Encore une.
Pas vraiment plus enthousiasmante que celle de dimanche dernier. Le soleil est pourtant revenu. Mais les odeurs putrides ne se sont pas volatilisées. Loin de là. Au contraire même aurais-je tendance à dire.
So,
Let's Go !
Lundi 21 juin :
Donc c'est l'été ! Et des manifestants belges s'imaginent que la chaleur accompagne cette nouvelle, alors que chacun peut mesurer que le thermomètre est plutôt bloqué sur l'automne. Certains que le soleil les accompagnera, des écologistes belges qui veulent libérer Bruxelles des voitures, ont décidé de manifester à poil sur leurs vélos.
En fait, et vous pourrez le vérifier sur les deux ou trois photos de l'article, à poil c'est un grand mot (d'où ma photo qui elle au moins ne ment pas). Hormis deux manifestants qui ont été interpellés manu militari parce que l'un d'entre eux était en tenue d'Adam. Évidemment, comme au marché de Brive La Gaillarde, dès qu'il s'agit de se foutre de la tronche des cognes, tout le monde se réconcilie. Au final, les flics belges se sont trouvé contraints d'accompagner les « à poilistes bicycletteurs ».
Pour un des organisateurs du mouvement, « "La nudité a permis au mouvement de gagner en visibilité dans les médias ». Admettons. Quoique de nos jours, se déloquer pour une cause (contre la fourrure par exemple, et c'est autrement plus agréable à regarder quand ce sont des mannequins qui posent dévêtues) c'est devenu extrêmement banal. En même temps ledit organisateur croît bon de rajouter : « La nudité est un moyen. Merci de ne pas nous réduire à celui-ci. ». Ah ben tu parles, Charles (je ne sais pas s'il ne s'appelle pas plutôt Louis ou Enguerrand, mais il me plait de le héler par ce patronyme carolingien). Le type se sert exactement des méthodes publicitaires des marques et des lessives, vecteurs d'un consumérisme qu'il conchie via sa cyclo nudista. C'est sûrement pas comme ça qu'on change les mentalités sur le fond.
Enfin s'il y croit, et qu'au milieu de sa manif il y a quelques beaux hommes bien musculeux et quelques femmes remarquablement proportionnées, hein ! (notez que je pense à tout le monde).
A la veille du dernier match de l'Equipe de France, et après les pathétiques circonstances qui ont amené les bleus sur le devant de la scène médiatique, Slate.fr met en ligne deux éditos signés de deux de ses fondateurs; l'un de Colombani, l'autre de Attali.
Le premier appelle les français à se ressaisir et à aller chercher une qualification qui n'est mathématiquement pas interdite. Sa crainte, qui n'est pas complètement infondée : la stigmatisation, au travers de quelques mal embouchés issus de quartiers difficiles et ayant eu la bonne fortune de réussir grâce au ballon rond, de toutes les banlieues et de toutes les différences, en une sorte de 1998 inversé. Et il faut reconnaître que la réaction de Finkielkraut, qui voit la République en danger à peu près partout ou un musulman met le pied, cette réaction totalement émotionnelle et affectée, lui donne un peu raison.
Le second, tout au contraire, souhaite de toutes ses forces une nouvelle défaite de la France afin que le calice soit bu jusqu'à la lie. Lui y voit une catharsis nécessaire pour faire enfin voler en éclat le mythe de cette équipe de mauvais, drivée par des mauvais. Évidemment, Attali ne saurait s'empêcher de politiser son propos, voyant dans l'incapacité à se remettre en cause actuelle, dans l'inaptitude à regarder la vérité en face (la grande faiblesse de cette équipe), l'image en miroir d'un pays inapte à se défaire de son glorieux passé pour s'engager dans la voie de la modernité (on connaît grosso modo la chanson).
Nous saurons demain, qui de Colombani ou d'Attali l'aura emporté.
Mardi 22 juin :
Et à l'heure où j'écris ces lignes bilan de la journée, je sais. Je sais que dans le duel Colombani / Attali, c'est Jacquot l'ex conseiller de Tonton qui l'a emporté. Le calice aura donc été bu jusqu'à la lie (et mon Dieu que ce terme est approprié).
Et je me doute. Je me doute que l'on n'a pas fini d'en entendre parler de cette palinodie, qui aura vu la réalité du terrain démentir catégoriquement tout ce que FFF, médias aux ordres (oui ça commence à devenir une habitude chez moi cette expression) et joueurs ont raconté, des semaines durant. Pas fini d'en entendre parler, au point que je crains que le reste passe à la trappe. Pour le plus grand malheur de De Villepin, qui avait bien mal choisi son moment pour lancer son mouvement, pour le plus grand soulagement d'Eric Woerth. Car, sur l'échelle des valeurs journalistiques, les pets de travers de la bande à Raymond, les chicanes de cour de récré entre les caïds et les pas caïds ont une autre valeur marchande que les possibles conflits d'intérêts entre un ministre du Budget (ex) et la première fortune de France qui met une partie de son blé à l'abri de l'impôt national.
Et l'on va entendre jusqu'à plus soif ces commentaires sur l'absence de sentiment national de joueurs qui ne respectent pas le maillot, et par les mêmes voix, l'absolution donnée à ceux qui chient sur le pays en en détournant des sommes d'argent censées aider à en construire les services publics, sans lesquels bien des fortunes n'auraient pu se faire. C'est en marche : on en appelle au mauvais « procès politique » qui bien évidemment est « téléguidé » pour affaiblir un ministre en charge d'un dossier difficile (réforme des retraites).
Et pourtant, la critique du comportement pour le moins ambigu d'Eric Woerth dépasse, et de loin, le seul camp de l'opposition.
Et pourtant, il y a des actes qui valent plus que des aveux : Mme Woerth va lâcher son emploi de conseillère chez Mme Bettencourt ; quant à cette dernière, elle assure qu'elle va régulariser sa situation (ce qui en bon français signifie bien que ladite situation n'était guère régulière jusqu'alors).
On ne change pas de sujet avec cet article sur le blog de Henry Moreigne. Ce monsieur effectue un rapprochement qu'il est difficile d'éviter entre le comportement de nos élites politiques et celui de notre élite du ballon rond.
Et pointe avec justesse Finkielkraut, dont je trouve qu'il serait plus que temps qu'on arrête de l'inviter à venir cracher sa sempiternelle haine des mêmes sur n'importe quel sujet. Voyez, dans l'article les extraits de son interview sur Inter. Que l'on envoie ce « philosophe » vivre quelques temps hors de Paris et des salons où il est si facile d'enfoncer les portes ouvertes. Et qu'on l'interroge à nouveau après. Mais en attendant qu'il se taise. Par pitié qu'il se taise. Son outrance est telle qu'il nous prend l'envie de défendre Anelka, Evra et Ribery, alors que franchement...
Mercredi 23 juin :
Ne surtout pas prendre ses responsabilités. Adopter la philosophie des 3 singes (je ne vois rien, je ne dis rien, je n'entends rien), voilà la ligne du jour.
Elle frappe aussi bien la Fédération Française de Football (ce dont honnêtement je me fous comme de ma première dent creuse) que les médias aux ordres (et hop encore une fois placée).
Dans le premier cas, il s'agit avant tout de jouer avec brio au toréador. Et agiter la muleta devant la vague de remise en question, afin de l'éviter avec élégance. A cet égard, cet article remet en perspective les agissements passés de ceux qui aujourd'hui lâchent le Raymond en rase Bérézina. Quand les chiens sont lâchés...
Dans le second, il ne s'agit de rien d'autre que de casser le thermomètre pour ne rien voir, ne rien entendre et surtout ne rien dire. Très franchement je n'écraserai pas une larme de crocodile sur Guillon qui ne m'a jamais fait rire, dont l'humour est à celui d'un Desproges ce qu'est Sarkozy à De Gaulle (filiations abâtardies dans les deux cas). Mais un peu plus sur Didier Porte, dont le talent d'écriture n'atteint certes pas celui de l'immortel créateur du sketch « On me dit que des juifs se sont glissés dans la salle », pur sommet de finesse dans le maniement du second degré génial, mais qui au moins, à la différence de son comparse, en possède un. Et possédait aussi la capacité de remettre en place les invités de Stéphane Bern avec une cruauté qui est plus que salutaire dans une époque de courbettes obligées devant les puissants (écoutez la fin de son interpellation de Christian Prouteau, l'homme qui veut se faire quelques tunes sur le fait qu'il fut le mentor de la sécurité de Mazarine - quel foutu titre de gloire, mon Dieu ! -).
Hees, le président de Radio-France pour expliquer le renvoi de Guillon a cette phrase qu'il voudrait choc : « Je ne m'appelle pas Domenech ». En gros une bonne insulte à l'égard de l'ex entraîneur de l'Équipe de France, qu'il accuse à mots (à peine) couverts d'être une chiffe molle qui se laisse insulter. Monsieur Hees, (non put. Il ne se prénomme pas Rudolf !) s'arroge donc un droit qu'il ne reconnaît pas à son chroniqueur. Mais il est vrai que ce dernier s'en prenait à Hess (non pas Hess-Hess ! Ah arrêtez avec vos vannes à deux balles).
Quant à Porte, il semblerait que ce soit Val, le sodomite de Léotard en son temps, qui a pris la décision du licenciement... Val-heureux serviteur du pouvoir.
Jeudi 24 juin :
Quand je vous le disais !
Toujours d'une classe au-dessus de tout, notre gigantesque Présidentissime repousse d'un revers de main royal une réunion de longue date prévue, préparatoire au G20 avec des organisations non gouvernementales qui œuvrent pour le développement, le tout pour recevoir Thierry Henry, footballeur dont le principal titre de gloire durant de Mondial est d'être resté sur le banc l'essentiel du temps, emmitouflé dans une couverture pour vieux cacochyme.
C'est que ce doit être drôlement urgent de recevoir l'ex buteur de l'Equipe de France de Football. En regard, les problèmes de développement du tiers-monde et des PVD, excusez-moi...
Là au fond je ne sais pas... est-ce que les français vont trouver ça bien (ah le Président prend à bras le corps le lancinant problème du football qui nous a trop fait souffrir ces quinze derniers jours) ; au contraire vont-ils considérer que Sarko dépasse les bornes (un footeux à la place d'une réunion officielle ! l'est devenu fou !), ou bien s'en moqueront-ils complètement, parfaitement inattentifs aux coups de mentons et aux rodomontades dont l'homme de l'Elysée les gavés depuis 3 ans. Je pencherais bien pour la 3ème option moi. Déjà qu'avec la ravie du Maine et Loire, ils ont eu leur dose (« je leur ai parlé, gravement... certains ont pleuré »... c'est con, trois jours plus tard contre les Bafanas Bafanas, ils avaient encore les yeux embués au point de pas voir le ballon).
Échappons nous. Allons respirer ailleurs.
De la ziq, tiens. N'importe quoi même si ça a trait de près ou de loin avec la ziq. Comme ici, sur le NME, où l'on nous apprend 25 faits « inconnus » sur Blondie et Debbie Harry.
Par exemple qu'elle fut adoptée à l'âge de trois mois, qu'elle fut bunny, que son premier groupe s'appelait The Wind in The Willow, que le premier succès de Blondie vient d'une erreur de programmation, qu'elle fut la femme la plus âgée à atteindre le numéro 1 des charts (à l'âge de 53 ans), qu'elle aurait pu tenir le rôle de Daryl Hannah dans Blade Runner... que, que... bon je vous laisse regarder après tout.
Tout ça est d'une très grande futilité, c'est-à-dire que c'est totalement essentiel. Et c'est l'occasion de mater une série de photos de l'ex sex symbol de la 2ème partie des seventies.
Vendredi 25 juin :
"- Et le Monde, monsieur ? Comment va le Monde en ce vendredi 25 juin ?
- Oh il marche curieusement, monsieur, le Monde. Même si ce n’est guère nouveau. Le vieux La Fontaine le disait déjà, il y a plus de quatre siècles, selon que t’en auras dans les fouilles ou que t’en auras pas, selon la longueur de ton bras, selon ton entregent auprès des médias et selon la sympathie qu’on aura, au public appris à nourrir ou non, pour toi,… oh non monsieur le Monde ne change pas. Écoutez donc plutôt :
Plus puissant tu seras, plus facilement et plus impunément tu insulteras.
Si tu manies la grossièreté et que tu es caillera, il vaudra mieux que footballeur tu sois,
Avec un retour simple pour Londres tu finiras,
Et si du haut de ta petite grandeur casse-toi pauvre con tu lâches au paysan,
Lui-même bien peu poli car il refuse ta main,
Comme un minable Domenech, la honte des terrains,
Aucun mal il ne sera fait si tu es Président ;
Mais si comme un gamin, tu te croies très malin
De t’autoriser à imiter l’hôte de l’Elysée,
Prends garde aux pandores et à leurs matraques plates
Et surtout prépare toi à la comparution immédiate.
- Et oui, Monsieur le Monde ne change pas. Mais ne pouvons-nous compter sur les puissants médias ?
- Oh là, il y a comme un problème à ce sujet. Voyez plutôt ces deux journaux. Notez comme le premier enfonce le jeune impudent, rappelant au détour d’une phrase qu’il sans doute coutumier des mauvais coups puisque la police le connaît déjà bien. Puis regardez ensuite celui-là disant l’exact contraire : un garçon qui n’a jamais franchi le trait puisque jamais il ne fut inculpé.
- Oui mais on dit mis en examen.
- Oh mais je crains que d’examen il n’en ait guère franchi, ce qui au demeurant le rapprocherait de notre Président. Alors vous savez, les médias…
- Et cette curieuse histoire monsieur, selon laquelle un ministre en charge des impôts aurait eu sa femme employée comme conseillère d'une grande fortune qui détourne l'impôt, j'imagine à quel point dans votre beau pays qu'on qualifie si souvent de Nation des droits de l'homme, dans ce pays qui est tellement à part, comme une lumière qui éclaire le monde au nom des libertés et du rêve d'égalité, cet homme doit être proche de l'embastillement.
- Oh, mais monsieur, il n'est qu'un point sur lequel vous touchez juste : notre beau pays est effectivement à part. Car voyez-vous monsieur, le ministre en question continue son travail, fort bien rémunéré, sans que ses quelques cheveux résiduels ne soient, le moins du monde, agités par le souffle du vent du scandale. Savez-vous monsieur, qu'il semble même que l'on savait depuis bientôt déjà deux ans que cette collusion existait. Et oui monsieur on savait et l'on ne fit rien. Le fisc savait depuis deux ans que cette grande fortune soustrayait à l'impôt rien moins qu'une île qu'elle avait acquis du coté des Seychelles.
- Une île ? Oh quelle merveille. Un île mystérieuse, comme chez Jules Verne. Et qu'on ne déclarait pas. Et le fisc savait mais ne disait rien, me dites-vous.
- Et oui monsieur on est en droit de le penser.
- Mais dites-moi, monsieur, qui donc dirigeait le fisc, pour faire preuve de si peu de curiosité ?
- Mais le mari de la femme employée chez la grande fortune, monsieur ! Enfin, voyons, je pensais que vous l'aviez compris.
- Oh, c'est que voyez-vous là d'où je viens, monsieur, de telles affaires sont impossibles.
- Ah mais d'où venez-vous donc cher monsieur ?
- Comme Jimi Hendrix, je viens de la planète Mars.
Samedi 26 juin :
Finissons avec ces extraits d'un chat de Vikash Dhorasoo avec les lecteurs du Monde. Décoiffant vous l'allez voir.
Rappelons en préambule que Dhorasoo, n'a pas exactement un nom de bon catholique – il n'est que de voir comment j'en chie pour orthographier correctement son patronyme au goût étrange venu d'ailleurs -, que c'est logique car il est plus métissé que bien blanc. Rappelons aussi que ce garçon fit, violemment, campagne contre Sarkozy en 2007, soutenant, et nous l'admirons au moins autant pour ça que pour ses talents footballistiques, la candidature de Soeur Marie Ségolène de la Bravitude, et que cette prise de position ne fut pas éphémère en ce sens qu'il continue à s'affirmer de gauche.
Bien et maintenant que toutes ces précautions sont prises, à l'égard de la gauche angélique, celle qui refuse de dire les choses quand elle a peur que les Le Pen père et fille puissent en dire autant, lisez donc. Car Vikash, exprime des choses qu'il n'est pas agréable à entendre mais qui, comme la plupart des choses désagréables à entendre devraient l'être plutôt deux fois qu'une.
« Les yeux dans les Bleus » un gentil montage bien loin de la réalité ;
« Cette équipe [celle qui vient de se faire ridiculiser] représente la France des banlieues, la France des ghettos, des quartiers populaires qui sont devenus très durs. Je viens d'un milieu ouvrier, mon père travaillait ; Deschamps, Blanc aussi. Mais aujourd'hui, dans les quartiers populaires, le pouvoir a été abandonné aux caïds, et c'est ce qu'on retrouve en équipe de France ».
« Cela me choque par exemple que l'équipe de France demande un buffet halal pour être reçue quelque part » (entre parenthèses, moi aussi d'ailleurs).
« Elle [cette équipe de France] représente les banlieues et les quartiers populaires. C'est aussi un endroit où l'argent coule à flots. L'individualisme, l'égoïsme y règnent, alors qu'on parle d'un sport collectif. Ça, c'est bien la société française. Ces gens ne s'intéressent pas aux problèmes des Français, ils sont dépolitisés. Ce désintérêt pour l'autre, la division qui règne dans l'équipe, ça représente ce qui se passe dans la société. Mais on ne peut pas leur jeter la pierre. Ce sont des gamins ».
Je ferme le ban.
Hélas, pour le moment, hormis sur le blog de l'estimable, très estimable et ronchon Hervé Resse, cette interview n'a, à ma connaissance, été reprise que sur des sites d'extrême droite. Pour le passage sur les buffets halal. Alors, ne laissez pas le monopole de laïcité républicaine à ceux qui au fond la détestent. Diffusez ces mots de Dhorasoo. Surtout si vous êtes de gauche.
Puisque l'on parle de cette Coupe du Monde, je ne peux m'empêcher de vous renvoyer à cette revue semaine où j'écrivais, il y a exactement 5 semaines, les vers suivants en les attribuant à Raymond :
« Fallait-il donc que le Mexique / Par trois traitres buts nous nique /
Pour qu'ensuite, bons à rien / Face aux modestes Uruguayens /
Nous soyons, nom d'un chien /Condamnés au partage des points /
Et que la qualification ce soit / Face aux terribles Bafanas Bafanas /
Qu'il fallait aller la chercher / Ce que par un destin cruel /
Nous n'avons su réaliser / Prenant même une sévère gamelle /
Et nous voici devant l'avion / Fourbus, cassés et flagadas /
Notre périple ne fut guère plus long / Qu'un coup de Govou dans le c. de Zahia ».
Reconnaissez la qualité de la prescience : hormis un but mexicain en trop, et un ordre des matches un peu défaillant, tout était dit. Sauf la grève des joueurs, c'est vrai, sauf la grève des joueurs.
Et la semaine dernière à la même époque ?
A Perpignan prime était accordé aux tricheurs, mais sans qu'on put en dire grand chose puisqu'elle l'était pas les électeurs ; Le Groenland dans le même temps marchait vers l'indépendance. Une télé confondait images de Lost et dernier témoignage d'un crash véritable, et en Grande-Bretagne on trouvait légitime d'outer un blogueur. La consommation de dope chutait mais la CGT se comportait comme une police franco-salazarienne. Farah Fawcett devenait une drôle de morte et Rama Yade confondait Smith et Owens. Et puis, la mort de Mickaël Jackson mobilisait la fin de la semaine.
Voilà, c'était ici.
Bon, me reste à vous souhaiter un bon dimanche. Pour ceux qui n'ont pas encore joué, un bon blind test (c'est le dernier de la saison) et tout ce que vous voulez (ça ne mange pas de pain, ni mie, ni croute).
Allez,
Thierry
RYS