lundi, janvier 31, 2011

Quelques conneries de fin de week-end !

Ce qui n'est pas exactement un "Retour vers le weekend", ex chronique du samedi-dimanche, empreinte d'un sérieux de bon aloi sur ce blog (le sérieux qui prévaut ici en toute occasion, du reste), mais bien le recensement de quelques conneries dénichées sur le net, pas nécessairement ce weekend d'ailleurs, et qui devraient vous permettre d'entamer la nouvelle semaine de moins méchante humeur qu'un lundi habituel.


Bon alors, qu'allons nous mettre sous la dent ?
Des conneries !
Mais véridiques !
Toutes !
Ce qui fait un peu peu du reste !


Comme par exemple, ce monsieur qui a décidé ne pas voyager avec sa légitime épouse, mais qui pour autant ne la trompe pas vraiment. Puisqu'il voyage avec une poupée (pas gonflable, non une vraie poupée de 40 kg).
Bon, dérangé ?
Certainement un peu original, mais gentiment quoi ! Enfin, cela étant, allez jusqu'à offrir un saut en parachute à la poupée, c'est curieux... et dépenser 1 400 euros de lingerie, c'est même un peu chelou !
Bon allez, quoi qu'il en soit nous lui dédions ceci !

Ah ! Autre chose, assez énorme aussi. Une voiture ne s'envoyant aux objets perdus, il y a toujours un espoir de la retrouver, même plusieurs années après qu'elle ait disparu. Tenez, voyez l'exemple de ce monsieur.
Bon, liquide ?
Hélas pour Mr Sanctuary (c'est son nom, absolument !), je crains bien que oui ! Et lui n'a pas l'excuse d'une éventuelle comparution devant un juge pour simuler (éventuellement) le gagatisme. Et bravo au parking qui s'assoit sur 10 000 euros de recettes perdues ! Recettes dont la voiture de Mr Sanctuary a été le refuge, l'église, la réserve,... en un mot, le sanctuaire !

Bon cela étant, la maladie n'est pas drôle (ce qui est je le reconnais une maxime d'un haut niveau de réflexion assimilable en cela aux paroles du philosophe : "Mourir c'est pas facile"). Et parfois, la maladie ça vous ruine les organisations les plus huilées. Tenez, lisez cette caca-tastrophique histoire de remplacements à l'éducation nationale dans le petit village de Montsalès.
Bon, chiant ?
Ah oui ! Incontestablement. Et nous dédierons donc aux enseignants, aux élèves et à leurs parents, un peu énervés, ceci.


Allez, on finit sur cette statistique qui à défaut de prouver la réussite de la loi Hadopi, renforcera ceux qui la défende (la loi, pas la statistique, oh... suivez putain !)...
Chez les 15-39 ans, 56% des hommes contre 42% des femmes interrogés avouent télécharger illégalement : les femmes sont elles plus légalistes... ou plus hypocrites ?
Et plus aucune distinction entre Paris et la province ! Oh putain, même dans l'Yonne ? Ça doit être pour télécharger du Hervé Vilard alors ! Ou des films sur Emile Louis, le second héros local, après l'immortel créateur de Capri c'est fini, Nous et Reviens !
Et ces pratiques ne varient pas selon le milieu social ! Diable même chez les riches ! Comme quoi, ça n'a peut être pas tant que ça à voir avec le prix des disques.... Oups, je vais recommencer à devenir sérieux là.
On a dit conneries de fin de weekend ! Pas revue de semaine, nom de Dieu ! Allez dédions aux télé-chargeurs ceci !


Bon allez atchao todos !
A plus
Thierry RYS

samedi, janvier 29, 2011

WCOTBT - Saison 3 Etape 5 - La Mi-Course !

Salut Séverine ! Si tu réapparais sur mon blog, c'est que c'est l'heure du World Contest of the Blind Test.

Et oui, déjà la mi-course de ce marathon musical et imagé, puisque arrive aujourd'hui la CINQUIÈME étape de la TROISIÈME saison du WCOTBT !!

Alors, maintenant que nous avons déjà joué 4 fois, je pense que tout le monde sait que nous jouons pour TROIS Classements, le général, celui sur la partie "sons" et celui, diablement disputé pour le moment, sur la partie "images".

Car en effet, les épreuves se répartissent entre "Sons" et "Images". Et, ce, comme suit :

Pour les "Sons"' :

- un classique blind test "pop rock" avec 6 extraits, et comme d'habitude, deux points par extrait (un pour le morceau, un pour le groupe ou l'artiste), pour donc un total de DOUZE (12) points ;
- deux "bouses" à reconnaître, avec le même comptage de points que pour le "pop-rock", ce qui nous fait donc QUATRE (4) points à prendre ;
- l'extrait cinéma : écoutez un court dialogue, sur la base duquel, il conviendra de reconnaître le film dont il est extrait. Facile, à mon avis et tout de même TROIS (3) points à prendre.
Soit pour les épreuves "sons", un total de DIX-NEUF (19) points.

Et pour les "Images" :

- l'épreuve "eyes without a face", où vous devrez reconnaître DEUX (2) personnages célèbres, masculins ou féminins, acteurs ou actrices, rockers ou rockeuses, sportifs, sportives, hommes ou femmes politiques, etc ou etc. TROIS (3) points par bonne réponse, soit un total de SIX (6) ;
- et enfin, l'épreuve "pochette", où d'un petit bout découpé d'une pochette, il vous reviendra de reconnaître l'album en question, ainsi que le groupe ou l'artiste qui l'a commis, pour un total de CINQ (5) points.

Soit pour les épreuves "images", ONZE (11) points à récupérer.

Et au global, TRENTE (30) points par mois !

Ah, de mois en mois, je me répète, je me répète...
Bon, donc, c'est bon !?
So Let's Go !

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WCOTBT Saison 3 - Cinquième étape : Qui qui sera champion d'automne ?

- le blind test 6 titres "pop rock" à écouter et/ou télécharger ici : poprock-janvier

(Alors : et d'une, d'aucuns seront satisfaits car il y a un peu plus de paroles que d'habitude, mais attention, j'ai juste dit un peu, et de deux : vous devriez vous rendre compte, même sans trouver immédiatement les 6 titres, qu'il y a comme un fil rouge dans ce blind test ; ce qui pourra alors vous aider pour chercher les titres qui vous manqueraient éventuellement - le fil rouge ne sert qu'à ça d'ailleurs, le découvrir n'apportera pas de point bonus supplémentaire -)


- la bouse n°9 : idem en cet endroit : bouse 09 ;

- la bouse n°10 : allez donc là : bouse 10 ;

(Alors là, je le sais par avance il y en a qui récrimineront, estimant qu'il ne s'agit pas de bouses ; bon, ben je rétorque que je fais ce que je veux !)

- le court extrait d'un film à reconnaître est là : Cinéma05 (peut être un peu plus dur que d'habitude)



- Eyes Without a Face :

Eyes number 9



Eyes number 10 :



et, last but not least, un extrait de la Pochette number five (5 !):



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A vous de jouer, désormais !
Vous avez, comme d'hab., QUINZE (15) jours pour envoyer vos réponses par mail, à l'adresse habituelle, soit : civilservant@free.fr

Ce qui nous amène donc jusqu'au SAMEDI 12 FÉVRIER MINUIT, pour jouer !

And now, good luck, amigos-gas !
Thierry
RYS

PS : évidemment, pas de "Triolet pour la semaine passée", ce samedi, mais on retrouvera quelques conneries dénichées dans l'actualité que l'on mettra en ligne lundi matin. Et samedi prochain, on reprendra les (bonnes ?) habitudes.

jeudi, janvier 27, 2011

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#073)

Bonjour amigos-gas (y todos los otros-tras).

Un numéro un peu spécial de "C'est jeudi et j'ai mes bigoudis" aujourd'hui, car en aucun cas nous n'allons parler du passé. Tout au contraire, c'est de gens bien vivants, qui montent sur les planches pour un y mettre un feu purificateur, et qui maltraitent avec délice leurs instruments, dont nous allons causer aujourd'hui !

Un lieu, une date, une heure : triangle dont le barycentre verra converger toute cette vague du néo rockabilly français, vague bien vivante, en forme et pleine de volonté d'en découdre.

Le lieu : La Boule Noire, salle à dimension humaine et agréable sise sur les boulevards, à quelques encablures de Pigalle, juste à coté de La Cigale.

La date : Vendredi 28 janvier : c'est-à-dire, oui vous avez parfaitement lu : demain !

L'heure : à partir de 19h30 !


Après le vrai succès, tant populaire que musical du premier festival Rockers Kulture (fin juin de l'année dernière) qui accompagnait la première compilation du même nom, il était plus que logique que Tony Marlow et sa bande mettent sur pied son successeur.

Pour ce qui est de la compilation "Rockers Kulture - The French Rockabilly Scene Volume 2", c'est chose faite depuis quelques semaines. Vous pouvez vous procurer cet indispensable objet dans toutes les bonnes boutiques, et si vous voulez même être complètement sûrs de votre coup, chez le disquaire, associé au label où il est paru, Rock Paradise (Rue Duranton dans le 15ème).
Et quant au festival, et bien comme vous suivez avec attention, vous avez compris que c'est demain à La Boule Noire, et à partir de 19h30 que ça se passe.


Programmation riche et variée qui fera défiler sous nos yeux et pour le plaisir de nos oreilles et de tout notre système nerveux (car rien ne vaut un shoot de rock'n'roll, pour se remettre la tête en place), dans le désordre :

Les Spunyboys, groupe de mecs tout jeune, crée en 2006 dont vous pouvez voir une vidéo ici (et oui un contrebassiste chanteur, c'est pas si fréquent) ;

Les Hot Chickens, qui viennent d'une région qui a toujours été très fidèle au rock vintage, le Nord-Pas-de-Calais ; et hop, une vidéo pour eux aussi (ah tiens, encore un contrebassiste qui chante) ;

Hot Rhythm and Booze, au son plus garage (ce qui n'est pas pour nous déplaire), dont on peut aussi regarder une vidéo en captation live, comme on dit (ah, bon, là c'est le gratteux qui chante, quand même) ;

Jim and The Beans, rockabilly, où l'on aime les barbus et où officie le batteur de Ghost Highway (qui est un type remarquable, je le sais, je les ai interviewés Ghost Highway) ;

Jim and The Beans

Be Bop Creek, versé dans le honky tonk et la country comme dans le rock'n'roll, ici dans une reprise du classique obscur Have Myself A Ball ;

Cattle Call, qui pratique un hillbilly contry des plus réjouissant, et dont j'attends beaucoup personnellement (sur la base en tout cas de ce que j'ai entendu d'eux sur leur Myspace).

Cattle Call

Nico and the Rhythm Dudes, qui pourraient nous fournir un autre grand moment avec un calibrage plus noir et blues (notons que Thibaut Chopin que l'on trouve sur la première compilation Rockers Kulture, sous le nom de Tee Bo, a enregistré avec Nico Duportal, ce qui veut tout dire, non ?).
Jetez un œil :




Les anciens de Big Beat, Jezebel Rock, fort influencés à la fois par Buddy Holly et les Ventures, comme en témoigne cette "vidéo", un retour qui en tout cas me fait bien plaisir à moi ;

Les Megatons, dont le white rock, inspiré là aussi de surf (mais plutôt celui de Dick Dale), devrait secouer les fondations de La Boule Noire : tenez regardez !




Et pour boucler, la révélation de l'an dernier, Easy Lazy C and his Silvers Slippers, qui n'ont rien, eux non plus, contre l'idée de foutre un peu de garage dans le rock, et qui, en quelque sorte redoublent, puisque qu'ils assuraient déjà la première soirée Rockers Kulture:




Belle brochette, beau plateau, non ?
Comment ? J'aurais oublié quelqu'un ?
Hum... Oui, évidemment Tony Marlow aussi jouera. Mais est-il absolument nécessaire de le présenter ? Franchement ?!
Ah..., il se murmure qu'il pourrait bien se faire accompagner sur scène par une certaine Graziella... Mais, bon, moi, je dis ça, je ne dis rien, hein.

Bon, voilà, amigos-gas y otros-tras.
Moi, demain vendredi, je serai à La Boule Noire. A partir de 19h30. Essayez donc d'y faire un saut vous aussi (ok, les marseillais, les toulousains, et les bayonnais sont exemptés parce que ça leur fait un peu loin... les autres, nada !)
Allez, atchao
Thierry
RYS


PS d'importance : tant qu'à parler de rockabilly français (et évidemment de ce festival), je le fais aussi sur Interlignage.
Un Rockabilly Manifesto en deux parties.
La première a été mise en ligne hier : vous pouvez d'ores et déjà la lire.
La suite : c'est pour aujourd'hui (et voilà le lien pour aller lire).

PS non négligeable aussi : bien que samedi ne tombe pas un 28, mais un 29, c'est bel et bien samedi que la 5ème étape du WCOTBT sera mise en ligne.

Voilà... Bon, maintenant je me tais.

samedi, janvier 22, 2011

Triolet pour la semaine passée (#16)

Retour sur les cinq jours écoulés entre lundi et vendredi.
L'évènement majeur de ce quinquéjours (c'est joli ce nom, non?) a évidemment eu lieu mardi, avec la mise en ligne des résultats de la boucherie que fut la quatrième étape du WCOTBT. Mais, bon, on ne va pas abuser des bonnes choses, n'est-ce pas.

Alors qu'aura-t-on retenu de ces cinq jours ?
On retiendra un mot dont on ferait bien le mot de la semaine, on retiendra un insolite complètement débile comme je les aime et une photo de la semaine, qui accompagne ce qui aurait pu être la phrase de la semaine.

Allons-y

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Le mot de la semaine : est plagiat (ou copillage illégal sur le voisin qui veut pas, le pôvre)

Deux affaires pour le prix d'une. Touchant deux monstres sacrés chacun en leur domaine. Et qui l'un comme l'autre, ont sans doute comme principal défaut de durer un peu trop longtemps en s'accrochant à leurs prébendes comme moules à des rochers.

PPDA est le premier des deux. Il y eut déjà l'affaire Hemingway. Ce n'était certes pas brillant, mais hélas, le lien que je vous ai mis démontre combien ils sont à recourir aux nègres aux copillages des autres, au plagiat. La différence étant, toutefois, que si Loana ou Zinedine Zidane sortent une biographie, il suffit de les écouter parler pour se convaincre qu'en aucun cas ils ne l'auront écrite. Bien différent est le cas de notre chauve contrarié, qui lui se pique de littérature et se flatte d'être un auteur, un romancier. Bon ou mauvais, je n'en sais foutre rien, n'ayant rien lu de lui (ou de son nègre...). Alors qu'en fait...
Depuis cette affaire, voilà que l'ex vedette indéboulonable du 20 heures est à nouveau accusé de copier dans le dos du voisin. Et ce par son ex compagne. Put. Cherchez la femme... Décidément les trames ne changent pas, des thrillers des années 40 à nos jours. De Molière à PPDA (hum parallèle malséant pour le pensionnaire de la Comédie Française - mille excuses Jean-Baptiste, on t'embrasse bien sûr). Bon la dame outragée s'appelle Agathe Borne, et elle considère que PPDA les a lergement dépassées (... les bornes, ouaaarf, ce que suis drôle parfois).
Vrai, partiellement vrai... ? Je m'en contrefous. La multitude des casseroles trainées par PPDA depuis des années, de la fausse interview exclusive de Castro aux accusations de plagiat en écriture, devrait, dans toute république non bananière, suffire à le tenir durablement éloigné des plateaux télé, et des studios de radio. Mais ce ne sera pas le cas, car lui aussi a ses émissions, grâce auxquelles il tient ces confrères par la barbichette.

Ne t'enerve donc pas pour ça serait-on en droit de me dire. Après tout, à qui fait-il du mal ? Il ne tue personne.
Et bien, amigos-gas : outre qu'il fait du mal en trompant ses lecteurs sur la marchandise (mais ça passe encore), c''st surtout cet espace médiatique et autopromotionnel qu'il vole ainsi aux vrais romanciers qui pour la majeure partie ont quelque chose à dire, savent l'écrire et pour autant n'auront jamais voix au chapitre et vendront, c'est mécanique, quelques centaines d'ouvrage quand la vedette multicartes en fourguera quelques centaines de milliers.
Et là-dessus, les complices sont partout.

JH est le second. JH, dit Jauni A L'idée !
Encore que dans son cas... Au moins lui ne prétend-il à rien d'autre qu'être un interprète auquel les derniers auteurs en date et à la mode viennent vendre textes et musiques. Le lauréat du dernier album est M, le fils Chédid. La question est alors : M a-t-il fauché la chanson d'un groupe appelé Ziskakan, du nom de Madagascar ? (Zis... c'est le nom du groupe qi j'ai bien tout suivi...). Les arguments pour et contre sont sur cet article du Post.fr. Faites-vous votre opinion.

Mais il est toutefois clair que, même si je n'ai guère envie de défendre ce qu'est devenu Jauni aujourd'hui, dans le monde du rock pop et même de la variété, le plagiat, la resucée, l'emprunt, le détournement, l'adaptation... ont toujours été un moteur de la création. Nanker Phelge pourraient vous en dire plus long que moi sur le sujet.
Après, la critique sur la mobilisation indue d'heures de radio qui eussent été mieux utilisées à promouvoir quelques débutants de talents ou de brillants vieux chevaux de retour toujours en galère, cette critique elle ne diffère pas de celle qui vise le vol des plateaux par PPDA.


L'insolite de la semaine : est suffisamment débile pour me faire pouffer !

Et je pouffe en lisant ce genre de mésaventure survenue à un malheureux gendarme, il est vrai un peu con-con.
Être bourré, ma foi, ça peut arriver à tout le monde. Suivre une fille dans la rue même en essuyant ses refus, c'est possible. Surtout pour un gendarme, dont on sait depuis Brassens que par nature il est ballot.
Mais en arriver à se viander d'appartement quand on se décide à la suivre pour aller peloter une autre femme, qui plus est accompagnée... alors, là c'est un sacré cumul. La dame en question d'ailleurs avait laissé son appartement ouvert. J'imagine que si elle était coutumière du fait, plus d'un de ses amis avait déjà du la mettre en garde contre les rôdeurs, les voleurs, les violeurs, que sais-je encore... Mais contre les gendarmes, je gage que nul n'y aurait pensé. Même un gendarme bourré, nul n'y aurait pensé. Même un gendarme couché...


Et l'on finit avec l'image de la semaine : où une fois n'est pas coutume Sarkozy est drôle.

L'image en question, la voici :

A qui parle-t-il ? Pourquoi fait-il cette grimace ? Ses mains, qui semblent se positionner dans une attitude de défense bonhomme sont elles déjà en train de s'excuser de la connerie qu'il a dite, ou qu'il va dire ? Il a un quand même un coté Jean Lefebvre (non !! Pas Frédéric !!), sur ce cliché, non ?

Il faut dire que, même si la photo n'a peut être aucun rapport, elle est tirée de cet article où l'on nous relate le dernier lapsus du Président, confondant Alsace et Allemagne. Si la photo a un rapport avec la phrase, alors peut être comprendra-t-on mieux la tête renfrognée du paysan au look consanguin stupidement déguisé juste derrière, et qui a l'air tout prêt de sortir un bon "Casse-toi, pauv' con, si t'es pas capable de faire eul'différence entre un alsacien et un boche !"
En tout cas, je ne sais pas pourquoi Sarko a eu la langue qui a fourché, mais il est vrai que lorsque l'on voit l'air inspiré des deux tourlourous en costume local, et tout au fond la grue couronné d'un choux fleur à grande feuille (à moins qu'il ne s'agisse d'un chapeau à base d'oreilles d'éléphant), on a soudainement envie de passer la frontière pour quiter l'Alsace et envahir l'Allemagne.

Se rendant compte de son lapsus, le Président a dit " c'est là que vous voyez que j'ai raison de m'investir dans le chantier de la dépendance...". Oui. C'est amusant. Enfin, je trouve que ça ne manque pas d'à propos.
Oh ! Écoutez ! Pour une fois qu'il me fait sourire, je vais pas me priver...


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Allez, voilà, that's all !
Ce soir, si vous êtes parisien, viendez aux Combustibles : il y a Taï-Luc qui va pousser la chansonnette, juste accompagné de sa guitare et de Manu ex Wunderbach (à la guitare aussi). J'y serai. Et commencez aussi à réservez votre vendredi soir, pour la seconde édition de Rocker's Kulture à La Boule Noire, avec la crème du rockab' français (on en reparlera).
Thierry
RYS

jeudi, janvier 20, 2011

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#072)

Hello amigos-gas y otros-tras !

Déjà le soixante-douzième numéro de "C'est jeudi, tu r'tournes en Italie" ! Déjà ! L'immensité de la tâche qui est derrière moi m'affole ! La somme de connaissances expertes sur le rock'n'roll pionnier et ses dérivés et ascendants, que j'ai ainsi transmis à tous mes lecteurs transis et éternellement reconnaissant m'ébahit ! Je m'esbaubis tout seul face à cette montagne de rock'n'roll que je lègue ainsi à la planète ! De regarder ainsi en arrière et de mesurer l'amoncellement de culture que je ainsi semé m'enivre...
Et penser que j'ai encore 28 numéros à écrire, ça me saoule !
(Non je déconne... d'autant que j'ai de la matière).

Et si nous parlions revival pour une fois !? Et si nous quittions le territoire des années 40 et 50 où "C'est jeudi..." se cantonne la plupart du temps à une ou deux exceptions près. Oui revival. Pas celui qui est tout doucement en train de conquérir l'Europe, ça j'en ai déjà dit quelques mots et y reviendrai bientôt. Mais celui qui survint vers la fin des années 70 et trouva, avec les Stray Cats, son emblématique figure de proue derrière laquelle une palanquée de groupes tenta avec plus ou moins de succès de tracer son sillon. Mais avant les chats américains, il y avait de toute éternité des groupes en Angleterre, décidés à ne pas laisser s'éteindre la flamme Teddy Boy qui brûla fort des années 50 au milieu des sixties, flamme qui en rencontra une autre, qu'on nommait Mod, avec quelques dégâts collatéraux sur les plages de Brighton en 1964.

Dans cette fratrie des hommes affichant des favoris que n'auraient pas reniés les bourgeois de la 3ème République naissante, des hommes aux pompadours battant des records de longueur et défiant toutes les lois de la pesanteur, et aux tatouages vintage qui couvraient leurs avant-bras, aux habits edwardiens qui annonçaient le Glitter, Cavan Grogan fut incontestablement le maître. Avec ses Rhythm Rockers, et surnommé Crazy, il entretint le feu de sa voix inimitable, grasse et grave, à l'accent de son pays de Galles natal.

Définitivement fan du hillbilly boogie, inscrit de ce fait dans la version blanche du rockabilly, se référant très clairement à la culture Teddy Boy (née en Angleterre avant même l'arrivée du rock'n'roll), Crazy Cavan eut évidemment ce léger parfum de soufre qui collait aux creepers des Teds. Et pourtant s'il en fut un qui ne mélangea pas folklore et connerie, et qui en internationalisant le mouvement lui fit perdre ce que son britannisme avait de plus lourd pour gagner ce que toutes les cultures rock'n'roll vintage pouvait lui apporter, c'est bien Cavan Grogan.

L'homme doit avoir aujourd'hui plus de 65 ans. Il continue toujours avec son gang à écumer chaque scène qui voudra bien de lui. Il a évidemment un site internet (on peut être nostalgique du rock'n'roll originel tout en étant dans son époque).
Sans doute le sait-il : il est depuis déjà un bon moment entré de plain pied (et de son vivant) dans l'histoire de la musique moderne de Grande-Bretagne (à l'égal d'un Paul Weller ou d'un Ray Davies, mentors d'autres sous cultures rock anglaises) ; il aura aussi sa place au panthéon mondial des rockers vintage. Même si c'est une place modeste dans l'histoire du rock'n'roll, il l'aura car il en aura bien mérité.


Crazy Cavan and The Rhythm Rockers - She's The One to Blame (1975).


Allez, amigos-gas, à plus !
Ah, et tant que je vous tiens, autant commencer d'ores et déjà à faire promo pour la seconde édition du Festival Rocker's Kultur qui se tiendra le vendredi 28 janvier à La Boule Noire. Deuxième rasade de ce que la France produit de mieux en matière de rockab'. Venez jeter un œil et poser une oreille.
Thierry
RYS

mardi, janvier 18, 2011

WCOTBT - Saison 3 Etape 4 - Les Soluces et les Résultats

Et revoici Séverine, la jeune femme aux yeux bandés qui annonce que le billet d'aujourd'hui va traiter du WCOTBT. Comme, il y a quinze jours, Séverine mettait en ligne la 4ème étape du jeu, il est d'une imparable logique que deux semaines plus tard, elle bande ses yeux pour mieux vous en offrir les soluces et les résultats.

Après un très beau sursaut lors de l'étape de novembre, nous pensions que les scores allaient durablement être orientés à la hausse, ah ! mais c'était sans compter sur les souffrances que vous infligent mes images. Et donc, retour à une épreuve assez terrible, dans laquelle prendre les 15 points de la moyenne a déjà constitué un excellent résultat.

Très franchement, je n'aurais pas pensé que ce fut si dur (hormis pour les eyes n°8 qui étaient un vrai piège). Mais, si sur les sons vous fûtes dans la moyenne habituelle, il n'en fut pas de même des images qui ont débouché sur une véritable boucherie. Alors, au total, avec 13,29 de moyenne, ce n'est pas extraordinaire (c'est même le plus bas score des 4 premières épreuves), mais il faut reconnaître que le 2,29 de moyenne sur les images vous a carrément plombé.

Et encore une fois, merci et félicitations à tous ceux qui sont venus jouer, notamment à ceux et celles (et oui, au fond surtout eux et elles) qui ne sont venus récupérer qu'une petite dizaine de points.
Comme je le disais le mois dernier, faites-vous plaisir, il n'y a que ça qui compte. Et, comme il reste encore 6 étapes jusqu'en juin... bien des choses peuvent encore bouger dans les trois classements.

Vous fûtes 17 à jouer ce mois-ci (et nous accueillons une nouvelle concurrente ainsi qu'un ex habitué, en outre). Mes remerciements habituels aux retardataires qui ne le sont pas moins (habituels, bien sûr...), grâce auquel le suspense reste entier jusqu'à ce que je finisse à des heures qui n'ont pas de nom, mon décompte de points ^^ (je déconne, quand on dit que vous avez jusqu'à minuit, c'est que vous avez jusqu'à minuit... bon, mais n'en abusez pas, quand même) !

Bilan de la quatrième levée : Stéphane Mus Foulon frappe un grand coup et creuse un bel écart au général. Pendant ce temps, Ronnie Ocean, toujours fâché avec les visuels, se positionne parfaitement sur la partie "sons", tandis que pour la partie "images", c'est super regroupé !


And Now The Soluces !

(à chaque fois, entre parenthèses, le score moyen obtenu, sur 2, 3 ou 5 points possibles)

A- LES SONS :


1 - Le pop-rock :


Nick Cave - Into My Arms (1,24) ;
Miossec - Salut les Amoureux (reprise de Joe Dassin) (1,35) ;
Johnny Cash - Orange Blossom Special (1,29) ;
Bauhaus - The Passion of Lovers (0,82) ;
The Cardigans - My Favorite Game (1,65) ;
Avi Buffalo - Remember Last Nite (0,12).

Oui, je sais c'est super chien de ma part de mettre Avi Buffalo dans un blind test alors que c'est un rien pointu et surtout méga récent. Je sais. Mais bon, j'ai aussi mis les Cardigans, sur lesquels je savais que vous ne prendriez pas une veste (ouaarff). Et puis, il y avait en quelque sorte bonus pour ceux qui avaient pris la peine de se taper mes 3 billets (faux) bilan de 2010Orange Blossom et Avi Buffalo étaient cités. Hé, hé...

2- Les Bouses : du très lourd vous avais-je dit !

La bouse 7 : Jean-Jacques (du pain sur le balcon-con-con) Goldman - La Vie par Procuration (1,35) ;

La bouse 8 : Grand Corps (et le cerveau aussi) Malade - Les Voyages en Train (1,06).

Et non, vous n'allez pas y couper :



Terrifiant, n'est-ce-pas !?





Oui, oui, c'est quasiment encore pire...


3- Le Film :

Didier (2,12 sur 3 points possibles) : et je vous avais même aidé en vous expliquant que je n'étais pas chien sur ce coup...

Bon au total, pour les sons, une moyenne de 11,00 points sur 19 possibles.




B- LES IMAGES :

1- Eyes Without a Face : allez, les photos d'origine (histoire de vous faire râler... et vous allez râler !!!!). Cette fois, les scores entre parenthèses sont sur 3 possibles.

Eyes 1 :

Alors, soyons, clair, à l'un d'entre vous qui (ayant trouvé du reste les deux paires d'yeux) me demanda quel rapport il y avait avec la zique (et dans le cas où d'autres se poseraient une question identique) : la réponse est aucun ! Les eyes, c'est juste des gens célèbres (du reste, De Gaulle, il y a deux mois, n'avait lui aussi qu'un rapport assez éloigné avec le rock ou la pop).
Donc : Faye Dunaway (1,31).

Eyes 2 :


Le piège parfait. François Mitterrand, homme connu s'il en est, mais là c'est quand il était jeune... A l'époque où dit-on, il fraya avec un Maréchal qui termina sa carrière en eau de boudin à l'île d'Yeu.
François Mitterrand donc (0,19)... ah, ben oui, un piège, tout de suite ça fait mal....


2- La Pochette : Là je suis franchement très surpris parce qu'il s'agit d'un des disques les plus célèbres (j'ai pas dit l'un des meilleurs) de l'histoire du rock. Et vous avez galéré au maximum dessus... Curieux !

Et oui : Machine Head de Deep Purple (0,94 sur 5 points possibles). Le mois prochain, à nouveau une pochette célèbre de l'histoire de la pop et du rock. Mais moins que celle-ci. Et donc, j'en conclue que vous ferez mieux....

Bon au total, pour les images, une moyenne de 2,29 points sur 11 possibles
(une boucherie vous dis-je !).


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CLASSEMENTS de l'Étape :

Au général :

1) Stéphane Mus Foulon : 25 points ;
2) Ronnie Ocean et Arbobo : 18 points ;
4) Pyrox le Hargneu et Diane Cairn : 15 points ;
6) J-P de Next : 14 points ;
7) Guic' The Old, Jérome G., Daniel de Next et Oeuréka : 13 points ;
11) La bUze, El Klak et Sandrine Thebaut : 12 points ;
14) Sonic Eric : 11 points ;
15) Stoni : 10 points ;
16) Dragibus et Fabrice Guillet : 6 points ;

Bravo à tous, l'essentiel étant de jouer.


Les "Sons" :
Pop-Rock + Bouses + Cinéma :

1) Ronnie Ocean : 18 points (carton quasi plein à nouveau ! mais à nouveau aussi, un carton bien vide sur les images..

2) Stéphane Mus Foulon : 17 points ;

3) Pyrox le Hargneu et Diane Cairn : 15 points ;

5) Guic' The Old et Jérome G. : 13 points...

etc.


"Images" : Eyes Without a Face + Pochette :

1) Oeuréka et Stéphane Mus Foulon : 8 points ;
3) Arbobo : 6 points ;
4) El Klak : 5 points ;
5) Stoni, Daniel de Next, J-P de Next et Sonic Eric : 3 points
et les autres.... ahem... cherche ! Fanny au bar !.



Classements - Cumul après QUATRE (4) étapes :


Au général :

1) Stéphane Mus Foulon : 101 points ;
2) Guic' The Old et Arbobo : 79 points ;
4) Ronnie Ocean : 72 points ;
5) J-P de Next : 69,5 points ;
6) Sonic Eric : 64 points ;
7) Jérome G. : 60 points ;
8) Dragibus : 55 points ;
9) El Klak : 54 points ;
10) Coolbeans : 51 points ;
11) Daniel de Next : 50,5 points ;
12) Diane Cairn : 50 points ;
13) La bUze : 42 points ;
14) Pyrox le Hargneu : 34 points ;
15) Stoni : 31 points ;
16) Stéphane Ska : 26 points ;
17) RegUs PatOff : 25 points
18) Yosémite et Fabrice Guillet : 19 points ;
20) Johnford (aka Pierre) et Jen : 17 points
22) Oeuréka et Thanu : 13 points ;
24) Sandrine Thébaut : 12 points ;
25) Boebis : 9 points ;
26) Laurent Mouetron: 7 points.

Les "Sons" : Pop-Rock + Bouses + Cinéma :

1) Ronnie Ocean : 67 points ;
2) Stéphane Mus Foulon : 66 points ;
3) Arbobo : 55 points;
4) Guic' the Old : 54 points ;
5) Jérome G. : 46 points ;
6) J-P de Next : 44 points ;
7) Sonic Eric : 41 points ;
8) Diane Cairn : 39 points ;
9) Dragibus : 38 points ;
10) Coolbeans et La bUze : 34 points
etc.

"Images" : Eyes Without a Face + Pochette :

1) Stéphane Mus Foulon : 35 points ;
2) J-P de Next : 25,5 points ;
3) Guic' The Old : 25 points ;
4) El Klak et Arbobo : 24 points ;
6) Sonic Eric : 23 points ;
7) Daniel de Next : 20,5 points ;
etc...


Alors, si ça s'arrêtait aujourd'hui, les trois vainqueurs seraient Stéphane Mus Foulon au général, Ronnie Ocean aux sons et, désormais, J-P de Next aux visuels. Mais alors les différences, surtout pour les "images" sont tellement faiblardes qu'autant dire que rien n'est fait, quand bien même S.M.F. (oui c'est moins long à écrire) et Ronnie ont pris une certaine avance, l'un au général, l'autre aux "sons".


Bon, ben c'était déjà la quatrième étape. Encore Six (6) jusqu'au final qui aura lieu en juin 2011.

La cinquième étape : Elle nous donnera le nom du Champion d'automne, comme on dit au foot ! On reprend les bonnes habitudes. Elle démarrera, donc, le Vendredi 28 Janvier et, vu qu'elle dure 15 jours, se clôturera le 11 Février à Minuit!

Be There !

A plus,
Thierry

RYS

samedi, janvier 15, 2011

Triolet pour la semaine passée (#15)

Bonjour et bon début de weekend à vous tous (ce qui m'amuse, c'est de penser à celui ou celle qui viendra ici dimanche soir et va se demander une seconde si je bois dès le matin,... avant de se souvenir que les blogs ne se réactualisent pas tout seul).

Retour du trépied de la semaine, désormais mondialement connu (surtout dans mon bureau, entre lit et télé) sous le nom très rochelais de "Triolet pour la semaine passée". Où il sera question cette fois-ci de phrase(s) de la semaine, de retour sur évènement et, une fois n'est pas coutume, de retour sur prospectives.

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La phrase de la semaine : est à mettre à l'actif (?) d'une multi-récidiviste.


Vous vous doutez évidemment que j'évoque notre bonne Dame des Deux Sèvres, la très sainte et très désintéressée Ségolène, ci-devant Présidente du Chabichou, des Charentes et du Poitou réunis. C'est en fait son interview intégrale qui aurait vocation à figurer au panthéon de ce modeste billet. Rien que des extraits tels que (parlant de François Mitterrand) "Je n'ai jamais oublié ses engagements. Même quand il était impopulaire, je les revendiquais". Ben voyons.
Mais nous retiendrons, comme tout le monde du reste, sa merveilleuse phrase où elle revendique l'héritage de Tonton par ce mot : "Depuis longtemps, au fond de moi, j'ai envie de succéder à François Mitterrand". Yes, l'héritage par la captation !
Vous voulez, madame, succéder à François Mitterrand. Excellente idée, ma foi. Présentez vous donc à la mairie de Chateau-Chinon !

Il est une seconde phrase, qui fut en bataille avec Ségolène pour remporter le titre de phrase de la semaine. La voici. Au fond, au delà de cette histoire de prénom qui se devraient nécessairement d'être chrétien (bonjour Acace, bonjour Aignan, bonjour Aldegonde... ben quoi ce sont des prénoms de saints, oh !), il est clair que le pape et la papesse vont bien ensemble.



Le retour sur évènement : met aussi en scène le pape.


C'est aussi une phrase. C'est encore le pape.
Qui en homme politique réactionnaire qu'il est, comme tous les hommes de dogmes du reste (je ne le séparerai pas des ulemas de base, pas plus que des stals médians), sait bien comment faire douter les peuples. Là en l'occurrence c'est à celui d'Espagne qu'il s'adresse. Oui cette Espagne qui s'est tant séparée de l'Église apostolique, romaine et obscurantiste, elle qui lui avait déroulée un tapis, rouge du sang républicain, de 1939 à 1975. Cette Espagne qui, à peine le cadavre du Franco refroidi, se jetait dans le stupre, la marijuana et l'acceptation des différences sexuelles. En un mot qui se mettait à privilégier la vie à la culture de mort de tous les enturbannés et ensoutanés du monde.
Faut que ça cesse, nom de Lui !

Alors, stop à ces maudits cours d'éducation sexuelle et ces diaboliques cours d'éducation civique, qui ne peuvent qu'être l'œuvre du Malin ! Voilà en quelques mots ce qu'il avait à vous dire le Très Saint Père Ratzinger, à vous espagnols qui vous égarez à penser que la vie vaut le coup d'être cueillie et vécue pour ce qu'elle vaut.

Les cours d'éducation sexuelle, comprenez-vous, espingoins de mes deux, ça ne doit être laissé qu'entre les mains des clercs, qui savent fort bien de quoi ils parlent. Demandez donc à quelques milliers d'irlandais, d'australiens ou d'états-uniens ce qu'ils en pensent ! Quant à l'éducation civique, écoutez moi bien bande d'ibère-bères : l'Etat n'a pas à se mêler de la conscience de ces petits êtres malléables que sont les enfants, surtout s'il s'agit de leur fourrer dans le crâne des idées aussi fumeuses que la démocratie. Le seul endoctrinement qui vaille est celui du catéchisme : au moins y enseigne-t-on que la Vierge a eu Jésus sans rapport sexuel... Et ça ça vous a une autre gueule que l'apprentissage des modes d'élections aux Cortès ! Vu ?

Au fond, ça ne fait absolument pas rire. Très bientôt les sorties anti darwinistes. Elles sont certainement déjà sous presse.



Un retour sur prospectives : où les savants font montre d'une autre clairvoyance que les soi-disant médiums.

Voilà, en fait c'est là, dans un article de Slate.fr, et comme écrit : "les idées avancées il y a soixante-dix ans par les scientifiques, frappent en général par leur pertinence".
Des exemples ?
Qu'on estime en 1931, que 80 ans plus tard, l'espérance de vie pourrait s'être allongée de plus de 10 ans, et atteindre les 70 ans, qu'on suppute que les maladies les plus mortelles pourraient être le cancer, où les troubles psychiques, ou que l'on pointe du doigt la course à l'hyper spécialisation des connaissances individuelles quand le champ de l'ensemble des cultures communes deviendra inaccessible par sa taille, autant de visions raisonnées et intelligemment développées qui montrent que, si le chemin de l'avenir n'est jamais certain, on peut tout de même en deviner la direction. Et sans aucun besoin d'astres, de lignes de la mains, de marc de café ou de boules de cristal.

Toutefois, on notera aussi que les réponses étaient fortement imprégnées d'un ethnocentrisme tout à fait de mode dans les premières décennies du siècle dernier. A aucun moment, ni les chimistes, ni les sociologues ne pensent réellement en termes global et n'envisagent les risques que feront peser sur la planète l'immense déséquilibre entre Nord et Sud dans la détention et la consommation des richesses.

Et si aujourd'hui, on posait la même question, il y a fort à parier que les réponses des petits enfants de ces grands cerveaux de 1931 seraient tout autant imprégnées de nos problématiques présentes. Fort à parier que les développements autour de l'avenir démographique et écologique de la Terre seraient centraux dans les réponses. Alors que, qui sait, en 2091, ces problèmes n'en seront peut être plus, laissant la place à d'autres, qu'aujourd'hui nous peinons à imaginer.


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Bon allez tout le monde, bon weekend.
Le dernier, je vous le rappelle pour envoyer vos réponses à la 4ème étape du WCOTBT !
Thierry
RYS

jeudi, janvier 13, 2011

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#071)

Rebonjour 'Migos-gas y 'tros !

Voilà 3 semaines que vous êtes sevrés de cette musique fifties que vous venez consommer avec grande régularité sur ce blog, tous les jeudis, dont on sait "qu'ils ne sont pas spaghetti". En effet, le dernier billet, consacré à l'immense Buddy Holly, date du 23 décembre. Une éternité. En ce temps là nous étions encore dans la première décennie du 21ème siècle, c'est vous dire.

Pour le premier "C'est jeudi, jette pas les confetti" de l'année, on va se ressourcer avec du rockabilly vintage extrêmement classique et particulièrement wild. Yes sir, du real wild rockabilly.

Une légende oubliée (pas des amateurs du genre évidemment mais du "grand public rock"), qui pourtant vers le début des années 70 fit l'objet d'un véritable culte de la part des amateurs de la musique qui nous réunit le jeudi. Et sombra dans l'oubli à nouveau jusqu'à sa mort en 1995 (à 58 ans).


Ce n'est pas que Johnny Carroll, puisque c'est de lui qu'il s'agit, fut une des grandes pointures de cette musique, ni, non plus qu'il contribua à en écrire quelques hymnes, puisque le plus gros de sa carrière se limita à quelques EP où il reprenait des titres, par d'autres écrits. Qu'il s'agisse de Trying To Get To You (écrit pas Rose Marie Mc Coy) et enregistré un an plus tôt par l'Elvis naissant dans les studios Sun, de Wild Wild Women, adaptation d'un titre de Ruth Brown, ou de celui que je vous propose aujourd'hui : Rock'n'Roll Ruby, popularisé par Warren Smith et surtout composé par Johnny Cash.

Non, en fait c'est surtout son abattage, sa voix et sa sauvagerie qui firent pour sa légende. En une sorte de Little Richard blanc et purement rockabilly, proche en cela d'un Billy Lee Riley, mais d'un Billy Lee Riley qui aurait eu le parfait visage du mauvais garçon. On trouve sur le Rockabilly Hall of Fame, une courte biographie du chanteur. Courte et entrecoupée chronologiquement de larges trous, à l'image de la carrière de Johnny Carroll.


Johnny Carroll - Rock'n'Roll Ruby.

Allez, atchao, migos-gas (y 'tros).
Ah, au fait buddy(e)s : il ne vous reste que QUATRE (4) jours pour envoyer ou compléter vos réponses à la quatrième manche du WCOTBT !
Don't Forget Your Duty !

Thierry
RYS

lundi, janvier 10, 2011

Lennon, la Page déchirée.

Il y a un peu plus d'un mois sonnaient les trente cloches de l'anniversaire de la descente en flammes de Lennon, au pied de son Dakota Hôtel.

Le Webzine Interlignage, auquel je contribue (un peu), décida de demander à tout ceux qui voulaient bien s'y coller, de dépeindre "leur" Lennon, en cette date anniversaire. Nous fumes cinq à nous y coller, chacun avec son style, son approche, son histoire. Un mois après, je mets en ligne, chez moi, le texte que je rédigeai pour l'occasion.


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Ce matin là, je m’étais réveillé cotonneux ; mal diffus, en point du jour, mal en point. Sans doute une sortie de corps dont le retour avait été négocié comme un virage sanglant. Cette putain d’huile qui circulait sur le campus était merdique en fait. Pire encore, quand on la mélangeait aux herbes que des chevelus faisaient grandir sous les lampes, et revendaient à la chuchotée, le soir, au long des bars, près de la gare. M’avait déjà rendue salement blême quelques semaines avant, le cœur au bord de l’explosion nucléaire, le souffle aux abonnés absents, paniqué au point de me coller habillé sous une douche froide pour arriver à noyer stupeurs et tremblements qui me submergeaient. Jambes brisées et un singe sur la nuque (…et les dents qui cognent, le genre de cicatrices… Asphalt Jungle baby… oui, oui, ceux qui connaissent la chanson souriront volontiers de cet erzatz d’OD).

Le réveil avait ouvert sur Europe 1, où Collaro officiait le matin. Oui, Europe 1. Nous étions alors à la fin de la première année de la nouvelle décennie. Mais il faudrait attendre encore quelques mois pour que, et lâchons nous pour une allitération, le chauve chuinteur de Chamalières en ses châteaux ne soit chassé, par un peuple qui crût naïvement que Mitterrand allait « changer la vie ». Il changea tout de même quelques petits trucs de ci de là, Tonton. Comme la liberté de créer des radios sur la bande FM. Mais ce matin là, au début de décembre 1980, la modulation de fréquence restait encore un domaine réservé aux CB des flics.

Qu’on entendit en suivant Imagine, Woman et (Just Like) Starting Over, dans la brume où j’étais, me surprit mais ne me mit pas plus la puce à l’oreille que ça. Pourtant chez Collaro… Trois Karen Cheryl, certes… Trois Lennon, la probabilité que ce ne fut pas pour un hommage posthume était minime. Bingo ! L’ex-Beatles s’était fait fumer par Mark Chapman devant son Dakota Hôtel, et avait rendu l’âme dans les bras de Yoko.

lennon-john

Dire que ce me fut indifférent serait exagéré. L’idée qu’un type de 40 ans venait de se faire dessouder, parce qu’il s’était trouvé sur le chemin d’un psychopathe, était certainement encore trop neuve pour moi. Dire que je versai une larme ou ne pus me lever prendre un café-calmant, pour me débarrasser de cette merde qui me gélifiait les artères, le serait tout autant.

Allons ! Lennon. À dix-neuf ans. Fin 1980. Le « No Elvis, Beatles or Rolling Stones » avait déjà trois ans. Il n’avait donc que trois ans. Alors Lennon… Qui triomphait, en plus, avec l’album du come-back, ce Double Fantasy que nous ne voulions même pas entendre, avec son immonde single Woman, assez putassier pour faire danser dans les soirées de Monsieur Durand (entre le dernier Balavoine et le nouveau F.R. David). Encore qu’il trouvait plus grâce à nos yeux, mal dessillés, que Mac Cartney, ce marquis en livrée, faiseur de pop léchée et amoureux de sa femme, bourgeois définitivement rangé des Star Club. Même si la vérité nous obligeait à concéder que l’ex-bassiste des Beatles était encore capable de se faire serrer aux douanes nippones avec de la came dans ses valises. Mais bordel, ils l’eussent conservé, au pays du Soleil Levant, à se passer en boucle son Mulls of Kintyre, qu’on n’en eut pas été plus mortifié que ça. Lennon, au moins, portait le cuir cinq ans plus tôt en un album hommage aux pionniers (dont force est de constater qu’il prit un foutu coup de vieux, à peine les Stray Cats se réunirent-ils dans leur garage). Au moins conservait-il encore sa morgue d’adolescent, l’arrogance du jeune branleur qui enjoignit la Reine de secouer sa pacotille, et parfaisait son calme mépris de tout ce qui n’était pas lui.

Mais, au delà de ces reliques, il restait, malgré tout, le symbole d’un monde honni, en putréfaction, d’années que nous voulions disparues à jamais, ou plus exactement d’une musique dominant ces années, que nous voulions enfouie dans les poubelles de l’histoire du rock’n'roll. Le symbole d’années de plume dont on ne vénérait que les perdants (Reed, Iggy ou Bolan), à la notable exception de Neil Young. Lennon, pour nous, c’était d’abord le pianiste avachi de la ritournelle la plus bête qui se fut écrite, l’égérie masculine des bed-in pacifistes, le bêlant de Give Peace A Chance, une synthèse des errements de nos aînés, que nous ne pouvions que mépriser, quand les boat people vietnamiens débarquaient par palettes entières, laissant derrière eux le paradis rouge.

Alors oui, le départ de Lennon me laissa indifférent, même si sa mort sordide sur un carré de trottoir, dans la froidure d’une soirée d’hiver, me toucha.

Lennon-Rock-And-Roll

Je n’ai jamais acheté de disques de Lennon, jusqu’à très récemment. On me les a enregistrés. Petit à petit. Je pense que les cassettes n’ont pas supporté le passage des années et les déménagements auxquels je les ai confrontées. C’est un désagrément qu’avait l’époque. Vos téléchargements illicites vivront aussi longtemps que les électrons qui les soutiennent. Nos cassettes meurent l’une après l’autre.

Il faut toujours un passeur pour grandir. Qu’importe qui il ou elle fut, je n’en ai plus souvenir. En revanche, je garde intact mon premier contact avec l’album Imagine et, derrière la scie ridicule, les brulots qu’étaient How Do You Sleep ou Gimme Some Truth. Comme avec le Working Class Hero, en version originale, puisque Marianne Faithfull l’avait déjà merveilleusement recrée en 79 sur son Broken English, ou God, ou Mother de Plastic Ono Band.

Progressivement se dessinait, enfin !, l’image d’un homme autrement complexe qu’un vague hippie, recyclé du premier groupe pop du Monde. Progressivement, je décidai de me colleter, enfin !, à l’histoire du prolo de Liverpool, au-delà des habituels clichés sur ses rivalités avec l’autre génie des Fab Four, et le rôle supposé délétère de la prétendue harpie d’extrême orient. A en frôler les fêlures, à déceler les brisures, à soulever le masque politique pour que m’apparaisse le visage de Janus. A, enfin !, admettre que cet homme avait 20 ans de plus que moi, que si ces combats ne furent pas les miens, ils furent ceux de son âge, que s’ils furent vains, jamais Lennon ne tricha avec. Que si Chapman, le pistolero dramatique, était schizo, John ne l’était pas moins, tiraillé entre son extraction populaire et sa volonté de s’en élever, fut-ce au moyen de l’arty show de Yoko, déchiré entre Elvis qu’il singeait sans vergogne sur les premières photos que l’on a récupérées de lui, et Brecht, Sartre, Burroughs, cette culture à laquelle il n’avait pas eu accès. Écartelé entre son atavisme de gamin anglais des faubourgs liverpuldiens, bercé au skiffle, puis au rock’n'roll, et sa volonté sincère de s’élever au-dessus de cette condition. Un pied définitivement ancré dans la glaise des provinces et la brique des villes d’Albion, l’autre installé dans la hype new yorkaise. On a assez dit comment, plus que Cynthia sa première épouse, c’est sa vie rangée de crouteux provincial qu’il quitta, pour Yoko et ses promesses d’un autre monde.

Bon…

Je ne vais pas vous passer en revue la discographie complète du bonhomme, avec ses forces et ses faiblesses. Vous la connaissez mieux que moi. Mais il est un disque que je ne peux éluder. Oui, il va bien falloir en passer par là. Par cet album que nous maudissions et qui est finalement, aujourd’hui, le seul qui soit physiquement et vynyliquement en ma légitime possession. Son dernier. Celui dont la couverture n’est qu’un immense baiser, dont nul ne pouvait imaginer, lorsqu’elle apparut dans les bacs, que c’était le baiser de la mort.

Lennon_doublefantasy

Le temps qui m’aura été nécessaire pour m’en approcher à nouveau, fut au bout du compte interminable. Mais c’était sans doute le délai nécessaire pour que je compris, enfin !, que Double Fantasy était son retour à la Motown, son come back à Spector, son soleil levant vers une nouvelle phase : celle du musicien pop enfin serein. Qu’en cette automne 1980, Lennon venait de tourner une page, novatrice, prometteuse, inédite, une page que Mark Chapman, dans son délire monomaniaque, déchira le 8 décembre. Définitivement.

Les Beatles ? Ouais, une autre histoire. Mais il était mieux de n’en pas parler. Après tout, peut-on rendre plus bel hommage à Lennon que de n’en pas parler ?

Vous me suivez…

Non ?

Lennon, n’est-ce-pas, aussi, et même d’abord, une carrière solo ?


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Mise en ligne sur Interlignage, le 8 décembre 2010.

Allez, atchao,
Thierry
RYS

samedi, janvier 08, 2011

Triolet pour la semaine passée (#14)

Hello Amigos-gas y otros !

Savez-vous que ce blog fête (aujourd'hui peut être, ou alors demain) son cinquième anniversaire. Et oui !
Alors certes, je ne rivaliserai pas avec ce vieux KMS, doyen d'entre nous tous, qui affiche près de 50 années de bloging au compteur (oui le vieux misanthrope bonhomme débuta sur un ENIAC, il lui fallait, dit-on, près de trois mois pour composer un billet de 15 lignes, puis il enchaîna sur l'UNIVAC I, ce qui lui permit d'abandonner les cartes perforées et découvrit plus tard le comble de la modernité avec l'acquisition de machines à microprocesseur qu'il était capable de programmer en Cobol, Fortran et autre Turbo Pascal (sa vie changea du reste lorsqu'on lui enseigna au fin fond d'une vallée perdue de l'Arizona le langage C++ tout en lui faisant avaler des curieux champignons ; c'est à partir de ce moment là qu'il fut capable de reconstituer des photos de femmes nues fumant des cigarettes, dont il adore toujours agrémenter ses billets), et de tout ça notre Alceste au cœur d'arty show se souvient, oui, il s'en souvient !).
Mais bon, cinq déjà. C'est l'âge de la sérénité, de la maturité... ouh là qu'est-ce qui me prend, on dirait du Bruel.

Bon allez, foin de conneries, en route pour un nouveau Triolet pour la semaine passée, le premier de l'année 2011. Qui mixera phrase de la semaine (plus mot que phrase, du reste), retour sur évènements (multiples regroupées en un seul) et la vidéo (connerie) de la semaine.

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La phrase de la semaine : est d'abord un mot, largement et souvent mal commenté.

Déverrouillez, mais déverrouillez, nom de Dieu !!!

Nous la devons et nous le devons (et c'était encore le weekend post Saint Sylvestre, ce qui ouvre des pistes de nature éthylo-festive pour expliquer les raisons de cette saillie), au sémillant maire-député de la charmante ville d'Evry (qui manque un peu de White, de Blancos...), mais pas de culot puisque il est aussi le candidat autoproclamé de la droite du PS (ce qui ne doit plus être très loin de la gauche du FN) aux élections préliminaires.
Car l'homme, qui est plutôt bô gosse, sait plus que quiconque qu'en politique comme en amour, seuls comptent vraiment les préliminaires. Bon, bref c'est le gonze qui va aux primaires en se taillant un chemin par la droite.

Alors, tant qu'à creuser le sillon, autant le faire pour de bon !
La phrase "il faut déverrouiller les 35 heures". Mais le mot qui compte c'est ce sublime "déverrouiller", qui vous a un coté ouvrier du bâtiment qui passe son Frameto Rubson comme un forcené que cette affreuse serrure (somme toute c'est normal, n'oublions que Valls est espagnol d'origine... pardon, ah ! dans la bâtiment ce sont plutôt des portugais, ah ! milles excuses alors... pardon, je franchis la ligne en assignant des rôles stéréotypés à des peuples ? Ah, sans doute, mais l'exemple vient de haut et monsieur Valls et sa sortie balado-brocantesque d'il y a un an serait bien mal placé pour me faire la leçon s'il venait à lire ces lignes, ... sorry, mais il plaisantait et ça ne portait pas à conséquences... ben plus un alors, moi itou !).

Bon, chitte ! Ou en étais-je ?

Ah. Déverrouiller !
Que ne ferait-on désormais pour exister en politique ? Comment Manuel (putain même le prénom ramène aux métiers... manuels, ah désolé j'y peux vraiment rien), comment Manuel, donc, va-t-il s'y prendre pour exister la prochaine fois. Contre quel archaïsme hérité des mitterrando-jospino-aubro-crypto-marxistes va-t-il lever son dresser son bidon de décapant ? Je lui proposerais bien la 5ème semaine de congés payés, dont l'immense majorité des économistes s'accorde pour dire qu'elle ne créa aucun emploi et constitue un véritable boulet pour la compétitivité de nos entreprises. Ou s'il cherche un champ plus porteur, il pourrait proposer que l'on ose enfin déverrouiller ce frein à la liberté de s'enrichir et auquel aucun gouvernement par lâcheté velléitaire n'a osé s'attaquer que constitue l'impôt sur la fortune (pour l'impôt sur le revenu, je lui conseille d'attendre un peu).

Bon, personnellement, je me contrefous des avis de Valls sur ces sujets (n'en ayant pas moi-même de totalement définitifs sur la RTT ou l'ISF). Mais alors, il faut dire qu'il est puissamment aidé le droitier de Solférino par la réaction toute en finesse du PORTE PAROLEUH ! du PARTI : Monsieur Benoît Hamon. Voyez plutôt !
Le néo stalinisme à ce niveau c'est de la belle œuvre. Le fait-il exprès ou est-ce involontaire, toujours est-il qu'il donne avec un plaisir énorme l'aura du moderne à Valls en endossant lui-même celui du porte flingue archaïquo-co. "Rentrer dans le droit chemin...". Franchement, comment ça a l'odeur du camp de rééducation khmer, cette phrase !

Bon allez camarades continuez à vous engueuler plus, pour perdre plus !


Le retour sur évènement : est une succession de décès marquants.

Oui, à croire que la Camarde avait un retard comptable en 2010 qu'elle s'est décidée à rattraper (un peu comme si Hortefeux, n'ayant pu tenir son quota d'expulsions, avait affrété une centaine de charters dès le 1er janvier).
Albert Raisner,
Gerry Rafferty,
Pete Postlethwaite,
Trois d'un coup. Réunis en ces lieux par le fait que tous, à leur manière m'ont touché un jour.

Le premier dans mes très jeunes années. Sans doute la première esquisse, pour moi, de ce qu'il pouvait y avoir une musique qui touchât autrement que par la poésie des paroles, un truc fait pour les jeunes, pour les kids. alors oui, je sais, imaginer que ce fut Albert Raisner et son harmonica, invitant Sheila ou France Gall sur son plateau devant parterre d'ados très sages, qui tint en France le rôle d'un Ed Sullivan, dit mieux qu'une longue analyse sociologique pourquoi ce pays est quasi structurellement rétif au rock'n'roll.
Mais à sept ou huit ans, onne sait pas toutes ces choses, on sent juste que c'est dans cette direction là que doivent se passer les choses. Sans plus. Ni moins.

Le second pour ma fin d'adolescence. Que celui qui avait dix-sept ans lorsque le saxo de Baker Street explosa les baffles de tous les postes radios et chaines stéréo midi et compactes à l'été 1978, et n'en a pas profité pour emballer (ou au moins essayer) sur ce slow (comme sur Hotel California un an ou deux avant (ou comme sur I'm Not in Love encore un peu plus tôt) lève le doigt. Je veux le connaître.
Hein, Kill Me, toi qui de tout de souviens. Dis-leur. Je ne suis pas sûr qu'ils me croient. Rafferty eut donc, a minima, cette utilité à mes yeux, comme Eagles et comme Ten CC. Ca ne vous semble rien.
Mais vous êtes fous. C'est l'essentiel. Le rock n'a jamais fonctionné que là-dessus. Bon, ok, après des foutus intellos ont voulu en faire un truc d'artiste.
Mais honnêtement...
When a Man Loves A Woman, Don't Know Much (Wonderful World), Try a Little Tenderness, Remember Walking in The Sand... vous croyez que ça parle de quoi, vous ? Et à qui ? A la base.

Quant à Postletwhaite, je lui dois une de mes plus belles émotions cinématographiques (mais je ne suis pas un spécialiste) avec Les Virtuoses que je tiens pour un des plus beaux et plus efficace des films anti thatchérien. Même si, par ailleurs, je n'oublie pas Kobayashi...


Quant à la vidéo de la semaine : elle mériterait de figurer comme fake ou comme connerie de la semaine.

Car il y a des vœux de bonne année 2011 qui vous donne l'envie, au choix, de rester aux lit pour les flemmards, de prendre la machine à remonter le temps pour les nostalgiques, voire, pour les plus dépressifs de se coller un pruneau de plomb dans le ciboulot.
Mais voyez plutôt l'entrain de la fédération de l'UMP du Loiret à vous en souhaiter une bonne !



C'est grâce au Post.fr, naturellement, que j'ai trouvé cette connerie.

Entre le PS et l'UMP, nous avons décidément une classe politique réjouissante.


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Bon allez, amigos-gas, have a nice weekend
Et n'oubliez pas, pour ceux qui n'y ont pas encore joué, qu'il ne vous reste qu'une grosse semaine pour envoyer vos réponses à la 4ème étape du WCOTBT.
Thierry
RYS