jeudi, juin 09, 2011

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#089)

Bonjour tousses-tous !

Avant que d'entamer la dernière ligne droite, du 91ème au 100ème et dernier numéro de cette série vintage amplement consacrée au rock'n'roll vintage, au rockabilly, mais aussi à la country, au hillbilly, au rythm and blues... et que nous avons appelée, pour des raisons qui m'échappent encore, "C'est jeudi, on va manger avec Annie Fratellini", offrons nous encore un ou deux jeudi à la gloire des méconnus, des oubliés, des moins chanceux... des moins talentueux aussi parfois... avant que de focaliser la dernière dizaine de posts sur les grands noms de cette musique, grands noms dont on a finalement assez peu parlé...
Juste un exemple, je ne crois pas qu'un seul billet ait été écrit en l'honneur de Gene Vincent (bon je ne suis pas sûr à 100%, je vérifierai, mais il me semble bien que ce que j'avance est vrai !). Ce qui, soit est énorme, soit constitue la preuve de la volonté d'ancrer ces billets hebdomadaires sur la partie cachée de cette immense iceberg qu'est la country, le rockab', le rock'n'roll vintage ! Bon j'exagère un peu, Cash, Buddy Holly ou Eddie Cochran ont eu droit à des passages ici... Mais quand même.

Donc un des derniers numéros mettant en lumière (ou essayant de le faire), des underdogs de la chose.
En fait, les gamins choisis aujourd'hui sont tout de même un peu connus, mais soyons clairs, uniquement des aficionados définitifs du genre. En effet, Lawrencine et Lawrence, frères et soeurs Collins (décidément les fratries...), plus communément appelés à rejoindre les scènes sous le nom de Collins Kids, ont eu, au moins dans leur pays, deux ou trois hits dignes de ce nom.

Il faut savoir que leur cœur de cible était le public des gosses (mais des vrais gosses, des gamins, des bébés, pas des kids, fantasmés quand on aime le R'n'R). Ce qui peut se comprendre dans la mesure où les Collins Kids avaient 10-12 au moment où sortaient leurs premiers titres. Onomatopées moyennes, entrain de bon aloi dans une Amérique profondément conservatrice, gaité... Oui tout était en place pour qu'on fit de ces gosses de simples singes savants, à la Fabian en plus jeune. Des sortes d'ancêtres des tristounets Billy et autres Forbans.

Oui, mais voilà. S'ils ne resteront comme le duo majeur de toute l'histoire du rock, ces jeunes gens n'avaient rien à voir avec les ersatz vaguement gominés à l'eau minérale évoqués quelques lignes plus haut. Pas Burnette, ni Johnny Kidd, encore moins le Killer ou la Queen or Rock'n'Roll. Mais pas non plus les Vagabonds.

Du reste, une page dans le Rockabilly Hall of Fame ne s'acquiert pas sur la seule foi d'une coupe de cheveu, d'un stetson ou d'un blouson de teddy boy. Il y faut autre chose. Un talent de songwriter, par exemple, comme l'avait Larry (Lawrence). Le charme de l'innocence, aussi. La vraie, pas celle qu'on essaie de nous vendre à coup de nostalgie calibrée pour laisser passer les espaces de pub.


The Collins Kids - Hoy Hoy.

En cadeau supplémentaire (qui ne me coûte rien cela étant) une vidéo pour vous faire une idée de la fratrie :




Allez, à plus
Thierry
RYS


PS : nota, ne vous reste qu'aujourd'hui et demain pour jouer à la 9ème et avant-dernière étape du WCOTBT !

2 commentaires:

d. bohn a dit…

Olá!

Bonjour!

Não conhecia esta banda...muito legal.

The Civil Servant a dit…

Olà Amigo
Que tal ? (dsl je parle pas le portugais - brésilien).
Happy that you discovered this band !