
La reprise de ce blog va se faire tout en douceur, au moyen de deux billets de réponses à des tags qui me furent envoyés durant mes chaudes semaines de vacation hors de l'Ile de France (
à ce sujet, oui je m'habille en italique car je me mets à chuchoter comme pour toute confidence d'importance, à ce sujet, donc, saviez-vous que le réseau de canalisation de gaz en Île de France atteint 25 500 km, ce qui représente 15% de l'ensemble national qui se concentre sur 2% du territoire ? Extraordinaire non ? Et que par ailleurs, il n'y a que 0,3% de la population active francilienne travaillant dans le secteur primaire ? Dingue, n'est-ce-pas ?).
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Les raisons de me choisir, si en tout cas on en croit ce monsieur
March qui a crû bon de les dévoiler, m'ont semblé bien superficielles (j'habiterais à quelques encablures de son propre logis - qu'on me le prouve ! - et j'aurais conseillé un livre sur ce blog qui aurait beaucoup plû à une de ses amies - encore une qui n'a pas de goût, vu mon inculture littéraire crasse -). Mais qu'importe, en
gentleman-esthète-dandy incontesté de la blogosphère, je décidai de m'exécuter et de répondre aux quelques questions posées, et ce quoiqu'il m'en coutât (car en effet, s'il n'est point ardu de se répandre sur des musiques qui ont la vertu de m'autoriser à parler de moi-même par artistes interposés, si se payer la fiole des braves gens, rédacteurs de blogs, dont j'ai l'outrecuidance de penser qu'il sont des amis, est une vraie sinécure -ce d'autant plus que les dits braves gens ont la bonté d'âme d'en sourire-, répondre à un tag comme celui que m'a envoyé monsieur le
Cult(ur)iste suppose, en revanche, une longue et douloureuse introspection qui ne peut être sans dommage pour ma santé mentale, un voyage sans retour jusqu'aux tréfonds de mon âme torturée, une épreuve initiatique sauvage, dont je ne vois d'analogues que les
rites d'entrée dans le monde adulte chez les Masaï, le premier seppuku dans les entrailles de l'ennemi pour un samuraï, la sodomie primitive du demi de mélée, malencontreusement coincé par les troisièmes lignes bourrées au mauvais armagnac premier prix, au fin fond des vestiaires de
Ychoux, le soir d'une défaite contre
Hasparren en huitième de finales de la 3ème série régionale). Bon, trève d'introduction. Pénétrons dans le vif, ainsi que se plaisait à dire l'ineffable
Rocco Siffredi lors du tournage de
l'Arrière Train Sifflera Trois Fois.
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Plutôt corne ou Marque page ?
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Corne ? Qu'est-ce à dire ? Prend-on le risque de devenir bovin (ou pire, cornu) en lisant ?
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Bon, ok, complètement marque-ta-page ! Surtout depuis que mon fils, sur les conseils avisés de ses douces institutrices de maternelle, m'en a offert un à chacune de ses trois années de maternelle. Pas toujours pratique, mais si attendrissant. Ouais, définitivement marque-ta-page.
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As tu déjà reçu un livre en cadeau ?
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Absolument et ce depuis mon plus jeune âge (Nounours, puis la Bibliothèque Rose, puis la Verte, et ensuite la Rouge et Or). Et ça continue, encore et encore, c'est que le début... D'accord, d'accord, je redeviens sérieux. On m'en offre toujours. Dernier en date : Mangez le... de Teulé.
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Lis tu dans ton bain ?
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Alors, à ce stade, il faut que les choses soient extrêmement claires : je ne prends jamais de bain. Sauf en mer ou en piscine, ce qui, chacun en conviendra, n'est guère propice à la lecture (surtout quand il y a de fortes vagues ou lorsqu'une tripotée d'enfants jouent à se pousser dans le grand bassin, ah les ptits cons!). Donc, pour répondre, non, je ne lis jamais sous ma douche (je n'y fume pas non plus).
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As-tu déjà pensé à écrire un livre ?
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Oui.
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Que penses tu des séries en plusieurs tomes ?
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Rien a priori. Mais de quoi parle-t'on ? Zola ou Millenium ?
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Mais, en général, je préfère les livres d'une durée raisonnable. Comme pour les films ou les titres de rock'n'roll, la longueur est bien souvent synonyme d'absence, soit d'idées, soit de maîtrise scénaristique (ouh putain là, c'était bô). La bonne longueur c'est quelque part entre les 90 pages d'une Nothomb (qui écrit bien mais doit quand même être une foutue feignasse) et les 1 000 pages du Seigneur des Anneaux (ce JRR ne ménageait pas sa peine par contre).
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As-tu un livre culte ?
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La Bible ? Le Coran ? La Torah ? Les trois ? Allez oui, les trois. En ces temps de retour du religieux, de la pensée magique en général, et des seyants atours noirs burkanibé (le contraire de burkinabé) pour les femmes, on n'est jamais trop prudent.
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Autrement, et si les autorités gouvernementalo-ecclesiales me le permettent, j'ajouterais bien quelques ouvrages supplémentaires, quoique profanes.
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Le premier est un recueil : Alcools.
Je pense que je pourrais lire la
Chanson du Mal Aimé tous les soirs (celui qui a dit
Claude François peut sortir !). Même si au bout de trente ans je ne suis pas encore certain de la comprendre, elle est sublime (
Voie lactée, ô soeur lumineuse...).
Après, il y a le Voyage... de Céline (rien d'original j'en conviens - un choc, comme pour chaque être un peu sensé sur cette planète-), et des choses aussi hétéroclites que La Vérité Avant-Dernière de K. Dick, Un Tout Petit Monde de Lodge, Le Monde Selon Garp, Necropolis, Shutter Island, Cul de Sac, Les Ritals et Les Russkofs de Cavanna, boh j'en oublie c'est certain. Ah si ! Le Grand Meaulnes ça reste un grand souvenir d'enfance.
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Aimes-tu relire ?
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Rarement. Si, la poésie bien sûr. Et aussi exception faite des quelques titres mentionnés ci-dessus, dont je peux reprendre des passages pour le seul plaisir de les relire.
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Rencontrer ou pas les auteurs des livres qu'on a aimé ?
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Pas facile pour Apollinaire ou Céline.
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Le truc c'est pour dire quoi ? Ouah, c'est vraiment bien ce que que vous écrivez et ça m'a énormément plû ? Ou l'inverse : Oh je suis désolé, mais j'ai bien moins aimé votre dernier roman ? Dans le premier cas, peut être que ça flatte l'ego de l'auteur mais au-delà ? Et dans le second, j'ose espérer que ça n'a aucune importance pour l'écrivain.
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Aimes-tu parler de tes lectures ?
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Oui, avec ma femme. Vu qu'elle a pas des goûts de chiotte (en même temps ce que je viens de dire est tautologique, c'est ma femme). En fait, je préfère écouter les autres me parler des leurs. C'est moins fatigant et on a plus à y gagner.
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Comment choisis-tu tes livres ?
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Grâce aux blogs... (une paire de secondes de démagogie offerte par le Civil Servant).
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En fait, c'est pas si faux. J'ai acheté ou emprunté des bouquins à la bibliothèque parce que des blogs les avaient conseillé. Je pense notamment à
CaféBook, le blog d'une petite nana qui s'appelle
Emma (en fait je dis petite mais je n'en sais rien, peut être qu'elle toise un mètre quatre-vingt dix). Mais ça fait un moment que je n'y suis pas allé. Mais bon il y en a d'autres (non
Thom, je ne te ferai pas de pub). Ah il y a aussi cette émission :
Un livre Un jour que je vois parfois le jeudi avec mon fils. Le problème, c'est que les types ont à peine deux minutes pour te donner envie. Superficiel forcément. En revanche, l'émission de
Pennac c'était décevant. Toujours les mêmes têtes.
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Après, évidemment, il y a des auteurs, tu vas les suivre. C'est pas nécessairement ce qu'on peut appeler de la littérature, mais la biographie de Bashung par Mikailoff je l'achète dès qu'elle sort.
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Une lecture inavouable ?
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Franchement ? A part lire le blog de Cultiste, je n'en vois pas.
Un SAS quand j'étais jeune peut être. Et encore j'ai filé directement à la page 120. Ceux qui ont lu ces sous pulp savent ce que je veux dire.
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Des endroits préférés pour lire ?
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Les chiottes ? Oui, c'est une question connexe à celle qui suit : Lire et Faire ses besoins ? Comme lire peut être aussi un besoin, ça se tient.
En fait, j'aime bien avant de dormir. Et dans le RER. Quand il est pas ras la gueule.
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Lire et Manger ?
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Heu c'est quoi la question ?
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A priori oui, faut faire les deux. Et boire aussi. Et faire l'amour évidemment.
En même temps ?
Faire l'amour et manger, déjà c'est pas super hygiénique. Si en plus il faut lire et boire. Faire l'amour et regarder la téloche, pourquoi pas. Encore que, tomber sur Drucker c'est franchement débandant non ? Et les probabilités de tomber sur Drucker quand on allume le poste sont non nulles je dirais.
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En fait, vu le prix des livres aujourd'hui, la vraie question ca ne serait pas plutôt Lire ou Manger ?
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Livres empruntés ou livres achetés ?
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Essentiellement empruntés. Ca sert à ça les bibliothèques. Je sais c'est mal. Mais j'ai une totale confiance dans notre Gouvernement. Une fois réglés les problèmes des musiciens grâce à la loi Hadopi, Fr. Mitterand le Petit, saura trouver une parade pour que les écrivains puissent mieux vivre de leur travail. Une solution serait peut être de surtaxer (mais franco hein ! 3000%) les livres de Musso, Grangier et Levy pour désinciter les lecteurs à mettre leurs nez dans des bouses et les encourager à aller le fourrer dans du Jaenada (ceci n'est qu'un exemple).
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As-tu déjà abandonné la lecture d'un livre ?
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Assez souvent oui. Se forcer à lire c'est aussi nul que se forcer à travailler. Ou à écouter de l'opéra quand on n'aime pas ça. Ou du rockabilly. Tout fonctionne pareil. Ce qui me gonfle c'est les gens qui aiment un truc parce que c'est le moment de l'aimer. En fait, ils n'aiment rien, ils attendent qu'on leur dicte la ligne. C'est assez proche du fascisme si on y réfléchit un peu. En musique c'est une catastrophe. Je lis assez peu les magazines littéraires, mais j'imagine que c'est la même chose.
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Tu tagues qui ?
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Ah, ah !!!!
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1- Mon ami
Sonic Eric. Parce que c'est un esthète de la pop classieuse et qu'il est à l'opposé des gens dont je parlais juste au-dessus. Et parce que je pense qu'il a des choses à dire en matière de littérature.
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2- Heu, ben
Emma justement dont je parlais tout à l'heure (en espérant qu'elle passe par ici à l'occasion). Cela étant, elle a bien dû me conseiller deux ou trois merdes dans le tas.
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3- Un couple "estois" (enfin je veux dire de l'Est) dont je ne connais que le monsieur et dont la madame a écrit un livre qui s'appelle
Charlemoi (que je n'ai d'ailleurs pas lu - que les grenouilles de l'apocalypse fondent sur moi pour me sucer avec leur grandes bouches - oui le sang bien sûr, enfin ! -). Ce sont les
Jeanney (Hervé et Christine) et que j'aimerais bien qu'ils répondissent séparément (afin qu'ils s'empeignent ensuite le soir venu - et qu'on ne vienne pas me dire que je ne suis pas pour la paix des ménages, chacun sait bien comment se terminent les disputes dans la plupart des couples, hum ? -)
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4- Et
Jennifer, because elle écoute de la musique impossible pour une jeune femme de son âge (les
Small Faces ou
Jefferson Airplane - on voit l'avance qu'elle a pris sur le reste de sa génération) et qu'elle a tout abandonné par amour pour son homme (c'est beau) et pour la Bretagne (c'est pas bien malin !), et que comme elle ne travaille pas, elle a du temps, qui sera ainsi beaucoup mieux occupé qu'à jouer à des jeux ineptes sur Facebook. Et toc, au boulot Jen !
Bref, uniquement des gens de grande qualité.
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Pourquoi ?
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Car tel est notre bon plaisir.
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Bien, après cette longue séance psychanalytique, je pense m'octroyer une petite cure de sommeil de trois mois. Mais mon fantôme double-moi sera là pour continuer à écrire sur ce blog (houlà ça va pas mieux moi, pas vrai double-moi ?!)
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A bientôt
Thierry
RYS
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PS : je me demande si je ne me vautre pas lamentablement en mettant ce putain de ^ sur le u de plû. Et j'ai la flemme d'aller vérifier.