jeudi, mai 26, 2011

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#087)

Bonjour amigos-gas et tousses-tous.

Comme promis, il y a deux semaines puis repoussé la semaine suivante, voici donc l'heure du nouvel album de Kitty, Daisy and Lewis, le trio de gamins de la famille Durham. L'album judicieusement intitulé Smoking in Heaven ne sortira physiquement que lundi prochain, le 30 mai, mais par la grâce des maisons de bonne tenue, j'ai eu la possibilité depuis quelques semaines de le découvrir sous forme plus condensée électroniquement.

Qu'en dire ?

Pas facile.

Pas facile parce que j'entretiens avec les trois gamins une relation un brin ambiguë. Si je ne leur conteste pas la fraicheur et par suite le public nouveau qu'ils ont amené au rockab' récent (encore qu'il y a loin d'un buzz leur assurant passage à la Musicale à la fidélisation d'une clientèle sur le segment vintage du rock - à cet égard, je dois dire que je n'ai pas beaucoup recroisé dans les concerts de rockab' les jeunes gens qui étaient venus applaudir la dernière mode au Café de la Danse il y a un an et demi -), je suis pour le moins dubitatif sur leur qualité de musiciens, de chanteurs, n'ayant trouvé ni leur premier album, ni leur prestation scénique d'une facture excédant celle que l'on attend de bons élèves appliqués. Ce qui est très emmerdant quand, en même temps, les dits élèves on les aime bien car on sent leur potentiel. Potentiel qui, soit dit en passant, tient beaucoup à leurs jolies petites gueules d'angelots sardoniques et à une certaine morgue qui va bien avec la musique qu'ils défendent.

Bon, bref, pas facile. Et force est de constater qu'ils ne m'ont pas trop facilité la tâche avec Smoking in Heaven. Parce que franchement, qu'ils se soient enfermés dans la cave, la chambre ou la cuisine de Daddy pour trouver le son le plus vintage possible, ça ne nous fait pas une chronique de skeud. Disons que ça peut servir à ceux qui écrivent en repompant les dossiers de presse, et mettent un peu de gras autour de leur absence d'idées directrices sur la ziq' qu'ils écoutent, mais à part ça !!!??? Je pourrais aussi insister sur le fait que, peut être en réponse à certaines critiques adressées au premier album, ce second ne contient que des compos originales. Mais, à nouveau on s'en fout un peu.

Alors, disons plutôt que le bât blesse en ce sens que Smoking in Heaven, en cherchant à taper dans toutes les directions (on attaque par du rock steady, on prolonge avec un rockab' classique, on enchaîne sur du jive, on passe au funk -si, si j'vous assure, du funk -, on enquille du hillbilly, le tout jusqu'à clore sur un instru bluesy qui donne son titre à l'album) risque fort de n'en emprunter aucune. Et qu'à nouveau, si la fratrie fait preuve de son éclectisme musical et de son ouverture d'esprit (excellente chose en ces temps de fanatismes en tous genre), la marque qu'elle laisse avec Smoking in Heaven s'apparente plus à celles que creusent avec un surin les cancres sur les tables des classes qu'au sillon d'une charrue qui annonce une future germination... Bref, que tout ça est bel est bon, mais un peu stérile.

Dommage ! Twice !

Cela étant je vous laisse tout de même avec un titre (plutôt bon d'ailleurs) afin que vous vous fassiez une idée même parcellaire. Et je va me fendre d'un contrepoint au Meeting de l'excellent Thomas Sinaeve, sur Interlignage très prochainement.


Kitty, Daisy and Lewis - I'm Coming Home (rien à voir, donc, avec le titre de Johnny Horton)

Voilà, à plus !
Thierry
RYS

1 commentaires:

d. bohn a dit…

Bonjour, Je suis en provenance du Brésil, comme votre blog.
ma visite.

http://euachoqueusimplesmentenaosei.blogspot.com/