Mais déjà nous sommes dimanche (pour vous qui lisez) et c'est l'heure de la nième revue dominicale de semaine.
Let's Go !
Lundi 24 mai :
Bon vous me connaissez. Vous n’imaginiez pas que vous y échapperiez ? Si ? Oh, ben là alors c’est que vous ne connaissez pas encore suffisamment. Evidemment que je ne pouvais pas commencer cette revue de semaine autrement qu’en gueulant, tel un hooligan moyen, ma joie (et le mot est faible) de voir cette terre historique du rugby qu’est La Rochelle réintégrer le giron de l’élite du XV national. En plus, tout ça s’est fait au terme d’un match absolument palpitant, durant lequel les fabuleux trois-quarts lyonnais nous ont mis à la torture en première mi-temps. Mais le LOU avait oublié qu’un match se gagne d’abord devant, par les gros, et aussi en ayant un buteur régulier. Bien que menée 3 essais à zéro à la mi-temps, La Rochelle n’accusait qu’un retard de 5 points quand les lyonnais accusaient eux déjà la fatigue due aux coups de boutoirs du pack maritime. La seconde mi-temps fut leur supplice, avec ces deux essais que naturellement je vous mets en ligne (et encore pour le second nous n’avons que sa conclusion, alors qu’à l’origine il y a une percée de plus de quarante mètres du demi de mêlée jaune et noir).
Z’avez vu ?
Vous me trouvez chauvin, exagérément enthousiaste pour ce qui n’est qu’un banal résultat sportif ? C’est vrai, je l’assume. Et je m’en expliquais même il y a deux ans dans ce long billet. Lisez-le, vous comprendrez comment se construisent les passions les moins rationnelles.
Allez, disons qu’on attaque vraiment la revue de semaine maintenant. Avec cet article paru sur le site web de Marianne. La semaine dernière, ma lecture de ce même rapport Champsaur-Cotis relatif à la situation des finances publiques françaises, avait débouché sur une conclusion générale selon laquelle les Etats occidentaux sont en grande partie responsables de la situation déficitaire à laquelle ils doivent désormais faire face. Le rédacteur de l’article de Marianne va bien plus loin, pointant toutes les incompréhensions du Chef de l’Etat en regard de ce qui est dit dans le rapport (oui, incompréhension c’est bien comme mot, ce n’est pas exagérément stigmatisant – inintelligence l’aurait été par exemple -). Alors oui, bon, sans vouloir me lancer des fleurs, les deux experts expliquent bien ce que je disais déjà jeudi dernier, à savoir qu’à force de diminuer structurellement les recettes (sans doute sans raison économique ajoutai-je, ce que ne font tout de même pas les deux économistes), on crée le déficit. Ce que pointent par ailleurs les deux directeurs de l’INSEE (l’un actuel, l’autre ancien) c’est que le déficit c’est d’abord celui de l’Etat et point celui des collectivités locales (auxquelles le gouvernement voudrait bien pourtant faire payer leur mauvaise orientation politique en leur imposant une bonne vieille cure d’austérité). Et c’est aussi que celui de la sécurité sociale est le fruit du vieillissement de la population, plus que celui d’une gabegie de la part des professions médicales. Shit ! A part tuer les vieux qui coûtent trop chers, on va manquer de solutions. Oh mais si ! Vous ne vous souvenez pas, l’autre semaine, la petite sortie d’Alain Minc sur son vieux père qui coûte trop cher à la collectivité nationale si on le soigne alors qu’il a 102 ans ? Ca s’appelle un ballon d’essai, ça.
Mardi 25 mai :
Les séances au Conseil constitutionnel vont être publiques. La première séance publique avait d’ailleurs lieu aujourd’hui. En application de la réforme de 2008 de la Constitution qui a crée la possibilité pour un citoyen (comme vous et moi) de saisir le Conseil sur une question préalable de constitutionnalité, s’il considère qu’il est victime d’un texte qui n’est pas constitutionnel, la procédure de délibération sur une QPC sera donc ouverte au public (logique vu que la saisine émane du public). Bon, ce n’est pas encore demain qu’un citoyen pourra saisir le Conseil d’une loi a priori, cette possibilité restant limitée aux 60 députés ou sénateurs, au Président du Sénat et à celui de l’Assemblée Nationale. Mais il y a incontestablement un léger progrès.
En fait le vrai, le grand progrès c’est cette ouverture au public des séances. Imaginez ça un peu, on va pouvoir les voir travailler les neuf sages (qui sont onze d'ailleurs). C’est que c’est pas rien d’imaginer Giscard et Chirac, tous deux membres de droit du fait qu’ils sont d’ex Présidents de la République, à se chicailler sur des points de droit totalement abscons pour le commun des mortels. Ou de les choper en train de piquer du nez, sous l’œil sévère de Debré, le Président du Conseil.
Blogueuse de Girls and Geeks, et par ailleurs journaliste pour Slate.fr, Titiou Lecoq écrit un article sur un certain dédain de la jeunesse pour les problèmes de retraite qui tiennent le haut du pavé médiatique depuis quelques jours. Globalement son argumentaire tient en quelques points. La jeunesse actuelle est, bien moins que ses aînés (ses parents disons même), en attente de la solidarité nationale ; c’est globalement une jeunesse démerde-toi, ou si l’on peut s’exprimer ainsi « marche ou crève ». Pleinement au fait des règles (et je devrais plutôt dire de l’absence de règles) du capitalisme moderne, elle ne cherche guère dans le collectif les moyens de pallier les problèmes individuels. Un moderne « Chacun pour soi et Dieu pour tous ». En outre, le salariat est de moins un modèle référent pour elle, et ce d’autant plus qu’elle s’est habituée (hélas sans doute) au travail mal voire non rémunéré, au travers des stages, ce nouveau vecteur de l’esclavage. Prenant sans doute son propre exemple, Titiou Lecoq démontre que les nouveaux modèles de rapport au travail s’apparentent plus au mercenariat qu’aux classiques relations employés - employeurs sur un lieu unique qui est celui de l’entreprise. Dès lors, pourquoi voudriez-vous qu’une jeunesse qui a si parfaitement intégré les codes du libéralisme, qui ne croit qu’en son étoile personnelle, à la valeur de son travail et au fait que toute rémunération n’en est que le fruit proportionné, s’attache à une redistribution aussi lointaine que celle des vieux âges ?
On peut discuter le modèle qui est sous-jacent à cet article, considérer notamment comme le faisait Kent dans une chanson, il y a déjà bientôt vingt ans, que « J'aime un pays où tout le monde a la parole / Surtout les jeunes qui aiment bien le rock'n'roll / Celui qui brille, celui qui mousse et fait des bulles / Belle jeunesse, qui rit quand on l'enc. ». Mais ce serait fort désobligeant étant donné la qualité du papier, et réfuter en bloc tout ce qui y est dit me semblerait un brin stalinien.
Là où la démonstration me semble fragile, c’est que Titiou Lecoq décrit les modes de vie et les aspirations d’une jeunesse et pas de LA jeunesse. La sienne, c’est celle des geeks urbains intégrés, parisiens, qui effectivement privilégient la liberté des contrats courts aux chaînes du CDI. Mais cette jeunesse est loin d’être représentative de la France ou de l’Europe entière. Comment sinon expliquer que selon plusieurs sondages, 70% des jeunes aspirent à devenir fonctionnaires ?
Dans Rue89, on multiplie les enquêtes inutiles et ineptes. Mais toujours drôles. La dernière en date cherche à comprendre pourquoi une conversation téléphonique quasi murmurée par votre voisin de TGV vous gênera plus qu’une bonne engueulade avec les décibels à deux pas de vos oreilles. C'est effectivement passionnant. Si, si lisez. Vous verrez que le problème d'une conversation chuchotée, est l'agacement que cela va provoquer en vous de ne choper qu'un mot sur deux et de ne pas comprendre le sens global de ce qui se dit. Et voilà qui met vos sens en alerte et mobilise tout votre cerveau, alors que vous préfèreriez qu'il s'emploie à d'autres tâches. Ah ! Reconnaissez que vous avez appris quelque chose.
Alors des enquêtes et autres études aussi débiles, Rue89 s'est d'ailleurs amusé à compiler tout ce que ce site avait déjà publié. C'est là. Une vraie liste à la Prévert : on y retrouve le désavantage que subiraient les laids face à la justice (dont je vous avais parlé dans une récente revue de semaine) et tout plein d'autres enquêtes et analyses sur des sujets aussi fondamentaux que le lien entre le temps et la rousseur de vos cheveux, ou celui entre les gênes et le fait d'être un thon qui ne séduit pas. Allez-y, faites votre marché, ça n'est que de l'inutile...
Mercredi 26 mai :
Juste une pour la route aujourd’hui. Suis un brin pressé et privé de temps. Mais le Président est décidément trop fort pour qu'on omette cette semaine sa sortie du jour (ou de la veille plutôt) devant des militants UMP de l'Oise.
« Vous savez quand on pense à ce qu'a fait François Mitterrand en ramenant l'âge légal du départ à la retraite de 65 à 60 ans ! On aurait beaucoup moins de problème s'il s'était abstenu. »
Ah, c'est du grand Nicolas. Comment ne pas l'approuver, bon sang. Car c'est évident, s'il ne s'était pas trouvée une majorité de français débiles pour élire Tonton en mai 81, on n'en serait pas là. Mais, je dois vous le dire : encouragé par l'audace du Chef de l'Etat, je veux moi aussi mettre ma pierre à ce bel édifice de réformes dans le sens de l'adaptation nécessaire de notre pays à la mondialisation heureuse.
Et je dis :
« Vous savez quand on pense à ce qu'a fait Charles De Gaulle en créant la Sécurité Sociale en 1945 ! On aurait beaucoup moins de problème s'il s'était abstenu. »
Et j'ajoute :
« Vous savez quand on pense à ce qu'a fait Léon Blum en créant les congés payés ! On aurait beaucoup moins de problème s'il s'était abstenu. »
Et je vais même plus loin :
« Vous savez quand on pense à ce qu'a fait François Guizot en limitant la durée du travail des enfants ! On aurait beaucoup moins de problème s'il s'était abstenu. »
Bon j'arrête là.
Et je donne juste deux ou trois éléments pour recadrer ce débat (je laisserai volontiers les dévots de Tonton, riposter contre cette affreuse charge contre leur cher grand homme). En 1981, l'espérance de vie, hommes et femmes confondues était de 74 ans (70 ans pour les hommes et 78 ans pour les femmes). A cette époque, un homme qui avait atteint 65 ans pouvait espérer encore vivre 12 ans. L'entrée sur le marché du travail s'étant faite à des âges compris entre 15 et 20 ans dans les années 30-40, ceux qui arrivaient à ces fameux 65 ans avaient alors cotisé environ 45 à 50 années. Aujourd'hui, 30 années après, tous ces chiffres sont évidemment obsolètes...
Mais disons juste qu'à l'époque, le passage de la retraite à 60 ans ramena, pour une grande majorité des gens, la durée de cotisation moyenne à 40-45 ans (soit grosso modo ce qu'on nous propose aujourd'hui). C'est ensuite que le problème n'a peut être pas été pris à bras le corps comme on dit.
Jeudi 27 mai :
Voici une nouvelle absolument sidérante. Plus exactement, une nouvelle dont je postule qu'elle ne devrait plus beaucoup se renouveler. De quoi dont est-ce ? Voyez l'article. Cette femme chinoise, âgée de 60 ans a subi une fécondation in vitro (véritas ?), et en conséquence a donné naissance à des jumelles. Qui auront quelques difficultés, dans 20 ans, à appeler leur mère autrement que mamy, mais c'est une autre histoire. Pas bien grosses les poulettes malgré tout avec un petit un kilo cinq cent grammes toutes mouillées. Comme quoi, même si à 60 ans la femme peut donc encore enfanter, elle n'a peut être plus toutes les ressources pour que sa progéniture parte du meilleur pied dans la vie.
Alors pourquoi vous affirmai-je en préambule qu'à mon sens ce genre d'histoire ne devrait plus guère, à l'avenir, se produire ? Enfin, bon sang, vous ne voyez-pas ? Mais non, cela n'a rien à voir avec le contrôle des naissances dans l'empire du milieu. Le titre de l'article, le titre de l'article bon sang !
« Une retraitée de 60 ans donne naissance à des jumelles ». Alors là c'est clair, non ? M'enfin ! (Lagaffe Gaston, sort de ce corps !). Une retraitée de 60 ans ! Vous croyez vraiment vous que ça existera encore dans un proche avenir ?
Et restons dans le domaine des retraites (même si le sujet ne passionne pas Titiou Lecoq, cf. supra). Et dans celui de la parole du Président, cette parole qu'il utilise tant qu'elle finit par se rebeller d'être ainsi malaxée à tous usages.
Tenez, Libération.fr, peu suspect il est vrai de Sarkophilie, met le Président face à ses propres contradictions. Interrogé il y a deux ans, sur la proposition de Mme Parisot CAC40, de repousser à 63 ans l'âge de la retraite, le Chef de l'Etat avait alors des mots d'un grande clarté :
« Elle a le droit de dire ça, j’ai dit que je ne le ferai pas. Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour cela. Et ça compte vous savez pour moi.»
Mais il y a plus fort, beaucoup plus fort. Ce sont ces images de la seconde vidéo de l'article de Libération.fr retrouvant un duel Strauss-Kahn – Sarkozy avant les élections de 1993. Qu'ils sont jeunes... A tout point de vue. Le Président était encore à l'âge où l'on croit ses propres mensonges : du type « J'ai voté la retraite à 60 ans et le RMI ». Le RMI, possible puisque c'est un texte de fin 88, mais la retraite à 60 ans date elle de 1982, année où le futur Président ne siégeait pas à l'Assemblée Nationale. C'est drôle quand même comment cet homme par goût des effets de tribune peut finir par dire tout, son contraire et à nouveau le contraire de tout.
Vendredi 28 mai :
Alors les agences de notation, personnellement j'ai un peu de mal à les suivre... Bon déjà, sur le principe, que des organismes de droit privé se targuent de noter des pays souverains, sur leur dette, ce qui revient à envoyer des satisfecits ou des avertissements sur leurs politiques, ça me démange un peu le neurone résiduel (d'autant que j'aimerais que l'on me démontre qu'il n'y a aucun lien entre ces agences et les grands groupes bancaires, ou pas bancaires d'ailleurs). Mais quand en plus elles sont d'une logique qui m'échappe (mais peut être suis-je un peu couillon.
Prenons Fitch. Cette agence décide de dégrader la notation de la dette espagnole (privée comme publique). Or voilà un pays qui vient de prendre une série de mesures que je ne juge pas, mais que les marchés (comme on dit) devraient apprécier puisqu'elles tendent à diminuer l'endettement public espagnol, diminuant donc le besoin de financer l'Etat sur les marchés et par suite redonnant des possibilités de financements au privé (ménages comme entreprises). L'inverse de l'effet d'éviction pourrais-je dire en étant cuistre. Et quand je dire prendre des mesures, c'est exactement ça : l'Espagne ne s'est pas cantonnée à des discours (encore une fois, je ne juge dans aucun sens lesdites mesures)
En parallèle, la même agence Fitch annonce qu'elle est tout à fait satisfaite des mesures prises par la France pour réduire son déficit. Curieux. Car jusqu'à preuve du contraire, il n'y a eu pour le moment que des annonces (conférence des finances publiques, volonté de dénicher 5 milliards de niches, plan prévisionnel etc...). Qu'on me comprenne bien, je ne suis pas en train de réclamer une diminution de 10% du salaire des fonctionnaires comme en Espagne, mais je suis bien forcé de constater que si au-dessous des Pyrénées on n'y est allé franco (oui désolé je n'ai pas pu m'empêcher), c'est loin d'être le cas au-dessus, où l'on se cantonne pour l'heure aux intentions. Et pour autant c'est la première qui est punie et la seconde récompensée. Curieux non ? Bon je n'oublie pas non plus que la dégradation d'une notation est aussi un moyen d'attaquer un pays, alors je me pose des questions...
Alors ai-je « une densité moindre de mes récepteurs D2 à la dopamine dans la région de l’hypothalamus » ? Je vous le demande car nul ne pourra nier que ma créativité est exceptionnellement exacerbée, remarquablement productive, bref que je touche au génie. Or une étude tendrait à démontrer qu'il y a un lien entre cette moindre densité et la créativité. Et comme par ailleurs ce manque de capacité à fixer la dopamine est un facteur connu explicatif de psychoses diverses, il y a par transitivité un pas que l'on pourrait être tenté de franchir pour lier folie et génie créatif. Attention disent toutefois les chercheurs. S'il est bien clair qu'un certain nombre d'artistes étaient (et sont encore) manifestement dérangés du bulbe, il serait bien osé d'en déduire que la maladie mentale est une condition sine qua non à la révélation du génie. D'autant que l'étude n'a porté que sur un nombre très réduit de personnes, dont aucune ne travaille du chapeau ; et surtout qu'il serait nécessaire en préalable de définir exactement ce qu'est la créativité.
Ouf, je suis rassuré.
Et pour finir la journée, RIP Arnold. Gary Coleman, dont l'unique titre de célébrité fut de jouer le petit dans la série Arnold et Willy (série totalement évitable, soi dit en passant) vient de décéder à l'âge assez peu canonique de 42 balais. Sa nécrologie n'est pas exactement des plus flatteuses, maladie et violence domestique. Alcool peut être aussi. Mais comment voulez-vous vivre normalement, avec pour seul fait de gloire d'avoir joué le gnome noir dans une série à deux balles des années 80 ?
Samedi 29 mai :
Et nous terminerons cette revue de semaine avec cette histoire, peu banale, de relations sociales entre un cadre et son salarié, qui ont pris des allures de roman sadique sous pseudonyme et sous internet.
Eco89, la page économique de Rue89 explique les tenants et aboutissants de cette affaire qui vient de connaître son épilogue judiciaire devant la Cour de Cassation. Le cadre est viré pour faute lourde pour avoir harcelé son employé. Comme nom d'emprunt, il avait choisi Irène. Moi je dis que le salarié n'est pas trop net non plus dans cette histoire.
Franchement, vous vous imaginez en train de fantasmer sur une femme virtuelle, sur laquelle la seule chose que vous croyez savoir est qu'elle se prénomme Irène ? Et pourquoi pas Gertrude ou Simone tant qu'on y est. Si encore, le cadre pervers s'était fait passer pour Lovelove69 ou AlexiaFree, voire Zahia from Mucich, on eut compris sans difficulté... Mais Irène...
Allez, dehors l'employé. Pervers amateur de vieillardes, va !
Et puis juste au moment de m'en aller, la mauvaise nouvelle : Easy Rider a pris le chopper céleste.
Bonne route Dennis.
On mettait un mot sur le nouvel album groovy-jazzy de Iggy et un autre sur Ugly Susan et on lisait une interview de Julien Coupat qui n'était pas encore libéré ; on s'inquiétait paradoxalement de la bonne tenue de la consommation des ménages (rétrospectivement, on n'avait pas tort – oui, on aime s'envoyer des fleurs -) et un chinois saignait abondamment du nez pour des raisons assez immondes ; Les Tiberi étaient condamnés et la Reine d'Angleterre choquée de n'avoir point été invitée au 65ème anniversaire du débarquement ; Coupat était finalement libéré, ce qui mettait fin à des mois d'interpellation totalement inutile sur ce blog à longueur de revue de semaine, l'inflation en zone euro était nulle, ce qui ne nous rassurait pas; enfin, dans Le Monde on pouvait lire une longue et intéressante quoique contrastée analyse de la future abstention aux européennes. Voilà, c'était là.
Et bon dimanche,
Thierry
RYS













