dimanche, novembre 28, 2010

WCOTBT - Saison 3 Etape 3 : Go Cat Go !

Revoici la sublime créature aveuglée par un bandeau opaque :

Car, oui, elle aussi elle est prête à en découdre pour, déjà !, la TROISIÈME étape de la TROISIÈME saison du WCOTBT !!

Comme vous tous, j'espère !
Non ?

Alors à nouveau, et pour ceux ou celles qui ne seraient pas encore venus sur cette nouvelle saison, alors qu'ils participaient aux anciennes, voici un rapide rappel des quelques novations de cette 3ème saison du WCOTBT :

Ce qui ne change pas ou quasiment pas :

- Une épreuve tous les mois, qui démarre le 28 de chaque mois, hormis en décembre (because vacances de Noël, on la repousse de quelques jours) et hormis en juin (because vacances d'été, on l'avance de quelques jours) ;

- Un délai "raisonnable" pour répondre (par mail, à l'adresse habituelle: civilservant@free.fr), délai, un peu allongé par rapport aux saisons précédentes, puisque vous aurez 15 (quinze) jours pour répondre, le cachet de ma boite free, etc...) ;


Et ce qui change, soit les :

- nous jouons désormais un blind test "sons et images" (quoique l'on puisse penser d'un blind test images...) ;

- nous jouons, comme l'an dernier d'ailleurs, pour TROIS (3) classements :
- 1) le classement général : pour celui ou celle qui aura collationné le plus de points sur l'ensemble des épreuves ;
- 2) le classement "sons", pour celui ou celle qui l'aura fait sur les épreuves "sons" ;
- et 3) le classement "images", pour celui... bon ils ont compris, mon commandant !


Les épreuves se répartissent entre :

Pour les "Sons"' :

- un classique blind test "pop rock" avec 6 extraits, et comme d'habitude, deux points par extrait (un pour le morceau, un pour le groupe ou l'artiste), pour donc un total de DOUZE (12) points ;

- deux "bouses" à reconnaître, avec le même comptage de points que pour le "pop-rock", ce qui nous fait donc QUATRE (4) points à prendre ;

- l'extrait cinéma : écoutez un court dialogue, sur la base duquel, il conviendra de reconnaître le film dont il est extrait. Facile, à mon avis et tout de même TROIS (3) points à prendre.

Soit pour les épreuves "sons", un total de DIX-NEUF (19) points.


Et pour les "images" :

- l'épreuve "eyes without a face", où vous devrez reconnaître DEUX (2) personnages célèbres, masculins ou féminins, acteurs ou actrices, rockers ou rockeuses, sportifs, sportives, hommes ou femmes politiques, etc ou etc. TROIS (3) points par bonne réponse, soit un total de SIX (6) ;

- et enfin, l'épreuve "pochette", où d'un petit bout découpé d'une pochette, il vous reviendra de reconnaître l'album en question, ainsi que le groupe ou l'artiste qui l'a commis, pour un total de CINQ (5) points.

Soit pour les épreuves "images", ONZE (11) points à récupérer.

Et au global, TRENTE (30) points par mois !

C'est bon !?
So Let's Go !

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WCOTBT Saison 3 - Troisième étape :

- le blind test 6 titres "pop rock" à écouter et/ou télécharger ici : pop-rock_novembre (je n'ose plus me prononcer sur son degré de difficulté...)

- la bouse n°5 : idem en cet endroit : bouse05 ;
- la bouse n°6 : allez donc là : bouse06 ;

- le court extrait d'un film à reconnaître est là : Cinéma03 (facile ! si franchement ! facile !).

- Eyes Without a Face :

Eyes number 5



Eyes number 6 :



et, last but not least, un extrait de la Pochette number three :



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A vous de jouer, désormais !
Vous avez QUINZE (15) jours pour envoyer vos réponses par mail, à l'adresse habituelle, soit : civilservant@free.fr
ce qui nous amène donc jusqu'au DIMANCHE 12 DÉCEMBRE MINUIT, pour jouer !

And now, good luck, amigos-gas !
Thierry
RYS

PS : Demain, pas de "Retour vers le Weekend", car je laisse quelques jours le WCOTBT en haut du blog !

samedi, novembre 27, 2010

Triolet pour la semaine passée (#012)

Et revoilà samedi, avec son cortège de flocons, de courses au supermarché, d'invitations chez belle-maman dont vous vous passeriez volontiers, et de probable gigot flageolet dimanche, sur une nappe à carreau en regardant Drucker à la télévision. Oh, pardon, je viens de faire un voyage spatio-temporel éclair dans le milieu des années 70. Quoique..., pas si sûr, tout à coup...

Bon, en tout cas, revenons en un Triolet, sur les cinq jours qui se sont écoulés. Aujourd'hui, le Triolet sera formé de la phrase de la semaine, de l'insolite de la semaine, et du retour sur évènement, qui du reste, aurait pu, tout aussi bien, être phrase de la semaine. Bon, allez, amis zoophiles ! On y va (soit, en langage civilisé : Let's Go !).

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La phrase de la semaine : ne manque pas d'humour de répétition

Quand Arnaud joue avec ses darkshades, aucune ne peut résister !

On se souvient tous de la phrase de Montebourg (Arnaud), l'un des porte-paroles de la campagne de Ségolène Royal en 2007, qui, sur Canal+, à une question sur l'éventuel principal problème de la Madone des baudets, avait répliqué qu'il s'agissait de son compagnon Hollande. Sortie de bistrot complice, et finalement assez fine pour annoncer, sans le faire, ce qui interviendrait quelques mois plus tard, mais que Mâme Ségo avait mal pris, au point de mettre l'Arnaud au coin pendant un mois (tricard de porteparolat), montrant déjà son visage d'austère maîtresse d'école, appelant à la fraternité des coups de règles sur le bout des doigts.

Arnaud Montebourg, qui ne manque pas d'humour (déjà, rien que le fait de se porter candidat à la candidature PS en est une robuste preuve), en remet une couche et annonce :
"J'ai compris que j'étais le principal défaut d'Audry Pulvar". Le tout dans un playdoyer, somme toute assez retenu, en faveur de sa compagne.

Bon, sur le fond du truc, j'avoue que les déclarations outragées de certain(e)s m'amusent beaucoup... Que l'on retire à Pulvar sa chronique politique sur I Télé parce qu'elle concubine avec un prétendant à la magistrature suprême, ne me paraît pas en soi un scandale. Evidemment, je vous vois venir : et la mère Ockrent alors, patronne de la chaîne de télévision d'où émane la parole de la France vers l'étranger (France24), alors que son gusse est ministre des affaires étrangères, et Schonberg, compagne de l'ex ministre de l'Ecologie... So what !? C'est pas parce que la bande au Conducator se conduit avec la République comme un troupeau d'éléphants dans un magasin de porcelaine, qu'ils faut nécessairement les imiter. De toute façon, ils furent à bonne école avec le vieux Tonton, un jour interviewé par trois journalistes, dont deux (Ockrent, déjà, et Sinclair) étaient compagnes de ses ministres.

Maintenant, si vous voulez me faire dire qu'il y a des conflits d'intérêts qui ne passent pas l'oreiller et sont autrement plus graves, alors je suis prêts à le reconnaître avec vous.



L'insolite de la semaine : n'a rien de super drôle !

Je vous le livre en vrac, comme ça : mémé tombe dans sa baignoire (vide heureusement), n'arrive pas à se relever, et au final reste cinq jours la tronche dans la faïence, en attendant qu'on veuille bien la secourir. Bon, au moins, elle ne manquait pas d'eau, le robinet étant à portée de mains.
C'est en quelques lignes, raconté dans cet entrefilet d'un journal dont je n'avais jamais entendu parler, "Le Chatillonnais et l'Auxois".
Dès fois, on est en droit de penser que la journée des voisins, cette ineptie de la convivialité à tout prix, a bon dos. Ou alors qu'elle devrait s'étendre du 1er janvier au 31 décembre.



Et quant au retour sur évènement : il s'internationalise !

C'eut d'ailleurs pu concourir pour la phrase de la semaine. Mais les réactions en font un des (non) évènements sur lequel il est bon de revenir.

Notre Conducator, s'est, paraît-il, quelque peu énervé devant un parterre de journalistes, en marge du G20, au sujet des rétroviseurs qui auraient été filés en loucédé à d'aucun, afin de mieux voir qui était juste derrière lui dans la course à la présidentielle de 95. Le d'aucun n'a du reste pas du bien savoir s'en servir (ou alors il est total innocent), car son ami de 30 ans, il ne l'a pas vu quand il a commencé à le rejoindre, puis à lui sucer la roue, et, au coup de rein, lui passer devant pour lui njquer la qualif. en finale (oui ! c'est vrai, je sais : remplacez viseur par commission dans une des phrases précédentes).

Alors, la profession s'émeut (ce qui est mieux que faire l'autruche allez-vous me dire, aarfff).... Bon, honnêtement, je ne vois pas là matière à user des litres d'encre, même sympathique, sur ce non-évènement. Tenez, le mieux c'est encore d'écouter ce qu'il a dit exactement (dans le brouhaha, je vous préviens). Non-évènement, d'une part, parce que le Cher Leader nous a habitué à son langage à l'emporte-stock-options (oui on dit comme ça au sujet du Leader, car vu le niveau de rémunération des gens qu'il fréquente, à l'emporte pièce ça fait un peu mesquin). Non-évènement, d'autre part, parce que le niveau ras de moquette de son argumentaire est extrêmement habituel, et le fait qu'il hâble (comme un hâbleur habile), que ce soit face à des politiques, du public, ou des journalistes, n'a rien de bien nouveau non plus. Non-évènement, enfin, parce que tout ça n'est qu'une plaisanterie, pas exactement du niveau d'un De Gaulle, Giscard ou Tonton, certes, mais bon... on est à l'époque de la télé-réalité, n'est-ce-pas, alors on s'adapte.

Le plus amusant, ce sont évidemment les réactions, hors corporation. On se doutait bien que, toujours calée dans ses starting blocks dès qu'il s'agit de courir derrière les voix (éventuelles), Notre Dame de Poitiers, lâcherait sa perle la première. Ca ne loupa pas. "Gravement insultés, vous êtes", leur a-t-elle dit aux journalistes. Et profitant au maximum du temps de micro tendu, elle s'est évidemment indignée du sort fait à Pulvar. D'une pierre deux coups, avec un peu de chances il en sortira bien quelque chose. Et aussi de nous rappeler qu'elle fut elle-même (!!!) cambriolée, marque évidente des méthodes d'intimidation dont on ferait à preuve à son égard, comme contre les journalistes. Oh, là, faudrait vraiment arrêter de sniffer l'encens. Qu'a-t-elle donc, en sa possession, de si affreusement compromettant pour le pouvoir en place, la madone ? La preuve par a + b, qu'il fallait vraiment être nul pour ne faire que 47% face à un tel adversaire ? Mais c'est bon, ça on le savait. Les évidences montrant qu'elle s'est fait battre irrégulièrement par Aubry lors du Congrès de Reims? Beh, oui, les militants socialistes sont majoritairement assez cons ; suffisamment en tout cas pour lui avoir donné la majorité de leurs suffrages, on le savait aussi. Alors quoi ? Son dictionnaire inventif personnel de la langue française ? Avec les créations de "ordrejuste" et "bravitude" en oriflammes ? Allons....

Autre coup de pied de l'âne, bien plus désagréable pour notre Président, est la réaction du Douché transalpin. L'enfoiré se paie ouvertement la fiole de notre chef !
A ce niveau, l'hommage du vice au vice est grandiose ! Mais, je sais pourquoi, tout ça. Et vous voulez savoir ? Je vais vous le dire : c'est la jalousie qui l'anime le macaroni, parce que tout bellâtre qu'il est le Silvio, il a pas une aussi belle femme que not' Nico (et même qu'elle est italienne en plus !).


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Bon, ben ce sera tout pour ce Triolet.
Demain, mise en ligne de la troisième étape du WCOTBT saison 3. Affutez vos oreilles et vos yeux !
Allez, à plus
Thierry
RYS

jeudi, novembre 25, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#066)

Numéro 66 ! De "C'est jeudi et c'est pas aujourd'hui que je me mets en bikini".

Je pourrais donc vous dire :
"Ah ben voilà, les deux premiers tiers sont faits, encore un pour boucler mes 100 titres de rock'n'roll fifties, de rythm and blues, de rockabilly, de country...".
Mais je pourrais aussi vous dire :
"Hum, 66, comme la route évidemment, so get your kicks... singeant le titre de Bobby Troup".
Mais non.
Je vais juste vous dire :
"Et si on y ajoutait un 6, ça deviendrait-y pas un peu diabolique c'histoire ?"

Ah le Diable !
Qui mieux que le killer himself l'a personnalisé aux yeux des bien pensants, que cette vague de rockers déchaînés faisait frémir ? Avez vous ces vieux films où on le voit martelant son piano et relevant ces yeux, bouffés de stupre et malsains, ces yeux à demi cachés par la pompadour qui s'est à écroulée sur son front ? Non ? Alors vous ne savez pas tout à fait ce qu'est le rock'n'roll, vous n'en connaissez pas toutes les facettes.

Imaginez vous, bon sang qu'il m'aura fallu attendre le 66ème numéro de "C'est jeudi..." pour qu'enfin l'on y puisse entendre Jerry Lee Lewis. Celui que Elvis avait adoubé, la rage au cœur de devoir partir en Allemagne, persuadé qu'il le remplacerait dans le cœur des jeunes filles comme des mauvais garçons. Celui dont le live au Star Club de Hambourg est considéré comme un des plus grands disque live de rock de tous les temps...

Oui, mais voilà : une Myra, cousine de 13 ans qu'on épouse, et la bondieuserie se jette sur vous et brise votre carrière. En 1957, on n'était pas plus tolérant qu'en 2010 avec ce genre de choses.

Tout le monde (enfin j'espère) connaît les plus ravageurs des hymnes que Jerry Lee Lewis créa ou recréa, les Whole Lot of Shaking Goin'On, Highschool Confifdential, Breathless, et autres Great Balls of Fire. Aussi, je vous propose d'explorer le versant country du crameur de piano, avec une reprise de Hank Williams, You Win Again.

Est-il vraiment nécessaire d'opérer un retour sur biographie dans un cas comme aujourd'hui ? Honnêtement, non. Jetez vous à l'occasion sur le film "Great Balls of Fire" avec un excellent Dennis Quaid et une charmante Wynona Ryder, il est parfait. Ou alors, allez faire un tour sur le site Internet de celui, qui à 75 ans passés, est encore régulièrement sur scène.

Oh et puis, avant le titre en lien, et pour ceux qui ne le sauraient pas, voyez pourquoi cet homme fut surnommé le Killer, pourquoi il incarne le parfait bad boy du rock'n'roll :




Jerry Lee Lewis - You Win Again (H. Williams cover)

Oh ben tiens, on est resté chez Sun, encore cette semaine.
Allez, à plous !
Thierry
RYS

lundi, novembre 22, 2010

Retour vers le weekend (#011)

Lundi froid et pluvieux ! En fait j'écris ces lignes samedi après-midi, je n'en ai donc aucune idée du temps qu'il va faire quand vous lirez ces ligne). Mais j'imagine. C'est tout. Et je trouve là, une excellente raison, alliée à celle, classique, qui veut que les semaines commencent souvent comme un lundi, pour opérer un retour vers le weekend.


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Alors que je terminais le Triolet sur une note assez peu optimiste, jugeant que les affaires pakistano-putativement-balladuro-sarkozienne allait vraisemblablement passer à la moulinette de médias aux bottes, je me trompais peut être bien lourdement. C'est que j'avais mal mesuré, ou plus exactement oublié, le potentiel de haine de Dominique le Chevalier Blanc. De sorte que tout est en place pour un démarrage d'incendie sur la droite française qui pourrait laisser la maison UMP, déjà passablement ébranlée par le remaniement, totalement en cendres. Nous verrons bien. De toute façon, parlons d'autres choses, puisque conjecturer sur un futur qu'on ne maîtrise pas, est une science dont je préfère laisser la pratique aux nombreux politiciens et politologues qui squattent les émissions spécialisées.


Mais restons, toutefois, dans le domaine de la politique, mais espagnole dans le cas présent. Catalane, même. Les socialistes locaux ont promu le vote via une vidéo où, comment dirais-je, le fait de voter n'est pas sans impact sur les hormones du plaisir.

Tenez la voilà :



Moi, ça m'amuse plutôt. Et je trouve l'actrice, avec ses faux airs de Zabou Breitman, plutôt mignonnette. Oui. Mais, comme de bien entendu, il s'est trouvé des faux-culs pour s'offusquer (en l'occurrence la droite locale, mais gageons que si c'était le Parti Populaire qui avait fait cette campagne, quelques harpies féministo-rétrogrades du PSOE se seraient certainement levées contre elle). En cause ? "Une atteinte à la dignité de la femme." Jouir attenterait donc à la dignité de la femme ? A moins que ne soit pointé le parallèle entre la fente d'une urne où l'on fait pénétrer un bulletin et l'acte sexuel ?
Bon, comme je suis quelqu'un d'ouvert à la discussion, je suis prêt à lire tous arguments aptes à me démontrer que j'ai tort et que ce clip est effectivement attentatoire à la dignité des femmes. Mais en attendant, j'ai plutôt le sentiment que ce sont les plaignants qui se comportent comme des peines à jouir et des pisse-froids.



"Je suis un électron bombardé de proton / Le rythme de la ville c'est ça mon vrai patron...". Voilà qui parlera à ceux qui, comme moi, ont subi, un peu plus qu'il n'eut été raisonnable, le rock français de Téléphone.

Les physiciens qui travaillent au CERN pourraient sans doute faire leurs ces paroles (écrites avec les pieds, j'en conviens), surtout maintenant qu'ils ont réussi à isoler (quelques centièmes de seconde), un antiatome d'antihydrogène. C'est-à-dire de l'antimatière. Rappelons que la théorisation de l'existence de l'antimatière, qui a déjà plus de 70 ans, si elle n'a pas permis encore de fructueuses avancées, ni sur la compréhension de l'Univers, ni sur le développement d'énergie alternatives à celle de l'atome, a foutrement influencé la littérature et le cinéma de science fiction, qui se sont amplement appuyés sur cette dualité d'abord théorique, puis expérimentée, pour développer nombre d'histoires d'antimonde, de mondes parallèles, de Quatrième Dimension.

Gageons qu'à l'UMP, on commence à se demander s'il ne conviendrait pas de convoquer les chercheurs, pour qu'ils synthétisent, et à vitesse grand V, un antiSarko, susceptible de remonter la pente sur laquelle leur Chef les entraîne. Un prototype, qui lorsqu'il rencontre un paysan au Salon de l'agriculture, lui dirait "viens avec moi, brave ami", qui en aucun cas ne serait agité de tics, parlerait un français correct, irait effectivement faire retraite monastique après son élection et délaisserait les yachts de milliardaires, tout comme il éviterait le Fouquet's, aurait pour amis des musiciens brillants et des comiques drôles...

Toutefois certains tendent à penser que c'est inutile de chercher à donner dans cette quête prométhéenne, puisque cet homme là a un nom : François Fillon.
Encore que... La physique nous indique que la rencontre de la matière et de l'antimatière provoque une débauche d'énergie. Jusqu'à preuve du contraire, la cohabitation depuis trois ans de Fillon et du Conducator n'en a pas libéré beaucoup.



Restons encore dans le domaine de la science, avec un article que j'ai trouvé sur Le Monde en ligne (datant d'ailleurs d'avant le weekend), et qui explique des différences dans la rapidité de développement des homo sapiens (nous en l'occurrence) et et celle des néandertaliens (nos cousins, avec lesquels d'ailleurs on partage une petite partie de patrimoine génétique, sans doute parce que des mâles d'une espèce ont forniqué avec des femmes de l'autre, il y a 400 siècles de ça). Oui, je sais, je vous emm. avec mes lubies sur la préhistoire et en particulier sur Néandertal.

Bon, toujours est-il que l'observation des dents de M. De Cro Magnon et de M. De Néandertal, a montré que le premier était plus longtemps enfant, n'arrivait à maturité que plus tard... que son homologue. Or, il est un axiome bien connu en théorie de l'évolution : plus long est ce temps de développement du stade de bébé à celui d'adulte, et plus évoluée est l'espèce. Aisé donc d'en conclure, que les néandertaliens étaient fatalement condamnés, dès lors que nous avons pris possession de la planète, tous simplement parce que notre espèce était plus avancée.

Et, à nouveau, quelques caciques UMP de se demander si leur grand patron ne serait pas au final un lointain descendant de l'espèce qui occupa Le Moustier ou La Ferrassie. Au contraire de ce fier Sapiens qu'est Fillon. C'est que, que voulez-vous, quand les savants formulent des sentences du type de "Il est [...] improbable que les néandertaliens percevaient le monde comme les humains", ça donne à réfléchir ! Oui, pas qu'un peu, même !


Dimanche, enfin !
Franchement ces weekends sont d'une longueur ! Je parierais qu'ils ont été inventés par ces foutus rouges qui ne pensent qu'à foutre les travailleurs dans les troquets où ils s'abrutissent de mauvais calva et de musique vulgaire, alors qu'ils seraient bien mieux à travailler pour le plus grand bonheur des actions de leurs entreprises. Bon. Ça c'est dit !

Quand je tiens à savoir ce que les français sont susceptibles de penser d'un sujet ou d'envisager comment ils vont réagir à un problème politique ou social quelconque, ce n'est ni vers Mediapart, ni vers Libération ou Marianne que je me tourne. Je me rue sur la seule presse qui est vraiment lue par les gens : les journaux régionaux. Face aux tirages cumulés des Dernières Nouvelles d'Alsace, du Républicain Lorrain, de Ouest France, de Sud Ouest, de la Dépêche du Midi..., les médias, dont on prétend qu'ils font l'opinion, sont des nains. En Île-de-France, c'est Le Parisien Libéré qui joue ce rôle.

Alors à cette aune, l'article avec interview des filles de deux des victimes de l'attentat de Karachi, publié aujourd'hui dans ledit Parisien, est un thermomètre bien plus fiable des dégâts que cette affaire pourrait provoquer si elle n'est pas mise sous le boisseau, que ne pourra l'être quelque éditorial que ce soit en première page du Monde. Parce que là, l'empathie pour ces deux femmes qui accusent clairement Le Conducator, elle pourrait jouer à plein.
Enfin, moi, je dis ça, je dis rien.

On finit le weekend, avec un concert ravageur donné au Rack'am de Brétigny-sur-Orge (oui, oui, ça existe) ce soir à 18h. Les BellRays ont dynamité la salle en un peu plus d'une heure, en enquillant les uns après les autres leurs morceaux de punk soul, tels de modernes Ramones. Leur dernier album, Black Lightning est déjà un brûlot rare en ces années de calme post rock, mais joué sur scène, il prend une dimension jouissive énormissime.

Guitares affutées au possible, basse qui vrombit, batterie de fer et voix de Tina Turner époque Ike t'en colle une tous les soirs bitch, les BellRays ont tout pour séduire ceux (ou celles) qui communient au rock'n'roll dans son acception la plus large (du Killer à Aretha Franklin en passant pas les Stooges ou les Fleshtones). Hélas, nous n'étions pas une centaine ce soir... Si l'occasion se représente, ne loupez pas la femme à la crinière de lionne et son combo. Ils seront de retour en France (Tarbes, Lyon, Auch, Istres, Strasbourg...) à compter du 24 novembre.

Tiens, faites vous une idée :




Et voilà comment se termine un weekend.

Mais j'aurais mauvaise grâce à ne pas vous signaler qu'il commença fort bien, par une invitation à bouffer de mon quasi voisin Stéphane Mus Foulon (oui, oui, celui qui met la pâtée à tout le monde au WCOTBT actuellement, et non, je vous en prie, il n'y a pas de lien de cause à effets entre cette invitation et son classement, mais pour qui me prenez vous, nom de nom !). A table avec nous, il y avait aussi l'ineffable Christophe, aka Mario Cavallero, l'homme dont le blog est une mine de pochettes de disques improbables.

Et les deux garçons, en hôtes charmants, m'avaient déniché, lors de leurs pérégrinations brocantesque de l'après-midi, deux raretés rockabilly. Il est évident que je vais très rapidement vous les faire partager, avec chronique ad hoc, remerciements circonstanciés. C'est évident !


D'ici là,... je vous rappelle qu'on est lundi et que vous êtes payés pour bosser !
Allez, à plus,
Thierry
RYS

samedi, novembre 20, 2010

Triolet pour la semaine passée (#11)

Les semaines dégagent plus vite qu'un arrière qui vient de récupérer le cuir sur ses cinq mètres, alors qu'il est chassé par la troisième ligne adverse. Nous sommes déjà samedi et je n'ai rien vu passer depuis le weekend dernier. Ce qui n'est évidemment qu'une expression malhabile pour dire que le tempus fugit un peu trop vite, car, de fait, j'ai vu passer au moins trois trucs, suffisants pour brosser, de ces cinq jours, un Triolet.

Triolet qui sera composé d'un retour (un peu détourné) sur évènement de la semaine, de l'image de la semaine et du concert de la semaine. Par lequel nous commencerons d'ailleurs.

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Le concert de la semaine : était à ne manquer sous aucun prétexte (quand toutefois, on aime le rock'n'roll).

Il y avait une première partie, que j'ai loupée du reste, putain de merdier pour se garer du coté de la rue des Petites Écuries, si j'ai pas tourné trois quarts d'heures pour me parquer..., mais qu'importait, puisque je n'y étais que pour la tête d'affiche.

Et avec sa queue de cheval fifties, son roller grisé, sa robe moulante sexy, sa gouaille frrrom Doublin', son abattage et sa voix toujours aux limites de la fêlure, Imelda May a foutu le feu au New Morning.

Sans surprise d'ailleurs, tant son premier album Love Tatoo, comme son second Mayhem sont brillants. Superbe mélange de rythm and blues et de rockabilly, de swing jazzy, agrémenté de quelques balades plus mélancoliques, en une heure et demie, Imelda May a rassuré les incroyants sur la force toujours libératrice du rock'n'roll quand il est pratiqué avec la ferveur nécessaire. Soutenu par un combo de demi sel (enfin je dis ça, mais le trompettiste est carrément chauve et le contrebassiste a les cheveux teints) que l'âge n'a fait que bonifier, et par son mari de guitariste solo (sacré pointure, c't'homme là !), l'Irlandaise a joué avec le public, échangeant, le faisant chanter (ou borborygmer, c'est selon) et surtout bouger.

Le set fut sans surprise particulière (de Love Tattoo, à Johnny's Got A Boom Boom en passant par les obligés Mayhem, Psycho, ou Fallin' in Love With You Again), les reprises elles-mêmes n'ayant rien d'extraordinairement original (une très bonne cover de Train Kept a Rollin', un medley final elvisien mixant My Baby Left Me et That's Allright Mama, et une version du Tainted Love de Gloria Jones, qui louchait plus vers celle qu'en fit Soft Cell, les synthés en moins et les guitares vrombissantes en plus, que vers la création originale de Gloria Jones), mais nul ne le lui demandait. Ses compositions, qui plongent dans les racines 40's et 50's, passées à la moulinette de musiciens qui savent en faire de purs tubes modernes de rock'n'roll, et sa voix cassée, aussi parfaite pour chanter le honky tonk d'une femme délaissée et désespérée dans un quelconque bouge du sud des States, que pour envoyer le rythm and blues salace des rades de Chicago, nous auront amplement comblé.

Pour ceux qui n'y étaient pas : Cadeau !




La photo de la semaine : fait peur !!

Je ne suis pas certain qu'elle ait été prise spécialement cette semaine, mais elle émane de cet article de France Info, qui lui date bien de lundi, et raconte comment la majorité parlementaire de Berlusconi se réduit de plus en plus aux acquêts.

De profil, c'est Fini, l'ex neo fasciste repenti dans une sorte de RPR à l'italienne. Mais lui on s'en moque. Celui qui fait vraiment peur, c'est le Cavaliere, qui sur ce cliché, ressemble objectivement plus à un zombie qu'à un premier ministre d'une nation du G7, ancien séducteur et patron de multiples entreprises. A cet aune, on souhaite qu'elles soient très grassement payées, les jeunes femmes qui vont monnayer leurs charmes sur le yacht du Condottiere. Parce qu'honnêtement...

Quand je suis tombé sur cette photo, passé le choc que m'a provoqué ce visage défait, cette absence, comme maladive, d'expression, au point qu'on pourrait se croire au Grévin, j'ai immédiatement pensé aux vieilles icônes soviétiques quasi mourantes que le Parti sortait sur la Place Rouge pour les défilés, aux Brejnev ou Tchernienko au début des années 80. Et puis, ensuite, avec ces cheveux de jais tirés à l'arrière qui lui font un casque plat, Berlusconi m'a fait penser à un Kim Il Sung rital, ce dictateur nord coréen, dont nul ne savait si l'absence de vie sur sa face signifiait un caractère impénétrable, ou une débilité sans fond.

Mais avec de telles références, qu'elles soient brejneviennes ou nord-coréennes, j'en ai au final conclu que cette photo était sans doute assez fidèle à l'homme.


Le retour sur évènement (peu commenté d'ailleurs) : signifierait-il le début de la curée ?

Oh oui, elle n'a pas été très relayée cette information (hormis sur I Télé). L'aveu de Charles Millon sur les rétro-commissions qui ouvrent de vraies perspectives (et pas bien réjouissantes) sur, d'une part, les raisons de l'attentat de Karachi et, d'autre part, sur le possible mode de financement d'une campagne électorale, qui se déroula en 1995.

Plus grave, jeudi matin, toujours sur I Télé, le rapporteur de la mission d'enquêtes (celui qui s'est fait voler son portable...) évoquait des initiales "N.S" sur certains documents, initiales qui se rapporteraient au Président, qui rappelons-le, était en 1995 ministre du Budget et responsable de la campagne électorale d'Edouard Balladur.

Alors, bien sûr, on en parle assez peu. Pour le moment. Mais jusqu'à quand ça pourra tenir, ce mur du silence, ces refus successifs, du président de l'Assemblée Nationale de laisser les représentants des victimes de l'attentat consulter les documents de la mission, comme du Conseil Constitutionnel de vérifier les conditions dans lesquelles il avait en premier lieu émis des réserves sur les comptes de campagnes de Balladur, avant de les valider. Avec le dépaysement du dossier Bettencourt, ça commence à sentir le roussin pour le Conducator.
Mais, tant qu'il sera le seul candidat potentiel de la droite pour 2012, les réflexes habituels joueront. Qu'en revanche, une série de sondages fassent apparaître qu'il serait à tout coup battu par DSK, voire par Aubry, mais qu'à contrario Fillon arriverait à l'emporter dans les deux cas... alors c'est de son camp que viendrait le lâchage, qui ouvrirait alors la porte au lynchage...

On n'en est pas encore là...


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Voilà, chers amis, c'était le Triolet (et oui, je sais, il était très bien...),
Vous êtes maintenant libres de faire autre chose
A plus
Thierry
RYS

jeudi, novembre 18, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#065)

Bonjour amigos-gas, otros y otras !

Dans le cadre de notre 65ème numéro de "C'est jeudi, j'espère que t'as de l'appétit", (eh oui 65ème, déjà, preuve d'une constance dont peu de blogs peuvent s'enorgueillir... je blague, KMS en est à son 87 543ème post, et nous décrit sa 885ème conquête en imperméable jaune canari, les cheveux auburn mouillés par la pluie qui jamais ne s'arrête, et Coolbeans nous fait découvrir le 7895ème disque de sa discothèque, dont il faut bien reconnaître que 97% sont inconnus de tous hormis de l'Argenteuil Kid), nous poursuivons encore cette semaine l'exhumation d'artistes Sun Records, ce qui j'en conviens est d'une banalité confondante, quand on songe que dans cette même série j'ai pu vous servir du Hardrock Gunter, du Moon Mullican ou du Earl Aycock. Mais tout de même... Après tout, outre qu'il est difficile de ne pas sacrifier au rite du label de Sam Phillips, il y a quand même eu chez lui quelques artistes, qui s'ils sont bien connus dans le petit monde des aficionados, le sont moins dès qu'on s'éloigne de cette troupe.

Et, ma foi, Sonny Burgess en est un bon exemple. Il est vrai que l'homme a au moins autant été redécouvert par son retentissant come back à la fin des années 70 que par ses premiers exploits fifties. Et pourtant c't'homme, là, toujours vivant (comme quoi le terme d'exhumation utilisé tout à l'heure venait fort mal à propos), fut un des blancs de l'écurie de Memphis les plus étonnants par son aptitude à jouer un boogie déchaîné comme seuls les noirs des bouges du Tennessee le pratiquaient. Du reste, Sonny Burgess est d'abord un chanteur de rock'n'roll, bien plus qu'un homme du rockabilly ou du honky tonk. Même les titres de ses chansons, où le mot blues revient plus souvent qu'à son tour, en témoignent, tels par exemple ces Lawdy Miss Claudia, Willie and the Hand Jive, ou We Wanna Boogie.

Aujourd'hui nous mettons en ligne ce qui fut un de ses plus grands succès, le fameux hymne à la mama (tiens rien que ce mot de mama en 1956) aux cheveux rouges qui ne t'aime que si tu as du cash : Red Headed Woman, reprise notamment par The Boss himself.

Oui, un peu ce genre, la Red Headed de Sonny Burgess !

Pour en savoir un peu plus sur cet homme là, vous pourrez très utilement aller sur la page qui lui est consacrée sur le Rockabilly Hall of Fame (attention ne confondez pas Le Sonny Burgess avec l'artiste country du même nom, vous risqueriez de ne pas bien comprendre les lignes écrites un peu plus haut). Car, amigos-gas, dites-vous bien qu'avec sa manière de mixer parfaitement les styles country et la sauvagerie du rythm and blues, The Sonny Burgess fut une synthèse à lui seul de ce qu'est le rock'n'roll. Tout simplement, et rien que ça.

So enjoy !


Sonny Burgess - Red Headed Woman (1956).

Allez, tchao
Thierry
RYS

dimanche, novembre 14, 2010

Triolet pour la semaine passée (#010)

Bonjour chers amigos-gas, et le reste aussi !

Dixième Triolet, ce rendez-vous qui, lentement mais sûrement, s'installe comme l'immanquable du samedi matin (sauf lorsqu'il est publié le dimanche). Car, avec notre Président de CivilServantie, nous avons fait notre le vieux dicton de Sartre : "Patience et longueur de sexe font beaucoup pour le plaisir, et me contredire, il ferait Beauvoir !"

Pour des raisons de panne générale d'électricité dans mon quartier jeudi soir, les résultats et soluces de la 2ème levée du WCOTBT n'ont été mis en ligne que samedi. Raison pour laquelle, exceptionnellement, le Triolet est aujourd'hui dimanche (et par suite pas de Retour vers le weekend cette semaine - holà ! halte aux cadences infernales !).

Aujourd'hui, le trépied repose sur une (ou plutôt des) photos de la semaine fort originales, une vidéo sportive et choc, et, histoire de pourrir l'ambiance en fin de billet, un retour sur un évènement de la semaine troublant voire inquiétant, mais que nul n'aura commenté durant ces cinq jours, tout le monde étant bien trop préoccupé de savoir qui de Borloo ou de Fillon succédera à Fillon, et affairé à traquer la moindre phrase, le dernier éternuement, l'emblématique grattage de coui... de notre Conducator, pour savoir sur lequel des deux gonzes il faut placer quelques dineros.

Donc, vidéo, photos et retour sur évènement pour cette semaine.

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La vidéo de la semaine : n'a d'autre intérêt que de montrer que les arbitres sont des hommes qui prennent des risques.

Et pourtant, il n'y a aucune altercation, insulte, agression, à l'encontre du referee. Non, c'est juste que c'est pas évident de se placer pour suivre correctement l'action de jeu d'un trois quarts de rugby qui chaloupe sa course comme un damné. Et que c'est pas plus évident d'anticiper le retour de son adversaire qui le talonne comme un mort de faim pour le récupérer.

Boh, le mieux c'est de vous montrer :



Violent quand même !
Moi ce que j'aime au fond dans cette vidéo, c'est ce court instant, qu'on ne voit que dans la seconde séquence, lorsque celui qui en voulant éviter l'arbitre lui colle un méchant coup de genou, s'aperçoit de ce qu'il a fait. Il y a alors un demi-tour panique avec appel aux soigneurs qui prouve que le troisième ligne, même lancé comme un taureau, est un homme qui a su garder un coeur... et qui doit aussi avoir une conscience assez claire de la puissance de ses coups de genoux.


Les (car c'est bien les) images de la semaine : pourrait s'avérer utiles à la famille de l'arbitre malheureux si jamais le choc lui a été fatal.

On fait sa promotion comme on l'entend. Mais on la fait aussi aux couleurs du temps. Évaporée l'époque des crieurs des rues ; ad patres, les affiches à la Banania, à la Dubonnet ou pour les pilules Pink (pour personnes pâles) qui ornaient les couloirs du métro et les pages intérieures des journaux.

La promo se fait calendaire désormais. Chacun trouve le moyen de sortir son éphéméride orné de joulies fotos à la gloire de (cochez la case de votre choix) l'association locale, les sapeurs pompiers bénévoles du coin, le club nautique en faillite, les Dieux du stade...
Mais nous avons trouvé mieux : cette entreprise spécialisée dans la funèbre pompe, s'est mise en tête que placer une bombasse, en tenue vaguement gothique, un brin satanique, et surtout érotique, juste à coté de ses derniers modèles de cercueils pourrait rehausser ses ventes, via un peu de scandale autour de son image.
L'image du haut c'est le mois de mars. Etant natif de mai, je voterai pour la jolie rouquine qui incarne ce mois non moins joli, alanguie contre l'angle dur et raide d'un très beau cercueil, dont elle assure l'érection.

La voici:

Plutôt ravissante non ? Pour ceux que les photos plus dénudées intéressent, je leur conseille de se reporter aux mois estivaux... le tissu se fait plus rare.


L'évènement sur lequel on revient : est moins amusant et fut bien peu commenté.


Je l'ai trouvé en début de semaine dans les pages du Figaro en ligne. Étant donné sa teneur, si même Le Figaro en parle, c'est que quelque chose se passe.

Que se passe-t-il de si grave ? Ceci monsieur ! Juste ceci. La pauvreté, ça touche de plus en plus de personnes qui travaillent.
Bien sur les chiffres proviennent du Secours Catholique. On peut toujours se dire qu'ils sont biaisés par le seul fait que l'observateur n'est pas totalement neutre quant à l'observation. Bien sûr ces chiffres n'émanent pas d'un Institut techniquement et scientifiquement inattaquable. Bien sûr.
Mais pour autant, les réalités sont là. Même si ça n'a aucunement valeur, ni de sondage scientifique, ni de théorie sociale, je croise de plus en plus souvent, en descendant prendre mon RER, des vieux de plus de 65 ans en train de distribuer des journaux publicitaires, avec leur petit caddie de mémère pour les courses. Facteurs de Carrefour et Monsieur Bricolage, pour arrondir des retraites qui se sont salement amaigries.
Ce qui est en jeu n'est pas seulement le creusement des inégalités, ni même l'ineptie économique d'un système qui n'arrive même pas à fournir suffisamment de pouvoir d'achat pour se régénérer naturellement. Ce qui est en jeu, c'est la marche lente vers le désespoir de ceux qui deviennent des crèves la faim, même en se levant le matin. Une situation qui glisse doucement pour rejoindre celle qui prévalait au 19ème siècle. On sait ce qu'il advint au 20ème et comment, sur cette fumure fertile qu'est la désespérance des masses, poussèrent les plus terribles fleurs de métal.
Mais, comme j'écris ces dernières lignes samedi, j'apprends que le Conducator a trouvé la solution : il va nommer un Premier ministre nouveau. Ce qui mettra fin aux halètements impatients et anxieux de la plupart des médias, focalisés sur cet étrange jeu de chaises musicales depuis plus de huit jours. Et peut être, leur permettra de se soucier un peu de la poudrière qui se forme sous nos pieds.


Allez, bon week-end à toutes, tous et aux autres aussi.
Thierry
RYS

samedi, novembre 13, 2010

WCOTBT - Saison 3 Etape 2 - Les Soluces et les Résultats

Et revoici la jeune aux yeux bandés et au généreux décolleté.

Voui, vous le savez : si elle est là, c'est qu'on va parler Blind Test, WCOTBT, même. Et aujourd'hui, pour décortiquer soluces et résultats de la seconde étape, celle d'octobre.

Mama Mia : Quelle Souffrance !!!!

Moi qui, sincèrement, pensais que ce deuxième round serait plus aisé que le premier, j'en suis comme deux ronds de flans ! Vous en avez chié et grave même.
Encore que ce ne fut pas pire, finalement, que la dernière fois.

Aussi, avant toute chose, merci et félicitations à tous ceux qui sont venus jouer, en dépit de cette grande difficulté. Ils ont eu raison, car même en ne grappillant que 7 ou 8 points, ils continuent à être dans la course, course qui ne fait que débuter, puisque 8 étapes nous attendent encore jusqu'en juin.

La participation s'en est-elle ressentie, après le presque record du mois dernier (vous fûtes alors 18 participants) ?
Et bien pas du tout, puisqu'à nouveau vous fûtes 18 à jouer (quatre nouveaux ayant remplacé quatre absents du 1er tour).

Et bien sûr, comme à chaque étape, il me revenait de surveiller ma boite mail jusqu'à minuit moins cinq environ, car il en est du blind test comme des impôts, certains aiment à utiliser jusqu'à la dernière seconde le délai qu'on leur accorde. Sauf que, sauf que... comme je vous le disais hier, un black out localisé sur mon quartier m'a empêché de récupérer les dernières réponses et de procéder au classement dès jeudi soir. D'où le retard.

Bon qu'importe ! Au bilan de l'étape, Stéphane Mus Foulon frappe un énorme coup et met l'ensemble de ses adversaires à distance. Une véritable échappée solitaire, repoussant à des kilomètres un peloton étonnamment groupé. Autant dire que le Corbeillois a décidé d'emblée de marquer son territoire !
Ce qui fait, qu'après deux levées, il est désormais un leader, pour le moment, peu contesté.

And Now The Soluces !
(à chaque fois, entre parenthèses, le score moyen obtenu, sur 2, 3 ou 5 points possibles)


A- LES SONS :

1 - Le pop-rock (plus pop que rock, du reste)

Vampire Weekend - A Punk (1,11) ;
The Shadows of Knight - Shake (0,11) ;
Morrissey - The National Front Disco (0,44) ;
Donna Summer - The Hostage (1,44) ;
Karen Dalton - Katie Cruel (1,06) ;
Frank Sinatra - It Was A Very Good Year (0,44).

Que dire ? Sans RegUs PatOff, nul n'aurait reconnu les Shadows of Knight (pas facile je vous le concède) : RegUs n'est pas garagiste (à tous les sens du terme) pour rien ! Merci aussi à Google qui vous a permis d'assurer sur Donna Summer, The Hostage, l'extrait hitparadisé en 1974 de son 1er album, étant de loin le plus bavard en paroles. Je suis, en revanche assez surpris que A Punk de Vampire Weekend n'ait pas obtenu un meilleur score, car sa médiatisation et sa jeunesse pouvait le lui garantir.

2- Les Bouses :

La bouse 3 : Céline Dion - My Heart Will Go On (b.o. de Oh putain iceberg droit devant capitaine, on est mal ! Pas grave, dites à l'orchestre de jouer sur le pont jusqu'au bout) (1,89) ;

La bouse 4 : Lara Fabian - Je t'aiiiiiiiiiiiiiiiiimeeeeeuhhhhh (1,00).

Et non, vous n'allez pas y couper :








Et donc, je ne peux que constater que tous, indies, folkeux, rockers,... vous êtes de sacrés fans de la mère Dion, et du film catastrophe de James Cameron. Moins de succès en revanche pour la bovine wallonne.

3- Le Film :

Bernie (2,50 sur 3 points possibles) : voilà qui vous aura permis d'engranger des points.

Bon au total, pour les sons, une moyenne de 10,00 points sur 19 possibles.




B- LES IMAGES :

1- Eyes Without a Face : allez je vous mets carrément les photos d'origine (histoire de vous faire râler... et vous allez râler !!!!). Cette fois, les scores entre parenthèses sont sur 3 possibles.

Eyes 1 :

Mais oui, c'était elle : Catherine Deneuve (2,17).

Eyes 2 :
Mais bon sang de bois ! Enfin ! Quarantième anniversaire, tralala, me dites pas que vous n'avez pas vu cent fois cette image à la télé, ces derniers jours ?!!
Bien sûr, Charles De Gaulle (2,33).

Bon, peu ou prou, vous avez fait un sort à peu près équivalent à ces deux icônes de la France éternelle et sacrée !

2- La Pochette :
Même punition (allez, je l'avoue, ça je savais que c'était difficile, je pense d'ailleurs, que de ce point de vue, vous avez mangé votre pain noir).


Et oui : In The Flat Fiels de Bauhaus (0,42 sur 5 points possibles). Allez promis, ce sera bien plus évident le mois prochain.

Bon au total, pour les images, une moyenne de 4,92 points sur 11 possibles (ouais, la pochette a fait très, très mal...).


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CLASSEMENTS de l'Étape :


Au général :

1) Stéphane Mus Foulon : 28 points ;

2) Guic' the Old, Coolbeans et Arbobo : 19 points ;

5) J-P de Next : 17,5 points (il a eu 2,5 sur la pochette, car s'il a trouvé Bauhaus, il n'a pas reconnu In the Flat Field) ;

6) Ronnie Ocean, Sonic et Jen : 17 points ;

9) Dragibus et Diane Cairn : 16 points ;

11) RegUs PatOff : 14 points ;

12) Jérome G. : 13 points ;

13) El Klak : 12 points ;

14) Daniel de Next et Stoni : 11 points ;

16) Stéphane Ska : 8 points ;

17) Pyrox le Hargneu et Laurent Mouetron : 7 points.

Bravo à tous, l'essentiel étant de jouer.


Les "Sons" : Pop-Rock + Bouses + Cinéma :

1) Ronnie Ocean et Stéphane Mus Foulon : 17 points ;

3) Guic' the Old, Arbobo, Diane Cairn et Coolbeans : 13 points ;

7) Sonic Eric, RegUs PatOff et Jen : 11 points...

etc.


"Images" : Eyes Without a Face + Pochette :

1) Stéphane Mus Foulon : 11 points ;

2) J-P de Next : 8,5 points ;

3) Guic' the Old, Dragibus, Stéphane Ska, Arbobo, Coolbeans, Sonic Eric, Daniel de Next, Jen et Stoni : 6 points...

etc.


Classements - Cumul après DEUX (2) étapes :


Au général :

1) Stéphane Mus Foulon : 53 points ;

2) Guic' The Old : 43 points ;

3) Arbobo : 40 points ;

4) Dragibus et Coolbeans : 32 points ;

6) Ronnie Ocean : 30 points ;

7) Jérome G. et Sonic Eric : 29 points ;

9) J-P de Next : 27,5 points ;

10) El Klak : 27 points ;

11) RegUs Patoff : 25 points ;

12) Daniel de Next : 19 points ;

13) Stéphane Ska : 18 points ;

14) Johnford (aka Pierre) et Jen : 17 points ;

16) Diane Cairn : 16 points ;

17) Thanu : 13 points ;

18) La bUze et Stoni : 11 points ;

20) Pyrox le Hargneu : 10 points ;

21) Boebis : 9 points ;

22) Laurent Mouetron : 7 points.


Les "Sons" : Pop-Rock + Bouses + Cinéma :

1) Stéphane Mus Foulon : 34 points ;

2) Ronnie Ocean : 30 points ;

3) Arbobo : 28 points;

4) Guic' the Old : 26 points ;

5) Dragibus, Jérome G. et Coolbeans : 23 ;

8) Sonic Eric : 20 points...
etc.


"Images" : Eyes Without a Face + Pochette :

1) Stéphane Mus Foulon : 19 points ;

2) Guic' The Old : 17 points ;

3) Arbobo : 12 points ;

4) J-P de Next : 11,5 points ;

5) El Klak : 11 points...
etc...

Comme vous pouvez le voir, si, au général, une petite différence a d'ores et déjà été creusée, c'est loin d'être le cas pour les classements thématiques, aussi bien pour les "sons" que pour les "images". Donc, à bon entendeur...


Bon, ben c'était déjà la deuxième étape. Huit autres nous attendent jusqu'au final qui aura lieu en juin 2011. La troisième étape : ce sera à compter du Dimanche 28 novembre au matin, et à nouveau pour une durée de 15 jours.

A plus,
Thierry
RYS

vendredi, novembre 12, 2010

Vous avez demandé les soluces... ne quittez pas... vous avez demandé les soluces... ne quittez pas...


Et oui, voilà quelle fut ma situation hier soir ! Blackout total de 21 heures à 2 heures du matin.
.
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Au pire moment : celui où je réceptionnais les derniers résultats du WCOTBT, seconde levée, et m'apprétais à établir le classement.
.
Sorry, donc ! Je m'y remets ce soir et promis : Les résultats et les soluces seront en ligne demain matin à 9 heures (et je repousserai le Triolet à dimanche).... ah, miracle de la fée électricité....
A demain, pour les results donc !
Thierry
RYS

jeudi, novembre 11, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#064)

Hello, hello, hello eveurybody(e)s.

Vous êtes moches, gros, boutonneux, adipeux, votre femme sent très mauvais dans la bouche quand elle l'ouvre (en plus elle ne dit que des conneries !). Votre job vous fatigue, tant il est abrutissant et tant votre patron est un salaud. Et évidemment, vous crevez d'envie quand votre regard se tourne vers la Lumière de la Pensée française, vers notre Génie des Carpathes à nous, notre Danube de la pensée, bien français, qui non content d'avoir décroché un job d'enfer, a épousé la meuf la plus canon qui se puisse imaginer. alors vous mijotez votre vengeance, et dans deux ans, vous comptez bien lui faire payer.... STOP !!!

JE DIS STOP !!


REVENEZ à l'ESSENTIEL ... ben, oui, quoi, c'est jeudi. Et c'est pas ravioli, puisque c'est rockabilly ! Et rien n'est meilleur pour vous, vous le savez bien qu'un bon vieux shoot de rock'n'roll ! Alors pourquoi s'en priver.

D'autant que nous continuons, comme la semaine dernière, à exhumer quelques artistes Sun qui n'ont pas eu la fortune d'être de ceux qui firent la grande histoire. Mais des hommes et des femmes qui y prirent, incontestablement, leur part. Celui d'aujourd'hui a chanté la Joconde. Si, si !


Carl Mann, qui adapta le Mona Lisa, crée par Nat King Cole, en lui imprimant son falsetto si particulier et son jeu de piano enjoué, fut l'une des toutes dernières découvertes de Sam Philipps. Comme un couchant du studio Sun. 1960, déjà.

L'heure n'est plus aux rebelles qui provoquèrent 4 ou 5 ans plus tôt toute l'Amérique bien pensante, par leurs jeu de jambes, leurs regards torves et sataniques sous l'épais accroche cœur qui retombe sur le front, leurs blousons de cuir... leur liberté subversive. Oh, non, en 1960 place à la reprise en main de la jeunesse que l'on va gaver de sirupeux Fabian, et auxquels tous les six mois on vendra les dernières danses à la mode : twist, mashed potatoes, hoolahoop... Alors, en 1960, sortir du rock'n'roll chez Sam Phillips, c'est, pour le moins, tardif, presque anachronique. Archaïque dirait-on aujourd'hui. Gene Vincent ou Vince Taylor obligés de finir leurs carrières dans les arrières salles des provinces françaises et allemandes. Alors imaginez l'état du rock aux States.

Carl Mann aura au moins l'honneur d'être un Jerry Lee Lewis soft, et d'obtenir son unique grand succès avec sa cover de Mona Lisa. Ensuite, hélas... Il s'essaiera bien à la country, comme le firent tant de ces seconds couteaux du rockabilly, lorsque ce style perdit de son attrait auprès du public. Mais, même là...

Pianiste fin et groovy comme il l'était, que ne tenta-t-il le crossover, en frayant avec cette scène noire qui levait le bon grain au début des années 60, que ne s'orienta-t-il vers le blues et cette soul naissante ? Il avait tout pour y réussir. Dommage. Il ne sera resté qu'un one hit wonder, frayant, le reste de sa vie, avec difficultés dans le milieu country traditionnel. Mais, Carl Mann n'a que 69 ans, après tout. Vous trouverez ici, sur le site All Music, une bio assez courte du monsieur (mais bon, j'ai dit l'essentiel, n'est-ce-pas ?)


Carl Mann - Mona Lisa (1960).

Bon, allez. A plus.
Dernier jour, aujourd'hui, au fait, pour envoyer vos résultats à la deuxième levée du WCOTBT. Les solutions et les résultats, ce sera pour demain.
Thierry
RYS

lundi, novembre 08, 2010

Retour vers le Weekend (#010)

Déjà le 10ème numéro de la séquence du début de semaine. Celle où l'on s'autorise de prolonger encore un peu la fin de semaine passée, en y retournant par le truchement de deux trois conneries, plus ou moins importantes, plus ou moins graves, plus ou moins drôles que l'on aura glanées sur le Net.

Rassurez vous, je ne vais pas déroger aux habitudes habituelles : rien de fondamental dans les lignes qui suivent (je dis ça pour ceux qui tremble, devant un billet, à l'idée que s'ils ne le lisent pas, ils risquent de passer à coté de quelque chose d'important). Néanmoins, attention, en fin d'année, juste avant les vacances de Noël, il y aura interrogation écrite (je dis ça pour les feignasses qui renâclent dès qu'un billet couvre plus de 8 lignes).


Le weekend a été salement religieux, voyez-vous. Même si Dieu a fait tomber l'eau de son ciel sur nos contrées, jusqu'à saouler les pelouses et gaver les rivières.

Papal d'abord, avec la visite de Ratzinger en Espagne, à Barcelone plus particulièrement où il était de passage pour consacrer la Sagrada Familia, miracle de flèches tendues, dentelées à l'extrême, vers le ciel, due à Gaudi. L'architecte génial sera peut être béatifié prochainement. Il est vrai qu'il fut un sacré cul béni, ses biographies allant jusqu'à laisser entendre qu'il ne connut aucune femme bibliquement (mais Newton aussi parait-il... comme quoi le génie...).
Hormis cette annonce, Razinger n'a pas fait preuve d'une confondante novation, rappelant que l'Eglise (enfin ce qu'il en reste) s'oppose de tous ses petits missels à l'avortement et à l'euthanasie, et taclant la loi espagnole en faveur de l'IVG. Et affirmant avec force que "L'amour généreux et indissoluble d'un homme et d'une femme est le cadre efficace et le fondement de la vie humaine". Hormis le fait que cette position est clairement politique dans un pays qui a légalisé le mariage homo, qu'a-t-il donc voulu dire en parlant d'efficacité du couple hétéro ? Veux-t-il nous faire comprendre que l'homme et la femme sont faits l'un pour l'autre parce que Dieu a fait en sorte qu'ils s'emboitent bien (mais l'homme et l'homme aussi après tout) ? Et qu'entend-il par amour généreux ? Y aurait-il des amours âpres et pingres, des amours cupides et intéressés ? Dia, il semble en savoir des choses le Pape sur une domaine qu'il est censé ne pas pratiquer.

A plusieurs centaines de kilomètres de là, mais toujours dans notre Europe aux fondements chrétiens, on s'amuse à construire la plus haute statue du Christ au monde. Plus haut que le Corcovado qui domine la baie de Rio de Janeiro, le nouveau totem chrétien qui vient d'être édifié en Pologne.
En soi, la nouvelle se suffit. "C'est l'oeuvre de ma vie... il sera le plus grand catéchistes. L'Europe a besoin de catéchistes comme le Christ", à déclaré le sachem local à l'origine du projet de plus grand totem chrétien au Monde. On voit bien où il veut en venir. Plus l'icône est haute, plus on doit ciller pour la regarder, plus le Maître est grand, plus on s'incline devant lui...
Vive la peur.



Sans aucun rapport, le trublion de la gauche a cédé aux sirènes de la télévision "populaire" (c'est sans doute ainsi qu'il plaiderait non coupable, pour nous convaincre que le peuple, quand on entend le représenter, on va à sa rencontre où qu'il se trouve, même si l'on doit pour cela diner avec le Diable, et que ça vaut toujours mieux que de pérorer dans les salons). Donc, Mélenchon a fait son dimanche midi chez Drucker.

Que faut-il en penser ?
Qui a battu l'autre ?

Car il s'agit bien de ça. Allez chez Drucker, c'est bel et bien passer dans cette centrifugeuse à idées dures, se jeter dans la raboteuse aux aspérités, c'est exposer son corps et ses idées à la terrifiante gentillesse et à la fausse mièvrerie de l'ex gendre idéal. Bref, aller chez Drucker, c'est aller à Canossa, quand on prétend que "Tous, ils s'en aillent", quand on entend instrumentaliser autrement la politique (en l'occurrence pour faire de la politique).

Je l'avoue, je n'ai pas pu regarder le spectacle plus d'une heure (voire moins d'ailleurs...). Parce que sans contestation possible, il puait la Javel. Des photos de Mélenchon petit, à celles de Mélenchon jeune (en tête d'une manif, évidemment, car il faut bien caractériser l'invité pour que le bon peuple comprenne à l'heure du gigot flageolet), en passant par un extrait indigent de Laurel et Hardy, et trois phrases creuses (quoique peut être pas tant que ça) d'un Francis Cabrel, pas très à l'aise, lui le parangon d'un certain penser correct, face à celui qu'on nous a vendu comme le grand pourfendeur de la république des copains médiatico-politiques. Je n'y étais plus, mais il paraît que, si Mélenchon s'est faché tout rouge d'être comparé à un Le Pen de gauche, il s'est senti flatté, en revanche, qu'on puisse l'assimiler à Georges Marchais. Hum... l'homme qui s'interrogeait sur l'existence du goulag. Il y a parfois du penser incorrect, qui l'est vraiment.

Et d'un coup, et ce n'est plus si paradoxal, on comprend mieux qu'il agace Mélenchon, et pas qu'à France 2. Voyez cet article du Figaro qui fait le point sur ses relations avec le PC.
Faut les comprendre les communistes ! Des années pour se débarrasser des oripeaux staliniens, juste pour les voir réapparaître sous les traits d'un ex trotskyste, qui prend, avec son Front de Gauche, le PC comme un soudard cosaque prenait une vierge polonaise, après la razzia. Tiens c'est bien au chantre du chanter mou à la voix pleine de glaise et de minces cailloux, qu'il faut laisser le dernier mot : "Est-ce que ce monde est sérieux ?".



Et on finira ce retour sur weekend, avec un hommage appuyé au petit poucet de la première division de football. Arles-Avignon, qui n'avait pas marqué le premier point durant les 8 (ou 9) premières journées de championnat, engrangeant autant de défaites qu'elle jouait de matchs, est désormais invaincue depuis 3 rencontres. Et surtout a, pour la première fois, réussi à remporter une victoire (face à Caen). Je me contrefiche un peu du football. Mais j'ai le tropisme habituel des français quand ils regardent le sport: l'œil de Chimène pour le sans grade. Et je ne suis pas le seul. Puisque cet "exploit des Arlois-Avignonnais" a débordé le cadre national, comme en témoigne cet papier trouvé sur ce site d'informations belge.

Je m'en vais quand même leur faire un petit reproche à nos amis d'outre-Quiévrain : tant qu'à parler des promus, des petits qui veulent grandir... pourquoi ce retentissant silence sur l'exceptionnel exploit de l'Atlantique Stade Rochelais qui a terrassé le champion de France en titre, Clermont-Ferrand ? Hein ?

Bon, allez saludo, amigos-gas !
Et je vous rappelle qu'il ne vous reste plus guère que 4 jours (à peine même) pour jouer à la seconde étape du WCOTBT (clôture, jeudi soir, minuit...)
Thierry
RYS