Bien sûr si j'étais un garçon sérieux, c'est de ça que je vous parlerais, et uniquement de ça, commentant à la façon du gros Ménès, les exploits de l'un, les déceptions de l'autre, les souffrances de tous.
Mais je ne suis pas sérieux, et ce Triolet sera consacré, à une vidéo dont je ne saisis pas bien pourquoi elle fait les buzz (enfin je m'interroge), à un retour sur évènement et au disque de la semaine (dont je dirais deux mots).
Regardons-là ensemble (attention c'est rapide) :
Vue ? Oui c'est rapide, vous avez le droit de remettre ça, puisque ça ne prend que 3 secondes. Trouvée via cet article du Post.fr qui s'interroge (un peu, pas trop quand même) sur les raisons pour lesquelles les images de la pelle que se prend cette môme arrivent à être parmi les plus vues, commentées et déjà parodiées d'Internet. Bon, certes elle a un coté amusant (en espérant que la gamine ne se soit quand même pas niquée 3 dents et pétée le nez en embrassant sauvagement le ciment comme elle le fait). C'est vrai que l'enchaînement Go! Gamelle! est assez fun ; c'est vrai aussi qu'il ne faut jamais oublier à quel point un chien peut être con.
Mais de là à ce que ça devienne, ne serait-ce que pour quelques jours, un must de YouTube, quelque chose m'échappe. Au fond, on est au niveau d'un vidéo gag assez moyen.
Alors peut être que la solution c'est, parmi les gusses qui se sont amusés à faire des parodies, celui qui en a fait une version fantastique de 2 secondes et demie (juste en inversant les couleurs, il s'est pas trop foulé) qui l'approche. Car, en fait ce qui est, peut être, le déclencheur du rire dans cette vidéo, c'est cet aspect irréel, fictionnesque. Déjà, ce chien qui tire comme une brute sur la laisse, c'est presque top beau pour être vrai. Et la manière dont la gamine s'écrase comme une bouse sur le sol a tout du montage avec une marionnette que l'on désarticule. Ce n'est peut être pas un fake, mais ça en a le goût. Et ça libère d'autant plus facilement les zygomatiques.
Bon, rien n'empêche non plus de penser que, étant donné qu'une vidéo peut être rémunérée par YouTube en fonction du nombre de vues, celui qui a filmé cette pelle, a trouvé un moyen de se faire un peu de pognon.
Reçue dans le cadre de mes piges pour Interlignage, il s'agit d'une compilation des principaux ou plus marquants titres sortis entre 1965 et 1980 (grosso modo) par le label Motors, label français, réel défricheur dans des années où la quantité ne manquait peut être pas, mais où il était malaisé de trouver les aventuriers qui allaient laisser leur chemise (pas tous, certains réussirent) à la poursuite d'un certain glam rock français ou d'une pop définitivement hors des sentiers battus, alternativement par les ex yéyés reconvertis chanteurs pour les Carpentier et la vague de la nouvelle chanson française arrivée dans les bagages de Julien Clerc et de Jonasz.Disque nécessairement inégal puisqu'il compile des artistes aussi différents que Bernard Lavillers (si, si, période Le Stéphanois), Alain Kan, Louis Deprestige, ex Asphalt Jungleur, ou François de Roubaix, Vince Taylor (dans sa pire époque à mon avis) et Christophe. Et que tous, loin de là, n'étaient pas égaux devant le talent, le génie et la chance. Je chroniquerai cette compilation pour Interlignage bientôt. Mais retenons-en d'ores et déjà qu'elle a le mérite de nous replonger dans ces années d'avant le boom du rock français, du rock en France de manière générale d'ailleurs, à une époque il fallait vraiment le vouloir (ou avoir beaucoup de chances pour entendre ces gens là à la radio, les voir à la télé). Et qu'elle m'aura permis de réentendre une chanteuse totalement oubliée depuis, qui caressa mes dix et onze ans (sans que je comprenne alors ce que ses mots disaient). Elle s'appelait Léonie. Je n'ai aucune idée de ce qu'elle est devenue.
Effectivement, je ne cède pas une originalité délirante en considérant que l'évènement de la semaine sur lequel on peut faire retour est le vote définitif de la loi réformant le régime des retraites.A cet égard, cet article, un peu plus long qu'ils n'en ont l'habitude sur France Info, donne les points clés de la réforme (pour ceux qui n'auraient pas suivi).
Manifestations, débats, plaidoyers, mises en accusation, tout les arguments ont été globalement entendus durant les trois ou quatre dernières semaines. Tous ? Non ! Il est un argument, expliquant l'un des déséquilibres de cette réforme qui n'en manque pas, qui lui est passé totalement à la trappe. Ni mis en avant par le MEDEF ou par les syndicats, jamais entonné par l'opposition, et plus grave, me semble-t-il totalement mis de coté par les économistes, sociologues et autres brillants intellectuels et expertes convoqués sur les plateaux télés et/ou radios. Et il faut que ce soit, sur le Monde en ligne, il y a déjà quelques jours de cela, un retraité qui le soulève.
Son propos : la réfome est, entre autres, injuste, car il est une catégorie à qui rien n'est demandée dans l'affaire : les retraités actuels. Lisez son papier, il a le mérite de rappeler quelques vérités et de mettre les pieds dans un plat, que, pour des raisons électoralo-démographiques évidentes, les politiques ne sont pas prêts de piétiner.
Il ne s'agit pas de ma part de jouer au même jeu que celui qu'aime à pratiquer ce gouvernement et qui consiste à opposer, catégorie par catégorie, les Français les uns aux autres. Il ne s'agit pas non plus de nier qu'il est une nouvelle catégorie de pauvres, qui sont les retraités pauvres, à 700 ou 800 euros de retraite par mois, et que l'on voit de plus en plus distribuer les prospectus dans les boites aux lettres pour mettre une motte de beurre dans leurs épinards.
Mais les statistiques sont cruelles quand elles montrent que désormais une pension moyenne atteint un niveau supérieur qu'un salaire moyen. Et que cette pension fut obtenue avec des taux de cotisations bien moindres que ceux que supportent les salariés actuels. Ce qui s'explique aisément : les gens qui ont aujourd'hui 70 ans, nés en 1940, cotisèrent entre 1960 et 2000 pour ceux qui étaient alors en retraite (autant dire assez peu de monde, vue l'espérance de vie à l'époque et pour des niveaux de retraites servies assez faibles à l'époque). A contrario, bénéficiant de l'allongement de l'espérance de vie et ayant obtenus de bien meilleurs emplois que leurs paysans de parents, ils ont acquis des droits autrement plus importants à faire valoir et que supportent aujourd'hui leurs enfants. Coup double ! Les économistes parlent à ce sujet de problèmes d'équité inter générationnelle. Cette réforme n'y répond pas. Au contraire même. Il semble que le soutien le plus robuste à la réforme provenait des personnes déjà en retraite. On peut les comprendre...
Bon, voilà, c'était le Triolet.
Pour le "Retour vers le Weekend", on se revoit mardi matin, puisque notre fin de semaine déborde un peu cette fois-ci.
D'ici là, have fun, amigos-gas !
Thierry
RYS

























