mardi, juin 29, 2010

WCOTBT - Saison 2 - LE PALMARES FINAL (et aussi les résultats et soluces de la dernière étape)


ET OUI MESDAMES ET MESSIEURS... une étoile du BLIND TEST est née et elle a dominé toute la saison. Seul en tête de ce contest depuis des mois (exactement depuis le BT de février), il a su éviter les pièges tendus par la dernière épreuve spéciale et tué par la même tout espoir pour ses concurrents. Et pourtant ils se seront battus les concurrents.

Mais il était dit que l'on ne revivrait pas l'extraordinaire final coup de tonnerre de l'an dernier, lorsque Hervé Resse, revenu du diable vauvert (Zitrone sors de ce corps !), avait coiffé La bUze et Davnat sur le poteau.

Ne ménageons un suspense inexistant :

La régularité faite homme, l'étalage d'une large connaissance dans des domaines bien différents les uns des autres, et une volonté acharnée de l'emporter ont indubitablement assuré une TRES BRILLANTE VICTOIRE à REGUS PATOFF. Et ce malgré une concurrence de haut, très haut niveau, même après le retrait d'un Hervé Resse fourbu au pied du Tourmalet.
Bravo à ce grand champion qui prend donc la suite dudit RESSE au palmarès du WCOTBT.
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Bon, mais avant de passer au palmarès final, les solutions de cette dernière-qui-comptait-double (entre parenthèses le nombre de points obtenus en moyenne sur les deux possibles pour chaque chanson ) - Globalement, vous avez assuré :


Série 1 :
1- Neil Young - Everybody Knows This Is Nowhere (0,77)
2- The Smiths - Heaven Knows I'm Miserable Now (1,08)
3- Iggy Pop - The Passenger (1,85)
4- Public Image Limited - Death Disco (0,77)
5- David Bowie ET Pat Metheny - This Is Not America (1,17)
6- The Velvet Underground - There She Goes Again (1,31)
7- Klaus Nomi - The Cold Song (1,00)
8- Pink Floyd - The Great Gig in The Sky (1,62)
9- Aphrodite's Child - Rain and Tears (1,31)
10- Otis Redding - Try A Little Tenderness (1,15)
pour un score moyen de 12,02 sur 20.


Série2 :
1- Slade - Cum On Feel The Noise (0,33)
2- Deep Purple - Child In Time (1,33)
3- Joan Jett - I Love Rock'n'Roll (1,67)
4- AC/DC - Highway To Hell (1,58)
5- Elvis Presley - American Trilogy (1,17)
6- Billy Joel - Uptown Girl (1,50)
7- Ike and Tina Turner - River Deep, Moutain High (0,83)
8- Al Green - Let's Stay Together (1,33)
9- Anthony and The Johnsons - Hope There's Someone (1,42)
10- Robert Wyatt - Alifib (0,33)
pour un score moyen de 11,62 sur 20.


Vous fûtes 14 à participer ce mois-ci et obtintes les suivants résultats :

- Dirty Asphalt : 37,75 (19,75+18), vainqueur donc de la dernière étape !
- ReGus PatOff : 35,75 (19,75+16)
- Arbobo : 32 (18+14)
- Mario Cavallero : 27,75 (13,75+14) et Fabrice Guillet : 27,75 (13,75+14)
- Guic' The Old : 25,75 (10,75+15)
- Jérome G. : 23,75 (13,75+10)
- Boultan (dont nous saluons l'arrivée - tardive - dans ce contest) : 22 (9+13) ;
- El Klak : 21,75 (8,75+13)
- Dragibus : 18 (11+7)
- Klak : 18 (8+10)
- La bUze : 16 (7+9)
- Famille Jeanney (dont nous saluons aussi l'amicale participation) : 11 (5+6)
- J-P de Next (à nouveau trop à la bourre pour jouer dans de bonnes conditions) : 8 (6+2)

Chapeau à tous, vous avez osé, ce n'était pas si évident !
Evidemment en se classant en seconde position de l'étape RegUs Patoff n'a cédé (deux points) qu'à Dirty Asphalt et accru son avance sur les autres ! Et voilà !


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Le PALMARES FINAL - 1) LE CLASSEMENT PAR POINTS

1) RegUS Patoff : 208,75 points sur 230 possibles en 10 participations ;
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2) Arbobo : 189 points sur 230 possibles en 10 participations ;

3) Dirty Asphalt : 185,25 points sur 210 possibles en 9 participations ;

4) Hervé Resse : 139 sur 170 possibles en 8 participations ;
5) La bUze : 136,50 sur 210 possibles en 9 participations ;
6) Jérome G. : 128,75 sur 230 possibles en 10 participations ;
7) Fabrice Guillet : 125,75 sur 210 possibles en 9 participations ;
8) El Klak : 110,25 sur 230 possibles en 10 participations ;
9) Dragibus : 96 sur 230 possibles en 10 participations ;
10) J-P de Next : 94,25 sur 230 possibles en 10 participations;

suivent :
Guic The Old : 84,75 (sur 190 ; 8 part.) ;
Sonic Eric : 71 (sur 190 ; 9 part.) ;
Mario Cavallero Christophe : 60, 75 (sur 120 ; 5 part.) ;
Il Gatto del Rabbino : 57 (sur 60; 3 part.) ;
Thom du Golb : 44 (sur 80 ; 4 part.) ;
Ronnie Ocean : 42 (sur 60 ; 3 part.) ;
Thanu : 30 (sur 60 ; 3 part.) ;
Pyrox le Hargneu : 25 (sur 70 ; 4 part.) ;
Daniel de Next : 25 (sur 70 ; 3 part.)
Boultan : 22 (sur 40 ; 1 part.) ;
Kill Me Sarah : 15 (sur 20 ; 1 part.) ;
Famille Jeanney : 15 (sur 40 ; 1 part.) ;
Oeureka : 11 (sur 20 ; 1 part.) ;
Twist, I Left Without : 8 (sur 20 ; 1 part.).
Merci à tous d'être passés jouer.
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LE PALMARES FINAL - 2) LE CLASSEMENT DES GROSSES (NOTES)
Deux ex aequo au classement des grosses notes, en l'occurence, RegUs Patoff et Dirty Asphalt, l'un comme l'autre ont 9 grosses (notes). Mais dans la mesure où le second a réussi à le faire en 9 participations (en fait il n'y a qu'une fois où il n'a pas fait une grosse (note)), il n'est pas illogique qu'il soit déclaré vainqueur de ce second trophée. C'est donc Dirty Asphalt qui endosse la tunique à pois.

Voici donc le classement des grosses (notes)
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1) Dirty Asphalt : 9 (en 9 participations) ;

2) RegUs PatOff : 9 (en 10 participations) ;

3) Hervé Resse : 6 ;

4) Arbobo : 4 ;
5) Il Gatto del Rabbino : 2 (en 3 participations) ;
6) La bUze : 2 (en 9 participations) ;
7) Fabrice Guillet : 1 ;

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LE PALMARES FINAL - 3) Le CLASSEMENT A LA MEILLEURE MOYENNE

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Rappelons que pour pouvoir concourir dans ce 3ème et dernier classement, il fallait jouer au moins 7 des 10 épreuves, dont les spéciales, ce qui revenait à jouer sur un minimum de 170 points (sur les 230 totaux). Evidemment ces règles un peu exigeantes, dont l'objectif était de ne pas faire gagner quelqu'un qui aurait fait par exemple 20 et 19 aux deux premières manches et aurait attendu sagement que l'année se passe, fort de son 19,5 de moyenne, ces règles donc, débouchent sur un classement assez peu différent du classement aux points.
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Vous avez été exactement 10 à remplir le double critère. Voici le classement :
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1) RegUs PatOff : 18,15 ;
2) Dirty Asphalt : 17,64 ;
3) Arbobo : 16,43 ;
4) La bUze : 13,00 ;
5) Fabrice Guillet : 11,98 ;
6) Jérome G. : 11,20 ;
7)El Klak : 9,59 ;
8) Guic' The Old : 8,92 ;
9) Dragibus : 8,35 ;
10) J-P de Next : 8,20.
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Nos GRANDS VAINQUEURS SONT DONC :
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RegUs Patoff, vainqueur du Général ;
Dirty Asphalt, vainqueur de la Montagne (les grosses -notes-)
RegUs Patoff pour le maillot vert de la moyenne (ah oui mais il a déjà gagné un prix...), bon je reprends, Dirty Asphalt, second à la moyenne (ah mince lui aussi), bon je reprends...
Arbobo, qui s'en sort comme un chef et remporte le classement de la meilleure moyenne !
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Alors les gars, vos paquets sont pas encore prêts (je va les faire cet été : il s'agira du n°2 d'une compilation rarissime (tirée à 3 exemplaires) : best-of de titres plus ou moins rares, plus ou moins curieux qui trainent au fond de mes disques...) L'an dernier, Hervé Resse à remporté le premier tome, intitulé "81 ans de rock and roll"... A vous le second !
(Faites moi signe en m'envoyant vos adresses - vous recevrez vos skeuds vers la rentrée, c'est promis !)
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Quelques données factuelles sur ce World Contest qui aura tenu tous les mois depuis le 28 septembre.
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Au total, vous avez été 24 à passer au moins une fois ici (en baisse par rapport à l'an dernier où il y eut 30 joueurs), et vous vous partagez de la manière suivante :
- 6 ont joué tous les mois et 6 ont joué 8 fois ou 9 fois - qui sont ceux que je qualifierai de "réguliers" ;
- 4 ont joué à 4 ou 5 reprises ;
- 4 ont participé deux ou trois fois ;
- et enfin 5 ne sont passés qu'une seule fois ici ; espérons qu'ils ne s'étaient pas égarés.
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Rappel sur les vainqueurs des 10 étapes :
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Etape 1 - La bUze (20 points) ;
Etape 2 - Il Gatto Del Rabbino (20 points) ;
Etape 3 - ex aequo : RegUs, Hervé Resse, Arbobo, Il Gatto et Fab. Guillet (20 points) ;
Etape 4 - ex aequo : RegUs, Hervé Resse et Dirty Asphalt (18 points) ;
Etape 5 spéciale - Hervé Resse (30 points) ;
Etape 6 - Arbobo (19 points) ;
Etape 7 - Arbobo (18 points) ;
Etape 8 - ex aequo : RegUs et Dirty (20 points) ;
Etape 9 - RegUs (18 points)
Etape 10 double : Dirty Asphalt (37,75 points)
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Les étapes douces et les cruelles :
Vous auront été doux, les blind tests de novembre (13,94 de moyenne) et aussi de mai (13,08 de moyenne). En revanche, ceux de février (9,34 de moyenne), et d'octobre (10,21) ont été bien plus douloureux.
Globalement, la moyenne générale est de 11,62, ce qui correspond à un score de 136,6 pour ce joueur moyen participant à toutes les étapes. C'est beaucoup plus bas que l'an dernier où la moyenne fut de 13,74 !
Alors, vous étiez moins forts ou est-ce cette deuxième saison qui était plus relevée ? Perso, je penche pour la deuxième option... clairement !
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Pour 2010-2011, je ne prends pas d'ores et déjà d'engagement sur le déroulé d'une nouvelle épreuve.
Il y aura du BT, c'est évident, une 3ème saison du WCOTBT, mais peut être sous une nouvelle formule. Votre Président fera, c'est certain, une allocution solennelle à ce sujet en temps utile.
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Bon et bien maintenant bonnes vacances à ceux qui vont partir, bon courage à ceux qui restent... et ce blog ne s'arrête pas, loin de là. Et surtout bravo à tous !!!
A plus
Thierry
RYS

WCOTBT - Saison 2 - LA FIN...

Qui ?
Qui ?

Qui ?



Voilà, l'heure a sonné et le contest, entamé voilà dix mois, à trouvé sa conclusion hier à minuit tapante.

Qui l'emporte au classement général au point, véritable maillot jaune de la course ?

Qui l'emporte au classement du plus grand nombre de grosses (notes) obtenues (soit les scores supérieurs ou égaux à 18/20), compétition s'apparentant au classement du meilleur grimpeur, et son fameux maillot à pois ?

Qui, enfin l'emporte au classement à la meilleure moyenne, sous la seule réserve qu'il ait joué au moins 7 des 10 épreuves, dont les deux spéciales de janvier et de juin, homme ou femme qui revêtira le maillot vert de la régularité au plus haut niveau ?

Qui ?
Qui ?

Qui ?



Et bien, soyez encore un peu patient... je finis les comptages et vous donnerais très rapidement les résultats finaux. Avec aussi bien sûr les soluces.

J'arrive bientôt,
Thierry
RYS

dimanche, juin 27, 2010

Revue de Semaine

Encore une.
Pas vraiment plus enthousiasmante que celle de dimanche dernier. Le soleil est pourtant revenu. Mais les odeurs putrides ne se sont pas volatilisées. Loin de là. Au contraire même aurais-je tendance à dire.

So, Let's Go !


Lundi 21 juin :


Donc c'est l'été ! Et des manifestants belges s'imaginent que la chaleur accompagne cette nouvelle, alors que chacun peut mesurer que le thermomètre est plutôt bloqué sur l'automne. Certains que le soleil les accompagnera, des écologistes belges qui veulent libérer Bruxelles des voitures, ont décidé de manifester à poil sur leurs vélos.

En fait, et vous pourrez le vérifier sur les deux ou trois photos de l'article, à poil c'est un grand mot (d'où ma photo qui elle au moins ne ment pas). Hormis deux manifestants qui ont été interpellés manu militari parce que l'un d'entre eux était en tenue d'Adam. Évidemment, comme au marché de Brive La Gaillarde, dès qu'il s'agit de se foutre de la tronche des cognes, tout le monde se réconcilie. Au final, les flics belges se sont trouvé contraints d'accompagner les « à poilistes bicycletteurs ».

Pour un des organisateurs du mouvement, « "La nudité a permis au mouvement de gagner en visibilité dans les médias ». Admettons. Quoique de nos jours, se déloquer pour une cause (contre la fourrure par exemple, et c'est autrement plus agréable à regarder quand ce sont des mannequins qui posent dévêtues) c'est devenu extrêmement banal. En même temps ledit organisateur croît bon de rajouter : « La nudité est un moyen. Merci de ne pas nous réduire à celui-ci. ». Ah ben tu parles, Charles (je ne sais pas s'il ne s'appelle pas plutôt Louis ou Enguerrand, mais il me plait de le héler par ce patronyme carolingien). Le type se sert exactement des méthodes publicitaires des marques et des lessives, vecteurs d'un consumérisme qu'il conchie via sa cyclo nudista. C'est sûrement pas comme ça qu'on change les mentalités sur le fond.

Enfin s'il y croit, et qu'au milieu de sa manif il y a quelques beaux hommes bien musculeux et quelques femmes remarquablement proportionnées, hein ! (notez que je pense à tout le monde).


A la veille du dernier match de l'Equipe de France, et après les pathétiques circonstances qui ont amené les bleus sur le devant de la scène médiatique, Slate.fr met en ligne deux éditos signés de deux de ses fondateurs; l'un de Colombani, l'autre de Attali.

Le premier appelle les français à se ressaisir et à aller chercher une qualification qui n'est mathématiquement pas interdite. Sa crainte, qui n'est pas complètement infondée : la stigmatisation, au travers de quelques mal embouchés issus de quartiers difficiles et ayant eu la bonne fortune de réussir grâce au ballon rond, de toutes les banlieues et de toutes les différences, en une sorte de 1998 inversé. Et il faut reconnaître que la réaction de Finkielkraut, qui voit la République en danger à peu près partout ou un musulman met le pied, cette réaction totalement émotionnelle et affectée, lui donne un peu raison.

Le second, tout au contraire, souhaite de toutes ses forces une nouvelle défaite de la France afin que le calice soit bu jusqu'à la lie. Lui y voit une catharsis nécessaire pour faire enfin voler en éclat le mythe de cette équipe de mauvais, drivée par des mauvais. Évidemment, Attali ne saurait s'empêcher de politiser son propos, voyant dans l'incapacité à se remettre en cause actuelle, dans l'inaptitude à regarder la vérité en face (la grande faiblesse de cette équipe), l'image en miroir d'un pays inapte à se défaire de son glorieux passé pour s'engager dans la voie de la modernité (on connaît grosso modo la chanson).

Nous saurons demain, qui de Colombani ou d'Attali l'aura emporté.


Mardi 22 juin :


Et à l'heure où j'écris ces lignes bilan de la journée, je sais. Je sais que dans le duel Colombani / Attali, c'est Jacquot l'ex conseiller de Tonton qui l'a emporté. Le calice aura donc été bu jusqu'à la lie (et mon Dieu que ce terme est approprié).

Et je me doute. Je me doute que l'on n'a pas fini d'en entendre parler de cette palinodie, qui aura vu la réalité du terrain démentir catégoriquement tout ce que FFF, médias aux ordres (oui ça commence à devenir une habitude chez moi cette expression) et joueurs ont raconté, des semaines durant. Pas fini d'en entendre parler, au point que je crains que le reste passe à la trappe. Pour le plus grand malheur de De Villepin, qui avait bien mal choisi son moment pour lancer son mouvement, pour le plus grand soulagement d'Eric Woerth. Car, sur l'échelle des valeurs journalistiques, les pets de travers de la bande à Raymond, les chicanes de cour de récré entre les caïds et les pas caïds ont une autre valeur marchande que les possibles conflits d'intérêts entre un ministre du Budget (ex) et la première fortune de France qui met une partie de son blé à l'abri de l'impôt national.

Et l'on va entendre jusqu'à plus soif ces commentaires sur l'absence de sentiment national de joueurs qui ne respectent pas le maillot, et par les mêmes voix, l'absolution donnée à ceux qui chient sur le pays en en détournant des sommes d'argent censées aider à en construire les services publics, sans lesquels bien des fortunes n'auraient pu se faire. C'est en marche : on en appelle au mauvais « procès politique » qui bien évidemment est « téléguidé » pour affaiblir un ministre en charge d'un dossier difficile (réforme des retraites).

Et pourtant, la critique du comportement pour le moins ambigu d'Eric Woerth dépasse, et de loin, le seul camp de l'opposition.

Et pourtant, il y a des actes qui valent plus que des aveux : Mme Woerth va lâcher son emploi de conseillère chez Mme Bettencourt ; quant à cette dernière, elle assure qu'elle va régulariser sa situation (ce qui en bon français signifie bien que ladite situation n'était guère régulière jusqu'alors).


On ne change pas de sujet avec cet article sur le blog de Henry Moreigne. Ce monsieur effectue un rapprochement qu'il est difficile d'éviter entre le comportement de nos élites politiques et celui de notre élite du ballon rond.

Et pointe avec justesse Finkielkraut, dont je trouve qu'il serait plus que temps qu'on arrête de l'inviter à venir cracher sa sempiternelle haine des mêmes sur n'importe quel sujet. Voyez, dans l'article les extraits de son interview sur Inter. Que l'on envoie ce « philosophe » vivre quelques temps hors de Paris et des salons où il est si facile d'enfoncer les portes ouvertes. Et qu'on l'interroge à nouveau après. Mais en attendant qu'il se taise. Par pitié qu'il se taise. Son outrance est telle qu'il nous prend l'envie de défendre Anelka, Evra et Ribery, alors que franchement...


Mercredi 23 juin :


Ne surtout pas prendre ses responsabilités. Adopter la philosophie des 3 singes (je ne vois rien, je ne dis rien, je n'entends rien), voilà la ligne du jour.

Elle frappe aussi bien la Fédération Française de Football (ce dont honnêtement je me fous comme de ma première dent creuse) que les médias aux ordres (et hop encore une fois placée).

Dans le premier cas, il s'agit avant tout de jouer avec brio au toréador. Et agiter la muleta devant la vague de remise en question, afin de l'éviter avec élégance. A cet égard, cet article remet en perspective les agissements passés de ceux qui aujourd'hui lâchent le Raymond en rase Bérézina. Quand les chiens sont lâchés...

Dans le second, il ne s'agit de rien d'autre que de casser le thermomètre pour ne rien voir, ne rien entendre et surtout ne rien dire. Très franchement je n'écraserai pas une larme de crocodile sur Guillon qui ne m'a jamais fait rire, dont l'humour est à celui d'un Desproges ce qu'est Sarkozy à De Gaulle (filiations abâtardies dans les deux cas). Mais un peu plus sur Didier Porte, dont le talent d'écriture n'atteint certes pas celui de l'immortel créateur du sketch « On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle », pur sommet de finesse dans le maniement du second degré génial, mais qui au moins, à la différence de son comparse, en possède un. Et possédait aussi la capacité de remettre en place les invités de Stéphane Bern avec une cruauté qui est plus que salutaire dans une époque de courbettes obligées devant les puissants (écoutez la fin de son interpellation de Christian Prouteau, l'homme qui veut se faire quelques tunes sur le fait qu'il fut le mentor de la sécurité de Mazarine - quel foutu titre de gloire, mon Dieu ! -).

Hees, le président de Radio-France pour expliquer le renvoi de Guillon a cette phrase qu'il voudrait choc : « Je ne m'appelle pas Domenech ». En gros une bonne insulte à l'égard de l'ex entraîneur de l'Équipe de France, qu'il accuse à mots (à peine) couverts d'être une chiffe molle qui se laisse insulter. Monsieur Hees, (non put. Il ne se prénomme pas Rudolf !) s'arroge donc un droit qu'il ne reconnaît pas à son chroniqueur. Mais il est vrai que ce dernier s'en prenait à Hess (non pas Hess-Hess ! Ah arrêtez avec vos vannes à deux balles).

Quant à Porte, il semblerait que ce soit Val, le sodomite de Léotard en son temps, qui a pris la décision du licenciement... Val-heureux serviteur du pouvoir.


Jeudi 24 juin :


Quand je vous le disais !

Toujours d'une classe au-dessus de tout, notre gigantesque Présidentissime repousse d'un revers de main royal une réunion de longue date prévue, préparatoire au G20 avec des organisations non gouvernementales qui œuvrent pour le développement, le tout pour recevoir Thierry Henry, footballeur dont le principal titre de gloire durant de Mondial est d'être resté sur le banc l'essentiel du temps, emmitouflé dans une couverture pour vieux cacochyme.

C'est que ce doit être drôlement urgent de recevoir l'ex buteur de l'Equipe de France de Football. En regard, les problèmes de développement du tiers-monde et des PVD, excusez-moi...

Là au fond je ne sais pas... est-ce que les français vont trouver ça bien (ah le Président prend à bras le corps le lancinant problème du football qui nous a trop fait souffrir ces quinze derniers jours) ; au contraire vont-ils considérer que Sarko dépasse les bornes (un footeux à la place d'une réunion officielle ! l'est devenu fou !), ou bien s'en moqueront-ils complètement, parfaitement inattentifs aux coups de mentons et aux rodomontades dont l'homme de l'Elysée les gavés depuis 3 ans. Je pencherais bien pour la 3ème option moi. Déjà qu'avec la ravie du Maine et Loire, ils ont eu leur dose (« je leur ai parlé, gravement... certains ont pleuré »... c'est con, trois jours plus tard contre les Bafanas Bafanas, ils avaient encore les yeux embués au point de pas voir le ballon).


Échappons nous. Allons respirer ailleurs.

De la ziq, tiens. N'importe quoi même si ça a trait de près ou de loin avec la ziq. Comme ici, sur le NME, où l'on nous apprend 25 faits « inconnus » sur Blondie et Debbie Harry.

Par exemple qu'elle fut adoptée à l'âge de trois mois, qu'elle fut bunny, que son premier groupe s'appelait The Wind in The Willow, que le premier succès de Blondie vient d'une erreur de programmation, qu'elle fut la femme la plus âgée à atteindre le numéro 1 des charts (à l'âge de 53 ans), qu'elle aurait pu tenir le rôle de Daryl Hannah dans Blade Runner... que, que... bon je vous laisse regarder après tout.

Tout ça est d'une très grande futilité, c'est-à-dire que c'est totalement essentiel. Et c'est l'occasion de mater une série de photos de l'ex sex symbol de la 2ème partie des seventies.


Vendredi 25 juin :


"- Et le Monde, monsieur ? Comment va le Monde en ce vendredi 25 juin ?

- Oh il marche curieusement, monsieur, le Monde. Même si ce n’est guère nouveau. Le vieux La Fontaine le disait déjà, il y a plus de quatre siècles, selon que t’en auras dans les fouilles ou que t’en auras pas, selon la longueur de ton bras, selon ton entregent auprès des médias et selon la sympathie qu’on aura, au public appris à nourrir ou non, pour toi,… oh non monsieur le Monde ne change pas. Écoutez donc plutôt :

Plus puissant tu seras, plus facilement et plus impunément tu insulteras.

Si tu manies la grossièreté et que tu es caillera, il vaudra mieux que footballeur tu sois,

Avec un retour simple pour Londres tu finiras,

Et si du haut de ta petite grandeur casse-toi pauvre con tu lâches au paysan,

Lui-même bien peu poli car il refuse ta main,

Comme un minable Domenech, la honte des terrains,

Aucun mal il ne sera fait si tu es Président ;

Mais si comme un gamin, tu te croies très malin

De t’autoriser à imiter l’hôte de l’Elysée,

Prends garde aux pandores et à leurs matraques plates

Et surtout prépare toi à la comparution immédiate.

- Et oui, Monsieur le Monde ne change pas. Mais ne pouvons-nous compter sur les puissants médias ?

- Oh là, il y a comme un problème à ce sujet. Voyez plutôt ces deux journaux. Notez comme le premier enfonce le jeune impudent, rappelant au détour d’une phrase qu’il sans doute coutumier des mauvais coups puisque la police le connaît déjà bien. Puis regardez ensuite celui-là disant l’exact contraire : un garçon qui n’a jamais franchi le trait puisque jamais il ne fut inculpé.

- Oui mais on dit mis en examen.

- Oh mais je crains que d’examen il n’en ait guère franchi, ce qui au demeurant le rapprocherait de notre Président. Alors vous savez, les médias…


- Et cette curieuse histoire monsieur, selon laquelle un ministre en charge des impôts aurait eu sa femme employée comme conseillère d'une grande fortune qui détourne l'impôt, j'imagine à quel point dans votre beau pays qu'on qualifie si souvent de Nation des droits de l'homme, dans ce pays qui est tellement à part, comme une lumière qui éclaire le monde au nom des libertés et du rêve d'égalité, cet homme doit être proche de l'embastillement.

- Oh, mais monsieur, il n'est qu'un point sur lequel vous touchez juste : notre beau pays est effectivement à part. Car voyez-vous monsieur, le ministre en question continue son travail, fort bien rémunéré, sans que ses quelques cheveux résiduels ne soient, le moins du monde, agités par le souffle du vent du scandale. Savez-vous monsieur, qu'il semble même que l'on savait depuis bientôt déjà deux ans que cette collusion existait. Et oui monsieur on savait et l'on ne fit rien. Le fisc savait depuis deux ans que cette grande fortune soustrayait à l'impôt rien moins qu'une île qu'elle avait acquis du coté des Seychelles.

- Une île ? Oh quelle merveille. Un île mystérieuse, comme chez Jules Verne. Et qu'on ne déclarait pas. Et le fisc savait mais ne disait rien, me dites-vous.

- Et oui monsieur on est en droit de le penser.

- Mais dites-moi, monsieur, qui donc dirigeait le fisc, pour faire preuve de si peu de curiosité ?

- Mais le mari de la femme employée chez la grande fortune, monsieur ! Enfin, voyons, je pensais que vous l'aviez compris.

- Oh, c'est que voyez-vous là d'où je viens, monsieur, de telles affaires sont impossibles.

- Ah mais d'où venez-vous donc cher monsieur ?

- Comme Jimi Hendrix, je viens de la planète Mars.


Samedi 26 juin :


Finissons avec ces extraits d'un chat de Vikash Dhorasoo avec les lecteurs du Monde. Décoiffant vous l'allez voir.

Rappelons en préambule que Dhorasoo, n'a pas exactement un nom de bon catholique – il n'est que de voir comment j'en chie pour orthographier correctement son patronyme au goût étrange venu d'ailleurs -, que c'est logique car il est plus métissé que bien blanc. Rappelons aussi que ce garçon fit, violemment, campagne contre Sarkozy en 2007, soutenant, et nous l'admirons au moins autant pour ça que pour ses talents footballistiques, la candidature de Soeur Marie Ségolène de la Bravitude, et que cette prise de position ne fut pas éphémère en ce sens qu'il continue à s'affirmer de gauche.

Bien et maintenant que toutes ces précautions sont prises, à l'égard de la gauche angélique, celle qui refuse de dire les choses quand elle a peur que les Le Pen père et fille puissent en dire autant, lisez donc. Car Vikash, exprime des choses qu'il n'est pas agréable à entendre mais qui, comme la plupart des choses désagréables à entendre devraient l'être plutôt deux fois qu'une.

« Les yeux dans les Bleus » un gentil montage bien loin de la réalité ;

« Cette équipe [celle qui vient de se faire ridiculiser] représente la France des banlieues, la France des ghettos, des quartiers populaires qui sont devenus très durs. Je viens d'un milieu ouvrier, mon père travaillait ; Deschamps, Blanc aussi. Mais aujourd'hui, dans les quartiers populaires, le pouvoir a été abandonné aux caïds, et c'est ce qu'on retrouve en équipe de France ».

« Cela me choque par exemple que l'équipe de France demande un buffet halal pour être reçue quelque part » (entre parenthèses, moi aussi d'ailleurs).

« Elle [cette équipe de France] représente les banlieues et les quartiers populaires. C'est aussi un endroit où l'argent coule à flots. L'individualisme, l'égoïsme y règnent, alors qu'on parle d'un sport collectif. Ça, c'est bien la société française. Ces gens ne s'intéressent pas aux problèmes des Français, ils sont dépolitisés. Ce désintérêt pour l'autre, la division qui règne dans l'équipe, ça représente ce qui se passe dans la société. Mais on ne peut pas leur jeter la pierre. Ce sont des gamins ».

Je ferme le ban.

Hélas, pour le moment, hormis sur le blog de l'estimable, très estimable et ronchon Hervé Resse, cette interview n'a, à ma connaissance, été reprise que sur des sites d'extrême droite. Pour le passage sur les buffets halal. Alors, ne laissez pas le monopole de laïcité républicaine à ceux qui au fond la détestent. Diffusez ces mots de Dhorasoo. Surtout si vous êtes de gauche.


Puisque l'on parle de cette Coupe du Monde, je ne peux m'empêcher de vous renvoyer à cette revue semaine où j'écrivais, il y a exactement 5 semaines, les vers suivants en les attribuant à Raymond :

« Fallait-il donc que le Mexique / Par trois traitres buts nous nique /

Pour qu'ensuite, bons à rien / Face aux modestes Uruguayens /

Nous soyons, nom d'un chien /Condamnés au partage des points /

Et que la qualification ce soit / Face aux terribles Bafanas Bafanas /

Qu'il fallait aller la chercher / Ce que par un destin cruel /

Nous n'avons su réaliser / Prenant même une sévère gamelle /

Et nous voici devant l'avion / Fourbus, cassés et flagadas /

Notre périple ne fut guère plus long / Qu'un coup de Govou dans le c. de Zahia ».


Reconnaissez la qualité de la prescience : hormis un but mexicain en trop, et un ordre des matches un peu défaillant, tout était dit. Sauf la grève des joueurs, c'est vrai, sauf la grève des joueurs.


Et la semaine dernière à la même époque ?


A Perpignan prime était accordé aux tricheurs, mais sans qu'on put en dire grand chose puisqu'elle l'était pas les électeurs ; Le Groenland dans le même temps marchait vers l'indépendance. Une télé confondait images de Lost et dernier témoignage d'un crash véritable, et en Grande-Bretagne on trouvait légitime d'outer un blogueur. La consommation de dope chutait mais la CGT se comportait comme une police franco-salazarienne. Farah Fawcett devenait une drôle de morte et Rama Yade confondait Smith et Owens. Et puis, la mort de Mickaël Jackson mobilisait la fin de la semaine.

Voilà, c'était ici.


Bon, me reste à vous souhaiter un bon dimanche. Pour ceux qui n'ont pas encore joué, un bon blind test (c'est le dernier de la saison) et tout ce que vous voulez (ça ne mange pas de pain, ni mie, ni croute).


Allez,

Thierry

RYS

samedi, juin 26, 2010

La Chanson du Samedi (#052)

Exceptionnellement il y aura du rap sur ce blog.

Pas n'importe lequel, pas du gangsta, dont je persiste à croire qu'il n'a au fond rien de bien subversif, et au contraire beaucoup à voir avec le fascisme, celui des mafieux (qui n'ont de code d'honneur que dans les films de Scorsese).
Pas non plus du soi-disant revendicatif, de celui qui n'use du mot respect qu'à sens unique.

En regard d'un environnement politique, médiatique (et sportif) brownien où le délitement le dispute à la reprise en main, quitte à ce que les plus hautes autorités repoussent les rendez-vous avec ceux qui s'occupent de la pauvreté, pour recevoir celui dont le rôle devait être de pousser un ballon dans les filets, tout en s'ingéniant à soutenir des ministres aux attitudes de voyous de petit chemin et à faire en sorte qu'on n'en parle pas, en regard de la berlus-connerie-sation de mon pays, c'est une jeune marseillaise d'origine argentine qui trouve quelques mots choisis.

Le You Tube est en lui même sans grand intérêt, karaoké écrit à l'arrache avec fotes d'ortaugrafe intégrées.

Mais je connais peu de rap, a fortiori de chansons où l'on entend des mots tels que :

"La connaissance, c'est la force et la vie /
Il faut connaître le passé pour comprendre le présent et deviner l'avenir /
Savoir lire entre les lignes librement t'amène /
A être maître de ta vie, si tu sais penser par toi même".

Et puis j'adore le mot Camarade.



Allez, à demain, pour la Revue de Semaine.
Thierry
RYS

jeudi, juin 24, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#051).

Comme un 51 dans l'eau (vieille pub anisée). Voici déjà, le cinquante et unième numéro de "C'est jeudi, ton slip a raccourci".

Où nous poursuivrons la découverte de cette compilation de vintage country et rockabilly nashvillien, entamée la semaine dernière à l'occasion du décès de Lattie Moore. Deuxième volume de cette collection de country rock fortement teintés de boogie woogie, qui regroupe des rockers que l'histoire n'a pas retenu en son panthéon. Et qui pourtant participèrent de ces festives années 50 (au plan musical s'entend).

Ceci est le verso de la pochette dudit disque, intéressant, en premier lieu pour sa liste d'artistes ainsi compilés et pour les notes de pochette, et en second lieu parce que le recto est très tartignole.

Aujourd'hui, au sein de ce disque dont l'un des intérêts est de nous donner à entendre ce qu'était le son country-boogie de Nashville dans la première moitié des années 50, soit avant l'explosion du rock'n'roll, du rockabilly et plus généralement avant que la ville ne devienne la big music town qu'elle est devenue, pour le meilleur et pour le pire, nous choisissons quelqu'un de la seconde face du disque.
Soit la face à tendance plus hillbilly quand la première est pure country-boogie.


En l'occurrence, mister Bobby Helms (dont je dois reconnaître que je ne savais rien avant de faire l'acquisition de ce disque, ce qui n'est pas très brillant de ma part, car il est tout de même le créateur du fameux Jingle Bells Rock). Bobby Helms, en fait, est loin d'être un undergdog pour les vrais connaisseurs de la chose country rockabilly (preuve que j'ai encore beaucoup à apprendre).
En témoigne ce site qui lui est dédié, l'homme n'étant pas qu'un musicien dont reconnaissons-le tout de même, les hits ne sont pas complètement notre tasse de thé, mais aussi un acteur populaire dans une série, dont je ne connais rien mais dont le titre parle de lui même : Ranch Party, série dans laquelle on retrouvait aussi Johnny Cash.

Mais, faites-moi confiance, ce titre que je vous ai choisi, Freedom Lovin' Guy est un hillbilly de très bonne facture qui ne dépareillera pas votre discothèque mp3.


Bobby Helms - Freedom Lovin' Guy.


Bon ben voilà,
nous sommes jeudi, il vous reste à peu près 4 jours pour envoyer vos réponses à la dernière levée du WCOTBT. Pour le moment, 6 réponses arrivées et plutôt des bonnes.
A plus
Thierry
RYS

mardi, juin 22, 2010

Cervenka !

Un court billet en ce mardi.

Sujet :
Exene Cervenka.
Question ?
Qui est Exene Cervenka ?

Holà, Oh là, Ola !

Exene Cervenka fut avec son homme, John Doe, le couple mirifique d'un des groupes punks californiens les plus mésestimés, alors que les Dead K ou Black Flag tenaient le haut pavé. Ce groupe avait non X ( à ne pas confondre avec les petits Xx), et jouaient un punk rock de grande classe (leurs prestations scéniques furent considérées comme comptant parmi les meilleures de cette époque, voire, pour certains critiques, de tous temps). Influencés par le psychédélisme (il y avait quelque chose de Grace Slick chez Exene), X fut aussi l'un des premiers gangs issus de la scène punk première américaine à revendiquer son héritage Americana, particulièrement avec l'album Under The Big Black Sun.
Le couple s'est séparé, le groupe s'est séparé.

Exene Cervenka (qui en dépit de son nom est totalement américaine) a poursuivi son bonhomme de chemin. Epousé Virgo Mortensen, s'en est séparé, a joué solo, ou avec les Knitters.
Après un album avec les Original Sinners, il y a quatre ans, plein de sève et d'énergie teenage (l'album Sev7en), Exene a sorti il y a déjà plusieurs mois un album plus calme, posé, acoustique, Somewhere Gone, dont on peut charger le premier titre, Trojan Horse sur le site Bloodshot Records. Exene n'a pas traversé l'Atlantique depuis longtemps. Peu de temps avant la sortie de Somewhere Gone, Exene annonçait via son site qu'elle était atteinte de sclérose en plaque, à 56 ans. Je crains qu'elle ne fasse pas de sitôt le voyage vers Paris. Sauf si les fans de X, il doit bien en rester, lui faisaient signe, avec des gestes de sémaphore. Alors qui sait...

Pour vous donner une (trop) rapide idée, voilà trois titres : le premier, Trojan Horse ouvre l'album sorti l'année dernière ; le second, It Ain't Supposed To Be en fait de même de l'album précédent Sev7en, sorti en 2006 ; le troisième, Los Angeles est un des premiers brulots crachés par X, à la face de la coté Ouest (il date de 79 ou 80).

Enjoy !

Exene Cervenka - Trojan Horses ;

Exene Cervenka and The Original Sinners - It Ain't Supposed To Be ;

X - Los Angeles

Allez, à plus; amigos y amigas
(et n'oubliez pas le BT, dernier de cette seconde saison du WCOTBT, pour le moment vous n'êtes que 3 à avoir joué).
Thierry
RYS

dimanche, juin 20, 2010

Revue de Semaine

Quelle semaine. Marquée de tant d'évènements. De la fin, enfin officiellement annoncée, de de la retraite à 60 ans, cette réforme scélérate des gueux socialo-communistes des années 80, au soixante-dixième anniversaire de l'appel du 18 juin, jour où le très martial Général Bigeard décida de casser sa pipe, en passant par l'explosion, plus lumineuse que celle d'une super nova, du mythe d'une équipe de France sachant jouer au football, plein de news cette semaine, dont je ne traite dans cette revue de semaine que de façon très anecdotique, quand je le fais, du reste.
Mais, vous me connaissez : je privilégie toujours les dépêches les plus essentielles, du genre de celles où l'on découvre que l'homme le plus petit du Monde a épousé la femme à barbe du Cirque Médrano, parce qu'il s'est converti à l'islam le plus radical....

Bon, allez, Let's Go !


Lundi 14 juin :


Commençons par un gigantesque apéro Facebook censé se situer dans le quartier de la Goutte d’Or et qui vise à promouvoir nos produits du terroir. Vous voyez venir le truc bien sûr. Saucisson et pinard, rue Myrha ! Un truc qui ressemble puissamment aux soupes au cochon que j'ai pu voir à Strasbourg.

Du reste, le groupe Facebook ayant lancé le truc ne s’en cache même pas. Il n’est que de lire son mur :

« Parce que La Goutte d'Or tire son nom du vin blanc qu'on y produisait

Parce que la rue Myrha et d'autres artères du quartier sont occupées, particulièrement le vendredi, par des adversaires résolus de nos vins de terroir et de nos produits charcutiers ;

Parce que la nécessité de la lutte contre l'alcoolisme, mise en évidence par Emile Zola, qui avait situé à La Goutte d'Or son célèbre roman L'Assommoir, ne doit pas conduire à une solution aussi extrémiste que la prohibition ;

Parisiens de souche, provinciaux de Paris, Parisiens exilés et amis de la capitale française dans tous les pays, rejoignez-nous !

La date de l'apéro géant « Saucisson et pinard à La Goutte d'Or ! » sera fixée ultérieurement, dès que nous serons assez nombreux pour rendre à ce quartier son âme populaire l'espace de cet événement. »

Les deux créateurs de l’évènement n’étaient pas jusqu’alors connus de mes services de police (mais ils sont loin d’être exempts de tout reproche, mes services de police). L’une…. a prudemment bloqué son compte. L’autre en revanche, au moins au moment ou j’écris ces lignes n’en a pas fait autant. Marcel Vincent (trop beau pour être vrai ce nom, ça ressemble par trop à David Vincent, celui qui seul contre tous, luttait contre les Envahisseurs) affiche peu d’amis, mais la qualité prime la quantité. Voyez : Fabrice Robert, président du Bloc Identitaire, le mouvement Alsace d’Abord, le mouvement Identitaire Bourguignon (ça doit sentir le bœuf…) ou Vague Normande, le mouvement des jeunes identitaires normands (on leur rappellera que le normand n’est pas très franc – s’ils ne comprennent pas qu’ils révisent leur histoire de France).

Bon c’est évident que ça fait chier.

Parce que naturellement, laisser ce genre d’initiative à l’extrême droite est plus qu’emmerdant. S’élever contre aura vite fait de vous assimiler aux tristes bigots qui, pour des raisons qui m’échappent, se privent d’alcool et de porc. Bon une solution serait éventuellement de demander à ce qu’il ait lieu un jour de vendredi saint, cet apéro où l’on ne fera pas maigre. Mais bof.

On sent venir l’enchaînement à la con qui débouchera sur l’interdiction de la manifestation et sur un surplus de victimisation des petits blancs réacs (tiens il n’est que de voir la liste des soutiens à l’apéro pinard et saucisson). Et on ne trouvera rien d’autre à faire. Quoiqu’il arrive, cette jeune femme et le frère de David Vincent ont gagné.


Toujours plus fort Guillon. Dans un geste de défense de Porte qu’il n’eut de cesse de dégommer en d’autre temps, le plumitif sans talent annonce qu’il sodomise Sarkozy. Voyez le sketch vidéasté.

Bon, il faut parfois savoir battre sa coulpe. Oh certes, Guillon ne m'a pas arraché un sourire de plus que d'habitude (autant dire aucun), mais il faut bien reconnaître que son texte n'est pas si mauvais, qu'il est même plutôt bien fait. Drôle, pas vraiment. Tapant là où ça fait mal, sans conteste.

Du reste je le prend plus comme un témoignage de l'ambiance délétère qui semble s'être installé à Inter. Ne pas instrumentaliser qu'il aurait dit Val. Comme si le seul fait de parler dans un micro n'était pas déjà une instrumentalisation.


Mardi 15 juin :


Oh ça, ça ne va pas plaire aux bien pensants et aux hygiénistes de tout poil. Oh non, ça ne va pas leur plaire. Un peu comme si demain, toute proportion gardée malgré tout, on découvrait le vaccin définitif contre le SIDA et qu'il éradiquait de la planète cette honteuse maladie que Dieu tout puissant a réservé à ceux et celles qui ne se conforment pas aux commandements imposés par quelques psychopathes, au reste des autres hommes, au nom d'une entité qu'ils ont cru entendre (voir, sentir...) alors qu'il ne s'agissait que d'un effet de leur schizophrénie galopante (veuillez rentrer Jeanne d'Arc dans sa chambre je vous prie...). Ah ça non plus ça ne leur plairait pas aux moralistes de toutes obédiences, mauvais coucheurs et mal baisées, qui prennent leur pied en interdisant aux autres de le faire librement.

Mais bon, la suite de l'article montre qu'il ne s'agit sans doute que d'une grosse arnaque. Vraisemblablement, la boisson qui accélère la réduction du taux d'alcool dans le sang n'est pas encore inventée.

D'un coup c'est à moi que ce truc ne plait plus. Parce que le nombre de gogos qui va se faire prendre à cette connerie.... Mais bon tout se vend n'est-ce-pas ?


Tout se vend absolument (sens aigu de la transition, vous l'aurez, avec admiration secrète, remarqué). La preuve avec ce jeune couple qui a fait sponsoriser son mariage. Une idée comme une autre au fond pour en diminuer les frais, ou au contraire multiplier les bouteilles de roteuses en restant dans son enveloppe budgétaire.

Cet article prend l'exemple d'un couple qui ainsi a pu réduire de 60% la douloureuse grâce au sponsoring de commerçants locaux. Au fond pourquoi pas ? L'exemple ne vient-il pas d'en haut, de ces vedettes du sport et du show business qui, certes ne se prennent pas des marques comme mécènes, mais font chèrement payer à Voici ou Voilà l'exclusivité des photos de leur consentement devant monsieur le Maire et de la fête qui s'ensuit.

Sur ce blog, on peut ainsi suivre la démarche de Julie et Jeff (gentils comme tout avec des têtes à aller chanter chez Nagui) Si vous regardez sur les cotés du blog, vous verrez que le nombre de sponsors est impressionnant et l'on comprend mieux dès lors pourquoi l'article précédent parlait d'un travail à temps plein. J'imagine en effet le temps passé au démarchage. Bon très franchement, une fois l'effet de mode passé, je crains fort que ce « modèle économique » n'ait pas grand avenir. On voit mal l'intérêt du boulanger du coin à lâcher quelques dizaines (centaines ?) d'euros pour un affichage publicitaire à relativement faible envergure et d'une durée très limitée.

Et c'est peut être aussi bien. Pas tant parce que je me ferais une quelconque idée romantique du mariage, mais plus prosaïquement parce que je ne suis pas certain qu'une union consacrée sous la haute bienveillance de Robert Dunoix, charcutier du Grand-Bourg, soit de bonne augure. Chacun sait que la spécialité de Dunoix c'est le boudin et le museau de cochon. Des signes quand même, des signes.

Tiens en revanche, il y a peut être, au moins temporairement, un créneau pour les enterrements.


Mercredi 16 juin :


Allez on reste dans les mariages, en passant dans la catégorie supérieure, celle qui n'a pas besoin d'être soutenue par la boucherie Sanzot, vu qu'elle l'est par Point de Vue – Images du Monde (et tous ses homologues étrangers).

Or donc (j'adore cette manière de couper court à mes propres égarements, tout en assurant une transition martiale – j'adore surtout le fait que cette façon de faire soit décriée par les amoureux des belles lettres). Or donc, donc, (arf!), le mariage de la princesse héritière de Suède, Victoria. A priori, et même a posteriori, je n'en ai pas grand chose à faire des amours de la descendante des lointains vikings, avec un roturier (qui a tout de même une belle tête de premier de la salle des marchés). Mais ce qui m'intéresse plus est de constater, au travers de ce court article, que les suédois s'adonnent aux paris sur la cérémonie, et en particulier sur les mots susceptibles d'être prononcés par le roi (le père de Victoria donc, si j'ai bien tout suivi) durant son discours.

"Petits-enfants" (à 1,25 contre 1), "l'un pour l'autre" (à 1,75 contre 1), etc. On sait s'amuser en Suède. D'autres sites de paris en lignes permettent de jouer sur l'endroit où se passera la lune de miel.

Moi je croyais les suédois encore plus libérés (c'est un vieux reste d'une pré adolescence dans les années 70 qui m'amène à cette croyance). C'est pourquoi je suis surpris qu'on ne parie pas sur les positions que prendront les amants lors de la nuit de noce où sur le nombre de coïts qui seront pratiqués. Il est vrai qu'à l'égard de ces paris, il est difficile d'aller aux résultats.


Bon, plus sérieux, franchement beaucoup plus sérieux, sont les mots prononcés par David Cameron, le nouveau Prime anglais, au sujet du Bloody Sunday. Il ne fait certes qu'avouer en s'en excusant auprès des Irlandais du Nord, ce qu'on savait, sans preuve définitive, depuis déjà longtemps.

Pourquoi faut-il toujours que ce soit la droite qui fasse, tardivement certes, mais quand même, ce genre de geste, dont on pourrait imaginer qu'ils devraient être de la responsabilité de la gauche. On a vu la même chose en France avec Jacques Chirac et le rôle de la France dans la déportation des juifs ; alors que François Mitterrand s'était, à cet égard, mis dans les traces exactes du Général de Gaulle (grosso modo : la France n'a pas à s'excuser vu que Pétain et Vichy ce n'était pas la France).

Bon cela étant dit, on peut aussi et plus largement regretter qu'il faille autant de temps pour que la vérité, connue de tous, trouve son imprimatur officiel via la voix d'un chef de gouvernement ou un chef d'Etat. A cet égard, devra-t-on attendre une petite trentaine d'années (soit vers l'année 2033) pour qu'un chef de gouvernement britannique reconnaisse, en s'en désolant auprès du peuple britt, que les histoires d'armes de destructions massives en Irak n'étaient qu'un gros flanc destiné à se donner les alibis pour aller cogner du baassiste (rien à voir avec Lemmy ou Sting, ça vient du parti Baas). Le dernier point qui m'intéresse après cette affaire britannique, c'est de savoir si comme en France, vont se lever les boucliers de la « non repentance » comme on a pu le voir chez nous après chacune des déclarations des chefs de l'Etat, regrettant tel ou tel aspect de notre histoire.

Sur ce, un interlude musical, pour les victimes du Bloody Sunday (non, pas U2, faut pas déconner, elles ne méritent pas la double peine les pauvres).




Jeudi 17 juin :


Oh putain (je vous prie de bien vouloir m'excuser, pour ce peu chatié langage), heureusement que l'on ne vit pas en démocratie intégrale. Je veux dire que les médias sont quand même assez bien tenus pour ne pas trop se répandre sur des affaires qui sentent vraiment pas bon. Parce que si l'on vivait dans une démocratie comme, tiens au hasard, la Grande-Bretagne, où les journaux, la BBC et le toutim font leur boulot, ça sentirait l'affaire Panama cette histoire. Et l'affaire Panama, on sait sur quoi elle a débouché : le retour affirmé de l'anti parlementarisme et de l'antisémitisme, parents des ligues fascistes à venir (elles mêmes, future cinquième colonne pendant l'occupation).

Bon, on peut se boucher le nez si on veut sur les moyens par lesquels Mediapart a annoncé le truc hier (mais même en investigation, on en fait pas d'omelettes sans se salir un peu les pognes). On peut. Ça n'empêche pas que le fond de l'affaire sent extrêmement mauvais, avec ces relents de collusion entre le plus haut niveau de l'exécutif, les grands milieux d'affaires et la justice aux bottes. En l'occurrence s'agissant de cette dernière, le fait que le proc s'appelle Courroye (de transmission ?) est la seule chose qui puisse faire sourire.

Parce que, après les milliers d'euros partis en fumée de cigares, les histoires de déplacements des ministres des sports dans des hôtels hors de prix, là on rentre dans le très lourd. Et en général, la réaction de la population ne fait alors guère dans le détail. Tout le monde en prend pour son grade et au bout du compte c'est la République qui recule.

En plus, au moment même où l'on demande aux français de travailler deux ans de plus pour toucher une retraite qui sera plus faible, au moment où, en repoussant l'âge légal à 62 ans, on demande de facto aux ouvriers qui ont commencé à taffer à 18 ans de valider 44 ans de cotisations pour avoir le droit de se mettre en retraite. Ce qui revient à leur demander de financer les autres qui, pour le moment, ont l'obligation de cotiser 41 ans et non 44.

Putain (re mille excuses), ça ne pouvait pas tomber plus mal. Heureusement que les télés, radios et une bonne part de la presse savent où se trouve l'intérêt supérieur de la Nation.


En attendant de savoir si la France va croquer du Mexicain ou si c'est l'inverse qui va se passer (quand vous lirez vous saurez, au moment où j'écris, je n'en ai pas trop idée), en attendant donc, lisez cet article. Il nous apprend que des études (sérieuses) se sont penchées sur nous, les adeptes des blogs, du web et des réseaux sociaux. Et nous serions en danger. Tout ça serait mauvais pour la santé. Même plus que ça, avec des conséquences physiologiques et sur le fonctionnement des gènes. Réfléchissez-y à deux fois, avant de lire cette revue de semaine (bon, en même temps, c'est un peu tard, on en est déjà au jeudi ; bon allez, vous pouvez lire jusqu'au bout, au point où vous en êtes).

En revanche, je réfute que l'on me fasse le procès que l'on fait à Facebook. Sur l'honneur je le jure, la lecture de mon blog ne provoque pas de MST.


Vendredi 18 juin :


Et on continue sur la lancée. Oh non je ne parle pas de la fabuleuse partie de qui-perd-gagne jouée par les frenchies hier au soir, mais bien des scandales en germe qui se multiplie comme des métastases dans un corps en pleine croissance.

Le juge d’instruction en charge de l’affaire de Karachi vient de confirmer que, et oui, l’attentat ma bonne dame, il pourrait bien être relié à une affaire de corruption en France. L’homme a confirmé qu’une bonne part des commissions versées dans le cadre de la vente des armements, serait revenue en France sous la forme de rétro-commissions. Et là on se doute bien que l’argent de ce genre qui revient chez nous n’a pour vocation ni de diminuer la dette publique, ni d’être reversé aux Restos du Cœur.

Mais le pire de l’histoire tient peut être dans ce cri du magistrat qui indique que son enquête est entravée, meilleur moyen de cibler le fait que ça coince au plus haut niveau. Hier je disais que, par bonheur, les grands magistrats de ce pays ont le sens de l’intérêt supérieur de la Nation. Il va falloir qu’ils réalisent des petits miracles au train où vont les choses.


Et tout ça survient le 18 juin, jour où l’on célèbre le coup de folie d’un homme seul et inconnu de tous, qui, l’air de rien, allait modifier le visage de la France, et pour des décennies. Fallait-il qu’il ait une conscience aiguë de son destin ce petit général à deux étoiles (le plus bas niveau des généraux) – enfin quand je dis petit… - pour estimer qu’à lui seul, et entouré d’une poignée de fidèles, il était appelé à incarner tout un pays, alors que celui-ci gisait à terre. Relever le gant est une chose, mais dans ces conditions, deux jours après la signature de l’armistice, à peine une semaine après que l’immense majorité du Parlement se soit jetée dans les bras du vieux Pétain (qui avait alors une autre aura que l’inconnu de Lille), ça tenait de l’impossible pari, de la gageure insensée, de l’orgueil incommensurable.

Cet article du Post.fr, reprend Public Sénat qui donne la parole à un certain nombre de politiques actuels. La question c’est : au fond le gaullisme c’est quoi, et en 2010 qu’en reste-t-il ?

Vous pouvez aller voir sur Public Sénat pour connaître tout l'éventail des réponses (qui sont sans grande surprise).

Mais tout ça était d'une grande évidence. Entre l'homme qui incarna la rébellion contre l'ordre établi en juin 40 et celui qui incarna l'ordre établi contre la rébellion en mai 1968, entre celui qui fit entrer des communistes dans son gouvernement en 1944 et appliqua un programme social issu du Conseil National de la Résistance qui fit faire un bond en avant au pays en matière de droit et de protection sociale, et celui qui voulut que la grandeur de la France s'incarnât dans des avions, des transatlantiques et des bombes atomiques, il est clair que De Gaulle est une auberge espagnole où chacun peut retrouver un peu de lui-même. Ce qui n'est effectivement pas donné à beaucoup. Et pourtant, il ne gouverna qu'une petite dizaine d'années (quelques mois au sortir du conflit, puis un septennat et demi de 58 à 69). Soit moins longtemps que Chirac... Comme quoi l'incarnation... Ou alors, disons que si De Gaulle est la France entre 1940 et le milieu des années 60 et si Chirac est la France de 1995 à 2007, alors c'est qu'il y a incontestablement quelque chose qui a drôlement changé dans mon pays.


Samedi 19 juin :

Par quoi finir cette revue de semaine, dès lors que l'on veut éviter de se vautrer dans la fange footballistique (quelle merveilleuse école de vie, quel splendide rôle éducatif que ce sport, n'est-il-pas?) ?

Disons juste, pour conclure sur une note pas très rigolarde (d'ailleurs je trouve que rétrospectivement cette revue de semaine ne l'est pas, peut être parce que je n'ai pas trouvé de nain épousant la femme à barbe de Médrano), que l'équipe de France de football ressemble aux autorités qui nous gouvernent. Pas nécessairement dans les résultats (pour ceux du football le terrain à parlé, pour ceux du Gouvernement, à chacun de se forger son opinion), mais clairement pour ce qui est de cette ambiance de délitement total, de fin de mythe, de sale vérité en train d'éclater comme un bubon de pus sous les yeux du public. Oui, il y a un certain parallélisme entre les révélations de l'Equipe sur l'ambiance délétère du onze français, et l'attitude de quelques journalistes français à l'égard du gouvernement. La même façon de lever (enfin ?) la chape de plomb qui couvrait l'un et l'autre ; sachant parfaitement que tout ça va ressembler à l'ouverture de la boîte de Pandore. Mediapart demande la démission de Woerth, Jean-François Kahn fait quasiment de même sur son blog. Mises bout à bout, vénielles ou gravissimes, toutes ces histoires de cigares, de condamnation pour insulte raciste d'un ministre de l'Intérieur, de rétro commissions, d'hôtels à 600 euros, de soupçon de collusion entre ministre du budget et conseillers en défiscalisation... vous brossent un portrait qui a la même odeur de sueur rancie que celle qui imprégnait le vestiaire français à l'issue du match contre le Mexique... et qui commence à nous envahir les narines.

Les juges aux ordres, les médias à la botte vont bientôt manquer de désodorisant...


Et la semaine dernière à la même époque ?


Nicolas s'occupait des copropriétaires de Carla et le lendemain se faisait mal accueillir à Libreville, Gabon. On apprenait qu'il est possible d'investir pour l'éternité dans une place de cimetière VIP et René Dosière le spécialiste du budget de l'Elysée donnait quelques chiffres qui font mal ; On apprenait aussi que pour se faire une idée pendant les campagnes électorales, les français privilégiaient Internet (ah ?) et qu’un japonais de 113 ans s'éteignait après une vie sans saké (cela vaut-il la peine ?), tandis qu'un américain se la jouait Anthony Perkins dans Psychose après avoir roulé les assurances sociales. Voilà, c'était là.



Bon, et ben maintenant me reste à vous souhaiter un bon dimanche. A vous encourager aussi, à jouer à la dernière étape de cette deuxième saison du WCOTBT (juste en dessous de ce billet), car il y a quand même 40 points à ramasser, et à vous dire,
So long !
Thierry
RYS