dimanche, février 28, 2010

WCOTBT - SAISON II - 6ème étape

Voilà, voilà, mesdames messieurs. On lève la grille en fer, qui nous protège des importuns la nuit, et on ouvre le bar. C'est parti pour une nouvelle rasade de titres à reconnaître.

Sixième étape (déjà) du World Contest of the Blind Test.
Et 6ème étape qui pourrait, peut être, provoquer quelques bouleversements dans les classements.

Ah oui ?
Et pourquoi donc ?

Et bien chers ami(e)s, parce que cette étape ne privilégie pas loin de là, le rock le plus vintage, ni la pop la plus classieuse. Ce n'est pas non plus une étape pour l'amateur de hard rock patenté ni de guitares saturées (celui-là, normalement a eu son compte le mois dernier avec la première spéciale).
Non, cette fois-ci, ce sont des rythmes plus apaisés, plus folk, plus doux qui dominent. Et en outre, une large part est faite aux années récentes (même si j'ai encore un peu cédé à mon penchant naturel pour fifties, sixties, seventies et début eighties).

Bref : plus "cool", plus "djeuns", nos leaders dont je ne révèlerai certes pas l'âge, mais sachez que voilà déjà des décennies qu'ils ne sont plus teenagers (et les quelques rares filles qu'ils arrivent encore à lever peuvent confirmer que coté forme physique ça se sent furieusement - putain je vais me faire tuer par ReGus et Hervé !! -), nos leaders donc pourraient avoir fort à faire face à la jeune garde.

Mais nous verrons bien.
Tiens ben tout de suite.

Le blind test de février
: il est là, servez-vous.

La question subsidiaire est la suivante :

Beuh, non elle n'est pas si difficile qu'elle en a l'air au premier abord. Allons.

Pour le reste vous connaissez la règle : 9 titres pour deux points chacun (1 pour l'artiste ou le groupe, 1 pour le titre de la chanson) et la subsidiaire que nous venons de voir juste au dessus, pour deux points de plus. Ce qui nous fait bien un total de 20 points à glaner.

Comme d'habitude, on ne répond pas dans les commentaires (on n'est pas à "Trouvez la ville", là c'est du sérieux). Mais on envoie un mail (un courriel si vous préférez).

A l'adresse suivante : civilservant@free.fr

Mais tout ça évidemment, vous le saviez déjà.

Bon, comme je sais certain(e)s d'entre vous en vacances cette semaine (dont moi d'ailleurs), ce n'est pas 10 jours que vous aurez, mais bien 14 jours (soit deux semaines, ou encore un demi-mois, voire un vingt-quatrième d'année) pour jouer à cette 6ème étape. Ce qui nous amène au dimanche 14 mars, minuit dernier délai.
Ca va, là, vous aurez le temps, non ?

Bon, ben maintenant retroussez-vous les oreilles et empressez-vous de travailler plus pour enquiller davantage.

Allez, à plous !
Thierry
RYS

samedi, février 27, 2010

Revue de Semaine

Une revue de semaine qui paraît exceptionnellement le samedi, c'est forcément une revue un peu écourtée. Mais comprenez-le, c'est pour la noble cause de la recherche en musicologie rock'n'rollienne. Demain, en lieu et place de la revue dominicale, vous retrouverez une sixième étape du WCOTBT qui ne donnera pas dans le rock le plus lourd et le plus bruyant, c'est le moins qui se puisse dire, ni non plus dans le plus vintage. Enfin, vous verrez ça demain matin.


D'ici là...


Let's Go !



Lundi 22 février


Ambiance pré insurrectionnelle ?

J'exagère peut être un peu, et on est parfaitement en droit de me rétorquer que je me prends mes désirs pour des réalités (encore que l'insurrection ne hante pas mes rêves toutes les nuits). Pourtant, quelques indices me laissent à penser qu'il pourrait bien en être ainsi.

A commencer par ces blocages de raffinerie qui commencent à mettre les stations service à sec. Certes, la pénurie d'essence est en général une conséquence d'une crise sociale déjà bien engagée plutôt qu'un révélateur de troubles à venir.

Pourtant, à l'instar du désormais fameux édito du Monde quelques mois avant mai 1968, j'ai comme l'impression que la France s'ennuie. Mais qu'elle ne souffre pas du même engourdissement que celui qu'avait cru déceler le journal du soir, il y a 42 ans. A l'époque, il est bien possible qu'elle fut en mal de grands horizons, d'aventures et d'utopie, toute anesthésiée par près de dix ans de gaullisme qui lui avait certes assuré la prospérité, mais l'avait infantilisé dans un cocon séculaire. Aujourd'hui, il en va bien différemment et l'engourdissement s'apparente à celui qui saisit les doigts lorsqu'ils commencent à geler. La France a froid. Elle gèle à petit feu (si j'ose dire), au point qu'elle commence à ne même plus souffrir. Mais on sait tous la violence de la douleur de doigts que l'on ramène à la chaleur en les frappant l'une l'autre. Ces mouvements épars, non organisés, que nulle organisation ne parvient ni à récupérer ni à canaliser, pourraient bien jouer le rôle de la flamme que l'on glisse sous le membre en passe de se nécroser, pour le réveiller. C'est alors que la sensation de douleur revenant, tout peut se passer.


On change radicalement de sujet avec ces brèves que j'affectionne particulièrement de saupoudrer sur la revue de semaine, à la fois parce qu'elle me font rire et aussi parce que bien souvent elles nous éclairent sur notre « pauv' condition de mortel' ». On dit, je crois, que le cheval est la plus belle conquête de l'homme, tandis que le chien est son meilleur ami. Je souscris volontiers à la première des deux assertions, notre ami équidé ayant largement contribué aux capacités des hommes à se déplacer des millénaires durant (et hormis les crottins, sans polluer la planète ; bon en revanche je vous accorde qu'il a dû ruiner plus d'une colonne vertébrale). Mais la seconde affirmation me laisse un brin perplexe. Non que je reviendrais aujourd'hui sur les trop fréquents épisodes de molosses bouffant des bébés, attaquant des joggers qui n'en peuvent mais, ou niaquant leurs maîtres (dans ce dernier cas, il y a moindre mal), mais je m'interroge quand même, à la lecture de cette brêve sur la confiance que l'on peut accorder à un clébard, aussi adorable soit-il. Honnêtement, gamin j'en ai eu un (un batard d'épagneul) qui était exactement pareil : nul doute que si j'avais été dans un placard à me planquer des flics, ce con là aurait été lui aussi faire le pet devant en attendant que je sorte.


Mardi 23 février


Alors là, écoutez désolé mais je n'ai pas triché. J'écris jour après jour, et ce que je disais hier, je n'avais pas idée à quel point ce serait aujourd'hui à ce point confirmé/conforté par une des plus hautes autorités administratives indépendantes, en l'occurrence, le Médiateur de la République.

Ah, lui ne dis pas que la France s'ennuie ou qu'elle est gelée ; non son mot à lui, c'est « la France est fatiguée ». Il est peut être encore bien pire. Certes, le Médiateur de la République ne connaît que des problèmes de conflits non résolus entre citoyens et administration. Mais cette dernière est sans doute le dernier maillon de la lourde chaîne qui les entrave, que les français ont le sentiment de pouvoir encore secouer.

Gueulez chez votre banquier quand votre compte est vide, au supermarché parce que les prix ont augmenté, contre le singe qui vous demande pour la cinquième fois ce mois-ci d'enquiller des heures sup' qui ne seront ni payées ni récupérées et la sanction tombera partout la même. « Monsieur si vous n'alimentez pas votre compte, nous le cloturerons » ; « Madame, si les prix ne vous conviennent pas vous pouvez toujours essayer d'aller au cul du camion voir si c'est moins cher » ; « Ecoute, coco, je comprends bien que tu es fatigué, mais c'est la terrible concurrence internationale tu vois. Bon et puis écoute c'est ça ou tu quittes l'entreprise, ok ? ».

En revanche, les administrations n'ont pas ce pouvoir de se défausser de leurs usagers. Je n'ai jamais entendu parler d'une caisse d'allocations familiales radiant une mère de famille venue hurler après son retard de versement de RMI, ni d'un centre des impôts qui se serait séparé d'un contribuable irrité d'avoir à acquitter une taxe d'habitation un peu trop costaude pour lui. Non, en général, l'administration ne met pas les français à la porte de ses fichiers. Logique qu'elle se retrouve dans la position de creuset où se déversent toutes les biles, rancueurs, mauvaises fois aussi souvent, accumulées partout ailleurs, du Mac Do au bureau. C'est en ce sens qu'elle est un formidable révélateur de l'état d'esprit du peuple, l'administration. Aussi, si Jean-Paul Delevoye prévient que selon lui, la France est fatiguée, c'est qu'elle l'est. Lasse des fonctionnaires tatillons derrière leurs hygiaphones sans doute, lasse de ces clowneries réclamées pour récupérer ses papiers de français, incontestablement. Mais lasse et fatiguée de façon bien plus large, bien plus globale que d'un simple excès de réglementations administratives mal comprises.

Ambiance pré insurrectionnelle ?


Et comme une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, en voici une autre. Les nouvelles prises de guerre de notre Président, autoproclamé directeur des ressources humaines du parti socialiste. Donc, un spécialiste unanimement reconnu des finances publiques nommé à la tête de la Cour de Comptes, suite au décès bien prématuré de Philippe Seguin. Et donc, un éminent expert tout aussi unanimement reconnu en matière de bretelles et de cigares, et de lachâge de boules puantes sur le premier quidam qui ose critiquer la mémoire de Tonton, le ci-devant Michel Charasse, nommé parmi les neuf sages du Conseil Constitutionnel.

On peut s'interroger, cela étant sur le concept même de prise de guerre s'agissant de Charasse dans la mesure où ce dernier n'est plus au parti socialiste depuis déjà quelques années (ce qui effectivement le différencie de Migaud), comme nombre de ces antiques grognards de Mitterrand, dont au fond on peut se demander s'ils étaient essentiellement tontonophiles ou socialistes, vu la rapidité avec laquelle, à peine le vieux passé l'arme à gauche, ils jurèrent bientôt fidélité à la droite (genre Pascal Sevran). Au bout du bout, peut-on réellement affrimer que le Conseil Constitutionnel comporte encore un homme de gauche, face à dix personnalités de droite? Ou doit-on reconnaître qu'il est désormais totalement monocolore ? Ce qui au fond ne fait pas grande différence. En fait, si le Conseil joue quelque part un rôle de contre pouvoir, c'est peut être au bout du compte aux chiraquiens (l'ex Président en tête) qu'il le doit. Face à un pouvoir de droite, un contre pouvoir de droite ! De Gaulle en eut rêvé... peut être même pas d'ailleurs.


Mercredi 24 février :


Allez aujourd'hui c'est jour des nouvelles légères.

Quoique la première ne l'est peut être pas tant que ça. Elle vous a un de ces goûts légèrement KDickien qui peut faire frémir. On sait fort bien que le génie, schizophrène et paranoïque, de la littérature de science-fiction s'est, entre ses lignes, toujours interrogé sur l'identité, le décalage des perceptions, la réalité de l'être. La réalité justement, est-elle sur le point de rattraper ses anticipations les plus audacieuses. Non, pas déjà, disent les savants qui suivent de près ces expériences de psychokinèse ; toutefois, ajoutent-ils...

Sans clairement préciser les trois petits points. Indiquant tout de même que dès lors que l'on pourrait implanter profondément des électrodes pour canaliser certains dysfonctionnements mentaux (ils évoquent évidemment Alzheimer), on toucherait alors la capacité de jouer sur les comportements, déviants, ou pas (et encore faudrait-il s'accorder sur l'acception du terme déviant).


Bon la seconde, en revanche, pas de problème. C'est une bonne grosse connerie comme je les aime, surtout quand elles s'en prennent aux credo coincés des adorateurs d'idoles vaguement décérébrés. Bon donc, Jesus boirait de la bière et fumerait une clope. Déjà que pas plus tard que la semaine dernière, par la grâce soudainement illuminé du vieil Elton John, on apprit qu'il se pût que le fils de Dieu (et Dieu lui-même, tout en étant aussi le Saint Esprit – non cherchez pas, ça s'appelle le mystère de la foi -), Sainte Trinita, donc, fut un gentil homosexuel compatissant et très intelligent. Si en plus, il arbore à l'occasion la déglingue du rocker moyen, écoutant, la Budweiser à la main, son combo préféré matraquer les toms et claquer les cordes, alors je pourrais bien renouer l'alliance, que, par pur conformisme, on me fit signer en me trempant le cul dans de l'eau froide, alors que je n'avais pas un an. Surtout, surtout, quand ça fait glapir les idôlatres, infoutus d'imaginer que le Fils de l'Homme en était un aussi.


Jeudi 25 février :


Pierre Camatte est libre. On ne doit évidemment que s'en féliciter, car il n'y a rien de bien joyeux à vivre plusieurs mois aux mains de fanatiques déistes, au beau milieu du désert, avec comme principal espoir lorsque le soleil se lève de pouvoir être encore là et entier quand il se couchera. A 62 ans passés qui plus est.

Que le Président de la République fasse reluire les Falcons de son écurie pour aller, avec meute de journalistes à l'arrière garde, chercher l'otage libéré est une de ces aberrations habituelles dont ont été coutumiers tous les Présidents de la 5ème, et qui ne provoque même pas une levée de sourcil de la part de qui que ce soit. Le Prince con sort comme il veut, où il veut, avec qui il veut, en mobilisant les moyens qu'il lui plait. C'est ainsi. On élit des hommes politiques, on récupère des souverains à durée déterminée.

Que pour le coup, le glorieux et très classe général en charge du nettoyage des chiottes à la brosse à dents, qui nous a narré par le menu le coût (forcément exorbitant) de la recherche des imprudents journalistes de France3 otages en Afghanistan, omette de faire de même avec celui de la libération de Camatte (et je ne parle même pas du coût carbone; hu !), voilà qui ne surprendra personne.

Qu'en revanche, il ne se soit pas trouvé un seul interviewer pour poser, ou se poser, la question du coût politique de cette libération, moi ça me sciera toujours la nouille. Faut croire que c'est vraiment le bagne de n'être pas dans les papiers du Chef de l'Etat, et de râter faux scoops, garden party à l'Elysée, voyages dans le sillage du prince, libération d'otages en direct.

Parce que si la presse française garde un silence émouvant sur la libération parallèle de quatre membres d'Al Qaïda, condition de celle de Camatte, il est des pays où on est un peu plus disert. Comme dans le quotidien algerien Liberté (alors là, je suis face à un problème inédit pour moi : il semble que le quotidien soit devenu inaccessible par le web - j'ose espérer qu'il ne s'agit que d'un problème technique - si tel n'était pas le cas, vu que ce journal relaie la pensée des services pro gouvernementaux algériens, il y aurait peu de chance que la censure soit algérienne). Journal que vous ne pouvez donc lire, mais qui gueule. Un peu. Beaucoup même. Sur l'inconséquence de cette libération-échange, sur la curieuse politique française qui manoeuvre tant et si bien le Mali, que quatre assoiffés de sang impie se retrouve à baguenauder aux portes du désert algérien.

Evidemment Pierre Camatte n'est pas algérien ; c'est un rien plus facile de raisonner froidement sur les avantages et les inconvénients de céder au terrorisme quand on n'y est pas directement confronté. Mais le hic, c'est que justement, l'Algérie, le terrorisme au nom d'Allah, elle connaît. Elle connaît même parfaitement, elle n'en est pas encore sortie de sa guerre civile, même si le GIA ne représente presque plus rien. J'imagine une seconde les titres de la presse française, si pour sauver l'un des siens, le pouvoir algérien avait élargi une bande de moudjahidins de Mahomet responsables de quelques carnages dans les RER parisiens en 86 ou en 95.

Mais Pierre Camatte est libre. Ce qui reste sans doute le principal.

Et Nicolas a pu faire le beau, et promettre qu'il irait chercher les otages français partout où ils se trouvent (avec les dents sans doute, comme pour la croissance). Ce qui est pitoyablement accessoire.


Vendredi 26 février :


L'un des premiers films de l'histoire, œuvre des frères Lumière, s'appelle l'Arroseur arrosé. Ca dure quelques secondes, et c'est un gag éculé où il y a un jardinier qui est en train d'arroser ses plants de frisée et... oui oh bon, je suppose que vous l'avez tous vu ne serait-ce qu'une fois.

Bref, à mettre son nez dans les tuyaux pas propres, on risque de se retrouver avec un joli cercle noir sur les narines. A leur corps défendant, parce qu'au fond ils n'y étaient pour rien, messieurs Devedjian et Madelin se retrouvent mis sur la sellette. Pour une histoire de grivèleries datant de 45 ans. Histoire de faire pendant aux attaques de haut niveau dont a été victime la tête de liste du PS dans le Val d'Oise. Je ne reviendrai même pas sur la pitoyable tentative de salir un type dont personnellement je ne sais rien (même si je soupçonne un peu les socialistes de l'avoir choisi au moins autant pour des raisons d'affichage, hein la sacro-sainte « diversité », que pour ses qualités propres), ni ne dirai mot sur ses auteurs, deux français certainement au-dessus de tout soupçon.

Donc, le toujours très malin Vincent Peillon a été nous ressortir de Var Matin, un fait divers à base de vols de voiture, de siphonnage d'essence et de gun planqué sur un bateau, dont le seul intérêt est qu'il aurait été à mettre au crédit (débit ?) d'un futur ancien ministre des Finances et d'un futur ministre de Nicolas Sarkozy. Qu'espérait-il démontrer Peillon en lançant son caillou de nain dans la mare ? Que l'attaque dont avait été victime la tête de liste du Val d'Oise est odieuse ? Ben je crois que c'était inutile, tout le monde l'avait fort bien compris, jusqu'à Mme Pecresse qui n'a pas tardé à se désolidariser. Que, à droite aussi, il y a des repris de justice qui ont depuis tourné la page ? La belle affaire ! Comme si on ne connaissait pas le parcours d'aventurier d'extrême droite d'Alain Madelin (un gun, pour un mec d'Occident, tu parles d'un scoop !).

Qu'importe au fond ce qu'il a voulu dire ou faire. C'est totalement loupé. Il aura réussi à faire de Madelin et Devedjian deux nouvelles victimes auxquelles les français enverront quand ils auront cinq minutes un peu de leur compassion, se disant in petto qu'au fond, à droite ou à gauche c'est bien tous les mêmes.

Avant son intervention au Peillon, le PS menait 1 à 0 face à une UMP repliée dans son camp, et quasi traumatisée de posséder dans ses rangs des types aussi cons que les deux dont je ne parlerai pas. Grâce à sa sortie, Peillon vient de marquer un magnifique goal contre son camp, permettant à l'UMP d'égaliser. Un partout, balle au centre. Il a bien mérité de Nicolas, le Vincent Peillon.


Et l'année dernière à la même époque ?


Comme la semaine dernière. Soit rien ! C'était vacances. Désolé. Il a bien dû arriver des choses, mais je n'en ai pas gardé trace.


Voilà ce sera tout pour cette revue de semaine à la sauce Louis XVI (comprenez raccourcie, oui, je sais, c'est nul !). Demain matin, à la première heure (enfin à la neuvième), la 6ème étape du World Contest of the Blind Test sera en ligne. Pour quinze jours.

Voilà.

D'ici là, portez vous bien.

Thierry

RYS.

vendredi, février 26, 2010

Trouvez cette ville et faites-moi sauter ce put. de pont, nom de D. (#42)

Alors après un petit break hier, en raison d'un mouvement social touchant une certaine catégorie de mon personnel de maison (Luis qui nettoie à la brosse à dents mon ordinateur portable, et Conchita dont les tâches les plus avouables sont de lustrer ma souris), pour de vagues raisons salariales avec lesquelles je ne vous ennuierai pas (d'autant qu'après d'âpres négociations, au cours desquelles j'ai du me résoudre à augmenter leurs gages de 12 centimes par jour et leur accorder l'accès aux toilettes annexes de la maison - jusqu'alors ils se contentaient fort bien du jardin -), les choses sont enfin rentrées dans l'ordre et ce blog peut à nouveau fonctionner au service du plus grand nombre (car enfin ça va cinq minutes de prendre les usagers en otages comme ça, hum !?).

En avant, donc, pour la quarante-deuxième cité et question subsidiaire associée. Elles vaudront HUIT (8) points, dont TROIS (3) pour la ville et CINQ (5) pour la question subsidiaire.

Subsidiaire que voici :

Alors, soyons fou : Point cadeau pour qui me dira de quel oiseau il s'agit.
Et quatre autres points pour me dire ce qu'il fait ici.


La ville, maintenant. Un peu fatiguée, elle a grimpé dans ma bannière, où elle vient d'apparaître.

INDICE : PLUSIEURS FOIS NETTOYÉE.

So, Let's Go !
Les saillies, bonnes ou très bonnes (les nulles valant disqualification à vie), les commentaires élogieux sur ce blog (toute critique entraînant conduite directe au peloton d'exécution), et bien sûr les bonnes réponses (les mauvaises ne pouvant que s'attirer le fiel de mon redoutable mépris), sont à placer dans la zone commentaires.

A toute,
Thierry
RYS

PS : la revue dominicale de semaine sera samedale. Enfin, elle paraîtra samedi, quoi ! Oui, car voyez-vous dimanche, ce sera le 28 février, jour de la 6ème étape du World Contest of the Blind Test. Une étape toute en douceurs (j'ai pas dit facile pour autant, hum!).

jeudi, février 25, 2010

No game today...


Hum, hum...

Sorry, mais je n'ai pas eu le temps de vous concocter une jolie énigme habituelle sur une ville à reconnaître.

On retrouvera les villes demain soir. It's a hard promise.

Thierry
RYS

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#35)

Un nom suit son homonyme de prénom.
Dale suit Dale.
Ce n'est pas en soi une surprise, puisque Dale je vous l'avais promis la semaine dernière, mais en raison de la mort de Dale, je remplaçai Dale par Dale.
...
Pas clair ?
...
Je reprends. En raison du décès de Dale Hawkins, il y a une dizaine de jours, le "C'est jeudi, avale pas tes confetti" de jeudi dernier fut consacré au créateur de Suzie Q. Qui remplaçait, pour de tristes raisons, donc, celui que j'avais prévu de vous mettre en ligne : l'homme qui fit danser le monde entier sur "l'Egyptienne". "L'Egyptienne" oui, qui en grec se dit Misirlou, chanson traditionnelle du folklore hellène qui se perd, semble-t-il, dans la nuit des temps.
...
Et que donc, Dick Dale (et ses Del Tones) popularisa en 1962 (et que Q. Tarantino, est-il besoin de le rappeler, contribua fortement à faire connaître dans les soirées de Monsieur Durand). Ce n'est pas tous les jeudis que nous pouvons nous targuer d'accueillir le créateur d'un style. Il y a quelques semaines certes, nous eûmes Carl Perkins, roi du rockabilly ; plus près de nous, j'osai convoquer ici l'inventeur du jungle beat Bo Diddley. Un jour viendra, c'est évident, où nous ferons en ces lieux la place qu'il mérite à Jimmie Rodgers le père du hillbilly.

Mais pour l'heure accueillons le king de la surf music, qui vous a fait souffrir (certains d'entre vous en tout cas) lors du dernier blind -test. Dick Dale, d'origine proche orientale, a certainement fait se lever des centaines de vocations qu'il a aussi sec contrariées, par sa pratique absolument inimitable de jouer de la guitare (pensez : bien que gaucher, il a toujours joué sur une guitare pour droitier, les graves en bas, de sorte que nombre de guitaristes normalement constitués ont considérés plusieurs de ces morceaux comme impossibles à reproduire fidèlement).
...
Il est tout aussi incontestable que pour fulgurant que fut son moment de gloire (quelques mois, une ou deux années tout au plus, le temps d'une vague et de son ressac, en fait), sa marque sur les guitaristes de rock'n'roll fut patente, tels un Link Wray ou un, Duane Eddy, ou sur des groupes comme les Ventures, les Beach Boys, et qu'elle encore bien imprimée aujourd'hui (qui pourrait franchement nier la part d'héritage, assumé d'ailleurs, chez des gens comme Calexico ; qui n'entend pas un fond de surf dans la grandissime intro du premier tube des Artic Monkeys... on pourrait multiplier à l'envi les exemples).
...
De biographie, point n'est besoin, l'homme est connu et surtout son œuvre fut brève. Après tout, au moins autant que le rock'n'roll, Dick Dale milite pour la glisse ou pour la défense de l'environnement. Toutefois, un petit tour sur son site officiel pourra toujours vous en apprendre un peu plus. Et si voux souhaitez vous faire une idée complète de la gamme du monsieur, la compilation "
King of the Surf Guitar: The Best of Dick Dale & The Del-Tones" sortie chez Rhino en 1986 est assez aisée à trouver, et offre un beau panorama.
...
Le titre sur lequel d'aucuns séchèrent, il y a quelques semaines, est évidemment celui que je vous propose aujourd'hui.
...
Dick Dale - Mr Eliminator.

...
Avant que de vous laisser jusqu'à ce soir et la quarante-deuxième ville, laissez-moi vous rappeler quelques échéances qui, si elles ne sont pas électorales, n'en sont pas moins primordiales. Dimanche, nous serons le 28 février. Et comme tous les 28 du mois, la nouvelle étape du WCOTBT débutera (sans doute pour plus de dix jours du fait des vacances actuellement). Ce qui veut aussi dire que la revue traditionnellement dominicale de semaine, sera avancée au samedi. Notez tout ça mes amis.

Et à très bientôt

Thierry
RYS

PS : elle a une drôle de tronche la fonte sur ce billet.

mercredi, février 24, 2010

Trouvez cette ville et faites moi sauter ce p. de pont, nom de D (#41)

Nous avons passé hier le cap des deux tiers de la course, qu'en tête réalise le ReGus, même si ce ne fut pas lui, mais bien Sonic Eric qui reconnut la milanese.

Sans aller jusqu'à parler de désertification, force est de constater que le rade attire moins de clientèle ces derniers jours. Et quoi donc ? Elle ne serait pas bonne ma bière ? Frelaté mon whisky ? Coupés à l'eau de rose, ma prune et mon armagnac vintage ? Allons donc, dites plutôt que vous n'avez plus soif, oui !

Mais jouons quand même, et pour pas mal de points ce soir : HUIT (8) en tout : TROIS (3) pour la ville et CINQ (5) pour la subsidiaire. Pas mal non ?

La subsidiaire, la voici :

Vous devez vous en douter, ce monsieur n'est plus de ce monde.
Mais qui est-il ? (DEUX points) et que fait-il là ? (TROIS points).


La ville, maintenant. Très impressionnante et chargée d'une forte histoire encore récente, la voici qui arrive et s'installe, là-haut dans ma bannière.

INDICE : Son altitude moyenne est d'un peu plus de 175 mètres au-dessus du niveau de la mer.

So, Let's Go !
Les cris d'orfraie car c'est trop dur, les gloussements car c'est trop facile, les saillies à un point, et les réponses, même les bonnes, vont en zone commentaires (et nulle part ailleurs).

A toute,
Thierry
RYS

mardi, février 23, 2010

Trouvez moi cette ville et faites moi sauter ce put. de pont, nom de D. (#40)

Oh ben oui, c'est clair que ça sent les vacances, éloignés de vos ordinateurs. Hier tiens c'est pas dur, c'est Dragibus qui est venu taquiner ReGus qui est quand même mon pilier de bar étalon ! Match nul entre les deux garçons au bout du compte.

Et vous les autres ?

Où donc vous en êtes vous allés ?
Sur quelque plage bercée d'alizées ?
Ou sur les monts témoins de vos exploits,
Quand sous vos skis la neige poudroie ?

Avez vous privilégie l'hémisphère sud,
Ou au contraire des Alpes le climat rude ?
Mais de tout ça au fond, moi je fais fi !
Me disant que vous auriez pu emmener le Wifi !

Bien, après cet assaut poétique, beau et grand comme l'antique, occupons nous de la 40ème ville. Qui n'est autre que........ oups putain, un peu plus et je le disais moi. Mais vous n'aurez guère besoin d'aide car elle n'est point difficile ; du reste elle ne rapportera que DEUX (2) points. A l'instar de la question subsidiaire, elle aussi d'une simplicité confondante. Soit QUATRE (4) au total !

La subsidiaire la voici :

Facile, non ?

Allez, la ville, magnifique. Elle arrive. La voici. La-haut. Dans ma bannière.

INDICE : ah ben non, pas plus qu'hier ; trop facile les amis.

So, Let's Go !
Les réponses, les demandes de rendez-vous (six mois à l'avance s'il vous plait), les félicitations embuées pour la tenue de ce blog.... dans la zone commentaires, je vous prie.

Allez, à toute
Thierry
RYS

Bénéfice du doute ? Mieux que ça quand même !

Faisait un moment déjà que l'excellent Jean-Emmanuel Dubois, en charge du peu connu mais tout aussi peu dispensable label Martyrs of Pop, sis in Rouen, m'avait fait passer ce EP d'un groupe dont je dois bien reconnaître que je n'en avais jamais entendu parler.

Mais que voulez-vous, le truc ayant été envoyé par un type qui permet à April March d'enregistrer un album quasi parfait de pop sophistiquée avec Steve Hanft, ou de donner à Alexander Faem sa chance de mettre sur galette un curieux concept d'album espion, par un type qui ne fait pas mystère de ses goûts pour une certaine pop, qu'il est trop souvent convenu de considérer comme mineure (vous savez exactement ce que quelques intellectuels autoproclamés gourous hippies pensaient des girl-groups des sixties, des trucs aussi peu importants que les Ronettes ou les Shangri-Las), bref, un esthète qui ne craint pas de se frotter à la médiocrité quitte à passer pour un dandy jeanfoutre, alors, une écoute un peu plus que nonchalante s'imposait.

Ce que je fis, que croyez-vous !
Bon soyons honnête : au départ, je ne savais même pas qui de Penelope ou de Benefit of Doubt était le groupe, qui le titre de ce EP 5 titres. Mais je fais mon "métier qui n'en est pas un" avec le plus grand sérieux, vous le savez bien !

Bon alors, Penelope, ce sont, si j'en croie Martyrs of Pop, cinq marseillais fans d'un rock qui infuse aussi bien dans la théière de Pink Floyd ou de Air que dans les fûts de vins de Polnareff et de Phoenix, comme il se branche sur les computers de Daft Punk ou de Kraftwerk.
Hormis une certaine constance dans l'attitude ( dans la marge, hors du champ), difficile quand même sur la base de ces quelques lignes de se faire une claire idée de ce que propose Penelope.

Le mieux étant d'écouter.

Guitares accrocheuses que rehaussent des boucles de claviers mutines et/ou inquiétantes ; guitares en riffs soignés et mélodies efficaces ; myriades moog ou bontempi ; guitares estampillées sixties et pianos électroniques eighties... comment décrire sans trahir ces cinq titres qui empilent les gimmicks d'un autre âge et les projettent dans un futur qui serait tout à coup acceptable ? Ces chansons qui parient sur l'économie. Qu'on me comprenne bien : économie n'est pas rigueur, hein. Elle est l'inverse de débauche. L'antithèse de ces chansons qui clinquent et claquent et s'ampoulent, ces chansons crapaud qui se voudrait boeuf.

Pop-rock addictive et qui se tient bien droite ; dans la mythologie, Pénélope n'est pas seulement la fidèle et chaste épouse d'Ulysse, c'est aussi une nymphe qui engendra Pan : retenue et luxure.

Oh juste un dernier mot, mais vous le savez, chaque détail compte : vous avez vu la pochette? Hum ? Oui, sublime.

Penelope - Benefit of The Doubt.

EP Benefit of Doubt - Martyrs of Pop e-shop.



Allez, à plus,
Thierry
RYS

lundi, février 22, 2010

Trouvez cette ville et faites-moi sauter ce put. de pont, nom de D. (#39)

Ca a été le week-end ?

Vous êtes tous barrés à la neige, hein ? C'est ça hein bande de lâcheurs ? Il n'est que de voir la courbe de mes statistiques, on dirait celle du CAC 40 au plus fort de la crise des subprimes : le nez vers le plancher des vaches, comme un avion fou en piqué !

Et bien je vous le dit : qu'importent les vicissitudes qu'auront à endurer les blogueurs qui restent fidèles à leur machine, tels les antiques canuts qui préférèrent au Rhône jeter leurs métiers plutôt que de les voir détruits par le progrès, comme les glorieux soldats qui brulèrent leurs vaisseaux, coulant parfois avec, afin que jamais ils ne tombent aux mains de l'ennemi, nous serons là, présents ! Dussions-nous affronter la froideur polaire de l'absence de compétiteurs. Oui, nous serons là, présents ! Contre les vents mauvais qui poussent les lecteurs vers les horizons vacanciers, contre les marées descendantes, emportant en leur ressac les habitués par milliers, nous serons là ! Je serai là !

Et sachez-le :

Dans les miroirs chinois
Dans le bleu des photos

Dans le regard d'un chat

Dans les ailes d'un oiseau

Dans la force d'un arbre

Dans la couleur de l'eau

Je vous attendrai


Dans l'hiver et le vent

Dans le froid des maisons

Dans les sables mouvants

Où j'écrirai vos nom
s
Dans la fièvre et le sang

Dans les murs des prisons

Je vous attendrai


Je vous attendrai d'un amour vivant

Je vous attendrai dans des yeux d'enfant

Je vous attendrai comme un revenant

Je vous attendrai

Je vous attendrai et vous m'entendr' où ?

Je vous attendrai quelque part en vous

Je vous attendrai au-delà de vous

Je vous attendrai
AD LIB....

Oui! Bon... Ah ça fait du bien cette merveilleuse reprise du Reach Out I'll be There des 4 Tops !

Or donc, voici la 39ème ville qui se profile aujourd'hui. Une ville assez facile me semble-t-il où, vous le verrez, les flèches se mêlent aux grues. Et une subsidiaire peut être un brin moins évidente (et encore...). Toujours est-il que la mystérieuse cité ne vaudra que DEUX (2) points et la question subsidiaire en vaudra QUATRE (4) : SIX (6) points à ramasser quand même au total !

Bon, ben la subsidiaire justement :

Oui, effectivement, c'est une affiche de film. Quel film du reste (UN point) ?
Et pourquoi (TROIS points) ?


La ville, fort belle sous le soleil, arrive doucement. La voilà qui se place là-haut, dans ma bannière.

INDICE : eh beh non ! Pas aujourd'hui, ce me semble quand même suffisamment facile pour n'en pas nécessiter.

So, Let's Go !

Réponses en tous genres et saillies de haut niveau se doivent d'être placées dans la zone commentaires.

A toute,
Thierry
RYS

dimanche, février 21, 2010

Revue de Semaine

Ne soyons pas bavard en ce dimanche matin et concentrons-nous sur l'essentiel : la revue dominicale de semaine, par la France entière attendue ! Revue un peu plus courte que ces dernières semaines, mais, à la relecture, très (trop ?) politique.

So, Let's Go !


Lundi 15 février


La France a décidé de se démarquer de l'OCDE. Au plan des paradis fiscaux. Bonne chose ? A voir.

C'est que comme toute convention internationale, les pays signataires ont, c'est légitime, les facultés de l'adapter dans leur droit interne. Ce que fait la France, en quelque sort, en prenant des mesures d'application immédiate à l'égard des entreprises françaises qui joueraient à abriter leurs capitaux dans les pays que l'on qualifie pudiquement de « non coopératifs ». Avec des sanctions plutôt dissuasives au plan fiscal. Oui. Mais voilà, la liste que la France vient d'arrêter est plus modeste que celles des pays «gris» listés pas l'OCDE. Bien plus modeste.

Déjà pour des raisons liées au droit communautaire européen que j'ai un peu de mal à comprendre (mais ce ne sera ni la première, ni la dernière fois que les logiques de la construction européenne m'échapperont), aucun pays de l'Union ne peut être considéré comme paradis fiscal. Zut ! Exclus donc de notre liste de pays « pas bien sympa », le Luxembourg et l'Irlande. Hum, voilà qui est bien gênant (on rappellera juste que le fond de l'affaire Clearstream a trait à des positionnements massifs de fonds via le Luxembourg où ils échappent de facto à l'impôt). Plus ennuyeux encore, les états ayant signés des accords commerciaux avec la France échappent aussi à la liste infamante. Comme Andorre.

Au bout du bout, ne nous reste en ligne de mire un petit chapelet d'ilets des Antilles ou du Pacifique. Pas de quoi épouvanter les chefs d'entreprises et les conseillers fiscaux occultes (grassement payés pour « optimiser » la fiscalité des grandes entreprises).

Mais c'est promis, à partir de l'an prochain, la France se réserve le droit d'inclure dans sa liste des pays qui ne sont pas dans celle de l'OCDE. Bien. Mais si elle commençait déjà par faire correspondre la convention internationale et son droit interne, ne serait-ce pas déjà un vrai progrès.

Ah juste pour finir, il faut quand même savoir que l'OCDE n'est pas non plus extrêmement regardante, puisqu'il suffit à un Etat actuellement soupçonné, de signer 12 accords d'assistance administrative avec des pays tiers. Mais ce que n'a nullement interdit l'OCDE, c'est que des pays actuellement porteurs du tatouage de tricheur concluent des accords avec leurs homologues. On en arrive alors à ce genre de situation cocasse où Monaco peut quitter le wagon de la honte, tout simplement parce que la principauté a signé 12 accords avec autant d'autres pays ciblés par l'OCDE. Or, vraiment, un accord coopératif Monaco – Liechtenstein, ou Monaco – Bermudes, je me demande s'il faut en attendre beaucoup.


Il est des hommes que l'on catalogue bien trop vite, sur la seule foi de passages télévisés, où le moins qu'on puisse dire est que leur volonté didactique et de pédagogie de la réforme a plus de vertus narcotiques que réellement éducatives. Sur la foi aussi des caricatures qui d'eux sont faites, Les Guignols de l'Info ayant à cet égard un pouvoir qui, depuis l'élection de Chirac en 1995, m'effraie toujours un peu.

Bref, Edouard Balladur c'est l'homme austère et chiant par excellence, plus à l'aise pour décortiquer sa pensée en quatre points chacun agrémentés de deux sous-parties, que pour se déboutonner un peu en public.

Or qu'apprends-je ? Pour la Saint Valentin, le grand Doudou aurait consommé des mariages dans la village de Saint Amour. Neuf couples consommés ainsi à la queue leu leu, si j'ose dire. Il nous avait caché bien des choses notre ancien premier ministre de la seconde cohabitation tontonienne. Chaud lapin il est de facto...

Pardon ? Ah, mon service des télex, dépêches et vérification de l'information me signale que j'ai lu un peu de travers : Monsieur Balladur n'a pas consommé, mais il a confirmé des mariages à Saint Amour, pour la Saint Valentin. Ah oui, effectivement, voilà une certaine différence, la confirmation n'impliquant pas la chute de la cravate de soie. Bon, remarquez que c'est tout de même un bel effort de sa part, à Balla.


Mardi 16 février :


La nouvelle du jour n'a pas, à mon sens, fait suffisamment la une. Ou plutôt, si elle la fit, force est de constater que, hélas, une nouvelle chassant la précédente comme les nuages se succèdent dans un ciel de traine sans avoir le temps de nous lâcher leur pissée, on ne s'est qu'assez peu appesantis sur celle-là. Et pourtant elle est énorme, même si elle ne doit sans doute pas surprendre grand monde.

L'armée qui n'a jamais lésiné sur le sens du sacrifice, surtout quand les ganaches restent à l'abri, avait eu comme grande idée de vérifier la capacité de combat des soldats dans les zones nucléairement bombardées. So !? Quoi de mieux que d'envoyer quelques soldats, appelés tant qu'à faire, se promener avec une protection minimale sur une zone où l'on vient juste de tester une petite bombe atomique. Ça c'est passé il y a cinquante ans, entre 60 et 65, durant les trente glorieuses, en pleine guerre froide, durant le premier et le début du second septennat du Général de Gaulle. Autant dire il y a mille ans. Autant dire hier ! Oh, on pourra me rétorquer qu'ils ne sont pas les seuls les galonnés français des sixties, et que ces programmes dont l'objet était « d'étudier les effets physiologiques et psychologiques produits sur l'homme par l'arme atomique, afin d'obtenir les éléments nécessaires à la préparation physique et à la formation morale du combattant moderne » ont été largement mis en oeuvre en Union Soviétique. Certes, mais naïvement j'ai longtemps cru que toute la différence entre une dictature totalitaire (communiste ou anti communiste) et une démocratie, fut-elle gaulienne, se situait là : dans cette absence totale de scrupule dans un cas (puisque l'individu est appelé à se soumettre à la collectivité) et, a contrario, dans la pose de quelques robustes barrières morales dans l'autre. Ben j'm'a gouré !


Mercredi 17 février :


Ah c'est parti pour être d'un très très haut niveau le duel pour les élections présidentielles de dans deux ans ! Mais, non je ne parle pas de l'éventuel duel entre Sarkosy et DSK ou Martine Aubry (si Sainte Ségo ne se relève pas de ses cendres d'ici là, ou si Vincent Peillon ne décolle pas dans les sondages, sans compter bien sûr Manuel Valls qui peut fort bien gagner en sympathie, et puis, houla j'aurais grand tort d'oublier le rusé Laurent Fabius toujours prêt à se saisir de la moindre occasion, et aussi... ah non, non Jack Lang, là je ne crois pas quand même). Non j'évoque bien la guerre fratricide qui a commencé depuis déjà plusieurs années et qui pourrait atteindre son climax pour la présidentielle. A ma droite le preux chevalier Villepin, tout empanaché de sa récente mise ehors de cause dans l'affaire Clearstream, à ma gauche, le félon et vil Iago Sarkozy, expert en coups fourrés et traitrise (hum... chers amis, cette présentation n'est que le reflet des préférences sondagières des français qui place l'ancien premier ministre de Chirac bien plus haut que l'actuel titulaire du bail de Saint Honoré : mais soyez sûr que s'ils venaient à modifier leur jugements, les français, je saurais bien évidemment adapter le commentaire – oh, j'ai de la déyontologie moi ! -).

Bon, dernier épisode : Villepin tient un cochon dans ses bras, un porcelet, pour être précis ; tout petit d'ailleurs le porcelet.

Alors voilà, le mieux, pour ceux et celles qui n'auraient pas vu la vidéo, c'est de vous la laisser regarder.

Vue ?

Bon.

Moi je veux bien qu'il nous la joue au-dessus de la mêlée, en retrait des affrontements partisans, pour tout dire gaullien (on espère cela étant, que dans son acception du terme, gaullien ne signifie ni reprise des essais nucléaires, ni, a fortiori, ballade sur site contaminé pour les soldats). Moi je veux bien donc. Mais il me semble, même si je ne l'ai pas connu de son vivant, que MonGénéral ne se serait pas abaissé à ce genre de cochonnailles. Sur ce coup, Villepin, tout sourire qu'il soit, ne vaut guère mieux que le petit, dont un quidam croisé sur le marché, espère qu'il le débarrassera.


Celui-là devrait faire réflechir les hommes politiques qui se voient un destin national et historique. Ils ne choisiront pas ; c'est l'Histoire et ses méandres qui s'en chargeront pour eux. Qu'eut été De Gaulle sans l'invasion allemande, l'effondrement français et la compréhension, au moins au début, de Churchill ? Henri IV sans Ravaillac ? Vercingétorix sans César ? Bonaparte l'aventurier, sans les 10 années de Révolution marquées par les excès, le sang, les guerres, les famines, le désordre et au bout du compte, l'affaissement ? Les hommes s'inscrivent s'ils le peuvent dans l'histoire, mais c'est elle qui façonnera leur parcours, de façon juste ou injuste d'ailleurs.

Toutankhamon, hormis qu'il fut le fils de Akhnaton, premier apôtre du monothéisme, ne fut rien dans l'histoire des dynasties égyptiennes. Mais des archéologues il y a bientôt cent ans, en exhumant son corps et les richesses qui l'entouraient, en décidèrent autrement. Et le petit pharaon devint symbole de la puissance royale au même titre que son père ou qu'un Ramses II.

Or donc, les chercheurs ont bossé comme des morts de faim sur la dépouille royale avec tests ADN à l'appui. Et en arrivent à cette conclusion fort déstabilisante : si l'enfant fut bien le fils du grand Akhnaton, il n'était pas issu du ventre de la très belle Nefertiti. Qu'est-ce à dire ? Akhnaton aurait eu des maitresses ? Toutenkhamon ne serait qu'un batard indigne ? Non, point du tout, les savants nous rassurent : le gosse est né d'une femme elle même descendante d'Amenhotep III et de la reine Tiyi. Ouf ! Le sang royal est donc préservé. On attend quand même que Closer et Point de Vue se mettent sur le coup.

Pour le reste, les conclusions des scientifiques ne donnent pas trop envie d'échanger son destin avec celui de l'enfant qui allait devenir la plus célèbre momie au monde. Le jeune pharaon souffrait d'un grave problème osseux, s'est brisé la jambe, boitait... la totale, et pour couronner le tout s'est choppé un paludisme qui lui a été fatal. Pas gai la vie du fils du Soleil.


Jeudi 18 février :

Bon, tant qu'à faire, autant reprendre l'article du Figaro et laisser monter la colère en lisant les commentaires des lecteurs tricolores jusqu'au fond du slip, ordre-uriers jusqu'au bout de la dénonciation immonde ("est-on bien sûr que ce sont les policiers qui ont tué Malik Oussékine?"), et pour qui le sens de l'honneur se mesure à la propension aux mauvais coups dès lors qu'ils frappent la sédition et la chienlit.

Oui, Robert Pandraud est mort. Pour qui ne le saurait déjà, voilà un homme qui avait un tel sens de l'Etat qu'il préféra, lors de l'arrivée de la gauche au pouvoir, quitter ses fonctions préfectorales plutôt que de servir un gouvernement socialo-communiste, quand bien même ce dernier était l'expression de la volonté du peuple, et se placer auprès de Jacques Chirac dont il deviendrait un des hommes-liges (De Villiers a fait à peu près la même chose). Voilà un parcours typique de ces anciens résistants gaullistes qui s'étaient fait une certaine idée de la France (à l'instar de leur mentor à tous) et qui l'ont progressivement dévoyée jusqu'à se faire de la France une certaine idée personnelle. Dans la foulée d'un Pasqua, futur grand commis du SAC, Pandraud, avec qui il forma le couple ministériel comique persuadé de terroriser les terroristes entre 1986 et 1988, fut l'homme qui réagit aux évènements étudiants de 1986 avec une grille de lecture du même genre que celle qu'avait Papon sous les yeux lorsqu'en 1961 il s'est agi d'envoyer les bougnoules du FLN à la Seine. Alors que dans des conditions bien plus terribles, le Préfet en place à Paris en 1968 sut manier ses flics de telle sorte qu'on ne déplorât aucun cadavre pendant le mois des troubles, Pandraud et Pasqua avaient tellement bien motivé leurs troupes, qu'il fallut moins d'une semaine pour qu'un étudiant perde un oeil et un autre une main par la grâce des tirs tendus de lacrymogènes et pour qu'un Oussekine sous dyalise meurt sous les coups des voltigeurs.

Les voltigeurs ?

C'est que j'ai l'âge de les avoir vu en action ces commandos de flicards anti émeutes, justement en ce début de nuit où ils allaient dégommer pour le compte un gamin rue Monsieur le Prince. Un conduisait la moto et l'autre derrière agitait le gourdin et cognait, façon néanderthalien en colère, sur tout ce qui bougeait. S'ils enquillaient le trottoir, il était urgent de trouver la porte cochère qui ferait office de refuge. Obligé de se planquer dans les entrées des immeubles de la haute bourgeoisie parisienne pour éviter les coups des nervis sortis par l'abétissement de leur prolétariat pour servir de garde prétorienne à leurs ennemis de classe. Il y aurait eu de quoi en rire.

En quelques semaines, Devaquet et Monory chantres de la réforme des Universités, mais surtout Pandraud et Pasqua responsables du nettoyage du bled (heu pardon), du nettoyage de la rue laissée aux étudiants et aux anars firent plus que tous les militants socialistes réunis pour assurer la confortable réélection de François Mitterrand. Et je ne reviendrais même pas sur la phrase immonde lachée à la face d'un cadavre même pas refroidi. Sens de l'honneur en effet !!

Grand serviteur de l'Etat disent certains aujourd'hui. Sous Thiers incontestablement.


Détendons-nous avec cette brève, très con, mais qui m'amuse.

Si maintenant on prive la représentation nationale du rinçage d'oeil, alors rien ne va plus. Que sait-on de la difficile journée d'un député obligé de se farcir des textes d'une rare complexité dans des domaines aussi différents que la taxation différentielle des moteurs diésel ou que l'accès à tarification dégressive dans les maisons de repos post traumatismes (sans parler du débat indispensable sur l'identité nationale).

Alors de grâce un peu de charité pour ces femmes et ces hommes qui donnent le meilleur d'eux-mêmes (et qui au surplus doivent se taper Besson sur le banc du gouvernement) : laissons leur Tabatha Cash et Rocco Siffredi. Ils et elles y ont droit, nom didiou.

Comment ? Mes exemples d'acteur et d'actrice ne sont pas de première jeunesse ? Mais les sénateurs non plus messieurs dames.


Vendredi 19 février


Journaliste ça doit être un métier plutôt sympa. Quoique. Ca dépend. Piger pour la « Semaine de l'Allier » faut quand même le vouloir. Un peu. Déjà faut vivre à Moulins, ce qui n'est pas le plus facile. Encore que ce pourrait être pire : Vichy aussi c'est dans l'Allier. Et on n'y croise pas tant de robes que ça.

Ensuite se cogner les discours de rentrée du Sous Préfet de Montluçon, les récompenses des comices agricoles du sud Bourbonnais, ou le symposium des entreprises internationales de retraitement des eaux usées qui se tiendra la 3ème semaine de mars dans la riante cité balnéaire de Néris-les-Bains (non n'y allez pas c'est juste une connerie pour l'exemple), bref soutenir le rythme trépidant de la vie locale, c'est rude quand même. Et n'y voyez pas de parisianisme, je suis un pur provincial, à la base.

Mais si en plus, le fait du jour c'est la visite de l'immense ministre des Armées, Hervé Morin, ci-devant patron du Nouveau Centre, ce grand parti militant sans lequel aucune majorité ne peut se faire ni se défaire, ce volcan de la pensée politique moderne et dont l'empreinte est déjà d'une exceptionnelle profondeur, alors là, je dis qu'il vaut mieux être très grassement payé. En même temps, le seul fait de suivre ce fleuve de l'intelligence politique qu'est Hervé Morin c'est aussi une vraie forme de rétribution.

Car enfin, suivre cet étendard du renouveau politique c'est avoir l'extraordinaire chance de pouvoir religieusement l'entendre annoncer que son rêve le plus cher est d'entrer dans la Confrérie du paté aux pommes de terre. Avouez que dans une France qui ne se désolidarisera jamais du « Labourage et Paturage sont les deux mamelles... » ce sont des moments de cette ampleur qui vous font croire à la beauté de la vie. Même quand on écrit pour la « Semaine de l'Allier ».


On reste dans la campagne électorale (oui vous vous doutiez bien que le paté de pommes de terre campagnard avait de forts relents d'isoloirs), avec cet article de fond sur Slate.fr. Le principe de départ : prendre le cas de l'Alsace pour retourner l'argumentaire du livre noir des régions socialistes. En gros, que l'UMP balaye devant sa porte, la gestion, notamment fiscale de l'Alsace n'a strictement rien à « envier » aux 20 régions socialo-marxisto-vertes. Accumulations de chiffres tous plus convaincants les uns que les autres... jusqu'au twist final, où l'auteur démontre que suivant l'angle selon lequel on prend la photo, l'image sera fort différente. Une leçon à dispenser dans toutes les écoles de journalisme sur le thème du nécessaire relativisme des chiffres, qui sont depuis des années devenus l'alpha et l'oméga de toute analyse.


Samedi 20 février :


Et l'on terminera cette revue avec le brillantissime Elton John qui trouve encore le moyen de choquer son monde, lui qui pourtant en enterrant Lady Di en grands pompes il y a douze ans, était entré dans le rare et triste gotha des ex rock stars qui baisent (les mains) des reines et des princesses. Les fausses, pas celles de la rue.

Mais voilà, l'homme est d'abord un provocateur intelligent. Sent-il lui aussi, confusément, que la prégnance de Dieu et de la lecture du Livre de façon, dirons-nous, orientée, sert les intérêts des tenants de l'ordre le plus établi ? Sa réponse est remarquable : Jesus était un gay compatissant super intelligent. Gay, compassionnal, intelligent : trois mots qui ne peuvent que faire flipper un nombre conséquents de cathos bornés. C'est bien Elton, mais il faudrait encore un petit effort : dire que Mahomet était l'amant de Jesus par exemple.


Et la semaine dernière à la même époque ?

Rien mes braves ! J'étais en vacances, et je m'apprétais je crois à enregistrer deux émissions chez eul'Sonic Eric ; expérience que nous devons normalement rééditer dans quelques jours. La revue de semaine était en congé.


Bon, allez bon dimanche

Thierry

RYS

samedi, février 20, 2010

La (les) Chanson(s) du Samedi (#038)

Honnêtement, je n'ai pas réussi à trouver un évènement vraiment marquant cette semaine qui puisse me servir bien utilement à illustration musicale hasardeuse. Un court moment j'ai hésité à mettre en ligne un vieux morceau de l'hiver 1986, l'hiver Malik Oussekine, manière inélégante mais je m'en moque, de saluer la mémoire de Robert Pandraud. Puis j'ai imaginé que tout le monde ou presque s'en fout du décès de l'ex acolyte de Charlie Pasqua.

Villepin qui traite à mots (dé)couvert un pauvre verrat, qui n'en peut mais, de Sarkozy ? Pas plus envie de fouiller YouTube pour si peu (même si de l'ex flic désormais raide comme une matraque, comme de l'ex prime minister désormais con comme une teub, j'en parlerai demain dans la revue de semaine).

Non, au bout du compte ce sont encore les découvertes sur la paternité de Toutenkhamon (que j'évoque aussi demain) qui me donnent l'occasion de mettre en ligne des pop songs. Des presque parfaites en plus.

Des Bangles et leur "Walk Like an Egyptian"



à ce clip barré sur l"Egyptian Reggae" de Jonathan Richman



en passant par les inévitables Leiber Stoller et le nom moins inimitable King pour "Little Egypt".



Est-ce volontairement que j'ai omis le Pyramid Song de Radiohead ? Mais oui, tout à fait.

Allez, à demain pour la revue de semaine.
Thierry
RYS

vendredi, février 19, 2010

Trouvez-moi cette ville et faites sauter ce put. de pont, nom de D. (#38)

Nous approchons doucement des deux-tiers de la course, et ReGus se contente de gérer tout tranquillement son avance, alors que derrière la bataille fait rage pour les accessits entre Davnat, Disso et Coolbeans. Les autres regardent la course d'un peu plus loin.

Mais aujourd'hui avec HUIT (8) points à prendre, également partagés entre le ville et la question subsidiaire, le classement peut se modifier. Ou pas. Quoique. (Ça c'est du pronostic !).

(bizarre, on dirait que les joueurs ont passé trop de temps à mater la Ferme des Célébrités en Afrique)


Bon faisons court en envoyant de suite la subsidiaire question (à 4 points donc) :

Oh c'est fort joli ces bulles. Mais pourquoi ? Pourquoi donc ?

Bon, la ville maintenant (tout autant dotée de 4 points). Alors, très belle, majestueuse et hautaine, la voici qui se place en douceur dans ma bannière !

INDICE : Curieusement, s'il n'y neige pas souvent, c'est en été que ça arrive.

Bon, Let's Go :
Gigots, Ragots, Mégots, Ostrogoths, Go-Go, et autres Escargots vont, avec la bonne réponse et les mauvaises, ainsi que les saillies à un point, dans cette put. de zone commentaires !

A toute,
Thierry
RYS