samedi, octobre 31, 2009

La (les) Chanson(s) du Samedi #023

L'identité Nationale ! Oui Madame ! Un Grand Débat ! Nécessaire voyez-vous, parce que nous sommes à la croisée des chemins, c'est le début du vingt et unième siècle, n'est-ce-pas, et une grande Nation comme la France se doit de réfléchir sur ce qu'Elle est, son rôle, ses forces, ses faiblesses, sa population et ses origines et voilà, et passez muscade !

Sacré Eric Besson. C'est qu'il doit commencer à y croire à son poste de Premier ministre, l'animal. Alors, il le joue, et pas à moitié, son rôle de valet du Patron :

- Besson, faudrait me trouver de quoi me sortir de cette nasse, là, t'as vu mes sondages !?
- Oh, oui, monsieur mon Chef adoré. Je vais vous détourner l'attention des plumitifs et du peuple vous allez voir, mon Chef Adoré.
- Ah, t'as déjà des idées ?
- Oui bien sûr.
- Ah t'es bon Besson ! Z'avez vu les autres ! Prenez en de la graine, bon sang ! Alors, t'as quoi mon Besson ?
- Oh j'ai pensé à relancer la Burqa, et pis si ça prend pas, en même temps je peux lancer l'idée d'un grand débat sur l'identité nationale, oh mon Chef bien aîmé.
- Et ben voilà. Comme ça, on ne parle plus de la crise, ni de Gandrange, ni des retraites, ni des 10% de taxation sur les banquiers qu'on a renvoyé aux calendes grecques, et ouais les gars faut savoir en jeter dans les discours et se faire oublier après, vu ? A ce sujet Copé, tu vas me faire le plaisir de me ramener ce put. de Parlement aux bottes, c'est quoi ce truc. Et l'autre tanche de Lamour qui se plante de bouton. Bien un escrimeur ça tiens. Ah, non vraiment. Bon, c'est très bien mon Besson. En plus à six mois des régionales, on va te le rameuter notre électorat, ça va pas louper. Put. l'est bon ce con. Pas à dire, les traitres c'est les meilleurs, ils n'ont aucun état d'âme. Prenez z'en de la graine les autres, là !

Franchement, c'est quoi cette crise qui frappe le pays. Vous avez un problème d'identité vous ? de personnalité ? A vous demander qui vous êtes? Vous êtes en pleine Personality Crisis ?
Monsieur Besson peut être, en revanche.



Well we can't take it this week
And her friends don't want another speach

Hoping for a better day to hear what she's got to say


All about that Personality Crisis you got it while it was hot
But now frustration and heartache is what you got

(That's why they talk about Personality)


But now your tryin to be some no you got to do some
Wanna be someone who cow wow wows

But you think about the times you did they took every ounce

when it sure got to be a shame when you start to scream and shout

you got to contradict all those times you were butterflyin about

(You were butterflyin)


All about that Personality Crisis you got it while it was hot
But now frustration and heartache is what you got


And your a prima ballerina on a spring afternoon
change on into the wolfman howlin at the moon hooowww


All about that Personality Crisis you got it while it was hot
But now frustration and heartache is what you got


Now with all the crossin fingers that mother nature says
Your mirrors get jammed up with all your friends

That personality everything starts to bend

Personality when your mind starts to bend

Personality impression of a friend,

Of a friend, of a friend, of a friend, of a friend

Personality wonderin how celebrities ever met

(Look and find out on television)


Personality Crisis you got it while it was hot
frustration and heartache is all you got don't you worry


Personality Crisis please don't cry

it's just a Personality Crisis please don't stop


Because you walk a Personality
Talk a Personality


Bon finalement, tout ça a au moins l'avantage de nous faire (ré)écouter les New York Dolls.

Allez, à plus, à demain tiens, pour la revue de semaine.
Thierry
RYS

vendredi, octobre 30, 2009

Et qui est Miss43, 43ème actrice dont il faut retrouver le non hu ? (43)

Dernière actrice du week-end. La quarante-troisième d'une série qui en comportera soixante en tout. Comme les minutes dans une heure, comme les secondes dans une minute, comme les dixièmes de seconde dans SIX secondes (ah vous pensiez que j'allais me vautrer avouez-le !). Comme les doigts de la main. Si, sur Vulcanoris, cinquième satellite de Baratagus, à coté d'Alpha du Gattore. Ils en ont soixante là-bas des doigts dans une main. Et des mains ils en ont huit, les vilains.
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Bon allez, on s'y met. Aujourd'hui : TROIS (3) points à dénicher. Deux (2) pour l'actrice. Et un seul pour la question subsidiaire.
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Subsidiaire que voici d'ailleurs :
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Photo connue archi connue, presque aussi connue que celle du Che prenant le thé avec Rossevelt, Churchill et Staline à Yalta. Mais pourquoi elle est ici ?

Quant à l'actrice, le temps qu'elle se refasse une beauté, ah et bien çe ne fut pas long et la voilà qui vient d'apparaître dans ma bannière !

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Allez enjoy et réponses dans les commentaires.

A toute,

Thierry

RYS

jeudi, octobre 29, 2009

Bon !!! C'est la 42ème fois que je le demande : C'est qui celle-là qu'est apparue dans ma bannière hu ? (42)

Or donc, alors que vous ne vous êtes pas encore trop précipités pour répondre au blind test d'octobre, mais bon il vous reste encore un peu plus de 8 jours, voici que la 42ème actrice est en jeu ce soir.
Le Gatto est maintenant assez nettement en tête devant Thanu tandis que Regus tente de faire mentir l'adage du lièvre et de la tortue et s'est mis en tête d'accumuler les points.

En parlant des points, tiens ce soir il y en a trois à prendre (quel générosité de ma part !) :
1 seul pour l'actrice mais DEUX (2) pour une bonne réponse à la question subsidiaire.


Question subsidiaire que voici :

Oui, c'est vrai, cet homme est curieusement habillé (les larges bretelles verts à motif, ça ne le fait pas trop) mais il est très souriant. Mais sait-il seulement pourquoi il est convoqué ici ? Et vous d'ailleurs, le savez-vous ?

L'actrice sort de sa loge, où elle lisait Kierkegaard (non ce n'est pas un indice, c'est juste que toutes les actrices ne sont pas des têtes creuses) et la voilà qui apparaît, là-haut, dans ma bannière !!

Il est 20h05 - INDICE POUR L'ACTRICE : SES INITIALES SE SUIVENT ALPHABETIQUEMENT ET FAUT PAS ALLER LOIN POUR LES TROUVER....


Allez, enjoy et réponses dans les commentaires.

A toute,
Thierry
RYS

C'est jeudi et c'est pas ravioli - 19

Après détour par le surf électro des Tornados, choisi par mon gamin sur une brocante et mis en ligne ici la semaine dernière, on revient à des fondamentaux plus classiques de cette hebdomadaire revue de ceux qui furent les grands pionniers, ou leurs illustres (ou pas) descendants et imitateurs.

Aujourd'hui un titre de country plutôt original en ce qu'il ne nous inflige ni faux yodel de circonstance, ni pedal steel et autres hawaiennes guitares qui peuvent, reconnaissons-le, agir sur notre système nerveux avec une nocivité égale à celle qu'engendre une trop longue station debout, l'oreille à coté d'une forge d'acierie. Bien au contraire, ce charmant morceau n'est que vocal (ou presque), les choeurs masculins, légèrement en retrait, battant le mid tempo de cette bluette où il est question de marcher un peu plus près de toi. Un peu à la manière de ces groupes de doo wop, mais tout en retenue, ou comme des Jordanaires qu'on aurait enregistrés derrière un mur épais.

En étant honnête avec vous, je me dois d'avouer que je connais assez peu Patsy Cline alors que cette femme est une légende de la country music. Sa mort dans un accident d'avion en 1963 (encore un) alors qu'elle avait à peine trente ans n'est sans doute pas totalement étrangère au culte qui lui est voué par ses nombreux fans. Mais sa voix, son parcours musical, allant du rockabilly initial à une country tout autant honky tonk que, à contrario, plutôt Nashville Sound. compte avant tout. Pour en savoir plus sur elle, vous pouvez, outre un des nombreux sites de fans mis en lien deux lignes plus haut, visiter utilement son propre site Internet. Si vous parcourez un peu Google vous verrez que le nombre de sites qui lui sont consacrés est assez impressionnant. Un très bon Best Of de Patsy est sorti en 2005, il serait de bon aloi que je me l'achète.

Patsy Cline - Just A Little Walk With Thee.

Voilà mes amis, à bientot. Ah ben tiens pas plus tard qu'en fin d'après-midi pour une nouvelle actrice à découvrir.

Thierry
RYS

mercredi, octobre 28, 2009

World Contest of the Blind Test - Saison II : Deuxième étape !

Et en avant pour la deuxième des 10 manches !

Quelques rappels préliminaires :

- il y aura cette année moins de parlottes dans les extraits (encore que cette fois, on entend parfois quelques paroles - est-ce googlisable pour autant, ça reste à voir) ;

- il y aura deux épreuves spéciales : Comme en 2009, la dernière épreuve sera classée sur 40 points (je suis d'ores et déjà en train de la préparer, ce sera, sachez-le, votre pire cauchemar) ; et en plus, nous aurons une nouvelle spéciale pour la 5ème étape qui sera elle dotée de 30 points (je la prépare aussi et d'avance j'en souris) ;

- et nous avons cette année trois classements au lieu de deux l'an dernier : sont reconduits, le classement aux points et le classement des grosses (notes) basé sur le nombre de résultats supérieurs ou égaux à 18 . S'ajoute un nouveau classement qui est celui de la meilleure moyenne. Il permet à quelqu'un qui n'aura pas pu jouer toutes les épreuves de gagner lui aussi un trophée. Mais il est soumis à deux conditions : jouer au minimum 7 épreuves sur les 10 (si ça vous paraît un peu trop je peux baisser à 6, mais en dessous ça n'aura plus de sens) et surtout jouer les deux épreuves spéciales.

Donc au bout du compte : Trois (3) trophées. Général, Montagne et Maillot Vert (en gros).
Ce qui veut dire trois cadeaux ! Oh ! Cool ! (ok je sais je l'ai déjà dit le mois dernier, mais toute bonne pédagogie passe par la redite, n'est-il pas ?).

Pour le reste, hormis en décembre et en juin, les épreuves se dérouleront le 28 du mois, et vous aurez 10 jours pour répondre. Et comme l'année dernière, il y a neuf extraits où vous me ferez le plaisir de reconnaître chanson (1pt) et interprète (1pt). Neuf par deux nous font dix-huit points, auquel, pour arriver à 20, s'ajouteront les deux points d'une question subsidiaire.

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Voilà, tout le monde est prêt ?

Allons-y :
Voici le 2ème blind test de la saison qui est à charger ici : blind-test octobre 2009.

Je vous livre maintenant la question subsidiaire :

- qui est ce monsieur, (celui à l'arrière plan, je ne vous parle pas de l'espèce de lézard dégénéré qui ne s'est pas lavé les dents depuis 3 ans et qui a du forcer sévère sur le chichon vu comment ses yeux sont explosés) : 1 pt ?

- et pourquoi donc est-il ici : 1 pt ?


Et maintenant à vous de jouer. Vous avez 10 jours, soit jusqu'au Vendredi 6 novembre minuit, pour répondre.
Par mail (et sûrement pas dans les commentaires, on n'est pas à "Cherchez l'Actrice" ici !), à l'adresse : civilservant@free.fr

Bon courage.

A la proxima
Thierry
RYS

PS : Ce billet est le 400ème de ce blog.

mardi, octobre 27, 2009

Olà ! Mais c'est qui ça ? C'est qui donc, cette belle actrice tout la-haut dans ma bannière hu ? (41)

Et, à la veille de la seconde étape du World Contest of the Blind Test, il mit une 41ème actrice dans sa bannière.
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Même pas lassés par ce jeu qui commençait à s'éterniser et sachant en outre qu'il en restait encore 19 à se fader, les fanatiques des jeux en ligne se précipitèrent à nouveau par millions. Il y avait Thanu, le Cow Boy d'Aubervilliers, Il Gatto, le chat celte, et sa voisine Disso, ReGus PatOff le last punk in town, Coolbeans qui se contentait de mater les joueurs (sutrout les joueuses en fait), Christophe, toujours à la bourre, parce que ses visites à ses nombreuses maitresses landaises lui prenait un temps croissant (au beurre, pour la sod. oh désolé !), Davnat le héros malheureux toujours battu d'un dixième de seconde... et tant d'autres anonymes et célèbres, dans cette foule avide de remporter la prime de £ 100 000 000, accordée au vainqueur.
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Alors il dit : "Sachez qu'aujourd'hui, il y a TROIS (3) points à gagner : un pour l'actrice, un pour le film dont provient la photo et enfin, un pour la subsidiaire".
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Puis, content de son effet en entendant les râles de bonheur qui montaient de la foule, il mit en ligne la question subsidiaire :

"Veuillez-la regarder dans les yeux" dit-il. "Dans les yeux j'ai dit" insista-t-il ! Il ajouta : "Oh, je pense que vous l'avez reconnue. Mais saurez vous dire pourquoi elle est ici ce soir ?"

Et alors, il se dit qu'il serait bon de placer l'actrice dans la bannière. Et c'est ce qu'il fit ; l'actrice alors apparut. Oui, incontestablement, le Président aimait son peuple !

Allez enjoy et réponses où vous savez.

BRAVO à Il Gatto (oui je sais ça devient lassant) et à ReGus Patoff : 2,5 points pour le premier, et (285,87, ah non pardon), et 0,5 point pour le second.

NB : Demain c'est WCOTBT, donc pas d'actrice en fin d'après-midi. Elles reviennent jeudi !

A plous !

Thierry

RYS

Le Cours Ordinaire des choses - Murat nouveau

En recevant ce nouvel album de Murat, je ne pouvais m’empêcher de penser que je me trouvais dans la même situation que le critique de cinéma qui s’en va voir le dernier Mocky. Mêmes caractères, que, par charité d’âme, on qualifiera de marqués, mêmes solitudes forgées dans des parcours qui ont toujours privilégié le sentier, fut-il plein de ronces et de chiendent, fut-il cahoteux et mal éclairé, aux autoroutes des grands distributeurs et des acceptations, tête baissée, des modes en vigueur (entendons-nous bien je cible là un sorte d'attitude vaguement je m'en foutiste vis-à-vis d'une certaine bienpensance et des obligations de leurs métiers respectifs ; mais il est clair que je n'ignore pas que question distribution, Murat a tout de même été plus gâté, dirons-nous, que Mocky).

Privilégié n’est pas le mot le plus adéquat ; qui dit que Mocky, comme Murat n’eussent pas préféré une carrière un rien plus linéaire et confortable. Et enfin même pléthorique œuvre, faite de bric et de broc, de coups de génie et de coups de blues, de réussites époustouflantes et de projets bancals mal aboutis.

Or sur ce dernier point, je dus reconnaître que je me trompais un peu en assimilant le rythme de travail de Jean-Louis Murat à celui de l’atrabilaire mais génial cinéaste d’Un Drôle de Paroissien. En fait de productivité stakhanoviste, Jean-Louis Murat n’avait pas sorti d’album depuis un an et demi, soit depuis la sortie de Tristan.

Le Cours ordinaire des choses (qui va à l’auteur comme un incendie nous annonce-t-il). Le ton de l’album est donné dès la première chanson. Comme un incendie, justement. Jean-Louis Murat ne fera pas de quartier (« J’invoque ta substance / Dans ce purin d’idéaux / Où tout fabrique des sots ») et ne cultive pas seulement son jardin comme Candide, mais aussi une saine détestation du monde comme il va. Un coup la colère, un coup le repli sur un Aventin qu’on imagine aisément auvergnat (« Je ne désespère pas / De mourir sans compagnon »).

Il serait malvenu de limiter cet album à un unique sentiment de colère et de rejet, alors que la palette du poète est autrement plus large et qu’il s’abandonnerait presque au bonheur d’aimer (16h00 Qu’est-ce que tu fais ?) comme à la langueur de la contemplation (Taïga). Et puis sur la forme, Jean-Louis Bergheaud reste Murat, un écrivain ardu, dont la plume ne délivre pas du sens à chaque vers, sans doute aussi sensible à la musique des mots qu’à leur utilité dans le langage.

Et puis, puisqu’il faut en parler sinon on nous reprocherait de passer à coté d’un des aspects essentiels de cet album, rarement production aura été aussi léchée, alternant le rock presque lourd de Comme un Incendie ou M. Maudit à la country légère et galopante de Comme un Cowboy à l’Ame Fresh. Fait aux USA, à Nashville, regroupant des pointures du country rock, Murat a mis de son coté l’arsenal, presque bruyant en certains moments, d’un rock calibré pour que les programmateurs des radios un brin moins frivoles que les autres se décident à nouveau à le jouer. Ce qui commence semble-t-il sur France Inter.

Au bout du compte que penser de ce vingt-troisième album (tous compris hormis l’EP historique Suicidez-vous le Peuple est mort) ? Ce fil lancé entre le col de la Croix Morand et les fantômes de Nashville (les musiciens qui l'accompagnent sont des pointures d'exception ayant joué, qui avec Lida Ronstadt, qui avec Jackson Browne... et l'on peut même s'en étonner, tant on est habitué à un Murat plein de réserve à l'égard de ces bruyants personnages) est d’une solidité à toutes les épreuves. Oui, puisqu’il permet à Murat de retrouver en quelque sorte le chemin des chansons avec du son, sans se perdre sur la route.

Écoutez La Tige d’Or, l’avant dernier titre de l’album, pour vous convaincre que les guitares country rock à la Tom Petty n’ont pas gâché ce talent qu’a le solitaire renfrogné, d’écrire parfois avec une grâce illuminée (« Qui m’a fait cette chose / Giclante à ton gré / Qui par les rues / Souvent étroites / À ton lilas / Traversait tes silences / En simple soldat »)

Jean-Louis Murat – Le Cours ordinaire des choses – Scarlet Productions Editions – Distribution Universal Music.

Nota : cette chronique est initialement parue sur Culturofil.

Mais ici, je suis encore plus généreux puisque vous mets en ligne un extrait de ce très bel album :

Jean-Louis Murat - La Tige d'or.

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Bon, allez, demain retour aux fondamentaux de ce blog : la deuxième étape du World Contest of The Blind Test. Mise en ligne à 9 heures, pour 10 jours.

Thierry
RYS

lundi, octobre 26, 2009

Mais quelle est donc cette actrice qui apparaît là-haut dans ma bannière hu ? (40)

Quarante !
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Comme les voleurs d'Ali Baba. Comme les Etats des Etats-Unis (oui ok à 10 près mais c'est presque ça). Comme les doigts de la main (sur Plutonius, dernière lune à gauche d'Atraban, ils en ont 40, je vous assure, par main, et ils ont 12 mains, les vilains!). Et, comme l'actrice qui va arriver incessamment sous peu, car elle est la quarantième du jeu.
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Le Gatto est en tête alors qu'on tourne aux deux tiers de la course. Il vous en reste donc un tiers (20 actrices) pour lui faire avaler ses souris de travers. Y arriverez-vous ?
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En attendant, voici la subsidiaire question, qui ce soir, comme l'actrice vaudra un point :
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Joli casque, belle combinaison. Rien à dire. Mais qu'est-ce qu'il fout là c't'homme là ?

Et l'actrice arrive dans un nuage de paillettes et de strass, laissant tomber négligemment sur vos yeux ébahis, un peu du rêve dont elle se nourrit tous les jours !!

Allez enjoy et réponses dans les commentaires.

A toute,

Thierry

RYS

dimanche, octobre 25, 2009

Revue de Semaine

Bonjour Everybody qui passez par ici.

Hé oui, déjà dimanche. Les cabas et les caddies bien remplis deux heures durant, hier en fin d'après-midi, juste après le judo du petit, dans un temple bruyant de la consommation, il est temps de commencer à les vider. Oserez-vous ce Gevrey-Chambertin à 8 euros 35 la bouteille, trouvé en tête de gondole, juste en face des VTT ? Pour accompagner le canard à l'orange précuit, affaire de la semaine puisqu'il donne droit à un coupon d'avoir de 5 euros, à dépenser dans tous les magasins Monofour du département. Non ?

Bon faites comme vous l'entendez, mais avant de vous remplir la panse, lisez donc la Revue de Semaine. Roselyne Bachelot envisage de la placer prochainement dans les produits anti Alzheimer inscrits au tableau des remboursements de la sécurité sociale.

Allez, let's Go !!


Lundi 19 octobre.


Douillet, Douillet, Douillet aujourd’hui. Et Frédéric Lefebvre, l’homme auquel il est impossible d’échapper, Super-Uhaiemepé, toujours prompt à voler au secours de l’homme traqué par la meute immonde, assoiffée de sang.


Pour le super héros de la droite, il n’y a qu’un coupable : le thermomètre ! Heu pardon, les médias ! Qui sont à la ramasse d’Internet (coucou nous revoilou !), toujours trois wagons de retard, et qui veulent compenser ce « handicap » en en faisant des tonnes ! D’où le scandaleux traitement de l’affaire Mitterrand ou de celle de Jean Aydeux (années de droits). Ah que ne reviens-t-on pas au bon vieux temps du ministère de l’Information. Sous la férule du débonnaire Peyrefitte, le Dumbo gaulliste de l’époque, on savait trancher dans le vif quand ça devenait nécessaire, et mettre la soldatesque journalistique au carré ! Ca n’a pas empêché De Gaulle de se faire sortir au référendum de 1969. De même que la mainmise de l’UDF sur les chaînes nationales à la fin des années 70 ne put rien contre la chute de Giscard.


En parallèle, ce qui est rigolo, c’est que Super-Uhaiemepé est contredit par le Gros bébé joufflu Super-Champion. Qui, en substance, indique au Monde : « les polémiques parisiennes n'ont pas eu d'impact sur la campagne » et que le débat sur l'élection de Jean Sarkozy à la tête de l'EPAD « ne l'intéressait pas ». Dont acte, si les turpitudes de la presse et des médias, ces galeux, autour de Jean Aydeux (redoublements) n’ont eu aucun impact sur la campagne de David Douillet, vous admettrez qu’on ne peut pas, a contrario, clamer que la victoire du judoka est une réponse aux dites turpitudes (z’avez suivi là ? hum ?).


Bon, cela étant, l’article du Post.fr de ce matin est quand même intéressant, en ce qu’il ne donne pas complètement tort à Super-Uhaiemepé.

Tout d’abord, cependant, Bruno Roger-Petit gifle Super-… en lui expliquant que non, les médias ne sont pas à la remorque d’Internet, ce serait même plutôt l’inverse en tout cas en matière de politique (en matière de musique, c’est plus complexe). Mais ensuite, il lui accorde volontiers que l’absence de l’opposition parlementaire aux avants postes de la contradiction laisse une béance, que, la nature ayant horreur du vide, les médias s’empressent de combler. Et l’auteur de l’article d’y voir aussi une raison assez légitime : à trop leur marcher sur les arpions aux fantassins de base des médias, le pouvoir a réussi à bien les regrouper contre lui. Comme à l’époque de Balladur nous rappelle-t-il. Bref, et j’en prends sans doute pour mon grade, moi qui passe mon temps à accuser les médias de panurgisme ou de fainéantise, le paysage médiatique n’est pas aussi simple que la caricature d’une presse et d’une télé aux ordres.


Mardi 20 octobre


Parlons d’abord des extrémistes, sous deux visages différents.


Celui, tout d’abord rassurant que veut se donner le nouveau parti politique dit Bloc Identitaire. Très curieux, pour qui s’est un peu intéressé à l’extrême droite de notre pays. En effet, au départ le BI ça vient tout droit d’un groupuscule, dit Unité Radicale (tout un programme) qui s’était fait connaître par des prises de position ultra, au point de se faire interdire. Maxime Brunerie, qui des Champs Elysées, avec sa carabine à plomb tenta de « tuer » Chirac était proche de cette mouvance. Disons, que tout ça n’offre pas beaucoup de garanties de regroupement en un parti qu’on imagine décidé à jouer le jeu démocratique. Or, on assiste de la part du Bloc Identitaire à un virage à 180° qui le placerait aujourd’hui à la gauche du FN. Lisez l’article et les déclarations des nouveaux portes drapeaux de ce parti !

Quelle place espèrent-t-ils prendre ? Ont-ils pour vocation de ramener définitivement dans le bercail de la droite une grosse partie des troupes du FN, afin que ce dernier soit définitivement hors jeu ?

Ou alors assistons-nous, comme semble l’indiquer l’article à la montée en puissance des mouvements extrémistes régionalistes, tendance Ligue du Nord, ou chez nous Alsace d’Abord. Si c’est le cas, je me demande si à ce prurit d'égoïsme localiste de riches et de mise au pinacle de traditions qui ne devraient relever que du folklore, je ne préfère pas le gros blond borgne et sa fille à la vulgarité charcutière assumée (juste un tout petit exemple : Alsace d'abord, c'est la fameuse soupe au cochon distribuée à Strasbourg, idée qui a essaimé un peu partout).


Curieux mariage des extrêmes de droite et de gauche aux USA, sur l'autel du refus de la vaccination contre le virus H1N1. Critique de la toute puissance de l'Etat qui s'associe à un libertarisme teinté d'un fumet new age, pour un cocktail finalement pas si éloigné de la théorie complotiste. Nous ne sommes pas totalement à l'écart de ce genre de débat en France, vu le nombre de personnels de santé qui refusent la piqûre contre la grippe A. Je ne mets pas sous le boisseau les légitimes questionnements sur la politique de stockage de millions de doses face à une maladie qui tue beaucoup moins (en tout cas actuellement) que la grippe classique ; je ne méconnais pas non plus les interrogations qu'on est en droit de soulever quant aux bénéfices de l'industrie pharmaceutique dans cette affaire. Mais tout de même ! Refuser au motif d'un risque vaporeux, pour ne pas dire non avéré (les adjuvants), un produit qui lui réduit clairement les risques d'être malade, il y a là un détournement de la logique qui m'échappe.


Prenons alors de la hauteur pour finir la journée, en apprenant éberlué qu'on a découvert 32 nouvelles exo planètes, loin de notre système solaire. Je sais pertinemment que jamais je ne verrai la couleur de leur atmosphère si elles en ont une, ni ne toucherai leur sol rocheux ou marécageux, que jamais je ne saurai si elles abritent quelque forme de vie que ce soit, il n'empêche. Savoir qu'à des milliers d'année lumière, des corps célestes comme le notre vivent leur vie, ça me fera toujours rêver. J'ai trop regardé Star Trek, sans doute.


Mercredi 21 octobre.


Allumez les contre-feux ! (non, ce n'est pas une parodie de la « chanson » de Jauni, écrite par Zazizi). C'est la contre-attaque de la droite UMP à l'effet désastreux (même sur l'électorat classiquement fidèle semblerait-il) de la pré nomination de Jean Aydeux (véritables amis, et c'est bien suffisant vu que je me réserve le droit de les trahir) à la tête de l'EPAD.

Alors on trouve la petite bête. Qui en l'occurrence s'appelle Marie. Euh, ça on s'en fout. Qui en l'occurrence s'appelle Marie Bové, fille de son père José. C'est que voyez-vous elle va être candidate à une élection (les régionales en Aquitaine), et qu'il est évident que pour obtenir le poste, elle a été fortement pistonnée par Papa ta pipe fume dans ta moustache. Donc, conclue-t-on aisément dans le camp des défenseurs du fils prodigue, un partout, balle au centre.

C'est tellement pitoyable que c'en est presque drôle. Libération effectue une comparaison des personnages et des parcours. Et rappelle que la différence, qui n'est pas mince, c'est que l'une va se présenter aux suffrages du peuple quand l'autre est nommé d'autorité par le Maître !


Je ne sais pas si vous êtes client, comme on dit, de David Hamilton, mais c'est mon cas. Depuis longtemps, j'aime ses clichés de jeunes filles adolescentes souvent dénudées, aux visages de madones préraphaélites (j'aime aussi beaucoup ces peintres, comme quoi...), posées dans des ambiances feutrés, limite oniriques.

Peut être serait-il prudent que je ne m'en vante pas trop, ou alors que je commence à numéroter mon matricule. Cet article du Monde en ligne nous apprend en effet comment la censure explicite ou implicite (qui est la peur de l'explicite) rognent les ailes de l'art. Pédophilie évidemment. Le mot à nouveau lâché. Je peux tout comprendre au nom de l'élémentaire et nécessaire protection de l'enfant. Tout admettre c'est beaucoup moins sûr. Que ferait-on subir au premier des Chants de Maldoror de nos jours ?


Jeudi 22 octobre


Or donc, il finit par renoncer. Et connut sa première défaite politique. Il a fallu que ça chie sérieusement pour qu'on en arrive là. Et surtout au sein de la majorité UMP elle-même, pour que Jean Aydeux (scooters, on ne sait jamais) finisse par retirer sa candidature à la présidence de l'EPAD.

Porte de sortie, il annonce qu'il sera tout de même candidat à un poste d'administrateur. Jolie promotion malgré tout pour un jeune homme de son âge, quand la majeure partie de ses congénères, s'ils ne sont pas encore en fac, traînent de stage bidon en contrat de qualification sous payé, pour aboutir trop souvent au Mac Do du coin, juste à coté du Pôle Emploi (ce qui ne leur fera qu'une faible mobilité géographique à subir, à l'issue de leur CDD). Et puis, une fois la chauffe retombée, il aura toujours un pied dans la place, le gamin.

Pour le reste, la France aurait pu s'éviter deux semaines de polémiques et d'exportation d'une image ridicule dans le Monde (pas le journal, hein, la planète).


L'autre événement du jour, prévu de longue date celui-là, c'est la sortie du dernier album d'Asterix dessiné par Uderzo. Dans le Post.fr, le Capitaine Haddock donne son avis : ni franchement enthousiaste, ni déçu. Un Asterix plan-plan que je n'achèterai pas (parce qu'on a quand un peu perdu l'habitude) mais que j'aurai sans doute un plaisir même pas honteux à lire en loucedé dans les rayons de la F.**C. Cela étant, avec un tirage initial de 3,5 millions d'exemplaires, l'éditeur sait que je ne suis pas le lecteur médian et table sur le phénomène dernier album dessiné par Uderzo. Néanmoins, comme, tout de même le chiffre me paraissait énorme, j'ai cherché à comprendre. Hadopi n'étant pas encore en vigueur, même si le Conseil Constitutionnel en le validant a levé la dernière barrière, je me suis dit qu'il y avait sûrement un moyen de trouver cet album sur le net. Pas loupé. Et effectivement en regardant les premières images de cette dernière aventure, celle-ci par exemple, j'ai mieux compris l'étude d'impact. Cette image aussi m'a totalement convaincu que les 3,5 millions d'exemplaires seront atteints. Tout comme celle-là. En revanche, j'ai été plus dubitatif devant cette dernière.


Vendredi 23 octobre


La planète Internet s’autocongratule du retrait de Prince Jean, ce qui me paraît un peu exagéré, et qui par ailleurs donne de l’eau au moulin de ceux qui voudraient bien nous voir muets. Mais, il est un blogueur, que je ne connaissais pas avant ce matin, qui relativise tout ça. Marc Vasseur.

Les quelques lignes qu’il écrit (oui c’est court et concis mais précis) sont très justes. Au fond, Jeannot a joué parfaitement le rôle d’écran de fumée, pendant qu’en arrière plan Hadopi était validée et la réforme des collectivités locales mise en chantier. Sur la première, je ne dirais pas comme Vasseur que l’on en a peu parlé. On savait fort bien que dès lors que le gouvernement représenterait un texte corrigeant les erreurs de droit manifestes qui lui avaient valu première censure, les juges constitutionnels auraient des difficultés à trouver d’autres moyens d’inconstitutionnalité. En revanche la seconde, dont effectivement personne n’a parlé pose question.


Dans cet article de France Soir, les principaux éléments de la réforme voulue par le Président sont listés. Je ne me prononcerai pas à ce stade sur l’idée de regrouper la représentation des départements et des régions au moyen de conseillers territoriaux (qui remplaceraient les conseillers généraux pour le département et les conseillers régionaux pour la région). Pas plus que je n'ai d'idées arrêtées sur la suppression des « Pays », ces superstructures intercommunales dont on ne dira pas que la réussite a été éclatante.

En revanche, je suis très au clair sur la proposition de réforme du mode de scrutin. Ramener l’élection à un scrutin à un tour unique, quelque soit la dose de proportionnelle qu’on instille, c’est profondément antidémocratique. Et je m’explique. D’une part, il est bien évident que cela ne peut que favoriser le parti le plus important, quand bien même il n’est pas majoritaire (à l’extrême, l’application de ce scrutin dans certaines régions ou départements aurait donné , il n'y a pas si longtemps, la majorité au Front National avec 26 ou 27% des voix). Il est évident que dans une configuration où l’UMP est regroupée à droite et peut décemment prétendre obtenir 35 à 40% des suffrages, alors qu’en face le centre et la gauche sont atomisés en quatre ou cinq partis, dont le meilleur fera au mieux 20 à 25%, on comprend bien à qui profite le crime. Premier point.

Mais la gauche n’a qu’à s’unir allez-vous me dire. Après tout elle l’a fait pour remporter les élections régionales de 2004. Certes ! Mais là où les unions se faisaient entre les deux tours, dans une relative clarté démocratique, puisque sur la base des poids électoraux obtenus par chacun au premier tour, il faudra désormais que ce regroupement se déroule avant l’élection, en coulisses complètes, et on se sait sur quels critères ! (Celui qui gueulera le plus fort ?). Second point.

Et puis que fait-on du Modem. Personnellement je me fous un peu de l’avenir de M. Bayrou, mais peut-on faire litière d’un parti qui obtient entre 8 et 10% des voix ? Et avec qui vont-ils s’allier, sans mesurer préalablement leur force ? Le seul pays, à ma connaissance, pratiquant le scrutin à un tour, c’est la Grande-Bretagne, parce qu’elle est essentiellement bipartisane (encore que désormais les libéraux démocrates viennent s’intercaler entre Labour et Tories). Alors entendre (enfin lire) le Président dire que le scrutin uninominal à un tour c’est « notre ADN politique », je suis pour le moins perplexe. Mais le Président n’est plus à un raccourci historique près.


Tiens, juste pour vous faire marrer, je termine sur cette page du Figaro !


Samedi 24 octobre

Un truc bien délire, dont je n'imaginais pas que ça put arriver. A l'époque des pilotes automatiques, des atterrissages dirigés par l'ordinateur de bord et du quadrillage incessant des avions de tour de contrôle en tour de contrôle, qu'une bévue aussi énorme que ça se produise, je ne l'aurais jamais cru. De quoi je parle ? Ah !? Euh, le mieux c'est que vous lisiez ce petit fait divers.


Et on termine la semaine avec le gag du vote de la taxe sur les banques. Amendement de Migaud, député socialiste, pour faire cracher au bassinet un secteur bancaire bien arrosé de subventions publiques ces mois derniers, que le Gouvernement refusait, mais qui passe quand même du fait de quelques votes favorables de l'UMP. Mais Jean-François Lamour, l'ancien bretteur médaillé olympique, se serait, dit-il, trompé de bouton au moment de voter. Le gouvernement a décidé que l'on revoterait (il en a, constitutionnellement, le droit, mais tout ça fait un peu désordre). Je me demande si il pourrait en être de même, si d'aventure quelques Français annonçaient que, eux aussi, en mai 2007, ils se sont trompés de bulletin.


Et l'année dernière à la même époque ?

Et bien, Didier Lambert ne connaissait pas AC/DC et Soeur Emmanuelle s'en allait ("notre soeur à tous", selon les mots du Président...). On parlait déjà de l'extrême droite mais aussi du Yéti que certains avaient cru repérer à des traces de pas dans la neige. Un détenu, sorti de prison, témoignait du calvaire de la vie dans les centrales et un homme échappait à la prison à cause d'une faute de frappe. Chinese Democracy sortait (un an après, il semble bien que le buzz ait fait flop, ou pschiiit, au choix) et des petits livres poupées vaudous aux effigies du Président et de la Royale s'écoulaient sur le net en attendant l'interdiction, tandis que Greenspan, le chantre bon enfant du monétarisme libéral, trouvait, à 82 ans qu'il avait une faille dans le système capitaliste mondial (un an déjà). Voilà, c'était là.

Allez bon dimanche,
et commencez à vous mettre en condition : la deuxième étape du World Contest of the Blind Test, c'est mercredi !

Thierry
RYS

samedi, octobre 24, 2009

La (les) Chanson(s) du Samedi #022

Posons une dernière fois le fer chaud sur la plaie du jeune intrigant qui aurait tant aimé, du haut d'une de ses plus hautes tours, présider aux destinées de La Défense, comme un moderne Capone faisant tournée de ses bars à putes et de ses bouges à jeux et alcools clandés.

Comme fut touchante la noria de réactions bélantes, juste après son annonciation au renoncement, attendrissante cette vague d'hommages au "profond sens de l'Etat" du jeune homme ; oui elle fut émouvante cette salve de courbettes, prudentes et hypocrites, saluant "la grande maturité politique" du juvénile conseiller général des Hauts de Seine, qui, grâce à la télévision, "éclatait au grand jour". Alors que la plupart des zélateurs du soir étaient simplement soulagés que prit fin cette palinodie qui pouvaient leur coûter électoralement très cher. Ce qu'ils en pensaient réellement, derrière leurs mots de félicitations ? A peu près ça : "allez Jeannot, retourne à l'Université, au Conseil Général, où tu voudras, mais oublie quelque temps cette jungle de béton car elle est encore un peu trop cruelle pour un pied tendre comme toi".

Jungle de Béton !



I'm going out tonight
I don't know if I'll be alright

Everyone want's to hurt me

Baby danger in the city


I have to carry a knife

Because there's people threatening my life

I can't dress just the way I want

I'm being chased by the national front


Concrete jungle, animals are after me

Concrete jungle, it ain't safe on the streets

Concrete jungle, glad I got my mates with me


I won't fight for a cause

Don't want to change the law

Leave me alone, just leave me alone

I want to get out on my own


I'm walking home tonight

I only walk where there's lots of lights

In the alleys and the doorways

Some throw a bottle right in your face


Concrete jungle, animals are after me

Concrete jungle, it ain't safe on the streets

Concrete jungle, glad I got my mates with me


I'm walking home tonight

I only walk where there's lots of lights

In the alleys and the doorways

Some throw a bottle right in your face


I won't fight for a cause

I don't want to change the law

Leave me alone, just leave me alone

I want to get out on my own


Concrete jungle, animals are after me

Concrete jungle, it ain't safe on the streets

Concrete jungle, glad I got my mates with me


Mais, reconnaissez qu'il serait dommage de s'en tenir à cette seule chanson, rappelant la cruauté de la rue pour les jeunes passés trop brutalement du lait fraise au whisky. De s'en tenir à cette unique approche du recul de Prince Jean. Convenons donc aussi que cette affaire se termine tout bêtement par une capitulation en rase dalle de La Défense.

Capitulation !

Que chantait une des plus mauvaises chanteuses des années 80 (décennie qui n'en fut pourtant pas avare...). Samantha Fox ! Mais il est vrai qu'elle détenait d'autres arguments, placés très exactement entre son bras droit et son bras gauche. C'est d'ailleurs l'unique raison de sa présence en ces lieux. Allez en route pour une bouse des 80's, ce genre si cher à notre Dragibus préféré.




Les paroles ? Heu, faudrait voir à pas déconner non plus.

Allez, à demain pour la revue de semaine.

Thierry
RYS

vendredi, octobre 23, 2009

Sauriez vous (une foué) me dire qui est cette actrissse là-haut dans ma bannière hu ? (39)

Il Gatto Del Rabbino est-il en train de tuer la compétition ? Encore à égalité avec Thanu il y a deux jours, il est désormais en avance de quatre points. Certes il reste encore un bon tiers de compétition, mais s'il devait encore creuser l'écart... En plus, ce gadjo se permet de lancer des boulettes sur ses petits camarades, des avions en papier sur le professeur, et joue à celui qui pète le plus fort avec son congénère ReGus PatOff. Hum que c'est horripilant ces glandeurs brillants.
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Moi qui suis un thuriféraire du "travailler plus pour gagner plus", je vous exhorte à ne pas vous en laisser compter par cet élément perturbateur. Et à marquer les prochains points pour lui apprendre à vivre. Na ! Ce soir, pour la trente-neuvième actrice, des points il n'y en a que deux (2), mais c'est toujours bon à prendre.

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Envoyons en premier lieu la question subsidiaire :


Même si j'ai un peu saturé la photo et l'ai colorée d'un bleu du meilleur goût, je suis certain que vous avez reconnu ce monsieur. La question étant de savoir ce qu'il fait là, rapport à l'actrice.

Actrice qui ne va pas tarder à apparaître (prions qu'Internet tienne aujourd'hui). Ah ben ça y est ! Elle est là-haut, dans ma bannière.

Allez enjoy et commentaires dans les réponses (heu non l'inverse, mince, c'est la deuxième fois que je vous la fait celle-là).


A toute

Thierry

RYS

jeudi, octobre 22, 2009

Yo man ! Qui Kesse ? La Meuf là-haut ? Yo l'actrice oui. Qui Kesse ? Hu ? (38)

Quelque chose me dit que ce soir le débat pourrait tourner court (ce qui est toujours dommage pour les crises de délire créatif qui saisissent certains d'entre vous lorsque la réponse ne vient pas tout de suite, et qui égayent bien les commentaires).
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Il me semble, en effet, que cette 38ème actrice à découvrir est assez facile à retrouver. Et que dès lors la question subsidiaire devrait tomber en suivant. Maintenant, bien souvent vous me surprenez, dans un sens comme dans l'autre. Alors, on va bien voir.
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La question subsidiaire pour commencer :

Paire d'As !? Mmmmuuuuu !!! Oui, mais pourquoi donc mettre cette image aujourd'hui.
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Quant à l'actrice. Après un peu d'attente (elle se repoudrait le nez), la voilà : oui c'est bien elle qui apparaît là-haut dans la bannière !
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So, enjoy et réponses dans les commentaires.
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A toute,
Thierry
RYS

C'est jeudi et c'est pas ravioli - 18

- Ah mais si Papa, c'est super célèbre Telstar, en plus là c'est par les Tornados. Achète-le ce 45 tours.
- Tu crois ? Ca vaut le coup ?
- Ben en tout cas sur Deezer, il y a plein de groupes qui jouent Telstar, mais les premiers c'est les Tornados.

Je déplie mes genoux, cassés par le position accroupie au dessus du bac à 45 tours et le dit Tornados en main, je demande le tarif au vendeur.
- Oh, allez, celui-là il est bon, je vous le fait à deux euros, les autres c'est un euro, mais celui-là quand même. En tout cas, monsieur est un connaisseur.
- En fait c'est surtout mon gamin qui commence à être un expert de la surf music, c'est lui qui me l'a conseillé.
Se tournant vers mon gosse, tout en prenant le nickel que je lui tends :
- Bravo petit ! T'as bien raison, les musiques de maintenant pour les jeunes, hein...

Et alors, qu'on s'éloigne en le saluant, il ajoute en forçant un peu la voix :
- Et cultive tes particularismes gamin, ça sera ta force.

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Scène véridique d'une brocante à Sainte Geneviève des Bois (Essonne), il y a quelques semaines. De mon fils ou de moi, je ne saurais dire qui était le plus fier et le plus content, lui de m'avoir si bien conseillé, moi de l'avoir été par un gosse de 12 ans et demi, qui simplement parce qu'il aimait le morceau qu'il y a dans le film de Tarantino (oui Mirsilou, bien sur), s'est pris de passion pour la musique surf au point de me renvoyer à l'épreuve de révision (des classiques évidemment).

Les Tornados (dont vous trouverez ici une brève biographie en anglais) jouant un titre du légendaire et fou Joe Meek (même motif, même punition là - toujours en anglais -). Avec lequel, bien qu'anglais, ils firent la pige aux Shadows. Pour deux euros, ce n'était pas une mauvaise affaire.

Affaire que j'ai encodée depuis et que je livre à vos oreilles. Ne me remerciez pas, remerciez mon fils. Il s'appelle Thomas.

The Tornados - Telstar (1962)

Bon allez à toute à l'heure pour une nouvelle actrice à reconnaître.

Thierry
RYS

mercredi, octobre 21, 2009

En français : Qui est donc cette madame qui est, m'a-t-on dit, une actrice et qu'est là-haut dans la bannière hu ? (37)

Hier, le record de commentaires a été proprement pulvérisé, dynamité, explosé, éparpillé dans tout Paris façon puzzle (non mais ! ils connaissent pas Raoul !). En grande partie par l'entremise de la délirante faconde croisée d'Il Gatto et de ReGus PatOff, grands responsables d'un sain bordel punk-potache du meilleur aloi.
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En sera-t-il de même aujourd'hui ? J'en doute un peu car je pense que vous devriez reconnaître notre actrice (c'est la trente-septième déjà), et que la question subsidiaire n'est pas, elle non plus, inaccessible. Pendant qu'Il Gatto perturbait la classe par son incontinence verbale avec son petit camarade de jeux, Thanu lui, tapi dans l'ombre, en a profité pour prendre deux points supplémentaires. Et le Gatto de se retrouver désormais à égalité avec notre spécialiste de l'americana (que le monde entier et l'Arkansas réunis, nous envient). Va falloir arrêter de jeter des avions en papier dans la classe et penser à se reconcentrer, monsieur Rabbino.
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D'autant qu'aujourd'hui, il y a TROIS (3 !) points à prendre : le nom de l'actrice (1 point) et celui du film dont duquel provient la photo (1 other point) et la subsidiaire question (1 more point).
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Bon, c'est l'heure. Voici déjà la subsidiaire :
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Hum, semble peu recommandable ce personnage. Mais pourquoi donc se retrouve-t-il dans le rôle de la question subsidiaire ?

Quant à l'actrice, je pense qu'il est désormais grand temps qu'elle se montre. Allez viens très chère biiiiiiip biiiiiiiiip ! Et la voilà qui apparaît dans la bannière là-haut !

Allez enjoy et réponses dans les commentaires.

TRIPLE BAN pour Il Gatto Del Rabbino qui ramasse les TROIS points ce soir ! Yahuuuu !!

Bon n'oubliez pas demain matin, il y a "C'est jeudi et c'est pas Rosselini" et demain soir la 38ème actrice.

A toute

Thierry

RYS

mardi, octobre 20, 2009

Quien està la mujer que se puede ver en mi estandarte hu ? (36)

Ay Ay Ay Caramba !!

Una nueva actriz que hay que reconocer desde lo alto de mi estandarte. Es la numéro 36 ! Si hombre !
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Que tal ? Lo sabemos todos, los jefes de la competicion son Il Gatto Del Rabbino y su compadre Thanu.
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Y vosotros no quieres recuperar el atrasarse ? Yo save que si ! La occasion es muy buena esta tarde con quatro (4 !) puntos que ganar.
Dos (2) por la actriz, y dos (2) por la pregunta subsidiare. Ay Ay Ay. Es el grande momento !!! Hay que jugar la partida al maxumuuuum !!!!!
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Ola, la pregunta subsidiare, ven aqui !
Ay ! Es El Civil Servanto ? No amigos, El Civil Servanto es mas bonito que este hombre. Pero no es un atun (un thono), y las mujeres con el no estan atunes (thonas) màs. Hum, la real pregunta es : porque este bonito hombre està aqui ?
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Y la actriz !? No hay que ser impatiente. Si usted mirà en el estandarte, puede ver que la actriz a llegado. Okay ?

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Y ahora jugar y contestar en los commentarios.

INDICE POUR L'ACTRICE (qui ne vaut plus qu'un point) : L'EMPEREUR !

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Hasta pronto
Thierry
RYS

lundi, octobre 19, 2009

Who's that actress appearing suddenly in my banner, up there hu ? (35)

Well, that's the actress number 35 today ! And, for the moment, Il Gatto Del Rabbino is clearly leading the contest, but not so far followed by Thanu. A little bit far away, the other competitors are running hard to swallow the distance. Will they be able to do it ? It's the one million dollar issue !
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Today, I guess it would not be difficult too much, to recognize the actress and to answer the tie break. I guess so, but maybe i'm totally wrong. It's up to you, my dearest friend.
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The tie break is following :
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Everybody knows this man was a Président of the United States of America, unlucky when the time to be re-elect came (blame it on Ronnie, the B movie actor). Well, but the genuine question is : why did I put a picture of this man here ?

So the actress, where is she, are you wandering with a shaking voice ? Don't worry my dearest friends : Here she is, appearing up there in my banner.

So enjoy et answers in the comments

See ya soon, very soon

Thierry

RYS

dimanche, octobre 18, 2009

Revue de Semaine

Ca se refroidit. Le climat, pas l'information. Retours partiels et partiaux sur une semaine assez nettement marquée par les difficultés d'un père à faire accepter son fils dans une petite filiale de sa grande entreprise. Dont on ne parlera qu'assez peu finalement (tant a déjà été dit sur le sujet). Il s'est, en effet, déroulé pas mal de choses, loin des tours de La Défense.

Allez, let's go !


Lundi 12 octobre.


Réenquillons, comme disent les rugbymen, réenquillons, donc, la semaine comme nous l'avions terminé. Par l'affaire Mitterrand.

Par un de ces coups de balancier dont seul le traitement de l'actualité a le secret, les mouches sont en train de changer d'âne (j'ai décidément la verve d'un aficionado de l'Ovalie ce matin – ça m'amuse d'écrire ça alors qu'il doit être minuit et demi, mais bon ça fait reportage embedded -). Après la chasse au mauvais garçon pas assez viril qui emmène ses camarades dans les toilettes pour se repaître d'eux, voici venue la chasse aux mauvais garçons trop virils dans leurs réactions et qu'on soupçonne de vouloir casser la figure du pervers en pleine cour de récré. Question de génération peut être, mais ce sont les petits des classes enfantines qui sont les plus enragés contre le mauvais garçon pas viril. Vous me suivez ?

Et oui, maintenant c'est haro sur le Hamon. Accusé d'avoir mélé sa voix aux concerts des fins de race du FN. Comme je fus le premier à dénoncer cette collusion qui sentait aussi fort et âcre que des chaussettes de footballeur mouillées enfermées des semaines dans une armoire, je me sens d'autant plus à l'aise à m'interroger sur le sens soudain de la conjonction des attaques qui viennent de BHL (il pouvait pas louper ça quand même) et de Colombani. Voyez d'ailleurs comme les deux articles se ressemblent.


Thomas Legrand, toujours sur Slate.fr, considère que le problème est d'ordre générationnel. C'est possible. Ma première réaction avait été de penser que c'était plutôt de nature politique, Hamon incarnant une aile gauche du parti socialiste que le grand intellectuel à chemise blanche largement ouverte sur sa poitrine de baroudeur, comme le directeur de conscience du Monde, honnissent. Oui, mais voilà. Dans le tas des "méchants", il y a aussi Montebourg (celui là quand vous saurez où le classer, vous me ferez signe !) et Valls qui lui ne craint pas d'incarner une portion droitière du parti. Alors peut être que Legrand a raison, et que ce qui s'est joué c'est aussi une approche de la liberté et notamment de la liberté de moeurs où le clivage porterait sur la notion de responsabilité et d'éthique. Après tout, ce qu'Hamon pourfendait, plus que le comportement sexuel de Mitterrand, c'était son aptitude à se défaire des codes moraux pour aller consommer de la pauvreté sur jambes, corps et sexe.

Il n'empèche que je persiste à penser qu'il fut bien maladroit de demander aussitôt la tête du neveu.


J'ai, je dois le confesser, une très grande admiration pour David Douillet. Ah si. Si, si. Je vous le dit ! Je suis béat devant le champion de judo d'exception qu'il fut. L'un des plus beaux palmarès de tous les temps dans la catégorie des lourds. Et surtout, pour ceux qui ont pu le voir combattre, cette admirable capacité de laisser penser que le judo au fond c'est simple (tu parles Charles, va t'amuser à te déplacer ton quintal sur un tatami à la vitesse où il le faisait et surtout à déplacer le quintal de l'adversaire encore plus vite). Mais ces braves hiérarques de l'UMP ne lui ont pas fait un cadeau en l'envoyant siéger à l'Assemblée Nationale (c'est pas encore fait, mais il n'en est pas loin). Soit Douillet ne fera rien, ne dira rien, n'existera pas. Soit il essaiera, et il va alors connaître des arènes plus cruelles que les tatamis, où aucun juge de coin ne se lève de sa chaise pour faire cesser le combat, lorsqu'un combattant utilise des armes défendues. Enfin, c'est un grand garçon. C'était à lui de voir.


Mardi 13 octobre.


La mort et encore la mort, aujourd'hui.

La mort du cycliste belge d'abord. Frank Vandenbroucke, garçon que j'avoue n'avoir pas connu de son vivant, mais le monde des deux roues à pédales doit venir, dans le grand registre de mes encyclopédiques savoirs parfaitements rangés dans des cases alignées les unes derrière les autres, juste après celui du football suisse et avant celui du bouddhisme selon la tradition trantiquo-spatiale du Petit Véhicule (à pédales lui aussi d'ailleurs). C'est dire.

Mais je commence à me demander si la petite reine n'est pas le dernier refuge des vrais rockers destroy, rebutés par l'absence d'excitation malsaine dans un milieu de la pop musique actuellement maquée par des barbus bucherons du middle west dont la pire des addictions est le sirop d'érable ou la verveine menthe. D'ailleurs Didier Wampas ne s'y était peut être pas trompé, lui qui érigea une ode en trois accords (il est toujours en train de potasser le quatrième) à Marco Pantani, le grimpeur italien, mort à la Johnny Thunders dans une sordide chambre d'hôtel (l'un à Rimini et l'autre à New Orleans, les deux, camés jusqu'au trou de balle). Qu'on juge du parcours de ce cycliste d'outre Quiévrain, qui connut son apogée au début des années 2000 avant d'entamer une longue descente dans les enfers du dopage, de la dépression et des tentatives de suicide, et qu'on vienne me dire ensuite qu'il n'est pas étrangement parallèle au destin d'un nombre incalculable de musiciens de rock, connus ou non. Je vais peut être m'y intéresser d'un peu plus près au vélo.


Au moins aussi sordides sont ces deux faits divers réunis en un seul article. Je ne saurais dire s'il existe un record en la matière ("Yes ! Appelez le Guiness : Mémé était calenchée depuis treize ans dans sa ferme de l'Ardèche et par un miracle de la nature, son corps est resté quasiment intact, d'ailleurs elle tenait encore sa broderie dans sa main gauche"). Si c'est le cas, la quadragénaire suicidée de Stains ne fait pas le poids, avec ses maigres six mois, contre l'homme de Poissy, claqué lui depuis deux ans. Le problème de la première c'est qu'avant de se supprimer elle n'a pas pensé à régler par avance plusieurs années de loyers. Au bout de six mois d'impayés, les autorités compétentes sont venues à sa porte. Qu'elle ait été plus prévoyante, et les deux ans du pisciacais (habitant de Poissy, oui oui vous pouvez aller vérifier), pouvaient être largement dépassés. C'est con tout de même.


Mercredi 14 octobre


Oui, bon allez on y vient. Je me doute que sur le sujet vous m'attendez un peu. De toute façon, n'en pas parler serait quand même un choix, disons structurant de cette revue de semaine. Oui donc ! Fissapapa ! Jean 23 (ans) ! Jean ai 2 (années de droit) ! Futur grand timonier de l'Etablissement Public d'Aménagement de la Défense (EPAD). Qui sans le vouloir nous offre la phrase du jour. Oh, elle ne vient pas de lui, mais d'un des courtisans qui n'ont jamais craint le ridicule (sous Louis XIV, voir le roi chier était un privilège, sous Nicolas 1er, lécher les brodequins de la progéniture en est un autre).

Ecoutons donc M. Thierry Solère, vice-président du Conseil Général des Hauts de Seine : « Jean est le fils d'un génie politique, il n'est pas étonnant qu'il soit précoce. Quand vous êtes l'enfant d'un pianiste de grand talent, ce n'est pas étonnant que vous ayez vous même des aptitudes et si vous êtes le fils de Zidane, que vous jouiez bien au foot ». Si cet adage génético-déterminisme est vérifié, nul doute que l'engeance de M. Solère, garçon ou fille, peut sans problème monter sa petite entreprise individuelle dans le métro, elle doit être assez douée pour le cirage de pompe (j'aurais bien pris une autre expression, renvoyant à des métiers qui s'exercent surtout nuitamment au bois de Boulogne, mais ce blog a de la tenue).


Durant ces évènements qui font beaucoup pour le rayonnement de la France dans le monde, une petite révolution est en marche de l'autre coté de l'Atlantique et dont on nous parle assez peu. La réforme sur la sécurité sociale d'Obama a passé un obstacle majeur en étant acceptée par la Commission des Finances du Sénat (juste pour notre gouverne à tous, les Etats-Unis, sur lesquels nous vomisssons si souvent, et dans bien des cas avec quelques raisons, ont une pratique démocratique un rien plus intense que la notre : il ne suffit pas au Président de décider d'une réforme pour être certain que son Parlement l'adoptera, loin de là, bien loin de là ; il doit au contraire composer avec les représentants élus de la Nation et des Etats fédérés).

Alors certes, des concessions auront naturellement été faites à la méfiance cardinale des américains républicains, mais aussi de bien des démocrates, envers l'intervention de l'Etat. Certes, ce sont pour l'essentiel des entreprises privées qui devraient, au stade actuel du projet en tout cas, assurer la couverture maladie des 50 millions d'américains qui n'en ont pas, avec tous les risques que cela peut comporter en matière de sélection des risques. Il n'en demeure pas moins qu'Obama, aidé par sa majorité parlementaire démocrate, est en train de lever un tabou vieux de cent ans : rendre l'assurance maladie obligatoire aux USA. Ce qui revient à intervenir dans la liberté des choix individuels au nom d'un principe collectif jugé supérieur. Au pays de la liberté des armes et des 1er et 5ème amendements, c'est une révolution.


Jeudi 15 octobre


Retour sur Jean Fissapapa ! Et sur les difficultés qui commencent à s'amonceler sur son avenir de vizir des tours de la Défense. La fronde ne vient plus de la seule gauche et du MODEM. Elle gagne l'UMP. Et Courbevoie, ville à majorité de droite, qui pourtant s'est prononcée contre les projets d'extension du quartier de La Défense. Ce qui implicitement revient à refuser de donner un blanc-seing au futur directeur de l'EPAD. Car, en effet, Fissapapa devrait, si tout se déroule selon les plans du clan, être à la tête non seulement de l'EPAD dans son territoire actuel, mais d'une structure urbaine bien plus large, par rattachement d'un autre établissement public à peu près 4 fois plus grand et concernant les communes du nord. La crainte sous-jacente de tous les maires concernés : une urbanisation extensive sur laquelle ils n'auront pas barre (si j'ose dire ainsi). Et dirigée par un jeune homme de 23 ans, dont les références tant techniques qu'électives (2 ans au Conseil Général) apparaissent un peu minces. Maintenant, si cette fronde devait s'étendre, il sera intéressant de voir jusqu'où ira l'entêtement clanique actuel.


Changeons du tout au tout (quoique, attendez la fin), avec cet article de Eco89, la feuille économique de Rue89. Qui nous parle de Paf le Chien. Evidemment pour ceux qui ne fesse bouquent pas, le jeu Paf le Chien ça doit leur en dire autant que les règles du football américain me parlent. Alors pour eux, et pour eux seulement : sachez que le principe, oh combien intellectuel et conceptuel, de ce jeu est de foutre au cul du chien Paf, le coup de latte le plus puissant et le mieux orienté (angle de 45°, j'imagine) pour lui faire parcourir la plus longue distance possible. Les champions arrivent à le propulser à 8 000 mètres. Moi je n'ai guère dû arriver à déplacer ce pov' Paf de plus de 500 mètres, c'est vous dire les immenses progrès qu'il me reste à accomplir en ce domaine. Mais en outre, ce jeu comporte une part de chance : des volatiles (des dindes ? des poules issues des batteries proches de Tchernobyl ? des hybrides ? qu'importe au fond) sont semés sur le parcours. Pour peu que Paf le chien tombe sur l'une d'entre elles, le voici reparti dans les airs, le gallinacé agissant en quelque sorte comme un trampoline.

Bon cet article n'a pas pour but de vous donner les clés pour améliorer votre jet de Paf, quand comme moi, vous avez des résultats de peine à jouir. En revanche, il explique d'où viennent des applications qui envahissent Fesse bouque comme des générations spontanées (ce qu'elles ne sont pas) et à quoi elles servent. Lisez-le et demain vous saurez un peu mieux à quoi ça sert de botter le fion de Paf.

Ah, c'est vrai je vous l'avais promis : Paf le chien, on peut le voir aussi comme un très bon entraînement au coup de pied au cul, geste anti clanique et citoyen par excellence.


Vendredi 16 octobre


Continuons sur les conneries informatiques avec le site fantôme Mystery Google dont le but est de vous orienter sur tout autre chose que ce que vous cherchez. L'intérêt ? Bof ? A part se marrer un peu.

Exemples : je tape The Civil Servant et j'obtiens une page sur Nikos Aliagas, ce qui rend humble d'un seul coup ; je cherche Il Gatto Del Rabbino, pouf me voilà sur une page de sites gays (désolé) ; j'entre La Blogothèque, et me voilà sur une page de requête mystery. Voulez-vous savoir ce qu'il advient si l'on cherche Jean Sarkozy ? On trouve des liens sur la peintre figurative Joan Brown. Parlons-nous de son papounet ? Nous voici sur des pages « Vidéos Sexy Girls ». Etc.

Selon l'article, en fait vous tombez sur la recherche lancée juste avant la votre, c'est ça la routine informatique du site. A quoi tout ça peut-il servir ? Pourquoi quelques geeks se sont-ils amusés à créer cette parodie. Là réside le vrai mystère de Mystery Google.


Dans notre série « prenez la même information et regardez comment elle est traitée par deux journaux différents », cette semaine, le recul du CAC40. Les faits sont simples, mathématiques, incontournables, objectifs : vendredi à 17 heures, l'indice phare des valeurs boursières françaises clôture à 3827,60 points, en recul de 1,45% par rapport à la clôture de jeudi soir. Qu'en dire ? Bien des choses en somme.

Le Figaro annonce en titre : « Prise de bénéfices à la Bourse de Paris ». Certes dès la première phrase, l'article convient que la place de Paris a été affectée par des résultats décevants d'entreprises américaines. Mais le titre est extrêmement rassurant : lorsque une bourse baisse par prises de bénéfices, ce n'est, somme toute qu'un mouvement naturel qui fait suite à une période de hausse des indices, et qui se traduit par le fait que les cambistes, parfois sur ordre, revendent leurs titres pour empocher les plus-values qu'ils ont fait dessus. En bref, rien que de très normal, aucun fondamental n'est en cause.

Le titre de La Tribune, sur le même événement est tout différent : « La Bourse de Paris a décroché après les mauvais résultats et l'ouverture de Wall Street ». Convenons que l'ambiance n'est plus la même, ne serait-ce que du fait de l'emploi de ce « décrochage » qui vous a comme un parfum de pré dégringolade. Et surtout, finie l'interprétation précédente, basée sur un comportement conjoncturel classique des agents économiques. Cette fois-ci, ce serait un brin plus structurel : des mauvais résultats aux USA (décevants dit l'article), ça vous a tout de suite un air de déjà vu, un air peu encourageant.

Qui a raison, je n'en sais rien. Mais la lecture des deux quotidiens ne m'a pas beaucoup avancé.


Samedi 17 octobre


On finira cette semaine par un témoignage, exceptionnel par ce qu'il démontre de la capacité de l'homme à tout accepter de ceux qui détiennent le pouvoir, pour peu qu'on lui foute la paix. Le CNRS publie « Berlin 42 le voyage d'un collabo au coeur de la Gestapo », récit écrit par un obscur fonctionnaire des RG français, « invité » à Berlin par la Gestapo. Ce récit est, d'ailleurs, un rapport destiné à ses supérieurs. Dans lequel, ledit fonctionnaire auquel la Gestapo n'a rien caché des projets du Reich quant aux juifs relate fidèlement ce qu'on lui a dit.

Un témoignage qui vient invalider l'historiographie, un peu trop répandue, d'une méconnaissance de la part des autorités françaises du sort qui était réservé aux juifs qu'elles contribuaient, avec beaucoup d'apllication - celle du bon élève ? - à faire déporter.


Ah et puis désolé, mais je ne peux laisser passer ceci, que KMS nous a fait découvrir grâce à Fesse bouque hier. Le gouvernement se transformerait-il en secte ?


Et l'année dernière à la même époque ?


La mort de Depardieu fils (même si je n'en dit pas un mot) et le nobel d'Economie attribué à un économiste qui n'appartient pas, loin d'en faut à l'école néo-libérale (et c'est la même chose cette année), comme une préannonce de changements de fond dans les paradigmes économistes qui nous dominent depuis une trentaine d'années. Une critique acerbe des projets économiques de Mac Cain et d'Obama (enfin en creux surtout de celui d'Obama, n'attendant rien de Mac Cain) et l'escalade des déclarations et des propositions toutes plus débiles les unes que les autres, après qu'une Marseillaise fut sifflée en ouverture d'un France Tunisie. Ringo Starr demandant à ses fans de ne plus rien lui envoyer à dédicacer et Copé défendant l'augmentation « substantielle » du budget de l'Elysée. Enfin, Strauss-Kahn pris la main dans la culotte de zouave d'une collaboratrice. C'était là.


Bon, ben maintenant, bon dimanche.


A plus

Thierry

RYS