samedi, octobre 30, 2010

Triolet pour la semaine passée (#08)

Bien sûr, s'il ne fallait qu'un seul pied à ce Triolet, nous ne saurions choisir autre chose que le lancement, le 28 octobre, de la 2ème étape du WCOTBT (c'est rigolo, le même jour, Arianespace, depuis Kourou, envoyait dans l'espace une paire de satellites via son lanceur Ariane 5, mais je trouve ça moins passionnant et moins fondamental pour le genre humain que de vous savoir cherchant partout dans Google les paroles de cette put. de 4ème chanson...)

Bien sûr si j'étais un garçon sérieux, c'est de ça que je vous parlerais, et uniquement de ça, commentant à la façon du gros Ménès, les exploits de l'un, les déceptions de l'autre, les souffrances de tous.

Mais je ne suis pas sérieux, et ce Triolet sera consacré, à une vidéo dont je ne saisis pas bien pourquoi elle fait les buzz (enfin je m'interroge), à un retour sur évènement et au disque de la semaine (dont je dirais deux mots).

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La vidéo de la semaine : fait un buzz que je ne m'explique pas vraiment.

Regardons-là ensemble (attention c'est rapide) :



Vue ? Oui c'est rapide, vous avez le droit de remettre ça, puisque ça ne prend que 3 secondes. Trouvée via cet article du Post.fr qui s'interroge (un peu, pas trop quand même) sur les raisons pour lesquelles les images de la pelle que se prend cette môme arrivent à être parmi les plus vues, commentées et déjà parodiées d'Internet. Bon, certes elle a un coté amusant (en espérant que la gamine ne se soit quand même pas niquée 3 dents et pétée le nez en embrassant sauvagement le ciment comme elle le fait). C'est vrai que l'enchaînement Go! Gamelle! est assez fun ; c'est vrai aussi qu'il ne faut jamais oublier à quel point un chien peut être con.

Mais de là à ce que ça devienne, ne serait-ce que pour quelques jours, un must de YouTube, quelque chose m'échappe. Au fond, on est au niveau d'un vidéo gag assez moyen.

Alors peut être que la solution c'est, parmi les gusses qui se sont amusés à faire des parodies, celui qui en a fait une version fantastique de 2 secondes et demie (juste en inversant les couleurs, il s'est pas trop foulé) qui l'approche. Car, en fait ce qui est, peut être, le déclencheur du rire dans cette vidéo, c'est cet aspect irréel, fictionnesque. Déjà, ce chien qui tire comme une brute sur la laisse, c'est presque top beau pour être vrai. Et la manière dont la gamine s'écrase comme une bouse sur le sol a tout du montage avec une marionnette que l'on désarticule. Ce n'est peut être pas un fake, mais ça en a le goût. Et ça libère d'autant plus facilement les zygomatiques.

Bon, rien n'empêche non plus de penser que, étant donné qu'une vidéo peut être rémunérée par YouTube en fonction du nombre de vues, celui qui a filmé cette pelle, a trouvé un moyen de se faire un peu de pognon.



Le Disque de la semaine : est une compilation de vieilleries françaises.

Reçue dans le cadre de mes piges pour Interlignage, il s'agit d'une compilation des principaux ou plus marquants titres sortis entre 1965 et 1980 (grosso modo) par le label Motors, label français, réel défricheur dans des années où la quantité ne manquait peut être pas, mais où il était malaisé de trouver les aventuriers qui allaient laisser leur chemise (pas tous, certains réussirent) à la poursuite d'un certain glam rock français ou d'une pop définitivement hors des sentiers battus, alternativement par les ex yéyés reconvertis chanteurs pour les Carpentier et la vague de la nouvelle chanson française arrivée dans les bagages de Julien Clerc et de Jonasz.

Disque nécessairement inégal puisqu'il compile des artistes aussi différents que Bernard Lavillers (si, si, période Le Stéphanois), Alain Kan, Louis Deprestige, ex Asphalt Jungleur, ou François de Roubaix, Vince Taylor (dans sa pire époque à mon avis) et Christophe. Et que tous, loin de là, n'étaient pas égaux devant le talent, le génie et la chance. Je chroniquerai cette compilation pour Interlignage bientôt. Mais retenons-en d'ores et déjà qu'elle a le mérite de nous replonger dans ces années d'avant le boom du rock français, du rock en France de manière générale d'ailleurs, à une époque il fallait vraiment le vouloir (ou avoir beaucoup de chances pour entendre ces gens là à la radio, les voir à la télé). Et qu'elle m'aura permis de réentendre une chanteuse totalement oubliée depuis, qui caressa mes dix et onze ans (sans que je comprenne alors ce que ses mots disaient). Elle s'appelait Léonie. Je n'ai aucune idée de ce qu'elle est devenue.






Le retour sur évènement : est sans surprise, mais pas sans polémique.

Effectivement, je ne cède pas une originalité délirante en considérant que l'évènement de la semaine sur lequel on peut faire retour est le vote définitif de la loi réformant le régime des retraites.

A cet égard, cet article, un peu plus long qu'ils n'en ont l'habitude sur France Info, donne les points clés de la réforme (pour ceux qui n'auraient pas suivi).

Manifestations, débats, plaidoyers, mises en accusation, tout les arguments ont été globalement entendus durant les trois ou quatre dernières semaines. Tous ? Non ! Il est un argument, expliquant l'un des déséquilibres de cette réforme qui n'en manque pas, qui lui est passé totalement à la trappe. Ni mis en avant par le MEDEF ou par les syndicats, jamais entonné par l'opposition, et plus grave, me semble-t-il totalement mis de coté par les économistes, sociologues et autres brillants intellectuels et expertes convoqués sur les plateaux télés et/ou radios. Et il faut que ce soit, sur le Monde en ligne, il y a déjà quelques jours de cela, un retraité qui le soulève.

Son propos : la réfome est, entre autres, injuste, car il est une catégorie à qui rien n'est demandée dans l'affaire : les retraités actuels. Lisez son papier, il a le mérite de rappeler quelques vérités et de mettre les pieds dans un plat, que, pour des raisons électoralo-démographiques évidentes, les politiques ne sont pas prêts de piétiner.

Il ne s'agit pas de ma part de jouer au même jeu que celui qu'aime à pratiquer ce gouvernement et qui consiste à opposer, catégorie par catégorie, les Français les uns aux autres. Il ne s'agit pas non plus de nier qu'il est une nouvelle catégorie de pauvres, qui sont les retraités pauvres, à 700 ou 800 euros de retraite par mois, et que l'on voit de plus en plus distribuer les prospectus dans les boites aux lettres pour mettre une motte de beurre dans leurs épinards.
Mais les statistiques sont cruelles quand elles montrent que désormais une pension moyenne atteint un niveau supérieur qu'un salaire moyen. Et que cette pension fut obtenue avec des taux de cotisations bien moindres que ceux que supportent les salariés actuels. Ce qui s'explique aisément : les gens qui ont aujourd'hui 70 ans, nés en 1940, cotisèrent entre 1960 et 2000 pour ceux qui étaient alors en retraite (autant dire assez peu de monde, vue l'espérance de vie à l'époque et pour des niveaux de retraites servies assez faibles à l'époque). A contrario, bénéficiant de l'allongement de l'espérance de vie et ayant obtenus de bien meilleurs emplois que leurs paysans de parents, ils ont acquis des droits autrement plus importants à faire valoir et que supportent aujourd'hui leurs enfants. Coup double ! Les économistes parlent à ce sujet de problèmes d'équité inter générationnelle. Cette réforme n'y répond pas. Au contraire même. Il semble que le soutien le plus robuste à la réforme provenait des personnes déjà en retraite. On peut les comprendre...

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Bon, voilà, c'était le Triolet.
Pour le "Retour vers le Weekend", on se revoit mardi matin, puisque notre fin de semaine déborde un peu cette fois-ci.
D'ici là, have fun, amigos-gas !

Thierry
RYS

jeudi, octobre 28, 2010

WCOTBT - 3ème Saison : Et voilà la deuxième levée !!

Vous allez vous y habituer mes ami(e)s : cette sublime jeune femme aux yeux bandés, et au décolleté généreux vous annoncera tous les mois :

- soit que la nouvelle étape du WCOTBT 3ème saison est en ligne ;

- soit les résultats de l'étape qui vient de se terminer.

Et moi je dis qu'une aussi jolie créature, ça ne peut que vous encourager à venir jouer !
Non ?

Alors en un mot, rappel des quelques novations de cette 3ème saison du WCOTBT (je dis ça pour ceux qui étaient habitués aux anciennes épreuves et qui n'ont pas passé la tête le mois dernier) :

Ce qui ne change pas ou quasiment pas :

- Une épreuve tous les mois, qui démarre le 28 de chaque mois, hormis en décembre (because vacances de Noël, on la repousse de quelques jours) et hormis en juin (because vacances d'été, on l'avance de quelques jours) ;

- Un délai "raisonnable" pour répondre (par mail, à l'adresse habituelle: civilservant@free.fr), délai, un peu allongé par rapport aux saisons précédentes, puisque vous aurez 15 (quinze) jours pour répondre, le cachet de ma boite free, etc...) ;


Et ce qui change, soit les :

- nous jouons désormais un blind test "sons et images" (quoique l'on puisse penser d'un blind test images...) ;

- nous jouons, comme l'an dernier d'ailleurs, pour TROIS (3) classements :
- 1) le classement général : pour celui ou celle qui aura collationné le plus de points sur l'ensemble des épreuves ;
- 2) le classement "sons", pour celui ou celle qui l'aura fait sur les épreuves "sons" ;
- et 3) le classement "images", pour celui... bon ils ont compris, mon commandant !


Les épreuves se répartissent entre :

Pour les "Sons"' :

- un classique blind test "pop rock" avec 6 extraits, et comme d'habitude, deux points par extrait (un pour le morceau, un pour le groupe ou l'artiste), pour donc un total de DOUZE (12) points ;

- deux "bouses" à reconnaître, avec le même comptage de points que pour le "pop-rock", ce qui nous fait donc QUATRE (4) points à prendre ;

- l'extrait cinéma : écoutez un court dialogue, sur la base duquel, il conviendra de reconnaître le film dont il est extrait. Facile, à mon avis et tout de même TROIS (3) points à prendre.

Soit pour les épreuves "sons", un total de DIX-NEUF (19) points.


Les épreuves "images"... sont (ah ah ah...) :

- l'épreuve "eyes without a face", où vous devrez reconnaître DEUX (2) personnages célèbres, masculins ou féminins, acteurs ou actrices, rockers ou rockeuses, sportifs, sportives, hommes ou femmes politiques, etc ou etc. TROIS (3) points par bonne réponse, soit un total de SIX (6) ;

- et enfin, l'épreuve "pochette", où d'un petit bout découpé d'une pochette (je le précise car le mois dernier un concurrent a cru qu'il s'agissait de l'intégralité de la pochette, alors évidemment là, le pauvre..., déjà que c'était pas facile...) , il vous reviendra de reconnaître l'album en question, ainsi que le groupe ou l'artiste qui l'a commis, pour un total de CINQ (5) points.

Soit pour les épreuves "images", ONZE (11) points à récupérer.

Et au global, TRENTE (30) points par mois !

C'est bon !?
So Let's Go !

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WCOTBT Saison 3 - Deuxième étape :

- le blind test 6 titres "pop rock" à écouter et/ou télécharger ici : pop-rock-octobre (devrait être un brin moins difficile que celui du mois dernier... enfin je crois)

- la bouse n°3 : idem en cet endroit : bouse 03
- la bouse n°4 : allez donc là : bouse 04

AH ! Au sujet des bouses : Veuillez noter que pour la bouse 03, je souhaite le titre de la chanson, pas celui d'un éventuel film dont elle aurait, qui sait, pu être la bande-son (put. comment j'aide pas, moi...!)


- le court extrait d'un film à reconnaître est là : film02 (peut être un peu moins évident que celui de septembre).

- Eyes Without a Face :

Eyes number 3



Eyes number 4 :




et, last but not least, un extrait de la Pochette nouméro duo :



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A vous de jouer, désormais !
Vous avez QUINZE (15) jours pour envoyer vos réponses par mail, à l'adresse habituelle, soit : civilservant@free.fr
ce qui nous amène donc jusqu'au JEUDI 11 NOVEMBRE MINUIT, pour jouer !

And now, good luck, amigos-gas !
Thierry
RYS

PS : "C'est jeudi et c'est pas ravioli" revient la semaine prochaine !

lundi, octobre 25, 2010

Retour vers le week end (#08)

Retour vers le weekend qui ne fait pas de mal, puisque une nouvelle semaine débute et que je vous sais aigris, déprimés, amers de devoir à nouveau, et cinq jours durant servir le grand capital aliénateur. Aussi je vous dis : cessez de regarder vers le haut ces montres Rolex que jamais vous ne possèderez, ni à 20, ni à 30, ni à 50 ou 70 ans. Et pensez que votre situation pourrait être bien pire. Remerciez Dieu et saluez votre bon monsieur, oh votre bon maître qui met le minimum de soupe dans votre assiette.



Ce n'est pas exactement ce weekend que j'ai trouvé ça, mais presque puisque c'était jeudi soir je crois. Une députée des Alpes Maritimes, amie et fidèle de monsieur Christian Estrosi, qui porte le nom de Muriel Marland-Militello, propose que le crédit d'impôt recherche, dispositif permettant aux entreprises de réduire leurs impôts sur la base des investissements d'avenir qu'elles engagent, soit ouvert aux dépenses de défense des droits d'auteur. Ou comment on en remet une couche sur Hadopi. Incidemment. Permettre aux entreprises type Universal de déduire de l'impôt en raison de l'investissement dans la défense des droits des stars qu'ils ont signé, ça pourrait être drôle s'il n'y avait de quoi en pleurer. J'ai depuis longtemps dit que s'il y en avait qui souffraient vraiment des processus de téléchargements sauvages de disques à peine sortis, ce sont sans conteste les petits et les moyens artistes (je parle en termes de notoriété). Et que ces gens là ne sont pas trop chez Universal, mais émargent plutôt dans des boites dont le crédit d'impôt sera impossible à obtenir, parce que :
1) engager des dépenses d'investissement de ce type est lourd pour elles et ,
2) en général, ces entreprises ne dégagent pas un bénéfice tel qu'elles paient l'impôt.

Mais allez faire comprendre ça à Mme Marland-Militello. Voyez donc son parcours et ses centres d'intérêt depuis qu'elle est députée UMP. Tauromachie, sévices sexuels sur les animaux, interdiction des combats de coqs... Que de nobles causes, dont on eut bien proposé à Mme Marland-Militello qu'elle s'y consacrât à temps plein (et qu'elle oubliât le reste).

Et puis franchement, l'idée que de l'impôt français soit réduit (et donc que services publics par la même occasion ou diminution du déficit public en pâtissent) juste pour protéger les droits de U2 ou de Guns and Roses, moi ça me les gonfle un peu.


Changeons de sujet avec un lapsus (??? pas sûr non plus qu'il faille tout prendre au pied de la lettre, mais tout de même on entend bien). Après Rachida et Brice, c'est Hervé (Morin) qui s'y colle. Lui, il dit que c'est difficile de faire comprendre les choses aux cons (ce qui s'admet d'ailleurs bien volontiers). Et en l'occurrence de leur faire comprendre que la défense de l'Afghanistan contre les Talibans conditionne, en partie, la défense de notre pays. Ce qui reste sans doute à prouver mais, après tout, peut-être suis-je un peu con. Alors qu'a-t-il vraiment voulu dire ? Sa phrase exacte est "oui, c'est parce que c'est difficile d'expliquer à des con... heu, à des, à des, ... à des hommes et des femmes...".

Entendait-il dire concitoyens ou compatriotes ? Hum, j'ai du mal à le croire. En général, les politiques disent "nos concitoyens" ou "nos compatriotes", pas "des concitoyens" ou "des compatriotes". Et surtout, pourquoi aurait-il alors voulu changer de mot, pourquoi ces hésitations, avant de finir par parler d'hommes et de femmes.

Non, objectivement, je suis quasi certain que Hervé Morin a parlé un peu plus vite qu'il ne le souhaitait et qu'effectivement, il considère que c'est difficile d'expliquer les choses à des cons. Mon Dieu, dans un pays qui semble applaudir au retour de Sardou et de sa femme des années 2010, comment être en désaccord avec le ministre de la Défense.
Hein, franchement ?



On prend de la distance. Beaucoup de distance. Une distance si distanciée qu'elle en devient à peu près inimaginable.

Voyez cette photo, ci-dessus. Soldats, peut être que du haut des pyramides, il y avait 40 siècles qui vous contemplaient. Mais là, les gars, à genoux ! Parce que là ce sont 13 milliards d'années qui sont en train de vous mater du fin fond de l'infini. Oui, messieurs et mesdames, cette image (reconstituée) a mis 13 milliards d'années pour nous parvenir. Elle date d'une époque où l'univers n'était qu'un gamin, puisqu'il avait 600 millions d'années. Autant dire, pour donner une idée, que si l'univers est à la moitié de sa vie d'homme (soit, disons, 45 ans), alors cette photo a été prise quand il n'avait que 2 ans.

Qu'est-ce que ça peut apporter à la connaissance de l'homme sur l'Univers qui nous entoure ? Aucune idée. A quoi la compréhension de l'Univers peut-elle nous être utile ? Je n'en sais pas plus.
N'empêche, c'est typiquement le genre de photo qui me scotche. Même si (et peut être parce que) je ne la comprends pas (ni d'Eve, ni d'Adam).


Comment finirons-nous ce retour sur le week end ?

N'imaginez pas un instant que je ne ferais pas un court instant la nécessaire référence à la précieuse victoire des Rochelais en Top 14, face à des Brivistes dangereux jusqu'aux ultimes minutes. Mais vous ne l'imaginiez pas, évidemment.



So. Nous terminerons par cette étonnante découverte de Denis Tillinac, le Corrézien franchouillardo-chiraquo-néo sarkozyste : le Président doit jouer son rôle de prêtre vaudou. A lui d'enfiler la chasuble du Grand Exorcisme. Car, voyez-vous, nous sommes envoutés.

Oh, pas vraiment de Diable là-dedans. Non rien de tout ça. De la magie, oui. Et mauvaise. Qui nous aveugle et nous oblige à nous servir de Sarkozy comme d'une poupée dagyde, dans le but de nous débarrasser de nos peurs irrationnelles du futur qui est là et qui arrivera quoiqu'il arrive. Voilà, Denis Tillinac nous révèle nos faiblesses : nous ne sommes que de petits gamins apeurés, qui avons trouvé en la personne du Président la commode face de bouc émissaire dans laquelle nous jetons nos fléchettes, nous les aveugles.

Hosannah sur toi, oh Tillinac pour nous éloigner des mauvais sentiers diaboliques, pour nous permettre de comprendre à quel point nous surréagissons à cette soirée du Fouquet's, au paquebot de luxe d'après élection, aux conflits d'intérêts qui prennent partout racines dans l'UMP mise aux ordres du Sarko 1er pour gagner les élections. Nous qui surinterprétons les valses hésitations d'un procureur de la République, qui portons une trop grande attention aux plaintes des familles des victimes de l'attentat de Karachi, nous qui, en sommes, nous éloignons de l'essentiel en nous interrogeant sur les finalités du bouclier fiscal. Oh, Dieu, quel soulagement de te savoir là, oh Tillinac pour nous rappeler à l'ordre des choses et nous montrer comment dans la tempête, nous avons un Chef qui tient bon la barre.

Ah autrement, il y a une chose que Tillinac affirme et qui ne me semble pas fausse : "il faudrait que le Président parle moins". Oui, ça ce n'est pas faux.


Bon, allez, maintenant, vous prenez vos crayons, gommes, stylos, souris, et vous vous mettez au taf !
Allez à plus, amigos-gas.
Thierry
RYS

samedi, octobre 23, 2010

Triolet pour la semaine passée (#07)

Cette semaine, de lundi 18 octobre à vendredi 22 octobre, nous retiendrons comme à chaque Triolet, 3 items qui tenteront maladroitement d'illustrer les cinq jours écoulés.

Ce samedi, les trois pieds du Triolet seront l'image de la semaine, la vidéo de la semaine et le retour sur un évènement de la semaine. Et nous ne parlerons ni des grèves contre la réforme des retraites, ni du gazoline qui commence à manquer, ni de la phrase pleine d'élégance du patron de je ne sais même plus quelle marque de parfum.

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L'image de la semaine : est l'image d'un pays qui a froid.

On lit assez mal le petit commentaire placé sous le faux portrait officiel du Chef de l'État. En fait, ça dit "Classement Mondial de la liberté de la Presse - Octobre 2010 / La France termine 44ème - Soit 33 places de perdues en 8 ans". Et, mais ça vous arrivez à le voir, c'est signé de Reporters Sans Frontières.

J'ai trouvé ce photo-montage dans cet article de France-Info, pas extrêmement rassurant sur le cours des choses démocratiques en France, mais pas uniquement en France, en Europe de manière générale.

La photo elle-même se passe quasiment de commentaires. A partir de l'image officielle du Président (celle que l'on trouve dans toutes les mairies), le propagandiste de la liberté journalistique a fait peu et beaucoup à la fois. Il a fait légèrement glisser Sarkozy derrière le drapeau français. Jusqu'à commencer à le cacher. Ce qui donne évidemment plusieurs lectures du photo-montage :

- Sarkozy se cache car il a peur ?

- Sarkozy se cache car il a honte ?

- Ou alors, et ce sera plutôt ma vision de cette image, Sarkozy ne se cache pas : il prend une position de repli derrière le drapeau national ; il en appelle aux mânes de la France éternelle, du pays et de sa terre qui ne ment pas, de l'identité nationale ; le drapeau n'est pas un lieu de refuge, il devient le bouclier dont on se sert dans les périodes de disette. Il s'enroule dans le drapeau.

Mais il est drapés tricolores que je goûte plus, tels ceux des athlètes après une médaille d'or dans un championnat d'Europe ou du Monde. Ce sont des drapés de joie, de bonheur, de soleil. La manière dont le Président s'entortille dans la bannière est celle d'un pays qui grelotte. C'est l'emblème de la glaciation.



La vidéo de la semaine : rend hommage à une punkette partie trop tôt.

Ariana Forster était plus jeune que moi, d'un an. Et pourtant elle est décédée jeudi d'une "longue maladie". A 48 ans. Sa vie aura été un peu à l'image de son passage sur les scènes : trop météoritique. En effet, Ari Up et ses Slits, qui se propulsèrent sur le devant de la scène post punk en 1979 par la grâce de la pochette de leur album "Cut" (si, vous le connaissez : celui où elles posent presque totalement nues et bariolées de peintures boueuses). Les Slits ne furent pas le plus grand groupe de la vague new wave qui émergea à partir de 1978. elles ne furent pas non plus le premier combo strictement féminin (c'était déjà pas loin d'être le cas de X Ray Spex). Mais elles furent sans doute parmi les premières à être réellement libres. Les premières à assumer, parfois dans le grand portnawak, leur féminisme et leur féminité. Avant elles, il n'y eut guère que les Runaways. Et sans doute Patti Smith, mais Patti n'était pas un groupe.

La vidéo que nous posons en hommage à Ariana, n'est pas celle, extrêmement classique, de leur mini tube "Typical Girls", mais une très récente, issue de leur dernier album "Trapped Animal".

Nous poserons donc "Lazy Slam". Ariana avait, parait-il, demandé qu'il fut joué le jour de sa mort. Ce sera donc chose faite.



Les Slits étaient sur la scène du Café de la Danse le 27 mai denier. Allant voir La Souris deux jours plus tard, j'avais eu la flemme de pousser jusqu'à Bastille ce soir là. Je le regrette un peu ce soir...



Le retour sur l'évènement : revient indirectement sur une annonce présidentielle dont on a encore assez peu parlé.

L'annonce c'est celle du Président, qui veut qu'une grande réforme fiscale soit mise sur les rails, l'an prochain. Ce qui en soi est malin, puisque ça peut lui permettre d'annoncer quelques grandes avancées, sans que les Français ne les traduisent en douloureuses, puisque ce n'est qu'au moment de payer leurs impôts en 2012, qu'ils sentiront l'effet de la réforme. Soit juste après les élections. Mais qui d'un autre point de vue peut aussi s'avérer parfaitement suicidaire. Parce qu'ils seront nombreux ceux qui feront les calculs par avance et n'hésiteront pas à les annoncer aux futurs électeurs (quitte à mentir un peu s'il le faut). Et parce qu'il est un adage bien connu quant aux effets électoraux des réformes fiscales : ceux qui y gagnent engrangent mais ne modifient pas leurs votes pour autant (enfoirés qui n'ont même pas la reconnaissance du ventre) ; ceux qui y perdent, en revanche, savent s'en souvenir dans l'isoloir.

En fait, le Chef de l'Etat est à la ramasse, parce que son bouclier a fini par se révéler tel qu'il est vraiment, et qu'une part croissante des élus sa majorité veut en finir avec ce symbole susceptible de leur faire perdre assez de pourcentages de voix pour passer du camp des vainqueurs à celui des chercheurs d'emploi. Il lui fallait donc reprendre la main.

Mais du coup, ça se lâche. Et l'on nous annonce déjà les pistes pour réformer l'impôt sur la fortune. Et oui, donnant-donnant : si on fait un sort au bouclier, envoyons quand même un bon gros signal à notre électorat en siphonnant l'ISF. Ceux qui auraient bien voulu sa peau doivent se rendre à des arguments budgétaires qu'ils ne peuvent décemment pas nier : le bouclier coûte 700 millions d'euros, l'ISF rapporte 4 milliards. Supprimer l'un et l'autre induit donc une perte sèche de 3,3 milliards. Pas vendable. Alors, on aménage. On allège. On envisage. Comment soulager ceux dont le patrimoine dépasse les 800 000 euros mais ne dépasse pas le million ou le million cinq ? Bref, on se préoccupe de ménages clairement dans la difficulté. On trouvera c'est évident. Et il se trouvera alors un nombre décisif (?) de penseurs, d'économistes, de journalistes pour expliquer en quoi cet allègement de l'ISF est tout aussi inéluctable et irréfutable que le fait de devoir travailler jusqu'à 67 ans.


C'est dommage, c'est un Triolet. Et j'en ai déjà placé les trois pieds. Alors je ne développerai pas ce qui aurait fait un superbe insolite de la semaine. Vous avez lu ? Pas très sérieux les ricains quand même !


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Bon et bien voilà !
Bon weekend à toutes-tous (et aux autres aussi)
Thierry
RYS

jeudi, octobre 21, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#062)

Hello amigos-gas.

Retour du jeudi et comme vous les avez, quand "C'est jeudi, ...". Nous n'allons pas, aujourd'hui, aller fouiller dans les antiques armoires des grands anciens, célèbres ou non, mais nous tourner vers une femme hors normes (à tous sens du terme), qui au milieu des années 80 s'est fait connaître par une appropriation toute particulière de la geste country and western. Elle a pu, à l'époque, être même taxée de chanteuse de cow punk, un peu à l'instar de Jason and the Scorchers.
Mais ce serait extrêmement réducteur, tant la jeune femme a exploré toutes les facettes de la country music, explosant médiatiquement dans un duo, devenu mythique avec un artiste qui ne l'était pas moins : Roy Orbison.

Lesbienne revendiquée (mais un rapide coup d'œil sur son look suffit pour s'en convaincre), ce qui est parfaitement son droit, mais aussi militante végétarienne considérant, à l'identique d'un fameux album des Smiths, que la viande c'est le meurtre (et là, outre que c'est incontestablement assez courageux dans un milieu d'aficionados des barbecues, elle peut bien dire ce qu'elle veut, c'est pas ça qui m'empêchera de m'envoyer un bon T Bone), Kathrin Dawn Lang, alias K.D. Lang est une musicienne et une voix hors pair, que nous ne pouvions pas ignorer dans cette série de billets. K.D. Lang a un excellent site internet, très complet, qui vous apprendra beaucoup sur elle. Retenez quand même que c'est le genre d'artiste capable de faire un album de reprises, dites du nord du 49ème parallèle, d'en enregistrer un autre avec Tony Bennet, ou d'en consacrer un troisième à la cigarette.

C'est aussi le genre de femme capable de chanter de cette façon avec le quasi inatteignable Roy Orbison




Et vous voudriez qu'on passe à coté du phénomène !?

K.D. Lang - Pay Dirt.

Allez, amigos-gas,
à plous,
Thierry
RYS

mercredi, octobre 20, 2010

Work de Shout Out Louds – Restera-t-il quelques jolies filles de vikings ?

C’était en avril, ou peut être en mai, en tout cas c’était au printemps 2006. L’hiver commençait juste à se retirer, laissant encore quelques névés sur les trottoirs, en témoignage de son retour éventuel, et, point de météorologie que j’ignorais pour n’y être installé que depuis quelques semaines, à Strasbourg, ce repli n’annonçait pas le printemps, une saison que l’Est est résolu à ignorer, mais une foutue canicule qui allait durer quasiment jusqu’à mon départ fin juillet.

Strasbourg, ville d’exception. Pas uniquement pour son utilisation très spécifique des saisons. Mais surtout par sa situation de ville frontalière ouverte, de havre de cosmopolitisme tranquille au milieu d’un océan ethniquement homogène, d’îlot urbain, dans tous les sens du terme, cerné d’une mer villageoise fermée sut ses vignes, où l’on vote Alsace d’abord et Front National à s’en faire péter la sous-ventrière.

Shoutoutlouds

Les Suédois de Shout Out Louds passaient à la Laiterie, vague hangar constitué de deux salles plus ou moins amovibles, à deux pas du tramway (direction Elsau). C’est dans la plus petite des deux que les scandinaves étaient venus défendre leur encore récent premier album « Hawl Hawl Gaff Gaff ». Pas que cet album fut un des plus marquants de l’époque, mais cette manière de brasser l’héroïsme new wave (sans aller jusqu’à tomber dans les travers de The Alarm) avait quelque chose de réjouissant. Même si, au bout du compte, hormis les deux premiers titres de l’album (The Comeback et Very Loud) et aussi le titre 100°, vraies perles power pop, ce premier effort ne renfermait rien d’exceptionnellement passionnant. Mais ce soir là, aux lisières de la ville, devant un public gagné d’avance, ils envoyèrent un set tout à fait réjouissant. Peut être le fait que je fus entouré, au premier rang, d’une armada de jeunes descendantes des Vikings eut-il un effet favorable sur mon appréciation de leur prestation (après tout Strasbourg n’est-elle pas la ville européenne par excellence, où il est au moins aussi logique de jouer à l’Auberge Espagnole qu’à Madrid (on rappellera pour les embrumés que ce film de Klapisch traite de jeunes gens bénéficiant du programme Erasmus)).

Quatre ans plus tard, Shout Out Louds sort son 3ème opus, assez banalement dénommé Work (leur déclinaison du « travailler plus… » présidentiel ?). J’avoue qu’occupé par ailleurs, je n’ai pas jeté l’oreille sur celui sorti l’an dernier. Néanmoins, nostalgie, va savoir ?, l’envie de le faire sur ce nouvel album m’a traversé l’esprit. M’en ouvrant à notre remarquable correspondante attachée de presse en charge du groupe, je me vis en possession de la chose. Avec donc, l’obligation, au moins morale, ne serait-ce que vis-à-vis de la remarquable bla bla bla… d’en dire quelques mots après écoute.

work

Or donc… ?

Or donc, c’est la chienlit d’avoir à dire quelque chose, lorsqu’au fond on n’a guère à dire. Je me demande, d’ailleurs, au moment exact où je pose cette sentence faiblarde, si c’est d’abord au groupe ou à votre serviteur qu’elle s’applique le plus.

Oh certes, les amateurs de cette pop léchée et influencée de new wave que pratiquent les nordiques ne seront pas déçus. Du moins en ce sens que la copie est propre, que l’on ne saurait jeter un morceau au motif qu’il dépare l’album. Du moins en ce sens que les mélodies n’ont rien de désagréable aux oreilles.

Mais je crains que ceux qui avaient parié fort sur ce combo n’en soient de leur poche. Parce que dans Work, les hits, les titres qui restent, ces historiettes qui sont la pop music (qu’on ne vienne pas me bassiner avec la notion d’album quand on me parle pop music, ça n’a pas plus de sens que d’évoquer la prophylaxie quand on parle de Gainsbourg), je les cherche encore. Même Fall Hard, promis comme le nouveau Very Loud est loin d’en avoir la spontanéité. Quand au reste, il possède malheureusement cette caractéristique qui frappe 90% de la production pléthorique actuelle : celle de passer d’un pavillon auriculaire à l’autre sans laisser la moindre trace (je ne parle même pas de marque) entre les deux, dans ce viscère mou qu’on appelle le cerveau.

Au fond, l’album mérite assez bien son nom. Du travail incontestablement ; du labeur c’est évident, un robuste artisanat, pour parvenir à construire les 12 chansons de l’album. Et on le sent. C’est bien l’ennui.

Reste que Shout Out Louds est aussi (d’abord ?) un groupe qui donne sa pleine mesure sur scène. Et à cet égard, s’il vous prenait l’idée que peut être, éventuellement, sais-t-on jamais, le Civil ne se trompe guère mais imaginons, imaginons… Bref, s’il vous traversait l’esprit, la pensée, que mon analyse vaut pas tripette (logique, du reste c’est pas une analyse), vous pourrez, le 13 octobre à Paris (La Maroquinerie), le 14 à Rennes, le 15 à Nancy et le 16 à Lyon, aller vous faire une idée, puisque les Suédois seront en France. Je n’y serais pas. Mais racontez-moi. Dites-moi surtout, si à nouveau, l’on pouvait frayer dans la fosse au milieu d’une foule de jolies scandinaves venues défendre leur étendard bleu et jaune ?

Shout Out Louds Work
Sortie le 27 septembre chez StarLight Walker


Hum, oui je suis dans mes billets "ne nous cassons pas le tronc et recyclons". Cet "article" a été publié sur Interlignage, le site où j'écris à temps très partiel, il y a une dizaine de jours. C'est pour ceux qui ne connaitraient pas... Interlignage, bien sûr.

Bon, allez, à plus

Thierry

RYS

lundi, octobre 18, 2010

Retour vers le Weekend (#07)

Voilà, le weekend est fini. De toute façon, sous la pluie, il a été tout pourri.

"C'est donc dans la bonne humeur et dans la joie /
Que vous retrouvez vos bureaux, usines ou Pôle Emploi !"

Mais dès le lundi matin, le weekend se prolonge, grâce au Civil Servant, qui décidément est pour vous, aux petits oignons. En fait, c'est surtout que je suis un laquais (Ah ! Mélenchon ! Lâche-moi !) du grand capital, et qu'en vous détournant de vos moroses pensées du lundi matin, je contribue à améliorer votre productivité, pour le plus grand bonheur des actionnaires.


Que ha pasado en el wikendo ?


On a lu que Keith Richards sortait bientôt un livre de mémoires. Dont les bonnes feuilles ont du parvenir au Monde.fr (en fait ils ont traduit ce qui était paru sur le Times). Et que le vieux junkie en profite pour régler quelques comptes avec Mick. Oui, ça on se doutait bien que ce ne serait pas Bill Wyman qui serait pris pour cible. Même si le bassiste, dans un accès d'humour droopyesque avait autrefois commis Si Si, je suis une Rock Star (?!). Bon, donc, Keith est fort déçu du comportement de diva de Jagger. Et explique même "J'avais de l'affection pour Mike, mais je n'ai pas été dans sa loge depuis une vingtaine d'années. Parfois, je me dis: 'mon ami me manque'. Je me demande: 'où est-il allé?' ".

Bon, alors la je ne peux m'empêcher de penser que la dernière tournée des Stones ne remonte pas si loin. Et qu'il faut donc en conclure que depuis plusieurs world tour, Keith évite la loge de Mick, son ami qui a disparu et s'est transformé en parfait connard. Mais que ça ne lui interdit pas de monter sur scène à ses cotés. Bref qu'il se comporte exactement comme le fait votre voisin de palier quand il se coltine le même trou du cul dans son bureau depuis des décennies, un type qui renifle lourd, qui a la culture d'un gastéropode abonné à la tribune Boulogne et qui est un grand fan de l'Almanach Vermot. Sauf que votre voisin n'a pas le choix et que c'est le prix à payer pour récupérer ses 1700 euros par mois, avant déduction des cotisations et de la CSG. Situation qui n'est pas tout à fait celle de Richards. Devenu donc un rocker de bureau, un fonctionnaire du riff, un rond de cuir du médiator. Si c'est tout ce qu'il y a lire dans son autobiographie... Encore que la fin de l'article, où il raconte son arrestation sous acide est un peu plus fun.

C'est volontairement que j'ai choisi cette image, là-haut pour illustrer ce billet ; pour rappeler qu'il fut un temps (j'étais un peu jeune à l'époque pour m'en rendre compte) ou Keith Richards représentait le rock'n'roll dans ce qu'il a de beau, de noir, de sauvage, d'indomptable. A des années lumières de ce qu'il avoue lui même être devenu, inconsciemment.


Les comptages.
Les comptages sont devenus le sujet du moment, l'objet d'annonces contradictoires qui sont si divergentes qu'elles en deviennent risibles. Si les flics nous annoncent qu'ils ont été 88 550 à défiler entre République et Nation, (oui les policiers sont très précis) les syndicats qui ont organisé la marche ne doivent pas avoir les mêmes bouliers, car pour eux ce sont 250 000 gusses qui ont martelé le pavé.

La presse ne pouvait pas ne pas s'emparer du phénomène. Et en l'occurrence, si c'est d'un article du Figaro que je me sers, c'est d'abord le site Mediapart qui a démontré que la CGT et la CFDT semblent être de fieffés gonfleurs de statistiques.Bon dès lors qu'il semble démontré que les syndicats chargent la mule, on peuts e demander dans quel but. Surtout à ce point. Il est évident que si les différences de comptages n'avait pas excédé le classique simple au double (que personnellement je connais depuis que j'ai l'âge de comprendre ce qui se dit à la radio), ce qui revient à dire si les syndicats n'avaient pas poussé le bouchon et n'étaient pas monté du double au triple, nul ne se serait emparé du problème, et l'on appliquerait encore la bonne vieille méthode qui consistait à prendre la moyenne des deux estimations.

Ainsi aujourd'hui, quand les RG diraient 800 000 et les syndicats 1,5 million, nul n'y trouverait à redire et chacun s'accorderait pour estimer qu'il y a eu un plus d'un million de manifestants. Alors que là, le soupçon qui commence à s'étendre ne servira pas les syndicats. Bref, une stratégie de propagande qui se retourne contre le propagandiste, et surtout est incompréhensible.
Dans le même temps, il ne faut pas non plus que Le Figaro pavoise plus que ça : 800 000, un million ou un million deux cent milles, c'est dans tous les cas beaucoup de monde qui descend dans la rue. Et ça n'était pas arrivé depuis de nombreuses années.

Ce samedi, à Gaza, pour une fois, ce n'est pas la mort, le sang, les pleurs et les bombes qui ont fait la une, mais un animal rusé, malin comme un... heu ben oui c'est normal. C'est un petit singe qui s'est échappé d'un zoo. Et que l'on a retrouvé au matin, tranquillement assis dans une salle de conférences de l'Université Al Qods de Gaza. En voilà un qui avait parfaitement compris que l'éducation libère. Hélas, pour lui, il a été reconduit dans sa cage.


Et nous arrivons à Dimanche.

Et le géant du cinéma français de s'empourprer le visage contre la chienlit qui règne dans nos rues. Depuis Abou Dhabi, riche émirat spécialisé dans l'accueil sur îles artificielles de riches retraités occidentaux (et oui la symbolique compte toujours lorsque l'on s'exprime, il convient de toujours s'assurer de l'endroit d'où l'on parle), Gérard Depardieu fustige les manifestants qu'il juge ridicules.
Pourquoi pas après tout. et que l'on en fasse tout un foin, nous en dit peut être beaucoup sur le mode de (non) pensée actuelle. Cela étant, force est de reconnaître que le Géant n'est plus très vert et que son bigardien "Aubry pue la bière" sent bon son poujadisme bas du front de café du commerce. Mais c'est sans doute Anny Duperey, dans la seconde vidéo, qui assassine le plus cruellement Depardieu.


Je termine le dimanche avec une excellente matinée théâtrale, passée en compagnie de Luchini lisant Muray. Ben oui, il paraît que les gens de gôche se mettent à aimer Muray (comme il l'ont fait avec Céline, Eastwood, ou Johnny Cash, dès lors que Télérama leur a donné l'absolution). Donc, moutonnier comme je suis (et accessoirement un peu rouge), il fallait bien que j'y allât.
Soyons clair : quoique l'on pense de Luchini, de certaines de ses pitreries médiatiques, il est un extraordinaire diseur de texte. Et pour que le texte soit brillant... Les deux ingrédients étant réunis... Le texte de Muray sur les emplois-jeunes (de 1999), ou celui sur les débats et l'absence de débat sont extraordinaires d ejustesse et de drolerie. Le dernier que lit l'acteur, sur le sourire de Ségolène Royal (datant de 2003, soit bien avant...) est d'une puissance exceptionnelle et rétrospectivement désespérant.
Qu'ensuite on adhère totalement à la pensée réactionnaire de l'auteur (réactionnaire au sens sémantique : de celui qui réagit, qui est en réaction) est une autre histoire. S'il est peu contestable lorsqu'il pointe "l'infantéisme" de l'occident, s'il est réjouissant quant il pointe tout un verbiage creux qui domine la parole autorisée depuis des décennies, il y a aussi une sorte de défaitisme désespéré (qui traverse totalement Luchini du reste), de quasi abandon devant la déferlante, qui suscite encore chez moi des réactions de rejet. Qui ne sont peut être pas très rock'n'roll au fond. Mais c'est ainsi.

Et puis c'est sûr que ce n'est pas la droite, que ce ne sont ni Villepin, ni Fillon qui auraient crée les agents d'ambiance et autres coordinateurs petite enfance, et flics de proximité non plus. Non, eux ils ne produisent rien. Ils laissent aller et cherchent des coupables faciles quand les pots sont cassés.

Bon, allez, bon semaine amigos-gas!
Thierry
RYS

samedi, octobre 16, 2010

Triolet pour la semaine passée (#06)

Hello everibeudi for the ouikende !

Comme tous les samedi, vous commencez maintenant à vous y habituer puisque nous en sommes au 6ème numéro, c'est le costume trois pièces, encore appelé Triolet pour revenir sur les cinq jours qui viennent de s'écouler. Comme vous le savez peut être, mais plus vraisemblablement comme vous l'avez oublié (et/ou vous en foutez royalement), les trois pieds de ce trépied se choisissent dans la liste ci-dessous :

- retour sur l'évènement de la semaine ;
- la photo de la semaine ;
- la vidéo de la semaine ;
- le fake de la semaine ;
- le concert de la semaine ;
- le film de la semaine ;
- l'insolite de la semaine.

Je fais cet utile rappel dans la mesure où j'ai bien le sentiment que je vais m'affranchir ce samedi des règles, affreusement contraignantes, que je me suis à moi-même fixé, en un challenge à ma hauteur (car il est d'évidence que je suis seul à pouvoir me proposer des challenges à ma hauteur, n'est-ce-pas ?).


Parce que d'emblée, le concert de la semaine : je ne l'ai pas vu !

Courtesy of the CGT-CFDT-Sud Rail et autres feignasses à cheveux longs même pas habitués au shampoing (sérieux vous avez déjà vu la tronche du leader de Sud-Rail ? Christian Mahieux qu'il s'appelle le baba anar qui ne retrouve plus son peigne et ses ciseaux depuis plus d'une décennie ; déjà Thibaut avec sa coupe Brian Jones meets Mireille Mathieu c'est moyen...), j'ai loupé le concert de la semaine. Ben voui. Passer la nuit dans les frimas de la gare François Mitterrand après le gig, au motif que les salopiauds de conducteurs sont en grève (put. monsieur le Président quand allez-vous enfin prendre la mesure de cette affreuse mainmise anarcho-marxiste apatride, et sûrement judéo-maçonnique, sur notre outil de production nationale ?) je le sentais moyen.

Total, alors que je m'excitais depuis des semaines à l'idée d'aller bopper avec le Hillbilly Moon Explosion, un des groupes majeurs de cette année, j'ai du me résoudre à repousser le rendez-vous à une date indéterminée. D'après des amis qui y étaient, il est permis de croire que les anarcho-syndicalistes anti français avaient aussi pris possession du Réservoir, tant l'acoustique était zarma, ce qui évidemment pour un groupe de rock'n'roll à guitares claires et contrebasse est un brin gênant.
Bon, faisons contre mauvaise fortune bon cœur et admettons qu'ils seront encore mieux à leur prochain passage dans la capitale.

Et consolons-nous en matant une vidéo d'un de leurs concerts :





La seconde nouvelle mériterait largement d'être soit le fake soit l'insolite de la semaine : pourtant..

Dans un beau pays du matin calme, au nord du 38ème parallèle, il est un régime d'inspiration originellement marxiste qui boucle la boucle.
Mais si vous savez bien. Marx ne théorisa-t-il pas que les classes sociales et politiques émergent lorsque la différenciation des tâches et des fonctions cesse d'être aléatoire pour devenir héréditaire. Et que pour il y ait classe sociale politique, faut-il encore qu'il y ait conscience de classe.
Et bien on a bouclé la boucle, vous dis-je, au pays du matin calme, au nord du 38ème parallèle. Car il est une classe, modeste en nombre certes, puisque limitée à une famille, qui a compris la transmission héréditaire et qui a clairement conscience de sa position de classe.
Alors, certes, le second rejeton de la famille gueule un peu parce que c'est à son cadet qu'est promis le pouvoir. Mais tout ça ne va pas bien loin. C'est qu'il a tout du bon dégénéré -Nam. Comme son demi-frère, -Un, il ne doit qu'aux amours clandestines avec des putes tarifées sa descendance du fils de la lumière de la Grande Révolution. Mais quand -Un se la pète sérieux, études et tout le tremblement, -Nam lui veut aller manger des pancakes et faire des tours de manèges à Disneyland.
Ah vraiment, ces fils de -Il sont des loques.
A la grande époque des dictateurs héréditaires (je veux dire les rois), les conflits de ce type là se réglaient à grands coups de spadassins, de fil d'épée et de poisons planqués dans des tiroirs secrets. Au moins leurs peuples crevaient de faim sous le joug de vrais se(a)igneurs. Tandis que chez les Jong, franchement, c'est d'une ringardise de mourir de faim.



Quant au retour sur évènement : ce n'est pas vraiment ça non plus cette semaine.

Cet article de Libération en ligne revient sur le conflit pour/contre la réforme des retraites. Et prend un angle qui me plait bien : désosser les discours des uns et des autres, afin de montrer la part de simplisme, de mensonge et de démagogie qui s'échange dans cette parodie de débat.
Plutôt bien vu. Tout le monde y a droit. Besancenot, comme Fillon, Villepin comme Baroin ou Hamon. Et chacun de s'arranger avec les chiffres et les vérités pour asséner son message. Un peu emmerdant quand on doit se poser quelques questions sur la réalité de cette réforme. Mais, ma foi, assoupis que nous sommes devant le spectacle de la télé-réalité, des séries à la mode, ou des "performances" de l'équipe de France de football, méritons-nous vraiment mieux que ces faux semblants ?

Et ce papier, apparemment sans rapport, d'un blog slatien (de Slate.fr), nommé "Des bulles carrés", de nous mieux faire comprendre cette formidable propension que nous avons à chercher les fadaises mystico-new age grâce auxquelles on peut mieux fuir la réalité présente. En utilisant une base scénaristique de ce type, les auteurs de "Trois Christs" cherchent à démontrer / démonter le mythe de la croyance en une parole révélée, qui n'est rien de plus que l'interprétation de phénomènes bien réels. Qu'il s'agisse du Saint Suaire, du 11 septembre ou de la nécessité ou non de cotiser plus pour toucher une retraite plus faible (voilà, j'y arrive...), tout est affaire d'interprétation.
La scénariste le dit en des mots très simples : "Au-delà de la religion, le propos c’est de dire aux gens de s’informer partout, de ne pas que regarder TF1 ou la deuxième chaîne. Pour se faire sa propre vérité, il faut lire aussi bien l’Huma que le Figaro, et surtout s’informer beaucoup. On est en train de passer de la croyance stupide de tout ce que disent les médias à un rejet complet tout aussi stupide".

Y sommes-nous prêts ?


Voilà pour ce Triolet. Vous noterez qu'il évite soigneusement deux des évènements les plus essentiels de la semaine, l'un fortement médiatisé, l'autre moins : le retour à l'air libre des mineurs chiliens, les résultats de la première levée du WCOTBT 3ème saison. C'est un choix mûrement réfléchi de ma part !

Allez, à plus.
Thierry
RYS

jeudi, octobre 14, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#61)

61ème numéro de "C'est jeudi on croque dans les radis", ce qui signifie qu'il nous restera, après celui-ci, encore 39 numéros, puisque, solennellement et devant le peuple tout entier réuni en cette Agora, j'ai promis d'aller jusqu'au #100. Et cochon qui s'en dédit.

Le numéro #61 n'est pas totalement anodin pour moi en ce qu'il correspond à mon année de naissance. Purée je ne devrais pas dire des choses pareilles, ça va faire fuir mon jeune lectorat... Bon, en même temps, c'est juste une coïncidence, et on ne va pas convoquer une star pour autant. Déjà vous avez eu droit à Vince Taylor pour le numéro 60, faudrait voir à pas trop vous habituer.

Ce qui ne nous interdira pas, cette semaine, d'accueillir un seigneur. Un Lord si vous préférez. Bobby de son prénom. Bobby Lord, donc. Encore un de ces artistes qui traînent sur ces multiples compilations, soit récupérés dans les bacs des soldeurs, soit dans des brocantes, soit remises en ligne par quelques amoureux de la geste country-rockabilly-hillbilly. Le dénommé Bobby Lord, plutôt jeunot sur la photo ci-dessus (il avait alors 21 ans et enregistrait la chanson que nous allons vous proposer), a surtout été une star Grand Ole Pry de Nashville dans les années 60 et 70. Mais pour autant, ses nombreuses émissions télévisées, car il était autant présentateur de show musicaux télévisées que chanteur lui-même, lui ont conféré le statut de vedette nationale (mais pas tout de même mondiale, même s'il effectua des tournées outre-Atlantique).

Comme beaucoup d'entre eux, toutefois, il eut l'âge qu'il fallait au mitan des années 50 pour tâter de ce truc nouveau qu'on allait commodément appeler rock'n'roll. Dans son cas, il s'agissait d'ailleurs plus de hillbilly-boogie surspeedé. Mais, et vous allez pouvoir en juger, salement efficace. Du reste, la meilleure biographie que j'ai trouvé de lui se trouve sur le site Hillbilly-Music.

Venons-en à la réjouissante chanson que nous avons choisie et qui n'est autre que son premier EP chez Columbia. Où il s'agit de renvoyer l'autre à ses chères études. A cette manière de hurler, la voix bloquée dans le grave, : "Go away from my door / I don't want you no more, no more, no more."
Vous l'avez sûrement compris, la chanson s'appelle "No more, no more, no more !". Et c'est le grand show du n'importe quoi (avec imitation de voix féminine, hurlements de chien blessé et break improbable au milieu du morceau). Une rareté qu'il serait dommage de manquer, pour ce numéro #61.
N'est-ce-pas ?

Bobby Lord - No More, No More, No More ! (1955).

Allez, à plus,
Thierry
RYS

mercredi, octobre 13, 2010

WCOTBT - Saison 3 - 1ère étape : Les Soluces et les Résultats.

Cette sublime jeune femme, yeux bandés, en guêpière, véritable invitation au stupre, est là pour vous annoncer la fin de cette première étape de la 3ème saison du WCOTBT.


Et je ne dirai qu'une chose : le champion en titre souffre sur cette première étape où un nouveau triumvirat prend (temporairement ?) le pouvoir !

Très belle chambrée pour une reprise (comme on dit dans les compte-rendus sportifs du lundi matin dans la presse régionale), puisque vous avez quand même été 18 à jouer (soit à une unité du record de participation des deux saisons précédentes). Sans compter que peut-être la relative difficulté de l'épreuve en aura-t-elle rebuté quelques uns. Bravo à tous et merci d'être venus (heu juste un truc, vous avez quinze jours, z'êtes pas complètement obligés de tous m'envoyer vos réponses à une heure du gong - faut que j'enquille les calculs moi derrière... non je plaisante, si vous avez jusqu'à minuit, c'est que vous avez jusqu'à minuit, épi cétou !)


Au bilan, Stéphane Mus Foulon et le jeune Guic' marquent leur territoire d'entrée ! Et l'Arbobo les suit de près. Celui-là n'était pas passé très loin l'an dernier. M'est avis qu'il a un fort désir de victoire cette fois. Mais nul n'est vraiment semé. Et lorsque l'on constate que reconnaître la pochette de l'album vaut CINQ point en soi, on comprend que les écarts peuvent très facilement se résorber.


Bon, foin d'analyses à deux balles, donc, envoyons les solutions :

(à chaque fois, entre parenthèses, le score moyen obtenu, sur 2, 3 ou 5 points possibles)


A- LES SONS :


1 - Le pop-rock (plus pop que rock, du reste)

Talking Heads - Psycho Killer (0,67) ;
The Hollies - Bus Stop (1,22) ;
Joseph Arthur - Mercedes (0,5) ;
Mercury Rev - Goddess on the Hyway (1,67) ;
Benjamin Biolay - La superbe (1,11) ;
Carl Perkins - Blue Suede Shoes (0,44).

Oui, bon, et bien disons que vous n'avez pas été super inspirés. Mais il est vrai que ça n'était pas ultra aisé. Et mon cœur de rocker (bouh, Julien Clerc sors d'ici !) saigne quand je vois le modeste 0,44 sur 2 possibles pour Carl Perkins et l'immortel Blue Suede Shoes !


2- Les Bouses :

La bouse 1 : Annie Cordy - Tata Yoyo (qu'est ce que t'as sous ton grand chapeau) (1,00) ;
La bouse 2 : Michel Sardou - Musulmanes (0,78).

Et non, vous n'allez pas y couper :











Et donc, moi je dis : "Plus au point sur Annie que sur Michel, vous fûtes."


3- Le Film :

Le Fabuleux destin d'Amélie Poulain (2,83 sur 3 points possibles), qui vous aura permis d'engranger des points (je crois que personne n'est passé à coté - en même temps des dialogues ça doit être assez googlisable, non ? - ah ben si il y a le champion en titre qu'est passé à coté, ouais ben l'était vraiment pas dans son assiette...).

Bon au total, pour les sons, une moyenne de 10,22 points sur 19 possibles.


B- LES IMAGES :



1- Eyes Without a Face : allez je vous mets carrément les photos d'origine (histoire de vous faire râler...). Cette fois, les scores entre parenthèses sont sur 3 possibles.

Eyes 1 :


Et oui, il s'agissait de Boris Vian (0,5), qui n'a pas rencontré un très franc succès. Vous avez donc un peu craché sur sa tombe (comment ? elle est facile ? et alors ? je fais ce que je veux ! vu !?)

Eyes 2 :


Bien sûr, Brian Jones (2,17).


Vous êtes donc clairement plus Beggars Banquet, dernier album du blondinet, que Ecume des Jours...


2- La Pochette : allez, même punition (moins certain que vous allez râler, elle n'était pas facile).


C'est cela même : Shotters Nation de Babyshambles (0,83 sur 5 points possibles). Pas facile, hein ? (et en même temps je me demande si celle de la deuxième étape est pas encore plus rude..., mais bon rassurez vous ensuite il y en aura des bien plus évidentes)

Bon au total, pour les images, une moyenne de 3,5 points sur 11 possibles (ouais, la pochette et Vian ont fait mal...).

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Allez maestro, envoyez les résultats des 3 classements, soit le général, le classement "sons" et le classement "images".

Classement général :

1) Stéphane Mus Foulon : 25 ;

2) Guic' The Old (alias Guillaume) : 24 ;

3) Arbobo : 21 ;

4) Johnford (aka Pierre) : 17 ;

5) Dragibus et Jérome G : 16 ;

7) El Klak (alias Julien) : 15 ;

8) Coolbeans, Thanu et Ronnie Ocean : 13 ;

11) Sonic Eric : 12 ;

12) La bUze et RegUs PatOff : 11 ;

14) Stéphane Ska et JP de Next : 10 ;

16) Boebi's : 9 ;

17) Daniel de Next : 8 ;

18) Pyrox le Hargneu : 3 (je crois qu'il a juste voulu montrer qu'il était là, présent, au rendez-vous, mais qu'il a oublié que l'on comptait déjà les points...)




Classement "Sons" : Pop-Rock + Bouses + Cinéma :

1) Stéphane Mus Foulon : 17 ;

2) Arbobo : 15 ;

3) Guic' the Old, Dragibus, Ronnie Ocean, Thanu et Jérome G. : 13 ;

8) Johnford (aka Pierre) et La Buze : 11
etc.


Classement "Images" : Eyes Without a Face + Pochette :

1) Guic' The Old : 11 ;

2) El Klak et Stéphane Mus Foulon : 8 ;

3) Arbobo et Johnford (aka Pierre) : 6 ;
etc...


Bon, ben c'était juste la première étape. Neuf autres nous attendent jusqu'au final qui aura lieu en juin 2011.
La seconde étape : A compter du Jeudi 28 octobre au matin, et à nouveau pour une durée de 15 jours.

A plus,
Thierry
RYS

lundi, octobre 11, 2010

Retour vers le Week End (#06)

Bouh. Quel calme week end. Il est vrai que ça change du précédent, déchaîné jusqu'à l'excès (mais bon, je vais quand même pas me brider, sérieux, combien il me reste à vivre ?). Aussi je vais pas vous parler de mes modestes fariboles, mais de deux ou trois trucs lus sur le net ces samedis et dimanche.
Qui valent aussi leur pesant de cacahouètes.

Let's go for the "going back to the weekend !"



Et l'on commence par une ville que j'apprécie pour y avoir vécu quelques mois, une ville ouverte, perdue dans son cosmopolitisme, comme une île dans un océan qui se veut ethniquement homogène : Strasbourg. Qui par ailleurs a une équipe de football qui a connu les plus grandes joies sportives, puis les affres de la relégation, comme on dit dans les milieux footballistiques, et même plutôt deux fois qu'une, puisque la capitale alsacienne se voit contrainte d'évoluer dans le modeste championnat de National (ce qui correspond à la troisième division professionnelle, si j'ai bien tout compris). Ce qui n'empêche nullement le club de se cogner lui aussi son kop d'ultras, bas du front, aux réflexes pavloviens et au classique vocabulaire sodomite.

Ben l'actionnaire majoritaire du club, ça a fini par lui chauffer les oreilles, de les entendre tous les samedis soirs, les crétins qui se font appeler les Ultra Boys 90, lui gueuler dessus de se casser et le traiter empapaouté du fondement.
Privés de tribunes les décervelés. Le fait que l'actionnaire majoritaire s'appelle Jafar Hilali n'est peut être pas étranger aux vilaines remontrances que lui font les supporters. Mais, anyway, les débiles profonds vont voir qui c'est Raoul, surtout quand il est le proprio.

Il y a des fois où je trouve le football réjouissant.



Samedi, on apprend que le Président, après avoir étalage de toute sa science cinématographique dans un lycée de Savigny sur Orge, se rend chez le Pape. Comme on va à Canossa (voyez comme l'expression est fort à propos). L'objectif à peine caché de Sarkozy : reprendre pied dans l'électorat catholique français, traditionnellement plutôt à droite, mais en pleine crise de désamour après la politique un peu musclée à l'égard des roms.

Alors, Nicolas, si désinvolte la dernière qu'il était allé porter ses pas dans les dorures vaticanes, ne fait pas cette fois, les choses à moitié. Nombreux signes de croix (ne sont-ce d'ailleurs des signes ostentatoires eu égard à sa position de patron d'une République laïque ?), récitation du Pater Noster (et pas l'Avé Maria ?). Génuflexion et flagellation devant le saint portrait de Sébastien tout transpercé de flèches (nom, je déconne là !).

Le hic, c'est que si l'on en croît Rue89, il n'aurait pas vraiment convaincu la Curie. Mais, n'oublions pas que Rue89 n'est qu'un ramassis d'antisarkozystes aigris, infoutus d'afficher une rolex à leur bras alors qu'ils ont passé la cinquantaine, mariés à des femmes laides et même pas italiennes.

Cela étant, cette offensive de charme envers les croyants me rappelle un épisode, dont les moins de vingt ans ne peuvent se souvenir. Saddam Hussein, lors de la première guerre du Golfe, se rappelant tout l'intérêt qu'il pouvait y avoir pour lui à se poser en rassembleur des croyants face à la coalition des infidèles, changea radicalement son image et sa posture à l'égard des musulmans, chiites comme sunnites, qu'il avait précédemment gentiment massacrés, quand il se faisait le chantre d'un Irak laïque. J'ai retrouvé cet article de Libé de 2003 qui nous rappelle la métamorphose calculée du dictateur.
Cela dura le temps du premier conflit. Dès les troupes américaines hors du sol irakien, Saddam entreprit une guerre de massacre des chiites du sud, qui lui coûta très cher 13 ans plus tard, lors de la seconde guerre du Golfe.
Comparaison n'est pas raison, certes. Mais ma foi (oh tiens, ma foi, c'est une bonne conclusion pour ce paragraphe).



Et nous voici dimanche. Calme comme une mer d'été. Reposant. Plus que la semaine dernière en tout cas. Mais tristounet aussi. Avec le décès d'un très grand chanteur de soul, peut être un peu ignoré chez nous (car qui sait que le Everybody Needs Somebody To Love, que la masse a découvert avec les Blues Brothers, est de lui ? Hum ?).

Alors hommage, par YouTube interposé. En imaginant le texte qu'un Sonic Eric pourrait bien nous concocter sur l'homme.






Oh je ne serais pas surpris que Sonic trouve mon choix réducteur et/ou que j'ai omis une chanson essentielle. L'absence de son tube est évidemment volontaire.

Allez, ami(e)s, bonne semaine.
And Don't Forget : il ne vous reste plus qu'aujourd'hui et demain pour jouer à la première étape du WCOTBT - saison 3.
Thierry
RYS