n'aura donc pas eu besoin de quitter la table, ainsi qu'il avait menacé de le faire si la conférence intergouvernementale ne débouchait pas sur des propositions positives (en l'occurrence les siennes – ce qui est une assez curieuse conception de la diplomatie -). Et dans un élan purificateur qui rappelle l'embrasement des consciences lors de la nuit du 4 août, en accord avec le G20, l'OCDE publie deux listes (dont une dite « noire ») des pays non coopératifs en matière de fiscalité (i.e. des paradis fiscaux). Comme quoi, ça fait un moment que l'OCDE a ça en stock et qu'il y a bien longtemps que des mesures auraient pu être prises. Mais, comme on dit, l'histoire nous apprend qu'il y a des « fenêtres de tir » dont il faut savoir profiter. Dans l'article que je vous ai mis en lien, plusieurs Etats dont j'ignorais franchement qu'ils en étaient (des edens de l'impôt). Une double conclusion s'impose : de la même manière qu'après le vote par l'Assemblée Nationale de la plus emblématique des mesures de la loi Hadopi, il ne nous reste plus que quelques mois pour télécharger à s'en faire péter la sous-ventrière, de la même manière, le temps nous est peut être bien compté pour aller placer, par exemple au Costa Rica, toutes nos stock options mal gagnées. Pfuuuh!


Je ne sais pas si vous en fûtes fan (certains d'entre vous sont sûrement trop jeunes pour l'avoir connu en direct), mais l'arrêt de la série Urgences, c'est la fin d'un monde. Imaginez qu'avant Urgences, Georges Clooney n'existait pas. Et je le demande en toute franchise aux femmes et filles qui me lisent : un monde sans Clooney mérite-t-il d'être vécu ? Du reste, je crois bien que c'est le seul qui parmi les historiques de ce feuilleton a su faire une carrière ailleurs. D'ailleurs c'est bien simple, je ne me souviens d'aucun nom d'acteurs ou actrices (mais j'ai certainement une mauvaise mémoire). Sans rapport, Urgences c'était aussi une petite musique de fond qui revenait avec régularité sur les injustices invraisemblables, pour nous français, qui règnent dans l'accès aux soins aux USA. Ce n'était pas rare d'entendre au milieu des dialogues un "bienvenue au pays de l'assurance privée" alors qu'on expliquait à un quasi mourant que sa carte n'était pas acceptée par le Cook County. Peut être les scénaristes étaient-ils des militants de la couverture maladie généralisée qu'Obama a promise ?


Vendredi 3 avril


Bon on s’emballe, on s’emballe. Le soir même. Et dès le lendemain matin on commence à se dire que, peut être, le compte n’y est pas. L’OCDE les a bien mises en lignes ces deux listes de paradis fiscaux et autres Etats non fiscalement coopératifs. Une liste noire (4 pays seulement) et une liste grise (sans doute des pays moins blancs que blancs, aurait pu dire Coluche). Et c’est celle-là qui pose problème. Parce que un certain nombre d’Etats s’y retrouvent sans avoir fait beaucoup plus que de vagues promesses à l’OCDE, ces derniers mois, sentant venir le vent du boulet, et redoutant par-dessus tout de figurer dans l’infamante black list (n’est-ce pas Albert, mon cher prince du rocher). Et les Etats manquants posent problème eux aussi. Où sont donc passés des Etats fédérés américains comme le Delaware ? (oui bon ok, Obama était là, ceci explique peut être cela). Et Macao et Hong Kong (ah ben oui il y avait aussi les chinois). S’agissant de ces derniers, c’est amusant de voir le dernier empire au drapeau rouge se battre pour conserver ses havres défiscalisés. Mais jetons un dernier coup d’œil à la liste grise : et notons : l’Autriche, la Belgique, le Luxembourg auxquels on ne peut pas ne pas ajouter Monaco, Andorre, San Marin et le Lichtenstein. Vous ne trouvez pas que ça fait un peu beaucoup pour l’Union Européenne ?


J’adore l’Université de Melbourne. Quand elle nous propose des papiers économiques de cet acabit. Freedom to Surf ! Les travailleurs sont plus productifs si on les autorise, dans des limites raisonnables, à surfer pour leur plaisir sur leur lieu de travail. Et pas qu’un peu selon l’étude : 9% plus productifs. En plus les limites raisonnables, le sont bien : 20% du temps de bureau. Ce qui nous fait tout de même, sur une journée de huit heures, un peu plus d’une heure et demi de surf. Gageons que le MEDEF va se précipiter sur de telles conclusions scientifiques ! L’article ne dit pas, en revanche, si télécharger depuis le bureau est propice ou non à un harmonieux développement des conditions de travail.


Samedi 4 avril

On termine la semaine sur l'éventualité que l'exposition de cadavres humains, qui n'est pas encore passée par Paris, finisse par subir une interdiction. Je ne suis pas un censeur, personnellement, et les provocations artistiques ou créatives ne m'ont jamais géné plus que ça (dérangé parfois oui, mais géné non). Mais dans le cas présent, je m'interroge. Où l'art ? En quoi la provocation créatrice ? Ce papier publié dans Rue89, didactique et documenté d'un opposant à cette exposition devrait, même s'il a clairement pris parti, nous éclairer sur certains enjeux, dont celui qui découle de l'origine potentielle des corps exposés n'est pas le moindre. Je vous laisse le lire.


Et bon dimanche !

Nota bene : encore aujourd'hui et demain pour le blind test - Après il sera trop tard !


A bientôt

Thierry

RYS

vendredi, avril 03, 2009

Le Human Jukebox

On l'a surnommé le Human Jukebox pour sa capacité à jouer, à la demande, n'importe quel standard de country and western ou de rockabilly. On l'a aussi surnommé Sleepy en raison de la forme de ses yeux, qui ne lui donnent pas l'air super éveillé !

Il n'en demeure pas moins une de ces légendes, moins connues que les grands pionniers, d'un style qui ne veut pas mourir (en témoigne le nombre toujours croissant des contest et autres rencontres old rock and roll partout dans les provinces de France et de Belgique - et qu'importe ce que ça peut drainer de ringardise, il y a des hontes qui se boivent avec bien plus de plaisir que le fiel que recèlent certaines coteries).

Son nom est Thomas (en plus comme mon gamin !) Pausley LaBeef dit Sleepy LaBeef, bientôt 74 ans aux prunes et, si l'on en croie son site, toujours bon pied bon oeil.

Vous pouvez, comme les jeunes gens de cette vidéo, poussez les tables et les canapés et vous bouger un peu au rythme de la Boogie Woogie Country Girl.




Par ailleurs et ça n'a rien à voir, j'espère que ma série de bannières "les femmes savent porter les armes" vous plait (on verra ce que sera la prochaine). La dernière bannière sera bien comme il faut !

Et par ailleurs, et même si ça n'a là non plus rien à voir, pour le moment vous n'avez, jusqu'à maintenant, été que très peu nombreux à jouer pour la septième étape du World contest of Blind Test ! Que pasa ? Trop difficile ? Non ?!
Allez vous avez encore jusqu'à lundi soir !

A bientôt
Thierry
RYS

mercredi, avril 01, 2009

Il y a ces deux put. de chansons...


Elles portent les numéros deux et trois sur l'album ; et elles ont le bon goût de s'enchaîner l'une à l'autre. Actuellement, je crois que ce sont les deux seules chansons de cet album que j'écoute en boucle, comme ça, à la suite, dix fois de suite, à la suite, l'une, et l'autre ensuite.

Deux chansons de folk anglais, anglais comme le thé de cinq heures, les bobbys imperturbables, les filles trop maquillées qui vont au pub le samedi soir dans des robes trop courtes pour leurs jambes un peu lourdes, les ladys et leurs chiens immondes, les arrières cours de briques humides, les filles toujours, pregnant déjà, "already pushing prams" chantait Billy Bragg. Des chansons traditionnelles, comme les fanfares devant la Reine et le choeurs de hooligans de retour dans les pubs le long de la Northern Line.

Deux titres foutrement écrits, musique nonchalante et cruelle, paroles sublimement posées, qui se suffisent à eux mêmes.

J'ai pas eu le temps d'écrire sur cet album. Thom m'a pris de vitesse et en a fait la chronique sur Culturofil. Je suis bien trop lent. De toute façon, si je l'avais écrite cette chronique, je n'aurais parlé que de ces deux chansons. C'est pas qu'il n'y en a pas d'autres, c'est que ces deux là sont parfaites. Alors pourquoi parler d'autre chose. Et convoquer Bragg et Farlowe, Morrissey, Donovan et Strummer, Weller et Ray Davies. Et puis un album de deux chansons c'est déjà énorme. Les autres, je verrai à l'usage, quand celles-ci seront usées à la moelle, vaincues (si c'est possible), lessivées et rincées. Quand elles auront fait usage. Quand elles auront vieilli (si ça arrive).

Oui il y a ces deux putains de chansons, peut être les plus belles de ce printemps 2009 qui commence. Qu'on oublie les fadaises des tabloïds et qu'on entende un peu le garçon au petit chapeau. Oh j'aurais dû dire à quel point Grace Wastelands s'intégrait harmonieusement dans une carrière déjà longue de près de 10 ans. Comment il succédait logiquement aux deux Babyshambles, eux-même suite inattendue des Libertines. Et que le dépouillement , pour peu qu'il soit un peu produit, sied bien à Doherty. Oui j'aurais certainement dû écrire cela. Mais les albums m'ont toujours fait chier. Au fond, je n'aime vraiment que les chansons. Comme ces deux là.
Allons, 2009 n'est pas une année blanche pour le rock anglais.

Last of the English Roses

1939 Returning.



A bientôt
Thierry
RYS