dimanche, mai 30, 2010

Revue de Semaine

Hello à toutes et tous. Au moment où j'écris ces lignes qui introduisent d'autres lignes, rédigées, elles, entre lundi et vendredi, je ne sais pas qui va gagner le championnat de France de rugby pas plus que je n'ai une idée du vainqueur de l'Eurovision. Mais je tiens quand même à dire que, entre Perpignan et Clermont-Ferrand la victoire a été au meilleur et qu'une fois de plus, l'Eurocontest nous a réservé de magnifiques surprises musicales.
Ce postulat étant bien démagogiquement posé, je dois avouer que même à 23 heures ce soir je n'en saurai pas plus car je serai au Plan de Ris-Orangis pour écouter LSD et le MFM.

Mais déjà nous sommes dimanche (pour vous qui lisez) et c'est l'heure de la nième revue dominicale de semaine.

Let's Go !



Lundi 24 mai :


Bon vous me connaissez. Vous n’imaginiez pas que vous y échapperiez ? Si ? Oh, ben là alors c’est que vous ne connaissez pas encore suffisamment. Evidemment que je ne pouvais pas commencer cette revue de semaine autrement qu’en gueulant, tel un hooligan moyen, ma joie (et le mot est faible) de voir cette terre historique du rugby qu’est La Rochelle réintégrer le giron de l’élite du XV national. En plus, tout ça s’est fait au terme d’un match absolument palpitant, durant lequel les fabuleux trois-quarts lyonnais nous ont mis à la torture en première mi-temps. Mais le LOU avait oublié qu’un match se gagne d’abord devant, par les gros, et aussi en ayant un buteur régulier. Bien que menée 3 essais à zéro à la mi-temps, La Rochelle n’accusait qu’un retard de 5 points quand les lyonnais accusaient eux déjà la fatigue due aux coups de boutoirs du pack maritime. La seconde mi-temps fut leur supplice, avec ces deux essais que naturellement je vous mets en ligne (et encore pour le second nous n’avons que sa conclusion, alors qu’à l’origine il y a une percée de plus de quarante mètres du demi de mêlée jaune et noir).


Z’avez vu ?

Vous me trouvez chauvin, exagérément enthousiaste pour ce qui n’est qu’un banal résultat sportif ? C’est vrai, je l’assume. Et je m’en expliquais même il y a deux ans dans ce long billet. Lisez-le, vous comprendrez comment se construisent les passions les moins rationnelles.


Allez, disons qu’on attaque vraiment la revue de semaine maintenant. Avec cet article paru sur le site web de Marianne. La semaine dernière, ma lecture de ce même rapport Champsaur-Cotis relatif à la situation des finances publiques françaises, avait débouché sur une conclusion générale selon laquelle les Etats occidentaux sont en grande partie responsables de la situation déficitaire à laquelle ils doivent désormais faire face. Le rédacteur de l’article de Marianne va bien plus loin, pointant toutes les incompréhensions du Chef de l’Etat en regard de ce qui est dit dans le rapport (oui, incompréhension c’est bien comme mot, ce n’est pas exagérément stigmatisant – inintelligence l’aurait été par exemple -). Alors oui, bon, sans vouloir me lancer des fleurs, les deux experts expliquent bien ce que je disais déjà jeudi dernier, à savoir qu’à force de diminuer structurellement les recettes (sans doute sans raison économique ajoutai-je, ce que ne font tout de même pas les deux économistes), on crée le déficit. Ce que pointent par ailleurs les deux directeurs de l’INSEE (l’un actuel, l’autre ancien) c’est que le déficit c’est d’abord celui de l’Etat et point celui des collectivités locales (auxquelles le gouvernement voudrait bien pourtant faire payer leur mauvaise orientation politique en leur imposant une bonne vieille cure d’austérité). Et c’est aussi que celui de la sécurité sociale est le fruit du vieillissement de la population, plus que celui d’une gabegie de la part des professions médicales. Shit ! A part tuer les vieux qui coûtent trop chers, on va manquer de solutions. Oh mais si ! Vous ne vous souvenez pas, l’autre semaine, la petite sortie d’Alain Minc sur son vieux père qui coûte trop cher à la collectivité nationale si on le soigne alors qu’il a 102 ans ? Ca s’appelle un ballon d’essai, ça.


Mardi 25 mai :


Les séances au Conseil constitutionnel vont être publiques. La première séance publique avait d’ailleurs lieu aujourd’hui. En application de la réforme de 2008 de la Constitution qui a crée la possibilité pour un citoyen (comme vous et moi) de saisir le Conseil sur une question préalable de constitutionnalité, s’il considère qu’il est victime d’un texte qui n’est pas constitutionnel, la procédure de délibération sur une QPC sera donc ouverte au public (logique vu que la saisine émane du public). Bon, ce n’est pas encore demain qu’un citoyen pourra saisir le Conseil d’une loi a priori, cette possibilité restant limitée aux 60 députés ou sénateurs, au Président du Sénat et à celui de l’Assemblée Nationale. Mais il y a incontestablement un léger progrès.

En fait le vrai, le grand progrès c’est cette ouverture au public des séances. Imaginez ça un peu, on va pouvoir les voir travailler les neuf sages (qui sont onze d'ailleurs). C’est que c’est pas rien d’imaginer Giscard et Chirac, tous deux membres de droit du fait qu’ils sont d’ex Présidents de la République, à se chicailler sur des points de droit totalement abscons pour le commun des mortels. Ou de les choper en train de piquer du nez, sous l’œil sévère de Debré, le Président du Conseil.


Blogueuse de Girls and Geeks, et par ailleurs journaliste pour Slate.fr, Titiou Lecoq écrit un article sur un certain dédain de la jeunesse pour les problèmes de retraite qui tiennent le haut du pavé médiatique depuis quelques jours. Globalement son argumentaire tient en quelques points. La jeunesse actuelle est, bien moins que ses aînés (ses parents disons même), en attente de la solidarité nationale ; c’est globalement une jeunesse démerde-toi, ou si l’on peut s’exprimer ainsi « marche ou crève ». Pleinement au fait des règles (et je devrais plutôt dire de l’absence de règles) du capitalisme moderne, elle ne cherche guère dans le collectif les moyens de pallier les problèmes individuels. Un moderne « Chacun pour soi et Dieu pour tous ». En outre, le salariat est de moins un modèle référent pour elle, et ce d’autant plus qu’elle s’est habituée (hélas sans doute) au travail mal voire non rémunéré, au travers des stages, ce nouveau vecteur de l’esclavage. Prenant sans doute son propre exemple, Titiou Lecoq démontre que les nouveaux modèles de rapport au travail s’apparentent plus au mercenariat qu’aux classiques relations employés - employeurs sur un lieu unique qui est celui de l’entreprise. Dès lors, pourquoi voudriez-vous qu’une jeunesse qui a si parfaitement intégré les codes du libéralisme, qui ne croit qu’en son étoile personnelle, à la valeur de son travail et au fait que toute rémunération n’en est que le fruit proportionné, s’attache à une redistribution aussi lointaine que celle des vieux âges ?

On peut discuter le modèle qui est sous-jacent à cet article, considérer notamment comme le faisait Kent dans une chanson, il y a déjà bientôt vingt ans, que « J'aime un pays où tout le monde a la parole / Surtout les jeunes qui aiment bien le rock'n'roll / Celui qui brille, celui qui mousse et fait des bulles / Belle jeunesse, qui rit quand on l'enc. ». Mais ce serait fort désobligeant étant donné la qualité du papier, et réfuter en bloc tout ce qui y est dit me semblerait un brin stalinien.

Là où la démonstration me semble fragile, c’est que Titiou Lecoq décrit les modes de vie et les aspirations d’une jeunesse et pas de LA jeunesse. La sienne, c’est celle des geeks urbains intégrés, parisiens, qui effectivement privilégient la liberté des contrats courts aux chaînes du CDI. Mais cette jeunesse est loin d’être représentative de la France ou de l’Europe entière. Comment sinon expliquer que selon plusieurs sondages, 70% des jeunes aspirent à devenir fonctionnaires ?


Dans Rue89, on multiplie les enquêtes inutiles et ineptes. Mais toujours drôles. La dernière en date cherche à comprendre pourquoi une conversation téléphonique quasi murmurée par votre voisin de TGV vous gênera plus qu’une bonne engueulade avec les décibels à deux pas de vos oreilles. C'est effectivement passionnant. Si, si lisez. Vous verrez que le problème d'une conversation chuchotée, est l'agacement que cela va provoquer en vous de ne choper qu'un mot sur deux et de ne pas comprendre le sens global de ce qui se dit. Et voilà qui met vos sens en alerte et mobilise tout votre cerveau, alors que vous préfèreriez qu'il s'emploie à d'autres tâches. Ah ! Reconnaissez que vous avez appris quelque chose.

Alors des enquêtes et autres études aussi débiles, Rue89 s'est d'ailleurs amusé à compiler tout ce que ce site avait déjà publié. C'est là. Une vraie liste à la Prévert : on y retrouve le désavantage que subiraient les laids face à la justice (dont je vous avais parlé dans une récente revue de semaine) et tout plein d'autres enquêtes et analyses sur des sujets aussi fondamentaux que le lien entre le temps et la rousseur de vos cheveux, ou celui entre les gênes et le fait d'être un thon qui ne séduit pas. Allez-y, faites votre marché, ça n'est que de l'inutile...


Mercredi 26 mai :


Juste une pour la route aujourd’hui. Suis un brin pressé et privé de temps. Mais le Président est décidément trop fort pour qu'on omette cette semaine sa sortie du jour (ou de la veille plutôt) devant des militants UMP de l'Oise.

« Vous savez quand on pense à ce qu'a fait François Mitterrand en ramenant l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 60 ans ! On aurait beaucoup moins de problème s'il s'était abstenu. »

Ah, c'est du grand Nicolas. Comment ne pas l'approuver, bon sang. Car c'est évident, s'il ne s'était pas trouvée une majorité de français débiles pour élire Tonton en mai 81, on n'en serait pas là. Mais, je dois vous le dire : encouragé par l'audace du Chef de l'Etat, je veux moi aussi mettre ma pierre à ce bel édifice de réformes dans le sens de l'adaptation nécessaire de notre pays à la mondialisation heureuse.

Et je dis :

« Vous savez quand on pense à ce qu'a fait Charles De Gaulle en créant la Sécurité Sociale en 1945 ! On aurait beaucoup moins de problème s'il s'était abstenu. »

Et j'ajoute :

« Vous savez quand on pense à ce qu'a fait Léon Blum en créant les congés payés ! On aurait beaucoup moins de problème s'il s'était abstenu. »

Et je vais même plus loin :

« Vous savez quand on pense à ce qu'a fait François Guizot en limitant la durée du travail des enfants ! On aurait beaucoup moins de problème s'il s'était abstenu. »

Bon j'arrête là.

Et je donne juste deux ou trois éléments pour recadrer ce débat (je laisserai volontiers les dévots de Tonton, riposter contre cette affreuse charge contre leur cher grand homme). En 1981, l'espérance de vie, hommes et femmes confondues était de 74 ans (70 ans pour les hommes et 78 ans pour les femmes). A cette époque, un homme qui avait atteint 65 ans pouvait espérer encore vivre 12 ans. L'entrée sur le marché du travail s'étant faite à des âges compris entre 15 et 20 ans dans les années 30-40, ceux qui arrivaient à ces fameux 65 ans avaient alors cotisé environ 45 à 50 années. Aujourd'hui, 30 années après, tous ces chiffres sont évidemment obsolètes...

Mais disons juste qu'à l'époque, le passage de la retraite à 60 ans ramena, pour une grande majorité des gens, la durée de cotisation moyenne à 40-45 ans (soit grosso modo ce qu'on nous propose aujourd'hui). C'est ensuite que le problème n'a peut être pas été pris à bras le corps comme on dit.



Jeudi 27 mai :


Voici une nouvelle absolument sidérante. Plus exactement, une nouvelle dont je postule qu'elle ne devrait plus beaucoup se renouveler. De quoi dont est-ce ? Voyez l'article. Cette femme chinoise, âgée de 60 ans a subi une fécondation in vitro (véritas ?), et en conséquence a donné naissance à des jumelles. Qui auront quelques difficultés, dans 20 ans, à appeler leur mère autrement que mamy, mais c'est une autre histoire. Pas bien grosses les poulettes malgré tout avec un petit un kilo cinq cent grammes toutes mouillées. Comme quoi, même si à 60 ans la femme peut donc encore enfanter, elle n'a peut être plus toutes les ressources pour que sa progéniture parte du meilleur pied dans la vie.

Alors pourquoi vous affirmai-je en préambule qu'à mon sens ce genre d'histoire ne devrait plus guère, à l'avenir, se produire ? Enfin, bon sang, vous ne voyez-pas ? Mais non, cela n'a rien à voir avec le contrôle des naissances dans l'empire du milieu. Le titre de l'article, le titre de l'article bon sang !

« Une retraitée de 60 ans donne naissance à des jumelles ». Alors là c'est clair, non ? M'enfin ! (Lagaffe Gaston, sort de ce corps !). Une retraitée de 60 ans ! Vous croyez vraiment vous que ça existera encore dans un proche avenir ?


Et restons dans le domaine des retraites (même si le sujet ne passionne pas Titiou Lecoq, cf. supra). Et dans celui de la parole du Président, cette parole qu'il utilise tant qu'elle finit par se rebeller d'être ainsi malaxée à tous usages.

Tenez, Libération.fr, peu suspect il est vrai de Sarkophilie, met le Président face à ses propres contradictions. Interrogé il y a deux ans, sur la proposition de Mme Parisot CAC40, de repousser à 63 ans l'âge de la retraite, le Chef de l'Etat avait alors des mots d'un grande clarté :

« Elle a le droit de dire ça, j’ai dit que je ne le ferai pas. Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour cela. Et ça compte vous savez pour moi.»

Mais il y a plus fort, beaucoup plus fort. Ce sont ces images de la seconde vidéo de l'article de Libération.fr retrouvant un duel Strauss-KahnSarkozy avant les élections de 1993. Qu'ils sont jeunes... A tout point de vue. Le Président était encore à l'âge où l'on croit ses propres mensonges : du type « J'ai voté la retraite à 60 ans et le RMI ». Le RMI, possible puisque c'est un texte de fin 88, mais la retraite à 60 ans date elle de 1982, année où le futur Président ne siégeait pas à l'Assemblée Nationale. C'est drôle quand même comment cet homme par goût des effets de tribune peut finir par dire tout, son contraire et à nouveau le contraire de tout.


Vendredi 28 mai :


Alors les agences de notation, personnellement j'ai un peu de mal à les suivre... Bon déjà, sur le principe, que des organismes de droit privé se targuent de noter des pays souverains, sur leur dette, ce qui revient à envoyer des satisfecits ou des avertissements sur leurs politiques, ça me démange un peu le neurone résiduel (d'autant que j'aimerais que l'on me démontre qu'il n'y a aucun lien entre ces agences et les grands groupes bancaires, ou pas bancaires d'ailleurs). Mais quand en plus elles sont d'une logique qui m'échappe (mais peut être suis-je un peu couillon.

Prenons Fitch. Cette agence décide de dégrader la notation de la dette espagnole (privée comme publique). Or voilà un pays qui vient de prendre une série de mesures que je ne juge pas, mais que les marchés (comme on dit) devraient apprécier puisqu'elles tendent à diminuer l'endettement public espagnol, diminuant donc le besoin de financer l'Etat sur les marchés et par suite redonnant des possibilités de financements au privé (ménages comme entreprises). L'inverse de l'effet d'éviction pourrais-je dire en étant cuistre. Et quand je dire prendre des mesures, c'est exactement ça : l'Espagne ne s'est pas cantonnée à des discours (encore une fois, je ne juge dans aucun sens lesdites mesures)

En parallèle, la même agence Fitch annonce qu'elle est tout à fait satisfaite des mesures prises par la France pour réduire son déficit. Curieux. Car jusqu'à preuve du contraire, il n'y a eu pour le moment que des annonces (conférence des finances publiques, volonté de dénicher 5 milliards de niches, plan prévisionnel etc...). Qu'on me comprenne bien, je ne suis pas en train de réclamer une diminution de 10% du salaire des fonctionnaires comme en Espagne, mais je suis bien forcé de constater que si au-dessous des Pyrénées on n'y est allé franco (oui désolé je n'ai pas pu m'empêcher), c'est loin d'être le cas au-dessus, où l'on se cantonne pour l'heure aux intentions. Et pour autant c'est la première qui est punie et la seconde récompensée. Curieux non ? Bon je n'oublie pas non plus que la dégradation d'une notation est aussi un moyen d'attaquer un pays, alors je me pose des questions...


Alors ai-je « une densité moindre de mes récepteurs D2 à la dopamine dans la région de l’hypothalamus » ? Je vous le demande car nul ne pourra nier que ma créativité est exceptionnellement exacerbée, remarquablement productive, bref que je touche au génie. Or une étude tendrait à démontrer qu'il y a un lien entre cette moindre densité et la créativité. Et comme par ailleurs ce manque de capacité à fixer la dopamine est un facteur connu explicatif de psychoses diverses, il y a par transitivité un pas que l'on pourrait être tenté de franchir pour lier folie et génie créatif. Attention disent toutefois les chercheurs. S'il est bien clair qu'un certain nombre d'artistes étaient (et sont encore) manifestement dérangés du bulbe, il serait bien osé d'en déduire que la maladie mentale est une condition sine qua non à la révélation du génie. D'autant que l'étude n'a porté que sur un nombre très réduit de personnes, dont aucune ne travaille du chapeau ; et surtout qu'il serait nécessaire en préalable de définir exactement ce qu'est la créativité.

Ouf, je suis rassuré.


Et pour finir la journée, RIP Arnold. Gary Coleman, dont l'unique titre de célébrité fut de jouer le petit dans la série Arnold et Willy (série totalement évitable, soi dit en passant) vient de décéder à l'âge assez peu canonique de 42 balais. Sa nécrologie n'est pas exactement des plus flatteuses, maladie et violence domestique. Alcool peut être aussi. Mais comment voulez-vous vivre normalement, avec pour seul fait de gloire d'avoir joué le gnome noir dans une série à deux balles des années 80 ?


Samedi 29 mai :

Et nous terminerons cette revue de semaine avec cette histoire, peu banale, de relations sociales entre un cadre et son salarié, qui ont pris des allures de roman sadique sous pseudonyme et sous internet.

Eco89, la page économique de Rue89 explique les tenants et aboutissants de cette affaire qui vient de connaître son épilogue judiciaire devant la Cour de Cassation. Le cadre est viré pour faute lourde pour avoir harcelé son employé. Comme nom d'emprunt, il avait choisi Irène. Moi je dis que le salarié n'est pas trop net non plus dans cette histoire.

Franchement, vous vous imaginez en train de fantasmer sur une femme virtuelle, sur laquelle la seule chose que vous croyez savoir est qu'elle se prénomme Irène ? Et pourquoi pas Gertrude ou Simone tant qu'on y est. Si encore, le cadre pervers s'était fait passer pour Lovelove69 ou AlexiaFree, voire Zahia from Mucich, on eut compris sans difficulté... Mais Irène...

Allez, dehors l'employé. Pervers amateur de vieillardes, va !

Et puis juste au moment de m'en aller, la mauvaise nouvelle : Easy Rider a pris le chopper céleste.

Bonne route Dennis.


Et la semaine dernière à la même époque ?


On mettait un mot sur le nouvel album groovy-jazzy de Iggy et un autre sur Ugly Susan et on lisait une interview de Julien Coupat qui n'était pas encore libéré ; on s'inquiétait paradoxalement de la bonne tenue de la consommation des ménages (rétrospectivement, on n'avait pas tort – oui, on aime s'envoyer des fleurs -) et un chinois saignait abondamment du nez pour des raisons assez immondes ; Les Tiberi étaient condamnés et la Reine d'Angleterre choquée de n'avoir point été invitée au 65ème anniversaire du débarquement ; Coupat était finalement libéré, ce qui mettait fin à des mois d'interpellation totalement inutile sur ce blog à longueur de revue de semaine, l'inflation en zone euro était nulle, ce qui ne nous rassurait pas; enfin, dans Le Monde on pouvait lire une longue et intéressante quoique contrastée analyse de la future abstention aux européennes. Voilà, c'était là.



Bon, sur ce, je va y aller bientôt à ce concert. Vous, n'oubliez pas que depuis maintenant deux jours, ça y est, la neuvième levée du WCOTBT est en place. Jouez !
Et bon dimanche,
A plus,
Thierry
RYS

vendredi, mai 28, 2010

WCOTBT - Miscellaneous music pour cette avant-dernière étape !

En Mai : Fais ce qu'il te plait, mais surtout, s'il te plait, JOUE au World Contest of the Blind Test. Oui ! Joue !

Car voici qu'arrive l'avant-dernière étape du contest.

Avant la dernière spéciale, qui, je n'en doute pas, créera quelques surprises, et départagera définitivement les ceusses qui sont actuellement en tête (car après tout, il n'y a qu'une petite vingtaine de points entre le 1er et le 4ème - et ceux qui ont joué l'an dernier savent que cette avance pourrait ne pas suffire dans une dernière levée à 40 points -).

Mais, avant ça, assurez donc le maximum (ou le minimum, je ne saurais dire par avance) de points sur cette 9ème étape, qui, à mon sens, n'est pas si facile. Certes, il n'y a que des noms assez connus, mais faudra aller à la pêche quand même, d'autant que les titres brillent plutôt par leur absence de paroles googlisables. Je dis ça je dis rien, bien sûr.

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Ces précautions oratoires étant posées, c'est désormais à vous de parler :

Voici le blind test de mai
que vous pouvez écoutez et/ou télécharger en cliquant à l'endroit où c'est écrit : Ecrit !

La question subsidiaire
, est la suivante :

Or donc, pourquoi cette image ? Hum ?


Pour le reste vous connaissez la règle : 9 titres pour deux points chacun (1 pour l'artiste ou le groupe, 1 pour le titre de la chanson) et la subsidiaire que nous venons de voir juste au dessus, pour deux points de plus. Ce qui nous fait bien un total de 20 points à glaner.

Comme d'habitude, on ne répond pas dans les commentaires. Mais on envoie un mail (un courriel si vous préférez).
Courriel envoyé comme d'habitude à l'adresse suivante : civilservant@free.fr
Mais tout ça évidemment, vous le saviez déjà.

Bon, vous avez 10 jours devant vous pour jouer à cette 8ème étape, ce qui nous amène au dimanche 6 juin, minuit dernier délai.
(et nota bene, la dernière étape se fera presque en suivant, puisqu'elle démarrera le 18 juin.)

Bon, ben maintenant à vous de jouer ! Good Luck !

Allez, à plus !
Thierry
RYS

jeudi, mai 27, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#47)

Il était celui par lequel, il y a (un peu plus) de 47 semaines, nous avions débuté cette série de courts billets autour du rock'n'roll pionnier, du rockabilly, du hillbilly, de la country music, et aussi, un peu, du rythm and blues.
"C'est jeudi magne toi d'aller au lit" a déjà un an. Même un peu plus, puisque le n°1 date du 7 mai 2009. Quoi de plus normal, dès lors, même si je ne considère pas déjà que la boucle est bouclée, que de remettre le grand chantre du hillbilly et du bluegrass en lumière ici, lui qui inaugura la série.

Oui, évidemment, nous parlons de Bill Monroe, l'homme des Appalaches, créateur du célèbre Blue Moon of Kentucky, popularisé, notamment, par Elvis dans ses années Sun.

Dans le billet mis en lien (celui de l'an dernier donc), si vous ne pouvez plus capter la musique mise en ligne, vous trouverez en revanche les liens ad hoc pour en savoir plus sur ce créateur qui a marqué de son empreinte cette musique populaire américaine que l'on nomme parfois Americana (ce qui revient à dire que Monroe est autant l'inspirateur, au moins partiel, d'Elvis que de gens aussi divers que Jackson Browne, Neil Young, Johnny Cash, Bobbie Gentry ou Karen Dalton).

Fiddle et Yodel pour ce morceau dans la plus pure tradition bluegrass, et appelé, sans grande originalité, Blue Yodel n°4. Ce qui me fait penser, en passant, que je crois n'avoir encore jamais "programmé" Jimmie Rodgers ici. A venir prochainement, tiens.


Bill Monroe - Blue Yodel n°4


Voilà chers amis. A demain, donc, pour l'avant dernière levée du WCOTBT (mise en ligne à partir de 9 heures).
Thierry
RYS

mardi, mai 25, 2010

Nick Hornby fait sa programmation

Peut être l'avez-vous, vous aussi, reçue dans vos mails, au milieu des publicités pour les crédits Kofi-Nos-Gars qui sont les plus concurrentiels du marché, des promotions pour les dispositifs de défiscalisation, dits Loi Scellier (en gros, vous achetez un appart, vous le louez sous certaines conditions, et pouf c'est l'Etat qui vous le paie - sont pas au courant que le gouvernement va traquer les niches fiscales, ces gonzes là???), mais aussi des classiques renvois sur des sites où l'on vous promet, alternativement, prix défiant toutes concurrence pour l'achat de Windows7, pilules que si vous les avalez, va vous falloir une dizaine de Zahia pour calmer votre appétit sexuel et baume que si vous le mettez sur votre sexe, il ne tardera pas le jour où l'on vous appellera Rocco (et ça n'aura rien à voir avec vos frères - Non ? Si Freddy !), dans ce fatras mercantile, cette invitation, donc, à faire promo du dernier bouquin de Nick Hornby, "Juliet Naked".

Habituellement, je n'ai guère besoin qu'on me pousse du coude pour avoir envie de lire Hornby, dont j'avais, par exemple, beaucoup apprécié le récent Slam (il y a deux ans). Mais dans le cas qui nous occupe, la promotion s'est décidé à approcher "le monde du rock" (avec lequel l'auteur flirte depuis toujours, même si ses goûts sont parfois discutables), en proposant que nous allions d'abord écouter, sur Deezer, une playlist par l'auteur réalisée, et censée être représentative de l'ambiance du nouveau roman ("Juliet Naked", donc). Il ne sera pas interdit de trouver que la ficelle n'est pas mince et qu'il y faudrait du vinaigre plus fort pour nous attraper (d'autant que ce n'est pas avec du vinaigre qu'on choppe les mouches). Curieux aussi cette promotion pour un livre qui est déjà sorti il y a quelques mois.

Mais qu'importe ! Allons donc écouter les choix musicaux d'un des écrivains anglais les plus drôles de ce temps. Elle est ici.

Je vous la détaille :

Ben Folds (feat. Regina Spektor) : You Don't Know Me ;
Ah bien ! Bon ! Hum, comment dire ? Oui, c'est de la pop vaguement sophistiquée. Dire que ça vous colle aux tympans serait exagérément exagéré, non ?

Bonnie Raitt : I Can't Make You Love Me ;
Pour ceux qui ne connaîtraient pas Bonnie Raitt, on se contentera de dire qu'il s'agit d'une chanteuse de country blues assez classique ; du genre qui vous passe d'une oreille à l'autre sans avoir laissé d'empreintes dans votre cerveau. Très franchement, cette chanson ne modifie pas cette donne.

Hall and Oates : She's Gone ;
Ah, là on se prend à espérer un peu, Daryl Hall et John Oates formant un duo soul-pop bien injustement ignoré (voir même méprisé). Et disons-le, nous ne sommes pas déçus à l'écoute de ce She's Gone qui enchaîne et mixe exactement tout ce qu'on est en droit d'espérer de dignes élèves d'un Al Green.

Emmylou Harris : 'Till I Gain Control Again ;
Bon. Tout le monde connaît Emmylou Harris, non ? Oui, tout le monde. Bon alors je passe. Je n'ai aucune envie d'être désagréable aujourd'hui.

Jackson Browne : Late for The Sky (avant vous vous tapez une put. de page de pub...) ;
Ah, là, prend pas de risque Nick Hornby. Tous les fans de Jackson Browne s'accordent en général pour considérer Late for The Sky comme son meilleur album. Moi, comment dire... Disons que cet axe, Jackson Browne, Linda Rondstadt, Don Henley et Glenn Frey, n'est pas celui qui structure mes goûts musicaux.

Sinéad O'Connor : Nuthin' Compares To You ;
Bon ça tout le monde connaît. Et tout le monde a, je crois, un avis assez tranché sur l'irlandaise. Bon, ça reste du Prince, malgré tout.

Crazy Horse : I don't Want To Talk About It
Ah là évidemment... les musiciens de Neil Young... c'est facile de m'accrocher. En plus, le bougre nous choisit le hit du premier album du groupe (début seventies) - la meilleure formation, celle qui contenait Lofgren, faisait appel à Ry Cooder - un titre qui a dû faire l'objet d'un vingtaine de covers minimum. Le titre de cette compilation, sans doute.

Ray Charles : Drown In My Own Tears ;
Un Genius sans surprise. Ce qui veut dire, à nouveau, repris à peu près 150 fois par autant d'artistes. Rien à dire. Bon, allez l'autre titre de la compil ; tout de même c'est Ray Charles.

Kate and Anna McGarrigle : Heart Like A Wheel

Kate MacGarrigle était une chanteuse de folk canadienne, décédée au mois de janvier. J'imagine que tout le monde sait qui sont ses enfants (Rufus et Martha) et qui est le père de ses enfants (Loudon IIIème du nom). Est-ce la peine d'y revenir ? Une grande voix folk méconnue du grand public, francophone du surcroît. Et un titre sublime. Allez le troisième grand moment de cette compilation. Et qui la clôt en outre, ce qui est la marque d'un bon sens du timing.

Alors au total. Que dire ? Qu'on s'en fout un peu des goûts musicaux de Hornby. On se doutait bien que vraisemblablement il privilégiait Joni Mitchell à Johnny Thunders. Cette playlist n'est pas une immense surprise. Hornby parle de pop dans ses livres, et ça vous fait un léger fond musical, comme une bande-son incertaine dans un magasin discount. De toute façon, ce qui compte c'est le magasin, la musique n'est qu'un décor qui se mêle aux guirlandes de promotions. Et sa façon de nous ouvrir les portes de la boutique n'a guère d'égale.



Allez, à plus
Thierry
RYS

dimanche, mai 23, 2010

Revue de Semaine

Alors que ce dimanche, vers 16 heures, va se jouer l'avenir rugbystique du Stade Rochelais, et que très franchement, hormis un tremblement de terre de puissance 14,8 sur l'échelle de Richter, ou une invasion de criquets pèlerins dans mon jardin, ou encore l'explosion d'une bombe atomique de plusieurs mégatonnes dont le point d'impact se trouverait chez mes voisins, voire l'arrivée inopinée à ma porte de Zahia D, je ne vois pas ce qui pourrait me tirer de la contemplation sur Sport+ de cette finale d'accession au Top14 que les légendaires rochelais vont disputer au LOU (pour Lyon Olympique Universitaire, je dis ça pour les déficients en Ovalie).
Qu'on ne me dérange donc sous aucun prétexte cet après-midi.

De toute façon, vous avez mieux à faire : vous avez cette revue de semaine à lire.

Alors qu'attendez-vous ? Let's Go !


Lundi 17 mai :


Un c’est mon anniversaire. Ok quand vous lirez cette phrase, il sera passé depuis 6 jours. Et alors ! ? C’est pas trop tard pour me le souhaiter si vous ne l’avez déjà fait par ailleurs (je pense notamment aux fesse bouqueurs et fesse bouqueuses). C’est fait ? Bien, allons-y.


Et commençons la semaine par là où j’espérais terminer la précédent, à savoir la libération de Clotilde Reiss. D’abord pour s’en féliciter. Il n’y a rien de bien agréable à savoir une jeune fille de 24 ans menacée de prison dans un pays aussi démocratique que l’Iran des Mollahs. C’est vrai que depuis qu’elle avait été élargie de sa prison et assignée à résidence à l’ambassade, son régime était naturellement plus doux que celui qui est toujours, à notre connaissance, fait aux deux journalistes de France3, attendant dans les mains des terroristes afghans. Mais, même si l’ambassade de France est en territoire français, on imagine que les balades forcées dans les jardins clos avec les chargés d’ambassade, ça va quelques jours, et qu’on est rapidement en manque de pouvoir s’ébrouer sur des distances plus grandes et moins compassées. Donc, elle est libre.

Vient maintenant le grand débat des contreparties éventuelles que la France aurait assurée à la République islamique. La majorité et le gouvernement, la main sur le cœur, assurent qu’il n’en a été nullement question (ce qui revient à nous faire croire que les imams qui n’hésitent pas à massacrer leurs étudiants frondeurs deviennent de pieux humanistes soucieux du droit dès qu’il s’agit d’une de nos compatriotes), en face la gauche fait semblant de s’en émouvoir, comme si jamais elle n’avait été au pouvoir et ignorait tout de la froideur glacée de la realpolitik (du reste en procédant ainsi, se rendent-ils compte, les socialistes qu’au mieux ils passent pour des politicards retors prêts à se jeter sur le moindre bout de compromis, au pire pour de doux rêveurs persuadés que le droit l’emporte dans toutes les négociations internationales). Hypocrisie à tous les étages. D’autant que les rumeurs selon lesquelles, Clotilde Reiss aurait effectivement été un agent de la DGSE, même de niveau modeste, renforcent ce sentiment d’hypocrisie généralisée. Or donc quoi ? S’il devait s’avérer qu’elle était effectivement au service de Sa Majesté (oups pardon déformation James Bondienne), cela la rend-elle pour autant coupable (comme une Miss Phelps, « désolé Clotilde mais là nous nions avoir eu connaissance de vos agissements ») ? Les soldats faits prisonniers ne donnent jamais lieu à rançon pour obtenir leur libération croyez-vous ? Faudrait pas aller sauver la soldate Reiss ? Allons. Comment dites-vous ? La France n’est pas en guerre avec l’Iran ? Alors là je crois que votre naïveté est confondante…

Ah un dernier point, cette jeune fille que l’on ne voyait qu’avec son châle dans le tribunal de Téhéran s’est enfin présentée tête nue. Elle est beaucoup plus mignonne comme ça…


Domenech !

Incroyable Domenech.

Bon sincèrement je vais vous la faire courte. Parce que le football et moi... Mais qu'on m'explique bon Dieu, qu'on m'explique.

Voilà même pas 8 jours, Raymond nous concocte une liste de 30 gus, là où tout le monde s'attendait à ce qu'il n'y ait que 23 noms. Alors, moi, pas con, enfin disons essayant d'être intelligent comme l'homme d'Estelle, je me dis, ok, il a pas fait un choix définitif, il a besoin d'effectuer les derniers réglages. Donc, il tape un peu plus large. Et paf, même pas une semaine après, il nous en élimine 6 d'un coup. Bon je vous parle même pas de la tronche des manchots qui se sont vus en bleus pendant un peu moins d'une semaine avant qu'on les renvoie en vacances. Mais honnêtement, j'ai beau me faire le plus malin possible, je ne suis plus. Six jours, ça serait suffisant pour jauger de la forme ou de la méforme d'un joueur (qui plus est dans 3 semaines quand commencera la compétition). Ou alors c'est quoi les tests qu'il leur a fait passer, Raymond ? Les a emmené aux putes les joueurs, afin de vérifier lesquels étaient les plus aptes à défendre une certaine idée de la virilité tricolore (Ribery et Govou étant naturellement dispensés d'exercice) ? Non ?

Alors je ne comprends pas. En plus, il y en a un (on ne sait pas encore lequel) qui va avoir bien la quinte, d'ici quelques jours. Car de 24, ils vont encore descendre à 23. Celui-là, putes ou pas putes, il aura un certain sentiment de cocufiage je pense.

Ah, ça y est j'ai trouvé ; Raymond applique la méthode Star Academy, Nouvelle Star, Koh Lanta... un éliminé par semaine. Il prend quand même le risque qu'après trois matchs dans le mondial, il y ait 23 éliminés d'un coup, et sans repêchage du public. Bon ben j'ai pas fait si court que ça au final.


Mardi 18 mai :


Bon, cette nouvelle, comme je la trouve dans Le Figaro.fr, je m'en méfie un peu, ce journal étant loin de l'objectivité sur les sujets de l'islamisme, de la burka, de l'islam en général et soyons au net, de l'immigration.

Dès lors, la relation d'une soirée débat sur le voile intégral, avec convocation, comme témoin à charge des agissements de jeunes islamistes, du maire d'Evry, Manuel Valls, sorte de caution de la droite que la politique sécuritaire devrait franchir les frontières politique classiques, vous vous doutez que je la prends avec quelques pincettes. Pour autant, après vérification, il s'agit d'abord semble-t-il d'une dépêche AFP. Je ne sais pas si cela garantit totalement l'objectivité de l'information, mais je suspecte moins l'agence de chercher de bonnes raisons de tordre le bras de quelques députés centristes, voire de gauche, au moment du vote pour l'interdiction de la burqa ou du niqab.

Qu'importe au fond. Le seul fait qu'il y ait eu échauffourée entre militants de Ni Putes, Ni Soumises d'un coté et ceux d'un groupe, que jusqu'alors je ne connaissais pas, et qui se serait choisi comme patronyme le « doux » nom de Cheik Yassine, ancien leader du Hamas, éparpillé façon puzzle par une peu juridique condamnation à mort prononcée par Israël qui prit la forme oblongue d'un missile, peut être compris de plusieurs manières, dont j'en retiendrai deux.

- On peut d'un coté y voir la preuve qu'il est manifestement impossible de parler avec un certain nombre d'extrémistes (et vous savez à quel point, lorsqu'ils sont religieux, les extrémistes m'agréent), et en tirer la conséquence logique que décidément, face à la violence communautaro-confessionnelle, seule l'action déterminée et sans faille de l'Etat républicain apportera une réponse. Et donc oui, non de nom, il faut interdire la burka et même plutôt deux fois qu'une.

- D'une autre coté, on est aussi en droit de penser que le déclenchement d'une bagarre sur un sujet d'apparence aussi « futile » montre à quel point d'une part il ne l'est pas et d'autre part sont exacerbées les passions sur le sujet. La conclusion logique à en tirer est alors totalement polaire à la précédente : toute législation sur le port de la burka n'aura d'autres effets que de chauffer à blanc un fer déjà dangereusement aiguisé.

La vérité est peut être au fond entre les deux, ou peut être contient-elle les deux assertions. Même si à titre personnel je penche plus pour l'une que pour l'autre.

(Bon en même temps, le gouvernement, prompt à redresser le menton républicain vis-à-vis de l'islam intégriste, vient dans le même temps de libérer l'assassin de Chapour Baktiar... même si l'on sait tous qu'il s'agit là de la contrepartie de la libération de Clotilde Reiss, et qu'aucun de nous, j'imagine, n'aurait aimé avoir à prendre une décision dans ce genre d'affaire)


Aucun rapport avec ce qui précède. Une étude scientifique (? : marque d'un brin de scepticisme quant à cette qualification), tendrait à prouver que les jurés se comporterait de façon différente (sensiblement différente) face à un criminel doté d'une belle gueule que devant un voyou ressemblant à Ribery. L'enjeu ne serait pas mince : que vous soyez beau ou laid, 22 mois de prison vous séparent.

On savait déjà depuis La Fontaine que la justice différait selon qu'on fut puissant ou misérable ; si en plus maintenant il faut avoir une belle gueule... En même temps, puissant et bô gosse : je comprends mieux pourquoi Villepin est sorti blanchi de Clearstream.


Mercredi 19 mai :


Bon, quatre brèves aujourd'hui. Si j'arrive à faire concis, plus ça va et plus je mesure que la longueur de mes revues de semaines s'accroît.


La première concerne, à nouveau, la jolie Clotilde Reiss, sur laquelle on commence à avoir des détails plus précis quant à son pedigree. Cet article de Slate.fr me paraît repositionner les choses à leur juste mesure. Qu'elle ait travaillé pour le renseignement français en Iran n'est pas du tout improbable. Après tout, fille d'un responsable du CEA et ayant rédigé un rapport de stage pour ledit CEA, sur le nucléaire iranien, on peut tout de même penser que sa présence en Perse pouvait être utile (elle connaissait le pays, dirons-nous). Dès lors qu'elle ait été approchée (ou qu'elle se soit d'elle même proposée) pour fournir quelques menus renseignements à un vague attaché d'ambassade n'aurait rien de bien surprenant. Les collaborateurs occasionnels de la DGSE ont bien souvent de ces profils anodins (commerçants, étudiants, fonctionnaires internationaux...) qui leur garantissent un certain anonymat. Qu'en revanche, on en fasse la nouvelle Mata-Hari, il y a sans doute un fossé qu'il paraît ridicule de franchir.


Sans rapport aucun, à moins qu'il ne fut en son temps un espion à la solde de l'Union Soviétique, Robert Hue, l'ex leader des cocos, tendance Potiron (si vous n'avez jamais lu Oui-Oui, ça ne va pas trop vous parler ça), est interviewé par Rue89. Et parle d'un peu tout avec une relative liberté de ton. Depuis qu'il a quitté le PCF pour constituer un groupuscule de plus à gauche (le MUP), Bob est plus à l'aise pour s'exprimer, ça ne fait pas de doute. Interrogé sur sa jeunesse et sur le rock'n'roll qu'il pratiqua quand il était adolescent, Hue évoque les USA du blues et des prolos blancs créateurs du truc. Et se lâche au détour d'une phrase : « Le rock'n roll, dans les années 1960, c'est une volonté très forte d'exprimer un dépassement, une colère, un dynamisme. Ça, ce n'est pas du Yéyé. Moi, mes idoles de l'époque, c'est Elvis Presley, Eddie Cochran, Gene Vincent, des gens qui bougent ! ». Oui, ben, même si ces positions sur la chute de l'URSS, le devenir de l'idée communiste ou celui de l'Union de la gauche en France m'intéressent, c'est d'abord sur le rock'n'roll que j'aurais aimé qu'il soit plus avant interviewé, l'homme qui se faisait appeler Willie Balton, au sein des Rapaces.


On saute à nouveau du coq à l'âne. A Lyon, hier, manifestation de gays et lesbiennes contre manifestation de cathos de droite et d'extrême droite, les seconds étant venus pour essayer d'empêcher les premiers de se bécoter entre eux au vu et au su de tous. Comme quoi d'ailleurs, les intégristes casseurs de bonbons se sont pas que musulmans. Pourquoi j'en parle alors que cette nouvelle est somme toute banale. Juste parce que j'ai trouvé que les slogans étaient drôles : celui des pédés et des gouines (« la sodomie ça ouvre l'esprit »), comme celui, pour une fois profitons-en, des réacs (« pas de défilés pour les enfilés »). Comment? Si c'est tout ? Oui c'est tout.


Et on finit avec cette nouvelle très britannique. Le tournoi de Wimbledon aura son poète officiel. Monsieur Matt Harvey, durant les quinze jours de la compétition, aura la charge d'écrire un texte sur le tournoi; avec toutefois une grande liberté dans le choix de ses inspirations. Ce qui n'est pas plus mal, car honnêtement, une fois qu'on a fait rimer lobe avec job et fonds de court avec toujours, on risque vite la panne.

Je proposerais bien au poétique entraîneur sélectionneur de l'équipe de France de football de taquiner lui aussi la muse à l'issue de chacune des prestations de l'Equipe de France. Le soir du dernier match, contre les sud-africains, peut être aurions-nous droit à quelque chose du genre :

« Fallait-il donc que le Mexique / Par trois traitres buts nous nique /

Pour qu'ensuite, bons à rien / Face aux modestes Uruguayens /

Nous soyons, nom d'un chien /Condamnés au partage des points /

Et que la qualification ce soit / Face aux terribles Bafanas Bafanas /

Qu'il fallait aller la chercher / Ce que par un destin cruel /

Nous n'avons su réaliser / Prenant même une sévère gamelle /

Et nous voici devant l'avion / Fourbus, cassés et flagadas /

Notre périple ne fut guère plus long / Qu'un coup de Govou dans le c. de Zahia ».

Ça aurait de la gueule non ?


Jeudi 20 mai :


Alors voilà le Président a décidé de prendre le taureau par les cornes et d'engager la France dans une stratégie de diminution rapide des déficits publics. Pour ce faire, il prétendra s'appuyer notamment sur le rapport que lui ont remis deux hauts fonctionnaires économiques, Jean-Philippe Cotis et Paul Champsaur respectivement actuel et ancien directeur général de l'INSEE.

Fort bien, mais ce rapport (que vous pouvez aller compulser si vous vous en sentez le courage), il faut aussi savoir le lire en creux. Voir par exemple ce graphique de la page 4 qui montre que les grandes économies, les plus imbriquées commercialement, ont connu et connaissent la même problématique de croissance constante de leur endettement, voir aussi comment ces mêmes pays ont, en parallèle, volontairement pratiqué, à partir des années 80, une politique de stabilisation de leur prélèvements obligatoires, ce qui ne pouvait, étant donné la croissance structurelle des dépenses (notamment du fait du vieillissement de la population) que conduire à des situations d'endettement. Pourtant ces économies là n'avaient guère de raison de se lancer dans une concurrence fiscale dans la mesure où économiquement intégrées, c'est entre elles qu'elles commercent le plus. Tout s'est en fait passé comme si ce ne sont pas tant les États qui sont en concurrence entre eux, mais bien plutôt, au sein de chacun d'entre eux, une classe économiquement puissante lasse de contribuer via l'impôt qui a conquis le pouvoir au détriment de ceux qui n'en paye qu'une petite partie. La limitation, voire même la baisse des impôts dans les économies interdépendantes que sont les USA et l'Union Européenne semble bien avoir été conduite par des économistes et hommes politiques au service d'une classe souhaitant se désengager de la solidarité nationale, et argumentant pour cela sur une concurrence internationale qui est en grande partie factice (si on vient me citer la Chine je rétorquerais que c'est la divergence de conditions salariales et sociales qui crée des distorsions, mais certes pas l'impôt, et que le commerce international n'a jamais interdit de se protéger des concurrences déloyales, au contraire même). Juste pour finir, il faut savoir que si aujourd'hui aux USA, la tranche la plus haute de l'impôt sur le revenu est de 35%, il y a cinquante ans, en plein boom économique, elle était de 70%. Et ce dans un environnement commercial mondial qui n'était pas si fondamentalement différent.

Hum, bon, je crois que je me suis un peu éloigné du rapport Cotis-Champsaur et de ses conclusions...


Changeons de latitude et de sujet avec ce petit article de La Repubblica repris dans Courrier International. Il nous narre comment une ministre du gouvernement italien actuel (pas franchement réputé pour son ouverture d'esprit, sauf évidemment en ce qui concerne la prostitution lorsqu'elle sert au bon plaisir du Cavalière), a fait amende honorable en public lors de la journée contre l'homophobie. Lisez et vous verrez. Transposons de l'autre coté des Alpes (chez nous quoi !). Pourrais-t-on espérer un mea culpa de Brice Hortefeux sur le problème que lui posent les arabes dès lors qu'il y en a plusieurs ; une contrition d'Eric Besson par rapport à l'ensemble de son œuvre ? Qui sait ?


Vendredi 21 mai :


Deux nouvelles rapides qui l’une comme l’autre tourne autour de Dieu, création des hommes, et de la condition d’humain qui doit choisir entre être debout ou ployer l’échine devant le surnaturel.


Un groupe de petits rigolos, un brin provocateurs, mais quand même plutôt rigolos, a organisé sur Facebook un concours de dessins du prophète. Évidemment ça n’a pas loupé, et les excités d’Allah au Pakistan, comme de merveilleux modèles pour une démonstration des théories de Pavlov, ont été brûler quelques drapeaux américains et crier leur haine de Facebook, ce repaire d’incroyants. C’est qu’il est « blasphématoire » de représenter le prophète. Pourquoi ? Je n’en sais rien. Peut être était-il assez laid à regarder, ou bien glabre, ce qui gênerait profondément les barbus. Allez savoir.

Bon ce qui reste rassurant, c’est que si l’on en croie l’article, ils n’étaient pas si nombreux que ça à hurler dans les rues. Ce qui l’est moins c’est que le gouvernement pakistanais a fait bloquer l’accès à Facebook et à YouTube durant deux jours.


Les nouvelles qui remettent sérieusement en cause l’idée que l’homme se fait de lui-même, de la vie, de l’univers qui l’entoure et de sa raison d’être, se suivent à un rythme impressionnant. Il y a peu on apprenait que nous sommes tous une espèce impure puisque croisés, même à l’état de trace, avec une autre espèce humaine que la notre, en l’occurrence Néandertal. Cette fois-ci, on est informé que l’homme est au bord d’atteindre la condition de démiurge. Slate.fr nous apprend ce que le magazine Science nous expliquera plus avant : l’homme vient de créer du vivant à partir du non-vivant. Ce qui est incontestablement une immense première. Le clonage correspondait à créer artificiellement du vivant (hors de tout procédé naturel de reproduction), mais c’était encore à partir du vivant. Cette fois, les chercheurs ont crée une bactérie à partir d’un patrimoine génétique formé de toutes pièces grâce à la chimie et l’informatique.

Ce n’est bien sûr encore qu’un balbutiement, mais c’est celui de quelque chose d’immense et même à ce stade encore difficile à appréhender dans toutes ses conséquences potentielles. L’article de Slate.fr s’attache à tracer les principales pistes que pourrait ouvrir cette découverte. Le post-humain n’est évidemment pas la moindre.


Samedi 22 mai :

Et l'on finira la semaine avec ce désespérant retour à la politique de Nanard le sévèrement burné. L'article de Marianne.fr postule, sans le dire vraiment, que ce come back au Parti Radical de Gauche (aujourd'hui l'un des deux vagues résidus de ce qui fut sous la 3ème République le plus grand parti de France, profondément engagé dans la lutte anticléricale et favorable à une conception ombrageuse de la République - autant dire à quel point nous aurions besoin d'un parti de ce type actuellement -) n'a d'autre vocation que d'aider Sarkozy à foutre un peu de oaï à gauche.

Pari osé, car qui pourrait jurer que l'heure de Tapie n'est pas définitivement passée ? En même temps, l'homme d'affaires (que ce titre lui va bien, à croire même qu'il a été inventé pour lui) a si souvent su rebondir que nous ne jurerions pas que la manœuvre est nécessairement vouée à l'échec.


Et l'année dernière à la même époque ?


On apprenait que Franco avait peut être été cocu, et un professeur de Finances Publiques essayait d'expliquer la future désaffection pour les élections européennes ; la MIVILUDES dénonçait les risques des pratiques soi-disant new-age, et aussi, un peu, les satanistes ; Obama cherchait les crédits pour fermer Guantanamo et je faisais un bilan glacial de l'état des condamnés à mort aux USA ; des flics venaient ramasser des gamins à la sortie de l'école pour vol de vélo ; Allègre annonçait à qui voulait l'entendre qu'il allait entrer au gouvernement (mais n'avait pas prévu les scores que feraient les Verts aux européennes) ; et une bande de papys déchaînés mettaient en déroute des pirates. Voilà, c'était là.


Bon ben à plus, les amis (vous savez où me trouver this afternoon)

Thierry

RYS

samedi, mai 22, 2010

La chanson du Samedi (#049)

Ah ben la nouvelle de la semaine, nous dirons que c'est celle de la libération de Clotidle Reiss, ma foi plus jolie quand on ne lui couvre pas les cheveux avec un torchon, et aussi quand elle sourit, ce qu'elle avait un peu de mal à faire devant ses juges iraniens.

Bien sûr, la libération en quasi parallèle de l'ancien membre du commando des assassins de Chapour Baktiar a soulevé quelques interrogations quant aux conditions de la libération de la jeune étudiante.
Puis d'aiguille en fil, c'est la môme elle-même que l'on a soupçonnée d'être une espionne de la DGSE. Bon de tout ça je reparle plus longuement demain, dans la Revue de Semaine.

Mais dans l'attente, voilà qui nous permet de mettre en ligne Pulp et son I Spy (ici en live).



I spy a boy, I spy a girl
I spy the worst place in the world,

in the whole wide world.

Oh you didn't do bad,

you made it out,

I'm still stuck here oh but I'll get out.

Oh yeah I'll get out.

Can't you see the giant that walks around you seeing through your petty lives?

Do you think I do these things for real?

I do these things just so I survive.

And you know I will survive.

It may look to the untrained eye,

I'm sitting on my arse all day.

I'm biding time until I take you all on.

My Lords and Ladies,

I will prevail,

I cannot fail.

Cos I spy.

Oh I've got your numbers,

taken notes,

I know the ways your minds work;

I've studied.

And your minds are just the same as mine

except that you are clever swines,

you never let mask slip,

you never admit to it,

you're never hurried.

Oh no no no.

And every night I hone my plan

how I will get my satisfaction,

how I will blow your paradise away away, away.

Cos I spy.

And it's just like in the old days -

I used to compose my own critical notices in my head.

"The crowd gasp at Cocker's masterful control of the bicycle,

skilfully avoiding the dog turd next to the corner shop."

Imagining a blue plaque

above the place I first ever touched a girl's chest,

but hold on,

you've got to wait for the best.

You see you should take me seriously.

Very seriously indeed.

Cause I've been sleeping with your wife for the past sixteen weeks,

smoking your cigarettes,

drinking your brandy,

messing up the bed that you chose together.

And in all that time I just wanted you to come home unexpectedly one afternoon,

and catch us at it in the front room.

You see I spy for a living,

and I specialise in revenge,

on taking the things I know will cause you pain.

I can't help it,

I was dragged up.

My favourite parks are car parks,

grass is something you smoke,

birds are something you shag.

Take your "Year in Provence"

and shove it up your arse.

Your Ladbroke Grove looks turn me on, yeah.

With roach burns in designer dresses,

skin stretched tight over high cheek-bones,

and thousands of tiny dryness lines beating a path to the corners of your eyes.

And every night I hatch my plan,

it's not a case of woman v man.

It's more a case of haves against haven'ts.

And I just happen to have got what you need,

just exactly what you need yeah.

La la la la la la la la la la,

in the midnight hour.

La la la la la la la la la la,

I will come to you,

I will come to you,

I will take you from this sickness,

dinner parties and champagne,

I'll hold your body and make it sing again.

Come on - sing again,

let's sing again, oh yeah,

Cos I spy,

yes,

I spy.

I spy a boy,

and I spy a girl.

I spy the chance,

to change the world,

to change your world.


Bon, ben voilà, à demain pour la revue de semaine,
Thierry
RYS

jeudi, mai 20, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#046)

Salut.

Ce billet hebdomadaire du jeudi, brasse des gens de notoriété sensiblement différente, Johnny Cash, par exemple, prenant la suite de Earl Aycock, posté la semaine précédente. Mais, et même dans le cas de Aycock, nous parlons de personnes ayant eu quelques échos en leur temps, au delà de leur quartier, hameau, fermes.... En quelque sorte, a minima le quart d'heure de célébrité promis par Warhol, à la différence qu'il fut moins mondial et souvent plus rural.

Mais aujourd'hui nous nous enfonçons dans les couches géologiques les plus profondes, ou plutôt les moins explorées du rockabilly fin fifties avec un homme sur lequel je n'ai strictement rien retrouvé, même en patrouillant ces incroyables bases de données que sont le Rockabilly Hall of Fame ou le Country Music Hall of Fame.

Un pur ectoplasme musical, donc. Sur le verso du 33 tours 25 centimètres, sorti en 1979 par Chiswick, dans lequel on trouve le titre que je vais vous offrir aujourd'hui, disque consacré à titre principal à Sleepy LaBeef, il est juste dit que l'homme enregistra pour Decca cinq titres dans un "style Buddy Holly".
Faites-vous une idée du personnage avec ça....

Bon après tout qu'importe, Doug Sandford restera un inconnu (si quelqu'un venant à passer par ici en savait plus long, qu'il parle.... ou se taise à jamais!). Ce qui ne nous empêchera pas de poster, donc, this Buddy Hollysh style song called Sadie.


Doug Sandford - Sadie

Allez, à plus
Thierry
RYS