vendredi, juillet 31, 2009

Où vont-ils en vacances (les blogueurs) ?

C'est cet article, absolument indispensable, sur LCI, qui m'a mis la puce à l'oreille. C'est vrai ça, les politiques, c'est une chose, mais les blogueurs. Hein les blogueurs ! C'est où qu'ils vont aller récupérer d'une longue année remplie de billets, de coups de gueule, de mp3, et de coups de coeur, de sueur pour écrire trois mots qui se tiennent ? Hein c'est où ?

Où vont-ils donc en vacances ? Après un sondage conjoint Opinion Way (obligation légale, désolé !), Civil Servant Antennas et Sauf Resse (et une pique au vainqueur du blind test, une), suivi d'une enquête de terrain très poussée par la fine fleur paparazzique, nous pouvons délivrer un certain nombre de scoops sur la direction que vont prendre nos amis animateurs de la webosphère !

On peut d'ailleurs les classer en plusieurs familles :

- Les intellos tortutés, aiment l'air iodé de la Normandie ou de la Bretagne :

C'est ainsi que l'on retrouvera Zb et KMS sur les rochers des Côtes d'Armor, où ils s'adonneront à leur seconde grande passion (après l'écoute de disques qu'ils sont les seuls à connaître), le ramassage de bigorneaux.
Grâce à leur super téléobjectifs, nos reporters ont pu prendre cette photo de KMS revenant d'une longue matinée de pèche.

- La branchouille indie squatte l'Ile de Ré :

Nous l'avons appris par quelques indiscrétions, discrètement susurrées par le blog de Disso, il semble bien qu'Erwan abandonnerait sa Bretagne natale pour écouter l'intégrale de Stupefiane Seven, caché au fin fond du bois de Trousse-Chemise.

Toujours proche de Lionel Jospin, de cœur comme de raison, Coolbeans va réfléchir à la poursuite ou non de ses projets (faut-il mettre du noir et blanc sur les Covers, et si je passais directement à la lettre Z pour A Tombouctou? et si je relançais les Indécrottables ?...) dans une coquette maison d'Ars, jouxtant celle de l'ancien Premier ministre.

Bien qu'il ait décidé de devenir bonze, on reconnait Coolbeans en discussion avec L.J. devant leur maisonnette rétaise.

Erwan, encore sous le coup de la 18 302 ème écoute de Stupefiane.

Ajoutons que Disso, devrait elle aussi rejoindre Ré La Blanche, mais qu'elle a décidé de passer les quelques jours de vacances, à l'ombre, derrière sa fenêtre.

- Les jeunes bobos retournent à la terre (qui ne ment pas, oui Maréchal, les voilà).

Ils auraient pu choisir l'ile d'Yeu (bon ok j'arrête avec le Maréchal), mais ils préfèrent l'authenticité des collines verdoyantes de la Corrèze ou du Gers. Marches, cueillette des champignons (prévoyons que quelques uns ne vont pas revenir, par l'effet d'une malencontreuse confusion entre bolets et amanites phalloïdes), refesage du Monde à l'ombre bleue des figuiers, Thom du Golb a prévu un parcours sur les sentiers du GR33, puis un stage écolo dans une ferme bio macro tout près de Nébazat l'ancienne Eglise, à bonne distance de la civilisation. Curieusement, Cissie envisage de faire le même chemin.

Bien que la photo soit un peu floue, on reconnaît Thom du Golb, expliquant à une Cissie toute ouie que la pomme de terre bio ne doit pas se cueillir à la fourche mais avec le nez, à la mode, à la mode...

De son coté, Ama - L, à peine remise de ses celtes libations, ira poser sa guitoune en terre de foie gras, près de Condom, village qu'elle ne connaît pas du tout mais dont le nom sonnait bien à ses oreilles, allez savoir pourquoi (ah ces anglophones) ! Elle devrait y retrouver Mario Caballero dit Christophe et Arbobo (oui avec ce nom je ne pouvais pas le classer dans une autre catégorie), tous trois ayant décidé de traquer en ces lieux ignorés du rock'n'roll, les disques dont, d'une part les pochettes sont les plus innommables et qui, d'autre part, leur assureront une confortable avance dans les futurs blind tests (vu qu'ils seront bien les seuls à les connaître). Préparons-nous à de la sévère polka festive et de la banda endiablée dans les prochains contests.

De dos, Mario Caballero Christophe fait les bacs à disque en solde dans un village du Gers.

- Les play boys seront au sud.

Nice, Menton, Saint Tropez, rien ne va les arrêter, les Dragibus, Klak et autre Pyrox (on dit même que ce dernier envisage une halte au Cap d'Agde, allez donc savoir pourquoi). Champagne, yachts, fêtes luxuriantes et de luxures en tous genre, ils sont là pour claquer en quelques semaines les bénéfices accumulés par les Google Ad Sense de leurs blogs.

Dragibus se repose sur son yacht d'une folle nuit au Byblos ; une petite cure amaigrissante sera la bienvenue à la rentrée.

Même si on voit mal son visage, on reconnait sans difficulté Pyrox, en grande discussion lors d'une soirée au Cap d'Agde.

La nuit n'est pas terminée à Nice et Klak recharge ses accus d'un petit rail.

- Les érudits montent à Paris

Lassés par la désertification culturelle de leurs régions d'origine, dont les plus en pointe des radios locales viennent tout juste de découvrir Portishead (alors que faut pas déconner chacun sait que ça fait au moins un an qu'ils ont sorti leur premier album) et sont persuadées que Diving With Andy est un documentaire sur Warhol à la piscine, (alors qu'il est connu qu'il s'agit d'un groupe bordelais dans la stricte lignée de Luke), les esthètes de la blogosphère vont ENFIN à la Caaaaapitalllle !!!

Enfin ! Voir en vrai La Maroquinerie, l'Européen, la Cigale et tant d'autres lieux magiques. Car imaginez à quels points nos amis JP et Daniel de Next sont frustrés dans leur natale Bourgogne où n'osent plus se produire que des jeunes vierges comme Nadler, ou ce has been de David Jean-François Eugène Albert Edwards. Ce qui se comprend d'ailleurs. Ainsi, et ce n'est qu'un exemple parmi beaucoup, lors de la dernière prestation des Seeds du regretté Saxon à Macon, les fans se mirent subitement à déféquer devant la scène, surinterprétant le fait que le groupe s'était mis à jouer "Pushing Too Hard". De quoi repousser bien loin des terres burgondes les plus punks des rockeurs.

JP et Daniel de Next arrivent, avec quelques munitions de bouche, devant l'Elysée Montmartre : on leur a dit que le Velvet Underground allait se reformer et y jouer ce soir : ils sont aux anges.

Pour Mariaque, les vacances parisiennes seront l'occasion de visiter les lieux mythiques du cinéma français. Il ira Place Vendôme, refaire le parcours de Montand dans le Cercle Rouge, puis se dirigera vers les tours de Javel en frissonnant du plaisir de retrouver les hauts lieux de BeBel dans Peur sur la Ville, prendra le RER pour Rungis, où furent tournées de mythiques scènes de Taxi, avant de se ruer au Love Love du boulevard de Clichy, petite officine dont l'arrière boutique servit de décor aux premiers essais de Tabatha Cash. Un passage par la Cinémathèque est prévu, évidemment, d'autant que sa proximité avec Bercy devrait permettre à notre cinéphile expert de s'y rendre pour régler de menus problèmes persistants avec l'administration fiscale.

On reconnaît Mariaque, au centre de la photo, son éternelle casquette visée sur le crâne, faisant incognito la queue pour revoir, au Cine Paradiso de la rue d'Oberkampf, Les quatre Fils de Shaolin, monument du cinéma d'auteur hongkongais.

Le fan de Jackie Wilson (et accessoirement aussi de Jackie Sardou) et des Ronettes qu'est Sonic Eric fera les petits disquaires spécialisés en soul music du quartier latin pour dégoter l'improbable rondelle qui fera de lui le plus grand collectionneur en matière de Motown. Doté d'un budget modeste qu'il entend consacrer intégralement à sa quête, l'esthète ira loger chez l'habitante dans un minuscule studio, rue d'Aboukir, au 7ème étage sans ascenceur, qui appartiendrait, dit-on, à une certaine Coeur de Corsaire (ou quelque chose d'approchant).

Sonic, qui de joie d'avoir retrouvé des cheveux en a profité pour se faire une jolie moustache, n'est pas peu fier d'avoir rencontré Julie, une des icones pop soul de ses jeunes années.

- Les inclassables : plutôt la montagne.

Restent ceux qu'on ne saurait classer dans une quelconque des catégories ci-dessus, les poètes improbables de la websphère, dont on trouvera tout de même comme point commun, un grand amour des animaux et de la montagne.

Davnat, grand chasseur devant l'éternel sera dans les hauteurs de Corse pour sacrifier à son passe-temps favori : être plus Corse que les insulaires en tirant à vue sur les touristes. Surtout si ces derniers s'approchent de la grange qu'il a construit de ses mains et avec un peu d'aide du Front Patriotique Corsicu Moncu, en échange de quelques menus services, par lui rendus à ces authentiques combattants de la liberté à la tête de maure.

Davnat sait protéger son bien quand nécessaire (photo prise avec un très gros zoom)

Il Gatto del Rabbino préfèrera les Alpes, où il sait pouvoir taquiner la marmotte et le mouflon. Avec son Kiki, et son éternel bob ricard, il arpentera les cimes à la recherche de son graal animal depuis qu'il est tout petit : le fameux dahu.

Ah !? Et bien nos reporters se sont trompés, Il Gatto a changé de bob.

Enfin, Jen, pure montagnarde, a décidé d'attaquer les Grandes Jorasses par la face sud. La plus redoutée, le soleil permanent à ces hauteurs rendant les ascencions singulièrement périlleuses.

Dans un tel contexte de grande chaleur, Jen préfère affronter la paroi court vêtue.


Voilà, malgré une enquête des plus poussée, nos journalistes n'ont pas réussi à savoir où comptent se cacher, les Lyle, La bUze et autre G.T. Gageons qu'ils partent tous à l'étranger se ressourcer.

Quant à moi, au moment où vous lirez ces lignes, je serai en route vers le soleil dans le but assumé de faire bronzer mon corps d'athlête. Ce blog va donc momentanément passer au point mort. J'essaierai quand même de poster une photo ou deux, et de changer régulièrement les bannières.

Allez et bonnes vacances
Thierry
RYS

jeudi, juillet 30, 2009

C'est jeudi et c'est pas ravioli - 11

Tiens un titre Sun Records pour conclure cette série de "C'est jeudi et il y a pas de tutti frutti", pour cause de holydays.

Avec un homme qui force le respect, ne serait-ce que pour être né à Colt (Arkansas), ce qui ne s'invente pas, il y a 77 ans et avoir commencé la musique avec un groupe dénommé les Velvetones. Et enregistré, donc, chez Sun Records, ce qui vous pose son homme. En 1959, Charlie Rich, puisque c'est de lui qu'il s'agit, était déjà sessionman chez Sam Philipps depuis quelques temps, accompagnant les stars du catalogue comme Cash ou Billy Lee Riley, lorsqu'enfin une de ses chansons perça le mystère des hits. Lonely Weekends, en l'occurrence, que je vous propose aujourd'hui.

Plus tard, Rich décrochera d'autres hits, dont un fameux Mohair Sam au début des années 60 (qui doit traîner sur une de mes vieilles K7) et surtout son grand hit pop country "Behind Close Doors". Il s'éteindra en 1995 à 62 ans alors qu'il venait d'entamer, après un long silence, une nouvelle carrière plus tournée vers le jazz (qui avait peut être été, au fond, la musique qu'il préférait par dessus tout).

On ne trouve pas de page Charlie Rich au Rockabilly Hall of Fame (mais juste une très courte notice et deux liens renvoyant sur une page de présentation de l'artiste et l'autre sur sa discographie chez Sun), mais vous pourrez lire sur le site Country Music Television, une biographie (courte) de lui, qui relate bien la complexité de celui qu'on surnomma Silver Fox.

Charlie Rich : Lonely Weekends (enregistrement de 1959)

A dans quelques semaines pour un nouveau "C'est jeudi..."
Thierry
RYS

mercredi, juillet 29, 2009

Oh j'tai une flemme...

... de poster le moindre billet, moi !

Ça sent vraiment les vacances, ce blog !
Bon mais promis, encore un "C'est jeudi..." demain et sans doute une petite surprise vendredi, jour de mon départ. Quel art du teasing !

Tenez bon (m'encourageai-je, car j'aimais bien me vouvoyer parfois).

Thierry
RYS

dimanche, juillet 26, 2009

Revue de Semaine - la dernière avant les vacances.

Même si l'été a à peu près autant de difficultés à s'installer sur notre région francilienne (ça va mieux dans le sud semble-t-il) que le parti socialiste en a à entrer dans sa peau d'opposant utile, l'heure des vacances a sonné pour moi (enfin encore quelques jours jusqu'à jeudi soir). Direction le grand sud méditerranéen, où un couple de jumeaux italiens mariés à des sœurs lorraines, nous loue, à un prix défiant toute concurrence, un appartement qui mérite un peu plus ce nom que les cages à hamsters dans lesquelles les Pierre et Vacances et autres Maeva ont l'outrecuidance de loger les estivants.

Mais il reste encore une semaine à commenter. So, let's go !

Lundi 20 juillet


Entamons donc cette dernière revue de semaine avant congé estival en soignant le plus important de mes lectorats étrangers (en nombre – et sûrement en qualité, bien sûr – oui commençons aussi par un peu de démagogie -), en l’occurrence les Belges. Grâce à deux brèves qui viennent de ce charmant pays (et hop une autre couche de passée) :


Pépé part acheter des petits pains à la boulangerie du village et roule. Longtemps. Pour un peu il aurait pu revenir avec, en lieu et place des viennoiseries, de quoi faire un copieux Früstück. Avec les traditionnelles Bradwurzt, un bon Käsekuchen et un délicieux Swrazwälder Kirschorte (plusieurs même tant qu’à faire). Et pourquoi pas, puisqu’il avait fait quelques kilomètres de plus que prévu, ramener aussi le Mittagessen, avec une Saeukraut autour d’une succulente Einsben, un Wiener Schnitzel, et le fameux Saeurbraten. Certes tout ça cumulé est peut être un brin lourd, mais arrosé d’un chaud Glühwein et d’un léger Shnapps fruité, ça passe mieux. Oui, Pépé aurait pu ramener tout ça chez lui, parce que mine de rien, comme un David Vincent qui cherchait une route que jamais il ne trouva, Pépé n’arriva pas plus à la boulangerie. Mais là où le personnage que jouait Roy Thinnes découvrait les extraterrestres, Pépé lui rencontra les allemands. Parce que tant qu’à rouler à la recherche d’une boulangerie autant le faire pour de bon. Faute d’essence, il lui a fallu s’arrêter, à 400 kilomètres de chez lui, quelque part en Bavière, et marcher en charentaise sur le bord de l’autoroute. C’est là qu’il a été récupéré. L’histoire ne dit pas s’il a finalement acheté ses petits pains. D’ailleurs l’histoire ne dit rien de particulier. Pas de morale à en tirer, si ce n’est qu’il serait peut être plus prudent de ne plus confier le volant à Pépé. En revanche ça m’a permis de vous délivrer un panorama de la gastronomie allemande (autre pan important de mon lectorat étranger l’Allemagne !). J’espère que vous n’aviez pas déjà mangé. Sinon…, le bicarbonate est dans l'armoire à droite.


Toujours en Belgique, on apprend que si le servage a bien été aboli, quelques très anciens privilèges subsistent. Au moins au plan sémantique. Ainsi, chaque année, il est un petit groupe de paysans du Brabant qui s’acquittent d’une dîme de 125 000 euros. L’article est un peu floue, en ce sens qu’il ne précise pas si cette somme est la résultante des paiements de chacun d’entre eux, ou si, au contraire, chaque paysan doit acquitter 125 000 euros (ce qui me semblerait quand même énorme). Ils sont 83 dans ce cas. Si on doit retenir la première hypothèse ça veut dire que chaque paysan verse un peu plus de 1 500 euros par an ; si c’est la seconde qui est la bonne, alors l’affaire est juteuse pour le huitième descendant du duc de Wellington et du Prince de Waterloo : ça lui fait plus de 10 millions d’euros de rentrées. En fait, ce qu’on appelle dîme dans ce petit article ressemble fort, tout simplement, à un paiement de loyer annuel, puisque les agriculteurs cultivent une terre qui ne leur appartient pas, car propriété depuis 1815 du duc de Wellington. Evidemment c’est moins fun de dire qu’ils versent une redevance d’occupation du sol d’autrui, fut-ce à un descendant d’un des vainqueurs de Waterloo.

De toute façon pour moi, la dîme a toujours été un impôt pour le clergé.


En Bolivie (oui je sais on se promène en ce début de revue de semaine), il est un père de famille, ancien grand joueur de football, qui n’a pas ce que j’appellerais l’instinct paternel. Entraîneur de l’équipe de football d’Aurora, club de 1ère division de Cochabamba, Julio César Baldivielo, dont on nous dit qu’il est une sorte de légende du football dans le pays (surnommé L’Empereur c’est tout dire), n’a rien trouvé de mieux que de faire rentrer son fils sur le terrain durant un match opposant son équipe à celle de La Paz. Vous allez me dire qu’il n’est pas le premier entraîneur à faire jouer son fils. Certes. Mais au cas présent, le fils a 12 ans. Comme le mien. Que je ne voie pas courir derrière un ballon au FC Sochaux ou à l’AJ Auxerre (même en benjamin c’est pas son truc, alors vous imaginez en senior). Franchement, monsieur l’Empereur, vous ne croyez pas qu’à son âge il a mieux à faire l’Aiglon ?


Mardi 21 juillet


Restons dans les histoires de pieds nickelés (comme il y a quelques semaines) avec ce casse monumental pour 4,42 €. Oui vous avez bien lu, même pas un billet de 5. Et encore les gonzes étaient deux. Sacré butin à se partager. Mais qui en tout cas ne devrait pas susciter entre eux ces convoitises qui amènent parfois à s’entretuer. Je vous laisse lire l’article (il est très court). Cette fois-ci c’est bien en France que nous sommes : à Sedan.


Vous vous souvenez que la semaine dernière nous bouclions cette revue par la terrible affaire du ménage à trois chez nos amis pingouins. Mais c’en n’est pas fini des invraisemblances des animaux dans les zoos. A Nuremberg, une otarie mâle (un otari ?), à vouloir satisfaire son harem de trois femelles, a payé extrêmement cher ses galipettes. Il s’appelait Mike, pesait 285 kilos mais a succombé à ses obligations d’honorer Farah, Tiffy et Soda. C’est que faut dire qu’elles sont cons les otaries mâles : pendant la période de reproduction, comme elles ne s’occupent plus que de ça, elles en oublient de manger. Est-ce bien raisonnable ? Franchement.

Bon, je crois qu’à partir de demain, il faudrait que je revienne à des nouvelles un tantinet plus sérieuses.


Mercredi 22 juillet


Allez on va être plus grave avec une interview de Isaac Johsua, économiste (un peu marqué puisque membre du conseil scientifique d’ATTAC) et grand spécialiste de la crise de 1929. En premier lieu, pour remarquer qu’il n’est pas inintéressant qu’un journal économique tel que La Tribune juge utile de publier des réponses de nature profondément iconoclastes dans le cercle fermé des milieux économiques (économistes, journaux, club de réflexion, politiques…), dont on ne peut pas dire qu’il a fait germer des idées fortement novatrices depuis le triomphe de l’école de Chicago. Ensuite, parce que Johsua, s’il n’est pas très rassurant sur l’issue de la crise (cf. toute la première partie de l’interview où il confesse craindre que celle-ci n’ait guère fait bouger les lignes de la pensée dominante, et qu’au prix d’un keynésianisme temporaire et délégué (la relance par les entreprises privées), on reconduise les mêmes causes qui produiront les mêmes effets, développe une idée originale, qui est l’affirmation selon laquelle le modèle est dépassé même pour l’intérêt de ceux qui l’ont mis en place, à savoir que les taux de profit font désormais du surplace. Et qu’il y a quelques vrais dangers à poursuivre une chimère avec les mêmes moyens que ceux qui viennent de nous entraîner dans une des plus grandes crises de l’histoire. Évidemment, on pourra sourire de cette sorte de parallélisme avec le vieux slogan marxiste nous promettant que le capitalisme doit s’écrouler du fait de ses propres contradictions. Mais je ne crois pas que ce soit exactement ce que dit Isaac Johsua. Pour lui, au contraire, il semble que le marché (dont la main invisible est décidément vraiment invisible) peut très bien se satisfaire d’équilibres dans lesquels pauvreté et chômage sont des variables d’ajustement. Et qu’il devient urgent de repositionner les termes du débat économique. Là où je ne suis pas hyper rassuré par son analyse, c’est quand il considère que le seul déterminant du changement sera l’éventuelle intervention du peuple sur la scène économique, pour, je le cite, déterminer et imposer ses propres priorités. Le peuple… Vaste programme.


Bon, c’est entendu, les socialistes ont le plus grand mal à se faire entendre en tant que force d’opposition. Lorsque l’on parle d’eux, c’est uniquement pour relater les gentillesses qu’ils s’envoient à la face les uns des autres (en toute camaraderie, évidemment – à ce sujet je vous conseille d’aller faire un tour sur le blog de Julien Dray, pas tant pour lire sa mise en accusation de Martine Aubry, que pour consulter les commentaires qui lui sont adressés ; comme on peut légitimement penser qu’ils émanent essentiellement de ses « camarades » socialistes, ils sont, plus que n’importe quel sondage, un formidable révélateur de l’ambiance bon enfant qui règne au parti de la rose au poing, je ferme la parenthèse -). Donc, l’opposition n’existe actuellement, au moins médiatiquement, que dans l’autodestruction. Ce qui est sans doute un peu injuste dans la mesure où, à l’Assemblée Nationale, elle essaye de faire son boulot d’opposant (la preuve par Hadopi II). Mais voilà, quoiqu’ils fassent, les socialistes, ils ne sont pas audibles (je ne parle même pas du PCF). Je leur conseillerai bien la méthode coréenne. La photo qui accompagne cet article prouve qu’au pays du matin calme, on sait, parfois, ce que veut dire la rudesse dans l’affrontement démocratique. Et aussi faire preuve d’une remarquable souplesse pour sauter au-dessus de la tête de ses collègues parlementaires. Baffes, coups de poings, blessures, hospitalisation, une régulation du conflit sur un mode gaulois (je pense bien sûr à Asterix) dans laquelle les socialistes pourraient peut être retrouver quelques couleurs. Un bon échange de bouffes entre Ayrault et Copé, des allers et retours Devedjian - Glavany, Taubira lattant Mariton pendant que Goasguen essaye de lui arracher les cheveux, le tout devant les caméras de France 3 pendant la séance des questions au gouvernement, finalement ça aurait un peu de gueule non ? Et au moins là on parlerait d’eux !


Jeudi 23 juillet


On ne va pas parler du Google bombing qui fait que dorénavant tout le monde sait qui est le trou d’balle du web, même s’il n’est pas le premier à qui ça arrive (il me semble me souvenir que l’ineffable Raffarin y avait aussi eu droit en son temps de gloire matignonesque). Mais parlons quand même un peu de politique.


Biblalamain ne s’est pas remise de sa mise à pied du gouvernement. Il faut dire, à sa décharge, que les formalités élémentaires de politesse ont été un peu omises dans son cas, puisque qu’aucun coup de fil ne l’a prévenue de sa disgrâce, qu’elle a appris comme vous et moi, en regardant son petit écran à 20 heures. Comment ? Ah oui pardon, c’est un surnom que j’affectionne à son sujet mais vous n’êtes pas obligés d’avoir capté que je parlais de Christine la très catholique Boutin. Or donc, la voilà qui renonce à son siège de députée (auquel elle avait légalement le droit de prétendre à nouveau sans repasser par la case élection). Pour se sentir plus libre dit-elle : voilà qui en dit long, entre les lignes, sur la marge de manœuvre dont jouissent les députés de base par rapport au mouvement politique auquel ils appartiennent. Bon soyons clair : à bien des égards, Biblalamain représente beaucoup de ce que je déteste dans la droite. Le primat du spirituel sur le temporel, une conception de la société profondément ancrée dans un traditionalisme qui masque mal une volonté de revanche sur les acquis révolutionnaires (ceux de 89, mais peut être bien plus encore ceux de la IIIème République, la fameuse gueuse). Même son « coté social » ne trouve guère grâce à mes yeux, tant il me rappelle celui des dames patronnesses, qui achètent leur place en Paradis en pratiquant la très chrétienne charité (permettez moi d'y préférer la redistribution organisée par le seul collectif légitime : la Nation). Et pourtant quelque chose me dit qu'on ne va peut être pas y gagner à son départ. Je préfère avoir affaire à une grenouille de bénitier qui eut au moins le sens politique de s'affoler de l'état des prisons françaises (c'était il y a déjà 3 ou 4 ans et vous aurez donc beau jeu de me dire que les choses ont plutôt reculé depuis), qu'à un Copé, qui, outre son ambition de devenir un jour le Vizir à la place du Vizir, multicumulard de la vie politique et de l'entreprise et dont, jusqu'à aujourd'hui, le sens politique semble surtout s'être affuté dans les luttes de couloir de l'UMP et de l'Assemblée Nationale.


Cet article de Slate.fr pose la question que Valls et quelques autres longs couteaux du PS ont mis au goût du jour : pourquoi les partis politiques changent-ils si souvent de nom ? Le papier est intéressant mais un brin injuste : certes la France est, avec l'Italie, le pays où les formations politiques changent le plus souvent de nom. Mais il convient quand même de faire un sort un brin différent à la droite (recordwoman de ce point de vue) et à la gauche, en France en tout cas (où on observe quand même une assez grande stabilité depuis 40 ans). Et du point de vue de la droite, il est un argument qui me semble manquer dans l'article : les partis se structurent surtout pour mener ou maintenir un homme au pouvoir. L'UDF créée par Giscard pour son propre compte, comme le RPR pour celui de Chirac, ou 20 ans plus tôt le RPF au profit de De Gaulle ; à droite, les partis sont d'abord des machines au service d'hommes lancés dans leur conquête de l'Elysée. Stratégie qu'avait fort bien compris Mitterrand en rénovant en 1971 le parti socialiste, et que ses descendants n'arrivent pas à renouveler actuellement.


Vendredi 24 juillet


Un article de Mouloud Akkouche, écrivain, dans Rue89, sur la tristounette réalité des associations quand l'arrière boutique où s'affairent les petites mains doit subir les taches qui salissent la vitrine. En l'occurrence, l'arrière boutique ces sont les petites mains d'associations comme SOS Racisme, la devanture salie, c'est évidemment Dray. Je vous laisse lire. Je trouve qu'il n'y a pas un mot à enlever, pas un à rajouter.


Super article du New York Times (traduit car repris dans Courrier International) sur la toute récente sortie d'Obama au sujet de l'arrestation (stupid) d'un noir américain sur le pas de sa porte. Le journal y voit une preuve de ce que les médias américains s'étaient jusqu'alors refusé à entendre, Obama est un héritier du mouvement pour les droits civiques, dont il considère que les buts ne sont pas encore atteints. En ayant toujours insisté sur les portions de discours où le président américain en appelle à la responsabilité individuelle, ces médias auraient en quelque sorte masqué l'autre versant du discours (oubli qu'Obama le leur reprocherait amèrement selon le NYT), celui qui consiste à pointer les discriminations, notamment économiques, toujours à l'œuvre aux Etats-Unis. Un discours qui décentrerait donc un peu Obama, mais qu'il est peut être bon que les démocrates blancs intègrent un peu plus.


Samedi 25 juillet

Donc, c'est Contador qui a gagné, matant même Lance Amstrong (bizarre ça, sachant que l'américain n'est pas homme à venir pour ne pas l'emporter). Ça sera effectif demain vers 17 heures au bas des Champs Elysées. Loin des fastes des fêtes que fera l'équipe qui l'emploie, cet article du Monde rappelle qu'une grande partie des cyclistes ne gagnent pas des sommes exceptionnelles, loin de là même. Faire ce que ces types viennent de réaliser pendant 3 semaines pour 1 700 euros par mois, plus quelques primes aléatoires, ça relève du masochisme (ou quelque chose d'approchant). Bon il y aussi des gens qui font du rock'n'roll depuis des années sur toutes les routes de France et d'ailleurs, pour le SMIC ou guère plus. Mais là, je ne sais pas pourquoi mais ça me parle beaucoup plus.


Et l'année dernière à la même époque ?

Une réforme de la Constitution acquise à deux voix près (dont celle de Jack Lang), l'absence de toute athlète afghane aux jeux olympiques de Pékin (qui n' étaient pas encore commencés), la création d'un site tout particulier "adopteunmec.fr", ou encore une sortie pleine de classe et d'à propos de notre président, sur celui qui n'était pas encore celui des USA : "Barack, c'est mon copain" (à quoi on reconnaît les grands hommes d'Etat quand même...).

Voilà !


Bon, pour la revue, à dans quelques semaines

A bientôt

Thierry

RYS

samedi, juillet 25, 2009

La (les) Chanson(s) du Samedi #014

Je vous avais prévenu la semaine dernière en postant Moon Martin pour "fêter" l'anniversaire du départ vers la Lune de la mission Appolo 11, que je n'allais pas faire preuve d'une débordante imagination pour ce qui était du thème de cette semaine : c'est la semaine anniversaire du premier pas sur notre satellite.

"Un petit pas pour l'homme, un grand pas pour l'agriculture" (cette phrase n'est pas de Neil Armstrong, mais de Orak, paysan néolitique du croissant fertile, qui en écrasant de sa semelle de cuir de mouflon une énorme bouse de buffle, eut la brillante intuition que le fumier, le crottin de cheval et de façon générale tout ce qui sort des fondements et ne sent pas l'eau de Cologne, pouvait faire office de puissant engrais pour améliorer la pousse des plantes).

La semaine dernière, la puissante illumination dans le choix du titre accompagnant l'anniversaire du départ vers la Lune, fut de ne point choisir une chanson contenant le mot Moon, mais bien plus rusément d'opter pour un artiste ayant nom lunaire.

Cette semaine, nous éviterons à nouveau le trop simple piège de céder à la lunaire facilité. Et choisirons le qualificatif dont notre Lune doit être scientifiquement caractérisée : il s'agit d'un Satellite !


Et donc deux chansons de satellites :

La première, un chouïa plus bruyante que la seconde, vaut son pesant de cacahuettes : regardez, à la fin, le partage du gateau d'anniversaire assuré, avec un sourire de dame patronesse, par l'icone punk.



La seconde est très évidente. En revanche, la version qui en est rendue, dans cette vidéo amateure, est assez rare et je trouve, fait merveilleusement ressortir les qualités mélodiques exceptionnelles de cette put. de chanson.



Voilà, la rubrique "La chanson du samedi" va s'arrêter pour quelques semaines, comme, du reste, l'ensemble de ce blog d'ici quelques jours. Mais je vous dis quand même à bientôt.

Thierry
RYS

jeudi, juillet 23, 2009

C'est jeudi et c'est pas ravioli - 10

Tournons-nous aujourd'hui, après le rockabilly rural de Benny Barnes la semaine dernière, vers cette musique aux confins de l'espace temps (en matière de rock'n'roll, les confins de l'espace temps peuvent remonter jusqu'au 19ème siècle mais nous n'irons pas jusque là), qui est aussi bien le terreau des balades d'un Springteen ou d'un Cave (quoique lui soit avant tout un bluesman), que des vocalises d'une Alela Diane ou des scansions de ce nouveau groupe clermontois dont j'espère qu'il fera parler de lui, en l'occurrence Mustang.

Cette musique entre folk et country, source première sans doute de ce qu'on appelle parfois Americana, qui a irrigué le 20ème siècle de la grande dépression, des luttes des droits civiques, des hobos et des constructeurs de voies ferrées et dont les deux chanteurs retenus aujourd'hui sont de parfaits symboles.

THE ALMANAC SINGERS, 1942: Bess Hawes, Pete Seeger, Millard Lampell, Woody Guthrie, Arthur Stern, Sis Cunningham
(gauche à droite)

Ceux qui ont joué au blind test ont déjà eu droit, il y a quelques mois, à un très court extrait d'un des plus célèbres yodels de Jimmie Rodgers, appelé T for Texas. Proposons-le intégralement cette fois-ci mais dans une version un peu plus récente, et interprétée par Pete Seeger.

Mais profitons que la compilation dont viennent ses chansons contient aussi des duos entre le dit Seeger et Woody Guthrie, pour en poser un : Round and Round Hitler's Grave (chanson enregistrée en 1941, adaptée d'un traditionnel - ah les fameux trad-arr -).

Pete Seeger : T for Texas (Jimmie Rodgers cover) ;

Pete Seeger et Woody Guthrie : Round and Round Hitler's Grave.

Ce n'est pas extraordinairement récent, je vous le confesse, mais tout ça reste d'une assez grande modernité. A mon avis en tout cas.

Allez à la proxima
Thierry
RYS

mardi, juillet 21, 2009

Mangez-le si vous voulez... mais vous n'êtes pas obligé.


J'aime beaucoup Jean Teulé. L'homme de télévision d'abord (était-ce chez Rapp dans l'assiette anglaise ?) et puis l'écrivain bien sûr. J'avais en son temps dit ici tout le bien que j'avais pensé de Moi Villon. Aussi me voici en prise avec un sentiment qu'on connaît bien quand on s'apprête à tancer un ami parce qu'il vous a déçu.
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A la décharge de Teulé, il faut bien reconnaître qu'il s'est lancé un défi singulièrement relevé, en retraçant aussi fidèlement que possible (même s'il admet que le roman contient nécessairement une part un peu romancée) un fait divers des plus atroces qui s'est déroulé en Périgord il y a presque 140 ans (c'est-à-dire hier à l'échelle de l'humanité), et décidant de le faire de la façon la plus "journalistique", voire la plus "clinique" qui soit.
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Ecrire (peu, certes, environ 120 pages) sur une mise à mort qui s'étire, lors de la fête du village, sur deux à trois heures tout au plus, nécessite une faconde, une imagination, bref une capacité à dépasser l'évènement tout en le magnifiant (ici pour le pire), dont Teulé, n'a à mon sens pas fait preuve ici. C'est que cet auteur n'est jamais aussi exceptionnel que lorsqu'il prend le temps d'installer ses personnages (historiques le plus souvent) en leurs habitats, en leurs habitus, en leur siècle, puis de les regarder s'y mouvoir. Pas le temps cette fois-ci. Voilà, on est en 1870, le Second Empire s'éteind sous les défaites face aux Prussiens, l'automne succède à un été de canicule, et la paysannerie du Périgord Blanc est à cran. Peu à manger, peu à boire, des bêtes à l'agonie. Pas le jour pour gloser sur les bienfaits ou les méfaits de Napoléon III. Ce que va pourtant faire un cousin du malheureux héros de l'histoire, qui, sentant les vagues de haine monter de la foule agraire, aura le réflexe de fuir, laissant, pour son plus grand malheur ce dernier (Alain de Moneys) essayer de le défendre.
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Tout part de rien, une phrase mal comprise, un malentendu. Et l'hallali commence. Court et interminable. Il est tant frappé, torturé, insulté, molesté, De Moneys, qu'il tarde au lecteur que son calvaire finisse et qu'il meurt. Mais non. Par on ne sait quel miracle, alors qu'on lui a labouré le ventre à la fourche, crevé l'oeil à la fourchette, fracassé le crâne jusqu'à faire apparaître le cervelet, explosé les côtes, l'estomac, la rate et le foie à coups de sabots ferrés; le voilà qui se relève et cherche à se défendre. Et nous lecteurs de supplier Teulé : fais le donc mourir bon Dieu, à quoi rime cette avalanche de gnons qui s'étire sur toutes ces pages ? A quoi bon décrire ce chemin de croix, station par station, de la place du village à la porte du Maire, si c'est pour rédiger, à chaque fois, la même souffrance, la pareille agonie, l'égal aveuglement bestial de la foule ivre, et raviver l'écoeurement trouble devant la meurtrière bétise populassière.
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Est-ce ce qu'a voulu l'auteur ? Nous avertir que le moteur des pogroms, qu'ils aient pour cibles un supposé prussien martyrisé par une paysannerie abrutie, un supposé bourgeois (puisque juif) torturé à mort par des barbares incultes ou des supposés terroristes (puisque musulmans) humiliés par la plus grande puissance colonisatrice, est un moteur qui tourne toujours, même au ralenti. Etait-ce là son propos ? Une nouvelle y eut alors suffi.
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Voulait-il au contraire décortiquer l'immonde banalité de la cruauté grégaire, en démonter les ressorts, mettre en pleine lumière les sombres interactions des lachetés et idées reçues des lors qu'elles s'associent face à un commun ennemi ? Le livre est cette fois bien court.
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Aussi, le lecteur, pris dans cet entre-deux, ne sait trop ce qu'il doit penser, une fois le livre refermé, un goût un peu amer à la bouche d'avoir, impuissant, assisté à une mise à mort sans cause ni raison.
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Peut être parce qu'il n'y a rien à y comprendre, ce qu'en silence Teulé souhaitait lui dire. Pour un livre désespérant, mais peut être pas indispensable.
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A +
Thierry
RYS

dimanche, juillet 19, 2009

Revue de Semaine

Et une nouvelle semaine de brulée, qui nous rapproche de vacances amplement méritées, au bord du lac méditerranée (ça c'est pour me faire quelques amis dans le sud...), pendant lesquelles, évidemment ce blog sera à peu près aussi actif que l'a été le sémillant Bernard Laporte pendant son passage au gouvernement (si, si, je vous assure, il y était). Mais il nous reste encore deux revues de semaine d'ici là.

Dont voici la première.
Allez Zou !

Lundi 13 juillet


Bon, il y a ces 366 salariés d’une entreprise (New Fabris) à Châtellerault (le trou du cul du monde, vous pouvez me faire confiance, j’y ai travaillé quelques jours), qui sont suffisamment en colère, et, apparemment, déterminés, pour faire péter leur entreprise à coup de bonbonnes de gaz si on ne leur verse pas le salaire de la peur. Ils ne demandent pas que l’Etat paie, d’ailleurs, ils veulent que ce soit PSA et Renault, leurs deux principaux clients qui allongent la fraîche.

Juridiquement, bien que n’étant pas un garçon très calé en droit, je serais fort surpris que ces personnes, en exerçant ainsi un chantage à la destruction du bien d’autrui, n’aient pas franchi la ligne. Économiquement, c’est un peu différent. On se trouve typiquement dans un conflit à trois acteurs : les salariés, les clients, les actionnaires. Les premiers, aujourd’hui au chômage, parce que leur entreprise a mis la clef sous la porte, ont crée la plus-value de premier niveau ; celle de second niveau étant réalisée par les ouvriers de chez PSA ou Renault. Cette valeur ajoutée qu’ils ont crée, a été vendue aux deux constructeurs automobiles qui l’ont ensuite intégrée dans leurs propres prix de vente, c’est-à-dire dans leur propre valeur ajoutée. Qui a servi, à payer leurs salariés, leurs actionnaires, et dans un marché concurrentiel, à tenir les prix de leurs voitures (c'est-à-dire à ne pas trop faire payer les clients). Aujourd’hui, dans l’usine de Châtellerault, il reste un peu de cette valeur ajoutée de départ que les deux constructeurs automobiles ont payé mais n’ont pas récupéré. Ce que disent les ouvriers de New Fabris, grosso modo, c’est : "exceptionnellement vous allez nous verser une prime sur la valeur ajoutée que vous allez créer à partir de nos produits, aux dépens de vos employés, de vos actionnaires et éventuellement de vos clients." Il y a donc un double conflit potentiel : entre les employés de New Fabris et ceux de PSA et Renault d’une part et entre les employés et les actionnaires de PSA et de Renault d'autre part (pour simplifier on laisse de coté les clients). La somme en jeu n’est pas immense mais elle n’est pas négligeable non plus : 30 000 euros pour 366 salariés, ça fait un peu moins de 11 millions d’euros. Si PSA et Renault versent, sur qui feront-ils ensuite porter la facture : leurs salariés ou leurs actionnaires ? Dans une logique purement patrimoniale (capitalistique si vous préférez), les dirigeants de ces deux entreprises ont tout intérêt à maintenir le niveau de leurs dividendes et à expliquer à leurs salariés que si les salaires ou les primes n’augmentent pas autant qu’ils auraient du, c’est à cause de leurs camarades de New Fabris. Diviser les travailleurs a toujours été assez payant.

Et au plan moral ou éthique, me direz-vous : est-il normal d’exercer un chantage sur un bien d’autrui pour récupérer une part accrue de la valeur ajoutée ? Non, bien sûr que non. Pas plus qu’il est éthique ou moral de le faire par le chantage à la délocalisation.


Mardi 14 juillet.


"Ça, c'est un concert que je n'oublierai jamais ! (...) Merci de m'avoir suivi tout au long de ces années. Oh Dieu, que je vous aime ! Nous sommes dans un sacré beau pays. Vive la France !" a-t-il dit avant de terminer son gigantesque concert, ou pour reprendre l’expression d’un commentateur, 700 000 rebelles d’un soir, qui courbent du lundi au vendredi, from nine to five, la tête devant leurs petits chefs, puis devant la flicaille et le bon dieu, et, pire que tout, devant la peur de n’être pas conformes, avant de reprendre leurs bleus ou leurs cols blancs le lendemain, l’auront acclamé.

« Vive la France », il peut le dire notre exilé national. Elle n’a pas été chiche avec sa gloire éternelle, la France. Selon des estimations, non contredites par le ministère de la culture, la petite sauterie du Champ de Mars aura coûté près de 1,9 million d’euros. En regard, le budget dudit ministère qui est de 2,8 milliard, connaît en 2009 une petite amélioration de ses crédits, à hauteur de 2,6% (soit grosso modo un surplus de pognon de 60 à 70 millions) ; on vient d’en cramer 5% en une soirée pour les beaux yeux de l’idole et le bon plaisir du Prince qui nous gouverne.

Beaucoup insistent sur le fait que Johnny a fait un bel effort en limitant son cachet à 30 000 euros. 30 000 euros, exactement la somme que réclament les « maître chanteurs » de New Fabris à Châtellerault.


Il y a des gens qui me font peur, qui m’ont toujours fait peur : les grosses têtes (heu je ne vous parle pas des crétins qui balourdisent chez Pieral, heu pardon chez Bouvard ; j’évoque là les premiers de la classe, ceux qu’ont toujours tout compris avant tout le monde et étudient déjà la leçon 3 quand pour vous la 1ère persiste à ne pas vouloir rentrer dans votre caboche mal foutue). Ceux qui ont 20/20 partout, même au bac. Tant est si bien que si l’on additionne les points supplémentaires qui sont donnés (au-dessus de 10) dans les matières facultatives, ces gonzes en arrivent à avoir des moyennes générales surréalistes. Comme ce dadais de réunionnais de 17 ans, (je dis dadais mais en fait je n’en sais rien, peut être qu’en plus il est beau gosse, sympa, et fan de Johnny Cash, mais c’est pour me soulager un peu quoi) ; à un pouième près, il finissait avec une moyenne de 21 sur 20. Il devra se contenter d’un plus « maigre » 20,92 sur 20. Voyez ses putains de note. Pas un trou, pas une impasse, pas une faiblesse. « Et vous monsieur Hendrix, vous venez d’où ? – Je viens de la planète Mars ! »


Mercredi 15 juillet


Ce pourrait être le titre d’un roman pour enfants, comme celui d’un conte : « l’extraordinaire histoire de la petite fille aux deux cœurs ». A ceci près qu’elle est vraie et que pour extraordinaire qu’elle soit, c’est aussi l’histoire d’une longue souffrance pour l’enfant et les parents. Dont on souhaite qu’elle soit enfin finie, mais rien n’est jamais certain dans des disciplines aussi complexes que la chirurgie et les malformations cardiaques. C’est à lire dans Le Figaro (je ne l’achète jamais, il m’arrive de le parcourir en ligne). Mais si je vous ai proposé cet article, outre son aspect scientifique tout à fait étonnant, c’est aussi pour que vous puissiez vous fendre la pèche en lisant la batterie de commentaires qui l’accompagne : une bande de fous de Dieu s’est ruée sur le phénomène et ils ne sont pas loin de demander à ce que tout lecteur du Figaro communie avec eux. Poilant. Et triste à la fois.


Dans ce papier de Rue89, Chloé Leprince, avec l’appui d’une magistrate administrative qui a préféré garder l’anonymat, tend à démontrer que la liberté de parole des fonctionnaires se bride depuis quelques temps. Les trois cas qui sont cités sont pourtant relativement divergents. Entre le professeur qui refuse d’appliquer des réformes, dont on pense ce qu’on veut, mais qui jusqu’à preuve du contraire ne sont ni manifestement illégales, ni de nature à mettre en danger une liberté publique, le commandant de police qui lâche sur Bakchich des documents administratifs assez discutables et enfin le gendarme qui a co-signé une tribune sur la réforme de la gendarmerie alors qu’il est aussi expert chercheur au CNRS, il y a clairement des degrés bien différents. Le premier, a sans doute le défaut de beaucoup d’enseignants, celui d’oublier qu’il est un fonctionnaire, et qu’il se doit de mettre, à ce titre, en œuvre la politique du gouvernement dès lors que celui-ci a été régulièrement investi. Ou alors il faut qu’il aille au bout de sa logique et démissionne. Que le Tribunal Administratif ait jugé illégal qu’on lui retienne 24 jours de salaire n’y change rien. Le cas du flic est moins net. D’une part, il a publié un livre « Journal d’un flic » qui semble-t-il n’a pas eu l’heur de plaire beaucoup à sa hiérarchie. Toutefois, il n’aurait pas pu le faire publier sous son nom sans accord de cette même hiérarchie. Ensuite, il donne des documents administratifs, jugeant qu’il pourra ainsi démontrer leur inanité. Pas n’importe quels documents tout de même : des fiches de renseignements. A-t-il franchi le devoir de réserve ? C’est possible. Passible d’une poursuite pénale ? Ça semble assez énorme.

Enfin, et là, ça ne lasse pas d’inquiéter, la double casquette de gendarme et de chercheur au CNRS pourrait bien être dommageable au 3ème. Et là on se demande dans quel engrenage on a mis le bras, si un chercheur, par nature indépendant, est tenu de n’écrire que ce qui plait à l’administration et au gouvernement. C’est quoi la suite ? La mise au pas des fonctionnaires de l’INSEE si leur calcul de la croissance déplait ? Celle de ceux du Ministère de l’emploi si le taux de chômage démoralise TF1 ?


Jeudi 16 juillet


Putain ces concerts dans les stades ! Où l'on rajoute des scènes pour satisfaire les délires croissants de ces concerts cirques. Mourir pour Madonna. D'accord mais de mort lente aurait pu dire Brassens.


Et ces deux articles, celui-ci et celui-là traitent du même sujet, rendent compte du même contrôle. Pourtant ils n'ont pas du entendre la même chose de la part du Président Seguin de la Cour des Comptes. Pour Les Echos, celle-ci épingle l'Elysée sur ses dépenses, pour l'agence Orange, l'Elysée a globalement bien géré le premier budget de son histoire. Problème du verre à moitié plein ou à moitié vide selon la façon dont on le regarde. C'est bien possible, puisqu'en fait les deux articles pointent à peu près les mêmes problèmes. Tout est dans cette phrase : "Des progrès ont été faits. Ils méritent d'être poursuivis et amplifiés", notamment "en matière d'économies possibles". Voilà, pour Les Echos il y a des progrès à faire, pour Orange, des progrès ont déjà été faits.

Bon, ce qu'il faut savoir c'est qu'avant 2008, il n'y avait pas de budget propre de l'Elysée qui tirait sur les dépenses de toute une série de ministère, et partant, il n'y avait surtout quasiment aucun contrôle (hormis celui proactif de M. Dosière dont on a déjà parlé). Et bon ce qu'il faut savoir aussi c'est que Les Echos c'est rien que des anti Sarko primaires. Et pis c'est tout !


Terminons cette (chaude) journée par ce petit florilège de déclarations assassines (le son est un peu faible) du tueur en chef de l'UMP, l'excellent Frédéric Levebvre. Je dis excellent parce que, au fond, dans son rôle de méchant, il l'est. Comme le furent avant lui les autres portes flingue (pardon portes parole) de l'UMP ou de feu le RPR, tels que Devedjian, ou il y a bien plus longtemps Bernard Pons.


Vendredi 17 juillet


Dieu l’a voulu ! Nom de d’la ! Si son représentant sur Terre se casse le poignet, vous aurez du mal à me faire croire que Le Patron, la haut, n’est pas au courant, et j’irai même plus loin, n’est pas, puisqu’il est omnipotent, responsable des faits. C’est con d’ailleurs : autant les commentaires louant Dieu pour le « miracle » de la petite anglaise affluaient (cf. plus haut), autant je n’ai vu sur aucune édition en ligne, de commentaires (hormis ceux de mécréants qu’il faut brûler vifs pour extirper le malin de leurs corps) pour remercier le Seigneur de ses bontés, mêmes si elles peuvent paraître un brin paradoxales puisqu’Il lui a pris l’envie de péter le bras de Ratzinger. Le Pape aurait glissé de son lit en pleine nuit. Quels sont donc les rêves ou les cauchemars qui agitent à ce point son sommeil ? Mais d’autres journaux évoquent plutôt une glissade dans la baignoire. Mais auquel cas que faisait-il donc en un pareil endroit au milieu de la nuit ? Les journaux tout au long de la journée n’ayant sans doute pas beaucoup d’autres poignets à fouetter (semble-t-il même en Indonésie où les poignets, explosés et détachés des bras qui les tenaient, se ramassent à la pelle) nous tiennent au courant des faits et gestes importants : le pape est rentré à pied à l’hôpital ; le pape a été opéré sous anesthésie locale pour réduire la fracture ; le pape a bien fait popo (non là je déconne, on n’a pas eu de bulletin de ce type). C’est rassurant cette unanimité pour suivre de près les grandes affaires du monde (vous allez me dire, à en parler dans la revue de semaine je ne fais guère mieux…).


Bon finalement, on a commencé la revue de semaine là-dessus et on n’a pas eu tort puisque New Fabris a fait école. Et que l’élève a dépassé le maître. A l’heure où j’écris ces lignes, les salariés de Châtellerault n’ont toujours rien obtenu. En revanche, chez JLG à Tonneins (Lot et Garonne), en copiant éhonteusement les mêmes méthodes, les travailleurs et les travailleuses (permettez que j’emprunte la rhétorique de « feue » Arlette) ont arraché leurs 30 000 euros au patronat. Comme quoi… En tout cas ne soyons pas surpris si le prix des bouteilles de gaz augmente dans les semaines à venir : soit les ouvriers vont en stocker un maximum au cas où, soit les patrons vont assécher le marché pour priver leurs salariés de cette dangereuse arme de négociation massive.


Samedi 18 juillet

La femme est l'avenir de l'homme a dit Aragon (qui, après ce qu'il avait pu écrire sur Staline, Thorez et l'URSS en général, n'en était plus à une connerie près). Peut être, mais la femelle ne semble pas être celui du gay pingouin.

Ainsi, quand Harry rencontre Linda, c'est Pepper qui trinque. Petite affaire à trois au zoo de San Francisco, ou Linda, la femelle donc, vient de briser le couple que formaient nos deux pingouins mâles, Harry et Pepper. Et cette petite histoire, somme toute éternelle, du mari, du mari et de la maîtresse (Feydeau dans le règne animal) a eu le don de mettre la blogosphère américaine en ébullition, certains prenant ouvertement parti pour le cocu de l'histoire (Pepper pour ceux qui ne suivent pas), d'autres, comme un site chrétien, excipant de ce fait divers pingouinesque, que preuve était faite que les relations naturelles sont nécessairement hétérosexuelles. Toute l'histoire est dans ce numéro du Los Angeles Times (en anglais). Le plus intéressant est qu'à la fin de l'article, on comprend que ce pourrait être l'appat du gain qui ait amené Harry à suivre Linda, puisque cette dernière serait, en quelque sorte, un beau parti. C'est avec cette touchante histoire de pingouins qu'on clôt cette semaine.


Et l'année dernière à la même époque ?


Nouvelle conclusion de la revue, inaugurée la semaine dernière pour le premier anniversaire de la revue de semaine, et que nous renouvelons bien évidemment.

Et bien, l'année dernière à la même époque, on parlait de la crise belge entre wallons et flamands qui s'approchait de son paroxysme, du baptême de la fille de Dieudonné avec le gros borgne comme parrain. On évoquait aussi le fait que l'inflation était particulièrement haute en France (la crise des subprimes n'avait pas encore commencé ses dégâts) mais sans commune mesure avec les 2,2 millions pour cent de hausse des prix dans le pauvre Zimbabwe. Et du Tour de France, encore, et toujours pour les mêmes raisons : un certain Riccardo Ricco, surnommé le Cobra s'était fait prendre les écailles pleines d'EPO. De Mandéla aussi qui fêtait ses 90 ans (et ses 91, aujourd'hui). De Roméro, le militant gay UMP qui s'élevait contre une décision des Laboratoires Roche d'arrêter leurs recherches sur le SIDA. Et du taux de pauvreté en France. Sur ce front, rien n'a changé.


Allez bon dimanche

Thierry

RYS

samedi, juillet 18, 2009

La Chanson du Samedi #013

Bon c'est l'évidence, dès lors que l'on veut bien privilégier le futile et l'accessoire à l'essentiel, cette semaine sera marquée par le 40ème anniversaire du départ d'Apollo 11 vers notre satellite, j'ai nommé la Lune. En plus ça va me permettre de ne point trop me fouler pour la prochaine semaine, qui verra le 40ème anniversaire du premier pas d'Armstrong dans la poussière lunaire, jusqu'alors inviolée des millions d'années durant (oh putain que c'est beau).

Bien évidemment, il est extrêmement aisé de trouver dans le vaste répertoire de la pop musique des 50 ou 60 dernières années, un titre qui comporte le mot lune, que ce soit en anglais, en espagnol ou en français. De Blue Moon à J'ai demandé à la Lune, en passant par Hijo de la Luna, il y a largement de quoi faire.

Plus drôle, ai-je pensé en mon for intérieur (oui ça m'arrive et honnêtement penser en mon faible extérieur n'aurait aucun sens), plus drôle donc, sera d'illustrer ce billet par un artiste dont le nom rappellera l'évènement. Et dès lors, lunettes rondes, et cheveux blonds aussi raides qu'un Alain Juppé poussé à la démission par une défaite électorale, Moon Martin s'impose à nous. L'homme qui écrivit deux hits, qui ne le devinrent que lorsque d'autres que lui les chantèrent. En l'occurrence Willy DeVille pour son Cadillac Walk et le regretté (par Heineken notamment) Robert Palmer avec Bad Case of Loving You.

Doctor, doctor... ben on a retrouvé la version de Moon Martin, ici en live en Allemagne en 1981 (montez un peu le son c'est faible).



Et parce qu'on ne saurait se priver du plaisir de revoir son kitschissime clip, rempli jusqu'à la gueule de mannequins toutes plus libidineuses les unes que les autres, voici la version qu'en fit cet épicurien de Robert Palmer : en lien ici. Oui, car allez savoir pourquoi, aucune vidéo de Palmer ne peut être intégrée sur site.

Bon, ben voilà une bonne chose de faite.
A demain, donc, pour la dominicale revue de semaine.
Thierry
RYS