vendredi, avril 30, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#43)

Wot ?
On est vendredi, et soit le titre de billet est inadapté, soit je suis en retard de 24 heures ?
Et alors !?
Kek'sa peuh foutr' (en islandais septentrional, dans le texte ; quoique à la réflexion, ça ressemble plus à du vieux sanscrit de l'ouest du Cachemire - de Led Zeppelin, je sais -).
Ici, d'abeurrrr, j'suis cheu moi !! d'abeuuurrr.

Et si j'ai décidé dans ma grande sagesse...

Bon trêve de balivernes. L'homme d'aujourd'hui est unes des plus grandes stars country, si ce n'est la plus grande (au nombre de hits placés dans les charts US, il doit être la plus grande). Pour autant, légende de l'autre coté de l'Atlantique, il est fort peu connu sur le continent européen. Ce qui ne lasse pas de surprendre, dans la mesure où, outre bien sûr Cash et Hank, nombre de chanteurs ou chanteuses country ont fait d'honorables carrières chez nous, tels Waylon Jennings, Kris Kristofferson, Willie Nelson, Dolly Parton, j'en oublie, nécessairement, ou encore celle qui partagea la vie de notre invité du jour, durant 6 années, Tammy Wynette (oui, je sais, vous avez le droit, comme moi, de trouver Stand By Your Man, un rien casse-bonbons).

Car c'est bien de George Jones qu'il s'agit aujourd'hui. Son cas a été, en quelques phrases et anecdotes, évoqué lors d'une émission d'Unknown Pleasure, faite il y a quelques mois sous la bienveillante férule de Sonic Eric. On pourra évidemment s'y reporter.

C'est que l'homme, toujours debout à bientôt 80 ans, est une preuve vivante que l'alcool conserve, ou bien qu'il tue très, très lentement. Si souvent ivre qu'il en oubliait ses concerts, au point qu'il fut surnommé No Show Jones, adorateur de la bouteille jusqu'à emprunter les engins roulants les plus improbables pour aller au saloon le plus proche s'en jeter un, George Jones fut, et reste, l'une des voix les plus marquantes de la country, assez proche de celle de Roy Orbison (ce qui n'est pas peu dire). En outre, il appartient à cette tribu (comptant aussi Cash ou Jennings qui le soutinrent dans ses moments les plus difficiles) d'outlaws qui ont bousculé la country, Jones y apportant, au surplus, une note d'humour toute personnelle.

Sa biographie est rapidement évoquée sur le site Country Music Television, et un peu plus développée sur le site officiel de celui qu'on a surnommé The Possum. On trouve une quantité tout à fait respectable de chansons de Jones sur Deezer, si vous souhaitez vous faire plus ample idée de l'homme et de sa musique.

D'autant, qu'à dessein, je n'ai pas choisi un titre des plus représentatifs de sa carrière, en privilégiant un old rockabilly de ses débuts chez Starday. Ce titre est d'ailleurs issu d'une remarquable compilation (aisée à trouver sur le net, vu que j'y suis parvenu, c'est que ce n'est point trop difficile) : Starday and Dixie Rock and Roll Soundalikes.

Il s'agit de Singing The Blues, classique enregistré en 1956.

Bon, il me semble que j'ai tout dit et que le mieux est d'écouter maintenant la voix du grand George.

George Jones - Singing The Blues (1956)

Bon, à la proxima.
(Ah on me dit que la jeune femme là-haut se désespère que vous la preniez, en stop évidemment).
Thierry
RYS

4 commentaires:

Thanu a dit…

Les grands esprits se rencontrent... et se répartissent bien les rôles! la période Starday pour toi et la période Musicor en ce qui me concerne...

Thanu a dit…

ps : à quand un player sur ta page, histoire d'écouter les morceaux depuis le travail sans avoir à les télécharger??

Sonic Eric a dit…

Je pense qu'un jours il faudra qu'on se fasse un UP sur Jones vu le nombre stratosphérique d'anecdotes que tu connais sur le gus !

The Civil Servant a dit…

Alors, Thanu, oui tu as tout à fait raison, il faudrait que j'offre les deux solutions, player et téléchargement. Je vais y réfléchir pour trouver un player simple à utiliser.

A Sonic, de fait, plus qu'un UP sur le seul Jones, il pourrait être intéressant d'en faire un sur plusieurs countrymen : on doit pouvoir utiliser quelques live type Farm Aid, voire une bonne compilation pour ça. Pour en revenir à George Jones, il faut reconnaître que c'est un homme qui se prête aux anecdotes.