mardi, juin 30, 2009

The World Contest of the Blind Test - Resultats de la dernière et PALMARES FINAL

RIEN NE SERT DE COURIR... nous dit l'adage. Et le lièvre eut beau courir ventre à terre, son départ trop tardif ruina ses espoirs de victoire.

Mais La Fontaine n'avait pas participé au World Contest of The Blind Test. Sinon, il eut révisé la morale. Car les résultats de la dernière épreuve-qui-compte-double font résonner un COUP DE TONNERRE dans le ciel des blind test mondiaux (oh couché Jospin !!).

Ne ménageons pas plus longtemps le suspense :

Alors qu'ils faisaient la course en tête à tour de rôle depuis février, à la faveur du progressif retrait de notre ami du Canada Fil, Davnat et La bUze, l'un ne parvenant plus à appuyer suffisamment sur les pédales et l'autre carrément victime d'un violent coup de fringale, laissent, sur le fil, laisser passer celui qui a toujours cru à sa chance et finit comme une bombe :
HERVE RESSE, mesdames et Messieurs, le vainqueur de la compétition (put. j'aurais pas mis un euro sur un tel dénouement) !!
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Bon, mais avant de passer au palmarès final, les solutions de cette dernière-qui-comptait-double (entre parenthèses le nombre de points obtenus en moyenne sur les deux possibles pour chaque chanson ) :

Série 1 - Ca allait encore :
1- Elvis Presley - Suspicious Mind (0,83)
2- Undertones - Teenage Kicks (1,71)
3- Gun Club - Sex Beat (1,14)
4- Rolling Stones - Under My Thumb (1,71)
5- Beatles - I Am The Walrus (1,64)
6- Robert Wyatt - Sea Song (1,05)
7- Velvet Underground - Sweet Jane (0,71)
8- Sparks - This Town Ain't Big Enough For The Both Of Us (1,00)
9- Barry Ryan - Eloïse (0,86)
10- Smashing Pumpkins - 1979 (1,57)
pour un score moyen de 12,2 sur 20 possibles

Série2 - La boucherie... :
1- Kraftwerk - The Model (1,36)
2- Claps Your Hands Say Yeah - Over And Over Again (0,71)
3- Ayo - Down On My Knees (0,43)
4- Cure - In Your House (1,43)
5- Suede - We Are The Pigs (0,57)
6- Clash - Police On My Back (1,71)
7- BabyShambles - The Lost Art Of Murder (0,14)
8- Ian Dury - Sex And Drugs And Rock'n'Roll (0,86)
9- Libertines - Up The Bracket (0,93)
10- Bo Diddley - Who Do You Love (0,43)
pour un score moyen de... 8,6 sur 20 possibles

Vous fûtes 14 à participer ce mois-ci et obtintes les suivants résultats :
- Hervé Resse : 40 (20+20)
- Kill Me Sarah : 32 (20+12)
- ReGus PatOff : 26 (14+12)
- Davnat : 24 (14+10)
- Mariaque : 23 (13+10)
- JP de Next : 22 (12+10)
- Jérome G. : 21 (12+9)
- Sonic Eric : 19 (14+5)
- Dragibus : 18 (10+8)
- Klak : 18 (8+10)
- La bUze : 16 (10+6)
- Daniel de Next : 15 (11+4)
- Oeureka : 9 (7+2)
- Mario Cavallero : 8 (6+2)

Chapeau à tous, vous avez osé, ce n'était pas si évident !
Evidemment en creusant un tel écart avec La bUze (+24) et Davnat (+16), Hervé Resse a fait plus que combler le retard initial. Et voilà !

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Le PALMARES FINAL - 1) LE CLASSEMENT PAR POINTS

1) Hervé Resse : 175,5 points sur 220 possibles en 10 participations ;

2) Davnat : 172,5 points sur 220 possibles en 10 participations ;

3) La bUze : 166 points sur 220 possibles en 10 participations ;

4) Kill Me Sarah : 134,5 sur 180 possibles en 8 participations ;
5) Dragibus : 133 sur 220 possibles en 10 participations ;
6) Jérome G. : 119,5 sur 220 possibles en 10 participations ;
7) JP de Next : 114 sur 160 possibles en 7 participations ;
8) Mariaque : 114 sur 200 possibles en 9 participations ;
9) Sonic Eric : 109 sur 180 possibles en 8 participations ;
10) Coolbeans : 107,5 sur 160 possibles en participations;

suivent :
Fil : 101 (sur 120 ; 6 part.) ;
Thanu : 92,5 (sur 120 ; 6 part.) ;
Pit : 92 (sur 100 ; 5 part.) ;
Zb : 90,5 (sur 100 ; 5 part.) ;
Thom du Golb : 53 (sur 60 ; 3 part.) ;
Klak : 50 (sur 140 ; 6 part.) ;
Daniel de Next : 46 (sur 120 ; 5 part.) ;
Erwan : 45 (sur 60 ; 3 part.) ;
ReGus PatOff : 43 (sur 60 ; 2 part.) ;
Oeureka : 39,5 (sur 100 ; 4 part.) ;
Guic the Old : 37 (sur 60 ; 3 part.) ;
G.T. : 34 (sur 40 ; 2 part.) ;
Ulrich Stakov : 34 (sur 40 ; 2 part.) ;
Hugo (Distance Has The Way) : 33 (sur 40 ; 2 part.) ;
Disso : 16 (sur 20 ; 1 part.) ;
Mario Cavallero : 15,5 (sur 60 ; 2 part.) ;
Jen : 13 (sur 20 ; 1 part.) ;
Twist : 11,5 (sur 20 ; 1 part.) ;
Indie Boy Traqueur : 11 (sur 20 ; 1 part.) ;
Garrincha : 9 (sur 20 ; 1 part.).
Merci à tous d'être passés jouer.

2- LE PALMARES FINAL - LE CLASSEMENT DES GROSSES (NOTES)
Cas de figure amusant, nous avons eu en tête deux ex aequo parfait. Ayant tous deux 4 grosses (rappel, ce sont les notes supérieures ou égales à 18), Hervé Resse (encore lui) et Pit dépassaient Zb et La bUze bien que les quatre affichassent 4 grosses notes. La différence tenait au nombre de 20. Trois 20 pour Pit comme pour Hervé Resse, deux pour La bUze et un pour Zb.

Certes, mais il fallait encore départager Pit et Hervé : même nombre de 19 (aucun) et de 18 (un).
Il est apparu logique que ce soit Pit qui soit déclaré vainqueur vu qu'il a réalisé son score en seulement 5 participations, contre 10 pour Hervé.

Voici donc le classement des grosses (notes)

1) Pit : 4 dont 3 vingt (5 participations) ;

2) Hervé Resse : 4 dont 3 vingt (10 participations) ;

3) La bUZe : 4 dont 2 vingt ;

4) Zb : 4 dont 1 vingt ;
5) Thanu : 3 dont 1 vingt et 1 dix-neuf et demi ;
6) Kill Me Sarah : 3 dont 1 vingt et deux dix-neuf (8 participations)
7) Davnat : 3 dont 1 vingt et deux dix-neuf (10 participations) ;

suivent :
JP de Next : 2 ;
Dragibus, Erwan, G.T., Hugo (Distance...), Thom du Golb, Ulrich Stakov : 1.

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Quelques données factuelles sur ce World Contest qui aura tenu tous les mois depuis le 28 septembre.

Au total, vous avez été 30 à passer au moins une fois ici, et qui se partagent de la manière suivante :
- 5 ont joué tous les mois et 4 ont joué 8 fois ou 9 fois - qui sont ceux que je qualifierai de "réguliers" ;
- 4 ont joué à 6 ou 7 reprises et 4 l'ont fait à 4 ou 5 reprises - ce sont, pour certains mais pas tous, des joueurs ayant commencé "fort" avant de s'épuiser avant l'heure (ou de s'enfuir face à l'adversité) ;
- 8 ont participé deux ou trois fois, dont les plus récemment arrivés, mais aussi des "vite partis" ;
- et enfin 5 ne sont passés qu'une seule fois ici ; espérons qu'ils ne s'étaient pas égarés.

Rappel sur les vainqueurs des 10 étapes :

Etape 1 - Thanu (20 points) ;
Etape 2 - ex aequo : Fil, Hervé Resse et Zb (18 points) ;
Etape 3 - ex aequo : Thom du Golb, Ulrich Stakov et Zb (20 points) ;
Etape 4 - ex aequo : La bUze, JP de Next et Pit (20 points) ;
Etape 5 - Pit (20 points) ;
Etape 6 - ex aequo : Davnat, La bUze et Pit (20 points) ;
Etape 7 - Thanu (18 points) ;
Etape 8 - Hervé Resse (16 points) ;
Etape 9 - Hervé Resse (20 points)
Etape 10 double : Hervé Resse (40 points)
Oui c'est ce qu'on appelle un final en fanfare !

Les participants :
Au total vous avez donc été 30, et en moyenne à chaque étape il y a eu 15 joueurs à batailler, avec des maxima en octobre et novembre (19 joueurs) et un minima en mars (10 joueurs seulement). Je vous le dit tout de go : des fréquentations comme ça c'est ma meilleure satisfaction !

Les étapes douces et les cruelles :
Vous auront été doux, les blind tests de septembre (16,1 de moyenne) et surtout de novembre (16,9 de moyenne). En revanche, ceux de mars (12,5 de moyenne), d'avril (10,4) et surtout de ce mois de juin (20,8 sur 40 de moyenne, et surtout 8,6 pour la deuxième série) ont du favoriser les calvities naissantes. Et surtout, ils auront eu l'heur et l'avantage de bousculer jusqu'à la dernière minute un classement qui ne s'est jamais figé.

Il me reste à demander à Hervé Resse et à Pit de me contacter par ma boite mail que je leur fasse parvenir leur mérité cadeau (qui je vous le rappelle est un Cd compilation de titres par moi détenus, dont j'ai fait de mes petites mains musclées - mais néanmoins gracieuse - la pochette et les notes intérieures : de l'artisanat à l'ancienne en quelque sorte).

Et si vous en êtes d'accord à vous donner rendez-vous pour le démarrage de la saison 2009-2010, le 28 septembre 2009 avec la première étape de la seconde saison du WCOTBT (si Dieu nous prête vie d'ici là, mais Il peut le faire car Il sait que vie on Lui rendra, de toute façon).

A plus
Thierry
RYS

dimanche, juin 28, 2009

Revue de Semaine

Une semaine un peu marquée coté musique (j'y reviens vendredi), plus accessoire dans ses choix pour le reste.
C'est vous qui voyez !

Let's go !

Lundi 22 juin

  • Bon bé voilà ça recommence…

  • Quoi ?

  • Bé, la diminution des jours, la nuit va gagner progressivement jusqu’à Noël, on est reparti pour un an.

Antonio, eut un haut le cœur, songeant en un centième de seconde à la perspective qu’offraient les six mois à venir. Une lente descente aux enfers pour lui qui ne supportait ni le froid, ni la nuit. Comme à chaque fois qu’un augure le cinglait de cette manière, et que se profilait le douloureux désordre des émotions que les médecins qualifiaient d’angoisse, ce mot réservé aux fiottes et aux gonzesses et qu’il détestait par-dessus tout, Antonio sut qu’il devait réagir. Immédiatement. Il regarda ce con de Marco droit les yeux, une seconde durant, puis dégaina brutalement son antique Beretta et fit feu. La balle traversa l’œil droit de son comparse et sortit assez proprement, n’emmenant avec elle qu’une moitié du visage.

  • Eh merde, c’est le gauche que j’avais visé ! Putain c’est vrai que le 22 juin est une journée pourrie. T’avais vraiment pas besoin de me le rappeler Dugland, conclut-il en s’adressant au cadavre ensanglanté.

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Il semblerait, au vu des résultats du premier tour des élections de Perpignan, que prime est offerte aux tricheurs. La réélection de Patrick Balkany en son fief des Hauts de Seine, en dépit de casseroles assez lourdes pour lui avoir valu emprisonnement et privation de droits civiques, en avait déjà donné un la particulièrement sonore. Et je gage que, bien que condamné en première instance, Jean Tibéri est fort capable de reconquérir son 5ème arrondissement en 2014, tout comme Dassaut de recouvrer son empire corbeillois. Et pourtant c’est du lourd. Alors vous pensez, quelques bulletins dans une chaussette, un vague bourrage d’urne dans un bureau électoral… Vétilles que tout ça. Ce n’était pourtant pas ce qu’en pensait le Conseil d’Etat, juge en dernier ressort des conflits électoraux lors des municipales, comme en témoigne son arrêt, ou, parce que c’est tout de même plus lisible, le communiqué de presse qui l’accompagnait. « Graves irrégularités », « fraude massive dans un bureau » tels sont les termes employés par la Haute Juridiction. Pas de quoi fouetter le sang d’un électeur catalan semble-t-il. Et comme le rappelle la dépêche de France Info, l’annulation du scrutin n’est évidemment pas exclusive de l’instruction pénale pour fraude électorale, toujours en cours, et dans laquelle sont mis en examen trois personnes, dont la deuxième adjointe au Maire. Qui lui assure qu’il ne savait rien. C’est sans doute pour ça qu’il est largement en tête à l’issue du premier tour, parce qu’il n’était au courant de rien.


Je me demande parfois quel est le moteur des hommes qui veulent absolument faire accéder le territoire où ils sont nés, à l’indépendance. Quand il s’est agi de se libérer de pouvoirs colonisateurs oppresseurs qui pratiquaient de facto un apartheid envers les natifs du pays, qu’ils soient britanniques en Irlande ou français en Algérie, cette demande qui s’est exprimée par les armes portaient sans doute une légitimité. J’ai été bien plus dubitatif sur les aspirations des soi-disant nations slovène, croate ou bosniaque et les réticences d’un Mitterrand à reconnaître ces nouveaux États, gênes qui se heurtèrent à la volonté allemande, de les voir accéder rapidement à l'indépendance, furent certainement, à la lumière du carnage à venir, un des derniers grands éclairs du vieux président. Les nationalismes ne sentent jamais bien bon, même lorsqu’ils sont légitimes ; alors quand ils ne sont que construction intellectuelle. La transition du Groenland (dont on peut admirer la capitale Nuuk sur la photo ci-contre) vers une éventuelle indépendance sera selon toute vraisemblance autrement plus pacifique. Le territoire s’est vu concéder par son suzerain, le Danemark, une fort large autonomie qui fait de cette contrée une terre au bord de l’autodétermination. Rien que de plus normal en droit international d’ailleurs, puisque les groenlandais (principalement des Inuits) se sont prononcés par référendum et très massivement pour ce nouveau statut, sas vers l’indépendance. Mais au fond, hormis une légitime aspiration à la « fierté », qu’ont-ils à gagner, les 58 000 habitants du Groenland (la population d’une grosse ville de banlieue) à se débarrasser de Copenhague ? Dont dépend la moitié de leurs ressources. Et seront-ils seulement en mesure de constituer une équipe de football pour participer aux éliminatoires de la coupe du monde (avec des derbys passionnants : Iles Feroe – Groenland ; Groenland – Islande…) ?


Mardi 23 juin


Un peu partout sur le net, la télévision bolivienne PAT se fait tourner en ridicule, et si celui-ci ne tue toujours pas, sa vitesse de propagation s’est puissamment accentuée depuis quelques années, par l’entremise du Web. Il faut bien reconnaître que c’est certainement une des plus belles cordes de chanvre qui soit, dont fit cadeau PAT pour mieux se faire pendre ; que c’est un bâton du bois le plus sec et le plus noueux qu’elle a tendu pour qu’on la flagelle. Se faire confondre par les images d’une fumeuse série américaine, Lost, et les vendre pour un hypothétique dernier témoignage photographique d’une des victimes de l’AF 447, c’est faire preuve d’une négligence qui confine à la connerie. Et surtout d’une appétence pour la mystérieuse beauté du drame et du malheur, où se reflètent des passions troubles et des empathies malsaines que l’homme n’a cessé de cultiver, des jeux du cirque à la télé réalité. Mais nous aurions grand tort de rire de la naïveté d’une télévision du tiers monde, envoyant par là même un signal un brin méprisant à l’égard de ces peuples encore incultes mais qui voudrait tant nous ressembler qu’ils nous singent, et mal. Timisoara ne fut-il pas le parangon de la désinformation sans contrôle mal assumée par nos chaînes nationales ? A moins qu’on ne retienne plutôt l’affaire du RER D et de sa mythomane, qui mit en branle toutes les télés et les radios, trois jours durant, avant d’avouer qu’elle avait tout inventé. Et la manière dont cette jeune femme abattue dans une rue de Téhéran et dont on ne sait strictement rien, est en passe de devenir une icône, un drapeau de ralliement, en grande partie grâce ou à cause d’Internet, devraient nous interroger avant que de nous émouvoir.


Peut-on « outer » un blogueur anonyme ? Peut-on, au motif qu’il est plus fiable de savoir à qui l’on a affaire, révéler le nom et la profession de tel ou tel webmaster dont le site est engagé dans un quelconque cause. En Grande-Bretagne, oui ! Richard Horton, flic de son état-civil, n’était autre que NightJack l’auteur d’un blog très critique sur la hiérarchie policière. Le Times a considéré qu’il devait révéler la véritable identité de l’homme, ce qui a valu à ce dernier d’être quelque peu blacklisté dans son emploi. Pour le Times, comme pour la Haute Cour qui a jugé du conflit, l’activité de blogueur est une activité publique : il est donc nécessaire de connaître l’origine et l’identité du rédacteur pour apprécier, selon qui il est, la validité de sa démarche. Manquerait plus que quelqu’un d'autre se saisisse de cette jurisprudence anglaise pour nous forcer à enlever le masque, nous qui donnons des avis sur la musique, avis dont il conviendrait, si l’on comprend bien les explications du jugement britannique, que l’on sache de qui il émane pour mieux le situer. Nous serions alors devant un avenir radieux…


Mercredi 24 juin


Oh putain, mais qu’est-ce que vous foutez ? Vous ne croyez plus en rien ou quoi ? C’est avec atterrement que j’apprends que la consommation de cocaïne et d’héroïne se tasse (j’aime le terme : se tasse-t-elle à la petite cuillère ?). Le rapport de l’office des Nations Unies est ici. Or quoi !? Alors ça y est c’est fini ! Vous avez tous vieillis, pris charge de femme et d’enfant(s), un travail avec attaché case. Les crédits immobiliers vous plombent tellement que vous n’avez plus un sou vaillant pour la teuf et les dopes qui vont avec. Pourtant quand je lis certains d’entre vous, que ne vois-je d’écrit sur les mœurs définitivement trop policées des stars de cette fin de première décennie du 21ème siècle, que ne lis-je de regrets larmoyants sur les frasques d’antan, quand sous les puissants effets des divers hallucinogènes et speed variés, les rock stars brisaient leurs vies au même rythme qu’ils détruisaient les chambres d’hôtel, que ne vois-je d’appels aux mânes de Morrisson, de Vicious, de Qui-Sais-Je-Encore (oui ce dernier n’est pas super, super connu). Et pendant que vous écrivez ça, bande de faux-culs, vous laissez infuser à coté de l’ordinateur une verveine menthe. A moins que !? A moins que, comme semble-t-il les statistiques l’indiquent, vous n’ayez basculé vers les nouvelles drogues comme la méthamphétamine. Un soupçon de modernisme alors ? Mais si tel est le cas, laissez-moi vous dire que ce n’est pas raisonnable de privilégier des produits à forte densité chimique aux dépens des classiques opiacés cultivés avec amour par les paysanneries afghane ou colombienne, et garantis sans substrat de laboratoire ni OGM. Faudrait voir à ne pas oublier que les Verts viennent de faire 16% quand même !


Celle-ci je vous la laisse lire et commenter par vous-même. Parce qu’elle est énorme et en même temps, je ne la trouve pas si surprenante. Si c’est effectivement la CGT qui agit avec des méthodes de milice salazaro-franquiste, je ne serais malheureusement pas autrement surpris. J’ai de vieux, très vieux, souvenirs des bulldozers lancés par un maire communiste contre des travailleurs immigrés à la fin de l’année 1980. On en retrouve une courte trace sur ce blog. On ne fait pas des syndicats ou des partis « révolutionnaires » qu’avec des intellos et des petits bras.

Ca n’est évoqué qu’en un mot dans l’article : le lieu, qui était donc squatté et vient d’être nettoyé (heu pardon libéré) par les militants CGT, il est en colocation en quelque sorte. Et les collocs de la CGT, ce sont la CFDT, FO, l’UNSA, Sud, etc. qui vont tous pouvoir rentrer dans leurs petits foyers. Quelle sera donc leur réaction ?


Jeudi 25 juin


Un mot pour débuter la journée sur Farah Fawcett. A une époque, lorsqu'elle était mariée à Lee Majors (l'homme qui valait un certain nombre de milliards), on l'appelait exactement Farah Fawcett Majors. On ne pleure pas aujourd'hui la mort d'une immense actrice qui aurait marqué le septième art ou la télévision de son empreinte. Non Farah, hormis Drôle de Dames (Charlie Angels sur les flippers à la gloire des trois femmes et de leur invisible patron), elle n'a quasiment rien fait d'autre. Disons juste que sans pleurer, les mecs de mon âge ont le coeur un peu pincé parce que un de leur premier fantasme d'adolescent vient de s'en aller. A moi, elle ne plaisait pas tant que ça : coiffure trop apprêtée, sourire Colgate en avant, pas mon type. Mais j'ai eu des tonnes de copains qui eurent leur première passion amoureuse pour cette femme. Passion encore bien sage en fait, on avait 12, 13 ans peut être.


Vou voulait vous fère embocher ! Et vous fète plin de fotes d'ortograffe. C'ait pô grave, qui dise dans Eco89. Si, si liser !!

Moi je ne sais pas trop qu'en penser de ce laxisme envers l'orthographe (même si je ne suis pas exempt de reproches ; après tout c'est assez fréquent que Word me prévienne par l'apparition brutale – et vexante - de sa petite ligne rouge ondulée sous un mot mal écrit). Sans être fétichiste (comme l'écrit le rédac chef de Rue89), il me semble que l'on est quand même face à un putain de marqueur social. Même s'il m'arrive de culpabiliser à ce sujet, je ne vois pas du même oeil un blog, un courriel, une lettre, bourrés de fautes et l'idée que je préconçoit alors de son auteur est assez peu favorable. J'ai toujours évité les retours un peu faciles dans les chats ou les commentaires, sur l'orthographe de quelqu'un qui me met en cause, mais je dois avouer que parfois l'envie de le faire me taraude. Et pourtant je sens bien que ce reflexe, de pur racisme social, pas bien différent de celui qui fait coincer le nez des vieilles dames bien mises quand un djeun parle, sans doute proche de celui qui détournait les bourgeois parisiens dès qu'on parlait apache à leurs abords, ce reflexe ne sent pas bon.

Oué aveque sa vou aites bien avanssés.


On finit la journée avec Le Post.fr qui s'épanche un peu sur la première « boulette » de Rama Yade depuis qu'elle a été nommée aux sports. Bon, elle a confondu un peu vite Smith et Owens. Oh les gars de Le Post, soyez un peu charitable quand même. C'est une gamine cette femme. En 68, elle n'était pas née, alors en 36 vous imaginez ! Et puis, bon, c'était pour son discours de passation de pouvoir. Elle a le temps de progresser non ? Elle peut commencer par le tennis, si elle veut, les champions français ne sont pas très nombreux, ça rentrera vite.


Vendredi 26 juin


Évidemment que nous l’avons détesté. D’emblée. Il annonçait tellement tout ce qui allait advenir de la décennie naissante, même si nous étions à des lieux d’imaginer jusqu’où tout cela irait. Ce pantin mécanique amphétaminé en tenue de torero des dance floor, les manches du veston de cuir rouge remontées aux avant-bras, qui allumait les dalles une à une, à mesure que ses pieds les effleuraient. « Billy Jean’s not my lover / But the kid is not my son ». Ca aussi ça annonçait tout. Et là encore on était bien loin d’imaginer.

Et puis cette catin de MTV. L’avènement du clip. La musique embaumée, enturbannée jusqu’à la prison, le rock et la pop sous la burka des vidéastes ; le début d’une petite mort où plus rien ne valait que le contenant, pour le meilleur parfois (Mylène Farmer) et le pire le plus souvent (Collins, Zadora et Jermaine). La prétention avérée de quelques cinéastes en mal de jeunitude qui trouvèrent la fontaine de jouvence ouvrant en grand les portes des cinémas sur de futurs clips d’une heure trente qu’ils auraient l’audace d’appeler des films. Ou de jeunes cinéastes malins ayant compris tout le potentiel public de la narration minimale pour peu qu'elle soit empaquetée dans des images passées au filtre réducteur de l'air du temps. 37°2 le matin ! Tu parles ! Que l’on est loin d’avoir La Fièvre dans le Sang !

Oh oui, nous l’avons détesté, ce symbole de l’enfouissement définitif d’une certaine idée du rock et de la contre-culture pop (qui ne reste plus d’ailleurs, 27 ans après, qu’une idée, malgré les Stripes, malgré les Strokes, malgré Doherty, juste une image, une icône que quelques fidèles font reluire avec plus ou moins de talent). Avait-il commencé à l’âge de 5 ans avec sa famille sous la stalinienne férule de son père, enregistrant à une cadence stakhanoviste pour la bénie Motown ? Nous nous en foutions ! Que milles grâces tombent sur les Supremes ! Pas sur lui. Maudites eighties, quand le sphinx de l’Elysée se prétendait socialiste et que flambait la bourse, quand Montand criait Vive la Crise au tarif de 600 000 francs l’heure et que l’activisme marchand d’une semi fripouille devenait le parangon de la réussite moderne à laquelle toute une jeunesse se devait d’adhérer ! Putain, s’il n’en était pas le responsable, ses pas de moonwalk en dessinait la parfaite chorégraphie : de l’art de partir en arrière en semblant marcher en avant.


Alors nous l’avons, d’un œil distrait, regardé se métamorphoser, devenir Dangerous, hurler qu’il était mauvais, tu parles si on buvait ses paroles quand il disait ça… et puis, comme l'avait chanté Visage, lentement « devenir gris ». Je ne m'en suis pas bien rendu compte mais cette mue inversée du papillon vers la chrysalide rythmait nos vies, nous qui lâchions prise les uns après les autres, pour un taf, pour une femme, pour la vie qui ne passe les fleurs que si on se baisse pour les ramasser, sauf quand on a beaucoup de chance où que l'on est bien né. Alors les histoires de pédophilies, les mariages arrangés avec l'engeance du King, le caisson, la lente transformation chirurgicale, tu parles que je m'en suis foutu. Il n'y avait plus aucune raison de le détester d'ailleurs. L'histoire est écrite par les vainqueurs. Et il avait gagné. Indubitablement. Les clips étaient devenus l'alpha et l'oméga de n'importe quel chanson (même Rika Zarai a du en faire je suis sûr), les stades l'étalon minimal du neo paganisme pop rock. Oui Fm serait bientôt rachetée et deviendrait un robinet de rock tiédasse. Et sur ces cendres, le moonwalker faisait encore quelques pas de danse.


Et puis il disparut. Pour une histoire d'argent, ce totem qui s'était donné à lui et se préparait à l'emporter. On ne paye pas si on est innocent ; quand bien même la pression devient trop forte et que l'on préfère la tranquillité illusoire du silence acheté, payer c'est avouer. Ainsi marche le monde. Et c'est sans doute ce silence imposé qui me permit enfin de l'entendre. Et doucement de comprendre que derrière le mascara grotesque, sous les masques prémonitoires des pandémies grippales futures, il y avait un putain de musicien pop. Qui n'aura jamais su m'émouvoir, c'est clair. Mais un foutu compositeur de tube. Ayant appliqué avec les nouveaux moyens de son époque les recettes héritées de la Motown pour réussir le crossover. Jusqu'à prendre Eddie Van Halen comme guitariste. Jusqu'à devenir le trademark incontesté de ce hard funk disco de boite de nuit. Et qui triompha dans sa quête. A faire tomber les citadelles, les une après les autres jusqu'à Pekin. Le premier incontestablement. Plus fort qu'Elvis, que les Beatles, le premier maître du monde de la pop, all over the world. Jusqu'aux duos improbables et nécessaires dans une telle stratégie avec Macca par exemple (qu'il pillera de ses droits un peu plus tard). Toujours plus haut (Top of the World) criait Paul Muni dans la première version de Scarface. Top of the World Michael. Le cross over tu l'as incarné jusque dans ta chair que tu voulais tellement moins sombre.


Méprisé de l'intelligentsia sans doute, qui lui préféra le funk teinté de psychédélisme d'un Prince. Comme le furent en leur temps les girls group de la Motown.

Lorsqu'il était demandé à André Gide quel était le plus grand poête français, sa réponse ne variait pas : « Victor Hugo, hélas ». On a pu en dire de même du King of Rock'n'Roll: « Elvis, hélas ». Et le king of pop, au moins entre 1980 et 2000 : « Michael Jackson, hélas ».


Samedi 28 juin :

Logiquement, l'actualité aujourd'hui aura été phagocytée par la mort de Michael Jackson, les marées mettant toujours du temps pour se retirer. Quand en plus elle se voit recouverte par une nouvelle, alors... Ca spécule sur les conditions de son décès et sur le rôle éventuel tenu par son médecin. Le mort bouge encore.


Allez bon dimanche, j'espère que vous avez tous pu noter que vous avez un sursis jusqu'à ce soir minuit pour m'envoyer votre copie pour l'ultime blind test de la saison. Je publierai les soluces et le palmarès final mardi.

Thierry

RYS


samedi, juin 27, 2009

La Chanson du Samedi - #010

Cette semaine, la chanson du samedi s'impose d'elle-même, je pense. Même si des choses plus graves se sont déroulées pendant ces huit derniers jours. Même s'il a m'a fallu bien des années pour apprécier à sa juste valeur la musique de Peter Pan.

J'en parle plus longuement dans la revue de semaine, qui sera mise en ligne demain, à la journée du vendredi.



A demain, pour la revue de semaine.
Thierry
RYS

PS ajouté samedi après-midi :
comme demain, il y a revue de semaine, le dead-line pour le blind test est repoussé à DIMANCHE SOIR MINUIT -

Les Soluces de cette dernière étape et le PALMARÈS FINAL : MARDI.

jeudi, juin 25, 2009

C'est jeudi et c'est pas ravioli ! - 06

Après la mise en ligne du last blind test la semaine dernière (il ne vous reste plus que quelques jours pour y répondre si vous ne l'avez déjà fait), il est temps de revenir à cette musique qui sent bon le crottin et le foin fraichement coupé, odeur qui se mélange aussi aux effluves de BBQ d'énormes T Bone arrosés, comme il se doit, par cette immonde lavasse qu'est la Bud.

Qu'importe, c'est toujours l'occasion de découvrir ou redécouvrir, des artistes qui, bien souvent, ont involontairement calé leur destinée sur celle de la météorite géante qu'on pense responsable de la disparition des dinosaures : une lumière aveuglante, un bruit retentissant puis une éternité de silence.

Mais tel n'est pas le cas aujourd'hui avec Johnny Cash.
Extrait d'un album de 1979 "Silver", assez méconnu et qui mériterait d'être remis un peu dans la lumière (pourquoi pas un futur Unknown Pleasure tiens ?) et qui, ressorti en 2002 en CD offre deux bonus, dont la chanson proposée aujourd'hui.

Dont l'intérêt est aussi, outre la présence de l'homme en noir, d'être un duo avec rien moins qu'une des plus grandes stars de la country music : George Jones.
Qualifié en son temps de "meilleur chanteur blanc" par Sinatra, Jones est au moins aussi célèbre pour ses frasques sentimentales et sa consommation d'alcool. En regard, Doherty est un gamin.

Ici, le site officiel de Jones.

Duo parfait donc entre ces deux hommes que tout a rapproché, de la grâce à l'enfer.

Johnny Cash et Georges Jones : I Still Miss Someone.

Vous ne trouvez pas que sur ce titre, George a comme un fond de Neil Young dans la voix ?

Allez à très bientôt
Thierry
RYS

mardi, juin 23, 2009

Ne laisse pas ces batards...

J'ai juste fini, il y a quoi, un quart d'heure, d'écrire pour Culturofil, la chronique d'un album qui est sur mon bureau depuis un bon mois et que je n'arrivais à me résoudre à qualifier.

Bon disque ? Non pas encore, pas déjà.
Daube ? Certainement pas, une daube n'a jamais contenu trois ou quatre titres qui sont autant de reviens-y.
Disque difficile qui ne se découvre qu'au terme d'une longue patience et d'écoutes inspirées ? Pas plus.


Si avec ce genre de photo je ne fais pas remonter mon lectorat féminin...

Olle Nyman est la belle gueule du néo folk suédois. On me rétorquera que par rapport à Van Poehl, ce n'est point trop dur. Mais c'est injuste, car Nyman est effectivement beau gosse. Un beau gosse un peu paumé me faisait remarquer dans un commentaire sur ma récente chronique du concert d'Alela à l'Olympia (toujours sur Culturofil), la caustique Toxic. Qui n'a peut être pas complétement tort. Où va Olle Nyman entre pop, folk, soul, héritages et captations diverses ? Que l'on multiplie les influences dans un disque n'est pas le desservir a priori. Au contraire parfois. Mais l'absence de lignes directrices s'accompagne en certaines occasions de l'irrégularité et de l'indécision. Ce qui caractérise un peu trop le dernier album du suédois, Venture.

Et pourtant dans ces sillons ont poussé quelques très belles fleurs. Comme ce "Don't Let Those Bastards Reel You In".



La chronique sur Culturofil devrait être en ligne jeudi dans l'après-midi.

A bientôt
Thierry
RYS

PS: après un départ en fanfare, ça se calme un peu sur le blind test, dont je vous rappelle que c'est la dernière (et qu'elle vaut 40 points). Donc je vous attends, même si vous avez jusqu'à samedi minuit.

dimanche, juin 21, 2009

Revue de Semaine

Bon, pas d'annonce particulière, pas de simili poème, ou de teasing à trois balles. La revue de semaine, dans sa salvatrice brutalité ! Point barre ! (Que le monde nous envie tout de même, rappelons-le).

Lundi 15 juin


Parfois, en lisant les brèves sur le Net, on croît rêver. Ou cauchemarder, c’est selon. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai un peu de mal à imaginer De Gaulle ou Mitterrand convoquant une assemblée de copropriétaires, l’un pour des problèmes de ramassage des ordures à Colombey les deux Eglises, l’autre afin de résoudre la redoutable question de l’adduction d’au dans le centre de Jarnac. Une question de détachement par rapport aux communs, quoiqu’on pense des deux hommes. Mais il y a du y avoir un bug dans le logiciel de fabrication des chefs de l’Etat, parce que les choses ont changé. Si l’on en croit cet article de France Info, Nicolas s’est invité à la réunion des copropriétaires du Cap Nègre (là où Madame Carlita possède un modeste bungalow), puis il a convoqué d’urgence une réunion de famille. A l’ancienne. Genre Parrain. Sur un sujet d’urgence : le raccordement du tout-à-l’égout. Et semble-t-il plutôt contre l’avis des autres copropriétaires. Qu’importe, les subventions suivraient ! Mais voilà, un an plus tard, il n’y a toujours rien de fait. Est-ce grave ? Les rats courent-ils dans les rues ? Les toilettes de Carla refoulent-elles des miasmes immondes ? On ne sait. En revanche, le Préfet lui sait ce qu’il lui reste à faire : ses valises. Il vient d’être limogé. Mediapart, qui a soulevé l’affaire, hésite à faire un lien entre les deux affaires. Mais ne voit guère d’autre raison logique.

Un préfet viré pour un tout-à-l’égout. Un Président, copropriétaire énervé. Parfois, on croit rêver. Ou cauchemarder, c’est selon.


La crise a-t-elle des impacts sur tous les comportements humains, en particulier ceux des couples ? Question que se pose, par le prisme du divorce, Eco89, le side project économique de Rue89. Aura-t-on moins de divorce cette année, du fait de la contraction des ressources des ménages (ça coûte du blé mine de rien une séparation) ? Certains l’affirment, d’autres pensent strictement l’inverse. En fait ce qui m’amuse dans cet article ce sont les fortes pensées du sociologue De Singly : « Si une personne est anxieuse et qu'elle a un emploi précaire, elle peut repousser son mariage parce que cela représente une insécurité additionnelle. Mais une autre personne peut aussi choisir de se marier pour obtenir une forme de sécurité ou de sérénité. ». Ouaip, buddy ! C’est sûr. Avec ça on est super avancé. Ils sont payés chers les sociologues ? Parce que moi, des analyses comme ça je veux bien faire.


Mardi 16 juin


Dans la foulée du préfet du Var, je serais l’ambassadeur de France à Libreville, Gabon, je commencerais, moi aussi à préparer mes valises, m’entraînant mentalement à tenir le coup deux ou trois ans durant dans quelques contrées à l’exotisme rude (genre Tadjikistan, ou Mongolie, voire au consulat de Vladivostok), ou enfermé dans un vague placard du Quai d’Orsay en charge d’une mission fantôme. C’est que le Président fut accueilli ce matin par des lazzis et ce dans l’enceinte même du Palais. Voilà en tout cas ce qu’en rapporte l’Express. Pas franchement de quoi casser trois pattes à un canard, même africain.

Suffisamment pourtant, pour que Le Figaro, fidèle Pathé Marconi (La voix de son Maître), considère que ce titre là est un peu plus politiquement acceptable. Ah comprenez-vous, si ce sont les deux qui ont été hués, ça change tout. Et on ne saurait faire quelques rapprochements avec le discours de Dakar et autres embardées de la Présidence actuelle dans la politique africaine.


Si vous ne savez pas quoi faire de 312 629 euros hors taxes, j’ai un placement à vous proposer. De longue durée. De très longue durée même. Et puis sûr ! Du marbre !

Achetez une chapelle de 10 mètres carrés, de « style classique, en brique et toit de tuiles, éléments décoratifs en travertin et marbres de Carrare, d’une capacité de dix places ». Où donc ? Au cimetière du Verano au sud-est de Rome. Oui une tombe quoi. Pour votre seul bénéfice. Toutefois si d’aventure votre budget était un peu moindre, vous pouvez vous rabattre sur des édifices mortuaires certes moins imposants, mais tout aussi bien situés. Car le charme ultime des ces demeures éternelles tient en grande partie dans le fait que vos voisins de caveaux ont nom Mastroianni, Moravia, Rossellini, Visconti… Le mieux est sans doute de parler un peu l’italien (si jamais les fantômes parlent évidemment). Une place qui, une chose est certaine, vous garantira des visites, même quand votre famille vous aura définitivement ignoré. Les visiteurs de la tombe de Piaf ou de Kardec au Père Lachaise ont nécessairement l’œil qui tombe, à un moment ou l’autre, sur le nom gravé sur le tombeau voisin.

Ca semble couillon comme ça, mais d’après l’article, le Maire de Rome escompte bien récupérer 2,5 millions d’euros de cette vente un peu spéciale.

Il reste un point sur lequel je tiens à vous rassurer. Les tombes mises en vente sont « inhabitées » depuis des lustres et menacent de tomber en déshérence. En devenant ainsi propriétaire de votre future dernière demeure, soyez ainsi assurées que nul cadavre, nulle âme n’a été délogée et condamnée, pauvre sans domicile, fixe à errer dans les limbes pour l’éternité.


Mercredi 17 juin


Et oui les parlementaires ne sont pas là que pour voter des lois. Un député qui bosse, c’est aussi ça : un homme qui assume son rôle de contrôle de l’exécutif ! Alors on ne va pas commencer à reprocher à René Dosière de mettre son nez là où ça ne sent pas forcément la rose. D’autant que sur son blog, le député apparenté socialiste de l’Aisne précise les choses, détaille ses méthodes de travail ; il a la cruauté de rappeler les hausses de la rémunération du Président de la République, mais plus largement celle des personnels de l’Elysée (+11,5%), un chiffre qui fait un peu mal au moment ou l’on évoque le non remplacement de plus de 35 000 fonctionnaires. Allez jeter un œil sur tout ça c’est plutôt aisé à lire (ce qui n’est pas toujours le cas quand on entre dans les arcanes du contrôle budgétaire), et il y a là-dedans un caractère « amateur » plutôt rafraîchissant. Entendons-nous bien, lorsque je parle d’amateurisme ce n’est certes pas pour évoquer le fond (Dosière est suffisamment connu en matière de finances publiques pour n’avoir pas besoin de moi pour vous dire qu’il est un vrai spécialiste de la chose). Non, en fait, c’est cette absence de mise en forme des documents word, cet aspect brut des tableaux, ces liens énormes sur les articles de presse Internet qui ont parlé de ses travaux. Tout ça sent l’absence de maîtrise des outils informatiques de base. Dosière n’a-t-il donc pas d’assistant parlementaire ? Ou alors, s’il en a un, il serait bon qu’il l’enjoigne à se former un peu aux technologies modernes. Mais le fond doit primer la forme après tout.


Evidemment, du coté du Château, on ne pouvait laisser passer. C’est Frémont, ancien Préfet, directeur de Cabinet de l’Elysée (tiens pour une fois qu’un Préfet a eu de l’avancement et ne s’est pas fait botter le train par l’omniprésident, ça mérite d’être noté), Frémont, donc qui monte aux mâchicoulis pour lâcher l’huile bouillante. Avec l’argument d’un gosse d’école primaire : il y avait pas de budget de l’Elysée avant 2008, donc on peut pas comparer ! Tiens non, en fait c’est un argument de flic : « Circulez puisque on vous dit qu’il n’y a rien à voir - y avait pas de budget avant ! - »

Plutôt léger, d’autant que c’est exactement par là que Dosière commence son rapport en disant en quelques mots en notes de bas de page comment il a reconstitué le budget 2007 au périmètre actuel pou justement pouvoir effectuer des comparaisons. Directeur de Cabinet peut être, expert en communication pas certain !


Jeudi 18 juin


Alors que le bruit des casques et des bottes résonne sur le pavé iranien, et que loin des tourments du monde, des centaines de milliers de jeunes ont été interrogés aujourd'hui sur des questions philosophiques, je n'ai retenu que deux brèves, toutes deux issues du Monde en ligne, parce qu'elles aussi sont révélatrices du monde comme il va.


Dans cet entrefilet, un sondage nous apprend que pour se faire une idée durant une campagne électorale, en l'occurrence la récente compétition des européennes, le premier des médias que les français consultent est ... Internet (tu parles Charles, je me fends d'un billet expliquant pourquoi il faut voter... et on aboutit à un taux d'abstention record). Mais bon admettons que les français ne viennent pas sur mon blog (les enfoirés!) et vont ailleurs se renseigner. En tout cas, voilà donc une information qui ne peut que renforcer dans leur crainte de ce nouveau moyen de communication, tous ceux qui voudraient le brider. C'est qu'on contrôlera toujours beaucoup moins aisément des blogueurs et des webmasters derrière leur machine que les grosses maisons capitalisées par les amis de famille. Cela étant, ils ont en grande partie tort. D'abord parce que ceux qui « font vraiment l'opinion » sur le net, à l'exception notable d'un Maître Eolas par exemple, sont rarement des francs-tireurs. Slate.fr, Rue89, Mediapart... tous sites tenus par des journalistes ayant quitté (définitivement ou non, à plein temps ou non, la presse écrite traditionnelle). Des gens qui, même s'ils goûtent incontestablement une liberté nouvelle, resteront néanmoins des représentants d'une certaine élite qui sait, lorsqu'il le faut, se contrôler (voire s'autocensurer). Et puis, les flippés par Internet et son fantasmé terrifiant pouvoir incontrôlable, devrait regarder de plus près les résultats du sondage. Ceux qui, durant la campagne, ont le plus plébiscité le Web, sont les électeurs UMP. Alors rassurée Anastasie ?


Rien à voir, si ce n'est, peut être, notre addiction au progrès technologique qui finirait par nous faire omettre les facteurs humains. Qu'arriverait-t-il si un pilote d'avion venait à mourir alors qu'il est aux commandes à plusieurs milliers de mètres d'altitude, croisant à plus de 800 kilomètres à l'heure ? Ne marquons plus le conditionnel: c'est, hélas pour le pilote, arrivé aujourd'hui. L'article du Monde indique que le copilote a ramené l'avion à bon aéroport. Mais qu'heureusement, il était aidé par un autre pilote que la providence avait logé dans la carlingue. Moi ça ne me rassure pas sur le low cost pour être tout à fait franc. Ni sur le fait que l'on confie encore les manettes à un homme de 60 ans (même si je vous l'accorde ce n'est pas très vieux pour mourir même en plein ciel).


Vendredi 19 juin


Si vous voulez vivre longtemps, peut être faut-il vivre au Japon, dont l’espérance de vie est une des plus longues au monde. En tout cas, monsieur Tomoji Tanabe, aura contribué à la faire croître puisque c’est à l’âge fort respectable de 113 ans qu’il vient de mourir (dans son sommeil en plus, il y en a vraiment qui ont du pot). Évidemment si tout le monde décide de vivre aussi longuement, ce n’est pas à 67 ans qu’il faudra partir en retraite mais à 80. On n’en est certes pas encore là, mais le Japon compte déjà plus 36 000 centenaires et il n’y a pas de raison pour que ce chiffre n’aille pas croissant. Monsieur Tanabe avait expliqué comment il avait préservé son capital santé : une alimentation abondante mais équilibrée et une ascèse totale s’agissant de l’alcool et du tabac. Évidemment, du poisson, du riz et pas de saké… En tout cas, médiatisé comme il vient de l’être, il sera impossible à ses descendants de laisser croire qu’il est encore vivant dans le but de toucher sa retraite.

Ce qu’a fait un certain Thomas Parkin, 49 ans, qui a réussi pendant 6 ans à leurrer les allocations et à toucher plus de 100 000 dollars des aides au logement et de la retraite de sa mère… qui était décédée. Il a été jusqu’à se déguiser en vieille femme pour rendre l’usurpation d’identité plus crédible et s’est fait aider d’un complice qui se faisait passer pour un vague neveu de la vieille dame. Le plus drôle dans l’histoire, c’est ce que l’homme a déclaré lorsqu’il a été arrêté : … « j’ai tenu ma mère dans mes bras à sa mort et j’ai respiré dans son dernier souffle, donc je suis ma mère ». Sera-ce suffisant pour qu’on le croie atteint d’un syndrome Anthony Perkins ? Rien n’est moins sûr. Ce qui est moins drôle en revanche, c’est la peine qu’il encourt : 25 ans de prison. Un peu lourd quand même pour ce qui n’est qu’une escroquerie.


Samedi 20 juin


Le propre d'un exploit, c'est que ça ne se renouvelle pas toutes les semaines. Sinon, ça devient la norme, qui n'a, par définition, aucun caractère héroïque. Samedi dernier, oui, le XV de France a fait mordre la poussière aux brésiliens du rugby. Pas aujourd'hui. Même si, en ne s'inclinant que de quatre points, les français ont encore montré de belles dispositions (sauf pour la conservation du ballon dans les regroupements où ils ont péché).


Et on finira la semaine en remerciant, pour sa constance, son port de tête et son autorité sans esbrouffe, une journaliste qui quitte France3 qui semble-t-il ne l'a pas trop retenu. C'est sur I-Télé qu'elle officiera désormais. Bon vent Mme Pulvar.


Allez à la proxima et bon dimanche (et bonne fête aux papas) (et n'oubliez pas la dernière étape du blind test).

Thierry

RYS


samedi, juin 20, 2009

La Chanson du Samedi - #009

Semaine iranienne dans les médias, avec toujours cette propension sans frein à définir pour nous qui sont les gentils et qui sont les méchants, alors que jamais on ne nous a vraiment expliqué en quoi Moussavi et Ahmadinejab sont si différents (ce sont quand même tous les deux des candidats "agrées" par l'autorité suprême, dont on imagine mal qu'elle autorise des candidats radicalement opposés à la dictature "verte" iranienne en place depuis 30 ans).

Trente ans, c'est exactement la distance temporelle qui me sépare de mon baccalauréat. Et c'est cette semaine justement que le nouveau millésime vient de sortir des fûts, en commençant par la philo (quelle science de la transition n'est-ce-pas ?).

Alors ayons, avec Sam Cooke, une pensée pour tous les cancres qui vont souffrir milles morts devant des copies blanches, tout simplement parce qu'ils ne connaissent pas grand chose à l'histoire, parce qu'ils ne connaissent pas grand chose à la biologie.



(en plus cette vidéo est une bonne petite révision sur les "grands" de l'après guerre)

Don't know much about history 
Don't know much biology

Don't know much about a science book

Don't know much about the french I took


But I do know that I love you

And I know that if you love me too

What a wonderful world this would be


Don't know much about geography

Don't know much trigonometry

Don't know much about algebra

Don't know what a slide rule is for


But I do know that one and one is two

And if this one could be with you

What a wonderful world this would be


Now I don't claim to be an "A" student

But I'm trying to be

So maybe by being an "A" student baby

I can win your love for me


Don't know much about history

Don't know much biology

Don't know much about a science book

Don't know much about the french I took


But I do know that I love you

And I know that if you love me too

What a wonderful world this would be




Allez, à demain pour la revue de semaine.
Thierry
RYS

PS : la dernière du blind test est bien lancée, j'ai déjà reçu des réponses remarquables.

jeudi, juin 18, 2009

BLIND TEST - LA FINALE !


Chèr(e)s tout le monde,

Nous y voilà, comme je le disais avant-hier, en guise de teasing.

C'est la dernière. C'est la finale. Et c'est une spéciale.

Tout est encore ouvert dans les deux classements, celui par points avec La bUze et Davnat se tirant la bourre, à peine séparés par l'épaisseur d'un boyau, et Hervé Resse, juste derrière, priant pour qu'ils fassent tous deux un faux pas ; et peut être encore plus celui des grosses (notes) ou certes Pit est en tête, mais de si peu que l'on peut, sans craindre le ridicule d'une prédiction contredite, affirmer que tout va se jouer dans les dix jours qui viennent, soit le délai pour répondre à cette 10ème et dernière étape du World Contest of the Blind-Test.

Une dernière étape qui fait litière des règles habituelles :

- La date d'abord
: oui c'est bien aujourd'hui 18 juin que l'on démarre et non un 28 comme à l'habitude, en raison des vacances que ne manqueront pas de prendre certain(e)s d'entre vous dès le début juillet.

- Le jeu ensuite : pas de question subsidiaire ce mois-ci, pas de paroles dans les extraits, rien que de la musique, et du bref, du court à capter, de la mémoire à mobiliser. Et surtout le double des points à ramasser.

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A retrouver pour cette dernière étape, deux séries de dix intros de morceaux (certaines fort connues, d'autres moins, d'autres peut être oubliées alors qu'elles ouvrent des standards).

Même système de points que celui qu'on applique depuis désormais 10 mois : 1 point pour l'artiste ou le groupe, 1 point pour le titre du morceau. Ce qui nous amène bien à 40 points à prendre !

Et pour le comptage des grosses (notes) on comptera dans chacune des deux séries, les 18, 19 ou 20 ; ce qui donne donc la possibilité de prendre deux points.

Exceptionnellement, pas de Deezer pour l'écoute des extraits (ils sont trop courts et donc trop légers en octets pour que le site de musique en ligne accepte de les télécharger).

Uniquement deux mp3 à écouter ou télécharger. Ils sont ici :

Blind Test : Finale - Série 1

Blind Test : Finale - Série 2

Un petit mot avant de vous adresser tous mes vœux : pour me faciliter le pointage, soyez sympas de préciser dans vos réponses, la série et les numéros d'extraits.

Exemple :

Cher Thierry mon doux Civil, décidément tes blind test sont les meilleurs de cette planète (et je ne le dis pas pour te flatter, car ce n'est pas mon genre, mais permets moi quand même de t'avouer à quel point je trouve ton blog merveilleux, intelligent, bien écrit et même que tu es très beau sur ta photo (heu, plutôt les filles là)).
Donc où en étais-je ?
Ah, oui, bien sûr, mes réponses : les voici (ah je crois que j'ai super bien assuré cette fois !) :

Série 1 :

n°1 - Annie Cordy - Tata Yoyo
n°2 - Berry Cordy - Aunt Yoyo (What's under your big hat ?)
(hein ? Oui, c'est la cover américaine) ;
n°3 - David et Jonathan - Qu'est ce que tu fais des stocks de cuirs ? ;
n°4 - Europe - The Fatal Countdown ;
n°5 - Florent Pagny - Ma liberté de frauder ;
n°6 - Scorpions - I'm Still Loving Yoouuuuhooouhooou - wouwouwhou - ahwhou - whou ;
n°7 - Balavoine - Dune (à partir du texte de Franck Herbert) ;
n°8 -Bénabar - Restons sous les draps à manger des pizzas en regardant à la télé les vieux navets des Carpentier ;
n°9 - Vincent Delerm - Sous la soupière en vieil étain, j'ai une photo de Jane Birquin ;
n°10 - Sheila et Ringo - Passe les casseroles à Denise.

Voilà, c'est juste un exemple, bien sûr ce ne sont pas les réponses de la série 1 de ce blind test. De la série 2 ? Va savoir...

Voilà. Donc, recevez tous mes encouragements et mes vœux. Vous avez dix jours, soit jusqu'au Samedi 28 juin Minuit pour envoyer vos réponses à civilservant@free.fr

A bientôt
Thierry
RYS

PS : évidemment pas de "C'est jeudi et c'est pas ravioli" cette semaine.

mardi, juin 16, 2009

Who's gonna be the big daddy ?

Mais oui c'est bien le Stade de France, car (à partir de) JEUDI c'est la .............. FINALE !!

Après 10 mois de souffrance, de grimaces ou de sourires entendus, d'oreilles torturées, de googleisation de lyrics, et autres Deezer searching et Jiwa seeking, vous touchez au but ultime :

La finale du WORLD CONTEST of the BLIND-TEST
Qui vaudra double : 40 points en jeu.

Comment ?? Vous le saurez dans deux jours !

Je ne peux vous assurer ni la bière, ni la jeune femme qui sait mais ne vous dira rien. En revanche, le casse-tête... peut être !

Alors à Jeudi - mise en ligne vers 9 heures.

A bientôt

Thierry

RYS

dimanche, juin 14, 2009

Revue de Semaine

Bonjour tout le monde !

Mine de rien, je viens de compter : c'est déjà la 37ème revue de semaine. Un rendez-vous qui a débuté il y a bientôt un an (encore une idée à la con de ma part, maintenant tous les jours que Dieu fait je suis tenu de surfer pour vous dégoter quelques conneries sur Internet) et qui est devenu un must de la blogosphère... enfin qui devrait en être un !
Bon allez en route pour une petite semaine de nouvelles dont la plupart n'ont, au moins à première vue, qu'une toute relative importance.

Lundi 8 juin


C’est une nouvelle dont on pourrait ne pas beaucoup parler en France , dans le fracas telluro-médiatique de la « victoire de l’UMP » (toute relative quand même : 30% et guère d’autres alliés que De Villers et Le Pen pour parvenir à 40%), du « coup de tonnerre des Verts », de la « chute historique du PS » et de la « fin annoncée du MODEM » de Bayrou… (si vous le voulez bien et que nous sommes tous encore là dans un peu moins d’un an pour les régionales, on en reparlera de ces soi-disant tendances lourdes…) et dans les dernières répliques (après tremblement de terre) des news de l’Air France Airplane qui s’est abîmé au large du Brésil.

Il y a deux journalistes, l’une américano-coréenne, l’autre sino-américaine qui depuis aujourd’hui ne doivent être ni très fières, ni très bravaches : condamnées à 12 ans de « rééducation » en Corée du Nord pour grave crime, actes hostiles et entrée illégale sur le territoire nord-coréen. Après un procès démocratique, comme l’étaient les républiques du même nom à l’est du rideau de fer avant 89. En fait, elles sont devenues des otages, tout bonnement. D’un marché dont l’objet est de ramener les Etats-Unis à la table de négociations où doivent se jouer des deals sur la nourriture, les armes nucléaires, la pérennité du régime… et de les ramener pleins de bonnes intentions. Pourrait être un peu longue la détention des deux femmes.


Bon, autrement aujourd’hui, le Président à vie est mort. Cette phrase à un coté un peu curieux à écrire. C’est le seul intérêt que je trouve dans la mort de Bongo.


Mardi 9 juin


Avec un tout petit peu de recul, retour sur les élections européennes qui a vu la gauche se faire balayer comme une malpropre à peu près partout en Europe. Raclée en Allemagne, branlée en Italie (Berlusconi vainqueur ! ce pays m’étonnera toujours), rouste en Espagne, dérouillée en Grande-Bretagne… bref, faisait pas bon être un européen de gauche dimanche soir, pour un peu c’était les plumes et le goudron et direction la méditerranée ou les frontières ukraino-moldavo-russes. Bien. Cependant, ce court articulet du Monde en ligne semble indiquer que le message n’est pas aussi clair que ça, et que si les électeurs n’ont pas suivi ceux qui annonçaient, peut être avec encore une fois une révolution d’avance, la mort du capitalisme, ils n’ont pas pour autant voté pour le statu quo, puisque Berlusconi, Sarkozy ou Merkel seraient des « interventionnistes » qui veulent combattre les excès du système (c’est l’article qui le dit).

Mouiii, moi je veux bien… Sauf que je pense le contraire : les électeurs, consciemment ou non c’est une autre histoire, en renforçant le PPE (droite européenne), ont envoyé un clair message de continuité. D’ailleurs Merkel ne s’y trompe pas. Pour la présidence de la Commission Européenne, son soutien va à Barroso, le libéral sortant. D’ailleurs, et c’est écrit dans cet article, Kouchner a été on ne peut plus clair « les élections se traduisent par une majorité qui va plutôt dans le sens de Barroso que de la gauche ». La continuité vous dis-je.


Tenir 11 minutes et 35 secondes sous l’eau et ressortir avec le sourire. Incroyable non. Mais voilà, le détenteur de ce nouveau record d’apnée, un français de 37 ans du nom de Stéphane Mifsud est un homme un peu particulier. D’abord il s’est entraîné pendant des mois pour réaliser ce prodige. Et là je dis chapeau, faut en vouloir : s’entraîner à ne pas respirer, juste pour le plaisir de faire le noyé plus longtemps que le copain d’à coté c’est quand même balèze. Je veux dire passé huit ans quoi (l’âge où on se chronomètre dans la baignoire entre le bateau en plastique et le canard jaune). Bon je le charrie mais l’homme a des dispositions exceptionnelles : quand il est sous l’eau il arrive à faire descendre son rythme cardiaque à 18 pulsations par minutes, et il emmagasine 11 litres d’air dans sa cage thoracique avant de descendre (paraît que ses côtes sont super souples et s’écartent pour laisser entrer toute ce gaz). Impressionnant. En même temps, faut pas qu’il se la ramène trop ce type. Parce qu’il y a plus fort que lui. Oui ! Tiens ce bébé par exemple. Elle, c’est pas 11 minutes trente qu’il a tenu, c’est 18 minutes ! Et il y a mieux, une gamine de 2 ans en 1986 a pété tous les compteurs : 70 minutes sous l’eau, et elle est revenue d’entre les morts. Alors un peu de modestie le champion là, hein ! Il y a du boulot encore.


Mercredi 10 juin


La France a une réputation terrible à l’étranger, si toutefois on en croit une presse spécialisée (spécialisation : traque aux « avantages acquis »), c’est celle d’être le pays où l’on travaille le moins (ce qui est totalement faux, toutes les statistiques européennes prouvent qu’au contraire on se situe peu ou prou dans la moyenne des pays de l’Union) et aussi d’être le pays où on se met en grève pour un oui ou pour un non. Croyez-en un utilisateur bien rodé de la ligne C du RER (direction sud de Paris), ce n’est sans doute pas complètement faux, au moins s’agissant de nos amis roulants et contrôleurs de la SNCF (pour les autres corporations je ne prononcerai pas, mais j’ai toutefois l’impression qu’il ne doit pas être très aisé de lancer un mouvement social quand on travaille, par exemple, à Carrefour ou à Décathlon). Peut-être serait-il bon tout de même, histoire de relativiser nos « malheurs », si amplement décrits sur TF1 et dans cette presse suscitée, l’une comme l’autre utilisatrices avec gourmandise du vocable « otage », que quelques journalistes nous tiennent au courant de ce qui se passe aujourd’hui à Londres. A défaut de l’avoir trouvé sur un média en ligne francophone, c’est en parcourant l’International Herald Tribune que j’ai appris que le métro londonien était en grève pour deux jours, bloquant les britanniques qui veulent aller à leur travail. Pour le reste, la coloration générale du papier du IHT n’est pas si différente que ça de celle de notre presse à nous quand le métro est en rade faute de conducteurs. Surtout dans sa conclusion : il y a quelques risques que ceci cause des ennuis aux fans de l’équipe de football d’Angleterre qui veulent aller supporter leur équipe, qui va jouer un match qualificatif pour la coupe du Monde, contre Andorre. A l’IHT aussi on a le sens des priorités.


C’est le Figaro qui le dit : il y a donc toute raison de croire ce qui est écrit. En l’occurrence que la loi Hadopi est loin d’être à l’abri d’une censure, au moins partielle par le Conseil constitutionnel. Et le quotidien de droite d’énumérer les vices (même pas cachés) du texte qui pourraient souffrir d’inconstitutionnalité :

  • la présomption de culpabilité du fait d’une adresse IP, telle qu’elle ressort du texte, s’oppose au principe général du droit qui eut que c’est à l’accusation et no au prévenu qu’incombe la charge de la preuve ;

  • L’Hadopi est une haute autorité administrative et à ce titre, n’a normalement aucun pouvoir pour imposer des sanctions qui privent d’un droit fondamental, cette prérogative étant de longue jurisprudence réservée aux juges ;

  • Le fait de continuer à payer son abonnement alors qu’on a été coupé encas d’infraction, inscrit dans la loi, s’opposerait lui aussi au principe de l’interdiction juridique des enrichissements sans cause (en l’occurrence l’enrichissement du fournisseur d’accès) ;

  • Le problème de la double peine, puisqu’à la peine de privation d’Internet s’ajouterait le cas échéant, celles susceptibles de nous tomber dessus si les ayant droits s’avisaient de nous attaquer civilement ou pénalement ; double peine qui serait contraire à la jurisprudence du Conseil constitutionnel.

Bon j’arrête là, vous pouvez lire, il y a deux ou trois autres points d’éventuels achoppement entre le texte d’Albanel et la Constitution. Il y a même des liens vers des sites de jeunes juristes rompus à l’exercice qui ont évalué la constitutionnalité de la loi Hadopi. Je vous avoue avoir eu la flemme d’aller les lire (mais ne vous en privez surtout pas).

Je ne sais pas ce qui leur arrive au Figaro, mais en quelques lignes, ils ont dressé un portrait qui ressemble à s’y méprendre à un enterrement de première classe du texte.


Tiens, il est 22 heures 15, j'ouvre mon ordi et... Hi, Hi ! Ils ont vu juste au Figaro !


Jeudi 11 juin


Bon allez, je ne reviens pas sur la censure (pour une fois que j'aime la censure...)

Et je vous mets, sans commentaire particulier, deux conneries qui ont eu le don de me faire marrer :


Savez-vous qu'elle est la blague interdite à l'UMP, celle que l'on se passe sous le manteau ? Non ? Et bien selon Le Post.fr, la voici. Assez terrible je trouve. Et vous qu'en dites vous ?


Et que fait donc Grand Jacques, quand Bernie entame un discours ? Ben, il drague, car il est toujours vert malgré ses 75 printemps. Vous regarderez bien sur la vidéo, le visage de Madâme quand elle se retourne... On comprend pourquoi l'ancien président a besoin de parler à d'autres femmes qu'à la sienne.


Allez emballé c'est pesé, on passe au vendredi.


Vendredi 12 juin


Une journée en « mode » sport (putain entre nous j'ai une sainte horreur de ce nouveau tic de langage). Donc, je le laisse à Marie Colmant qui en use et abuse et ... je reprends.

Une journée placée sous le signe du sport (c'est mieux non ? un poil plus français, un rien plus suranné, comme un vin qui vieillit bien). Pour être plus précis, deux nouvelles en rapport avec le sport, deux nouvelles qu'en apparence tout sépare. En apparence...


Fignon, celui qui faisait le trou...oui je sais elle est nulle, Laurent donc, est atteint d'un cancer des voies digestives à un âge pas très avancé, puisque c'est le mien. Dans la foulée, et face à son médecin qui ne pouvait pas ne pas lui demander, il reconnaît qu'il s'est un peu chargé. Sans pour autant qu'on puisse établir une relation de cause à effet. La façon dont Lance Armstrong, qui lui aussi a connu les affres du crabe, s'est jeté sur l'affaire pour lui souhaiter tout le courage etc... a quelque chose d'un brin récup. quand même. Ironie cruelle que Fignon se retrouve aujourd'hui avec des problèmes digestifs et, par suite, de selles (bon, ok j'arrête).


On achète bien les chevaux.

Et les Ronaldo.

93 millions d'euros.

Le Real de Madrid aligne les millions sur la table comme les anciens dirigeants soviétiques le faisaient avec leurs missiles flambant neuf sur la Place Rouge lors des défilés du 1er mai. La semaine dernière, il balançait 67 millions pour un Kaka. Plus d'un milliard de francs (ça c'est juste pour les « un peu plus vieux » au cas où ils n'auraient pas complètement pris la mesure des sommes en question) pour s'attacher les services de deux types qui vont pousser le ballon. Avec talent, certes, mais c'est juste un ballon. Comme les otaries dans les cirques.

En trois jours, le Réal Madrid a donc déboursé 160 millions d'euros.

J'ai fait deux, trois calculs.

Le Réal de Madrid a payé l'équivalent de 18 369 690 heures de travail rémunérées au SMIC français,

Le Réal de Madrid a donc déboursé 10 093 années de SMIC,

Le Réal de Madrid a, si l'on préfère, craqué une somme correspondant à quarante années de paie (une carrière quoi !) pour 252 personnes (une entreprise quoi !).

252 vies de travail en deux jours pour deux joueurs de ballon ! Est-ce que ce monde est sérieux ?

Ils ne semblent rien avoir appris de la crise, les dirigeants des clubs de football. Parce honnêtement, une telle inflation des transferts a tout d'une bulle spéculative. Et ce qu'on sait des bulles, qu'elles soient financières, immobilières ou de savon, c'est qu'elles finissent toujours par éclater. Honnêtement, je crois que rien ne me fera plus plaisir. Le football, franchement...


Samedi 13 juin


Un petit mot de félicitation aux valeureux du XV de France qui s'en sont allés terrasser le dragon néo-zélandais sur ces terres. Comme un con, je l'ai loupé ce match, persuadé qu'on allait se faire tauler et qu'il n'y aurait pas de match, alors qu'aux dires des commentaires, ce fut le contraire, une partie pleine. Le rapport avec ce que j'écrivais hier soir ? Oui c'est volontaire (même si je sais bien que les rugbymen ne tournent pas nécessairement à l'eau de la clairefontaine).


Et on finira la revue de semaine avec la fille de Sonny Bono et madame Cher qui, insatisfaite de son genre souhaite en changer, pour devenir un garçon. Je ne savais pas, et me foutait éperdument en fait, que Sonny et Cher avaient engendré une fille. Mais s'il est vrai que souvent l'enfant se construit contre l'image tutellaire des parents, on est droit de penser que Chastity Bono a poussé loin le bouchon du refus de la figure maternelle. En témoigne la photo qui accompagne l'article.

Donc la voilà opérable ! A sa décharge, reconnaissons que question chirurgie, elle fut à bonne école avec se mère, dont il se dit qu'il ne subsiste plus aucune pièce d'origine.


Allez bon dimanche

et à très bientôt


Thierry

RYS