Ah ben v'la Séverine ! C'est donc que l'heure a sonné pour la 6ème levée du mondialement célèbre World Contest of the Blind Test (il se dit d'ailleurs que Zine Ben Ali, Hosni Moubar' et Moumoua Kadhaf' ont affronté et affrontent la légitime colère de leurs peuples, car leurs refus de les laisser jouer à notre jeu mensuel a constitué la goutte d'eau qui a cassé le vase de Soissons - enfin en gros, c'est ce que dit MAM...)
Nous entamons, déjà, la descente vers juin qui verra l'arrivée de ce concours. Qui alors l'emportera ? Rien n'est dit, même si quelques tendances se sont dégagées durant la première moitié de l'année.
Mais, gageons, qu'à nouveau, cette levée pourrait faire bouger les classements (en particulier celui des "Images".)
Bon, désormais, vous connaissez les règles et la répartition des épreuves "Sons" et "Images" :
Le blind test "pop rock" avec 6 extraits, et comme d'habitude, deux points par extrait (un pour le morceau, un pour le groupe ou l'artiste), pour donc un total de DOUZE (12) points ; accompagné de ses deux "bouses" à reconnaître, avec le même comptage de points que pour le "pop-rock", ce qui nous fait donc QUATRE (4) points à prendre ; et de l'extrait cinéma : soit un court dialogue, sur la base duquel, il conviendra de reconnaître le film dont il est extrait. Facile, à mon avis et tout de même TROIS (3) points à prendre.
Puis l'épreuve "eyes without a face", où vous devrez reconnaître, à partir de leurs yeux, DEUX (2) personnages célèbres, masculins ou féminins, acteurs ou actrices, rockers ou rockeuses, sportifs, sportives, hommes ou femmes politiques, etc ou etc. TROIS (3) points par bonne réponse, soit un total de SIX (6) ; et enfin, l'épreuve "pochette", où d'un petit bout découpé d'une pochette, il vous reviendra de retrouver l'album en question, ainsi que le groupe ou l'artiste qui l'a commis, pour un total de CINQ (5) points.
(vous faites pas chier à recompter : ça fait trente points au total !)
Bonjour les amis, bonjour les amies, bonjour les autres...
Après une semaine de pause pour cause de weekend rochelais revoici le Triolet pour la semaine. Weekend, soit dit en passant fort bien occupé, puisque après avoir été voir, hélas, hélas, le Racing Métro démontrer sa supériorité sur un Atlantique Stade Rochelais manifestement fatigué, et qui devra batailler sévère pour espérer le maintien dans le Top14 de rugby, puis avoir pris une sévère mornifle au blind test chez mon ami Sonic Eric(même mon fils m'a battu et ça c'est proprement inadmissible !!!), j'ai terminé en participant à une miraculeuse pêche de pétoncles, ces petits coquillages proches des Saint-Jacques (en plus petit certes, mais en tout aussi délicieux...). Bon, ok, je me doute que de tout ça vous vous foutez un peu, mais ça m'a fait plaisir quand même d'en parler.
Quid de ce Triolet ? Le fil rouge de la semaine, un fil rouge libyen et quasi obligatoire, la connerie de la semaine (j'y prends goût) et la phrase de la semaine, que l'on attribuera à quelqu'un qui après avoir tenu le haut des médias décono-politiques en haleine pendant des mois, ne faisait plus beaucoup parler de lui.
So let's Go !
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La phrase de la semaine : est à la fois banale et énorme.
Et on la doit au sémillant Frédéric Lefebvre qui, depuis qu'il est ministricule, ne fait plus beaucoup parler de lui. Gageons d'ailleurs qu'entre révolutions arabes, fin du G20 et autres fariboles foiro-agricoles, on n'en entendra pas causer. Dommage !
Qu'a-t-il donc dit, le Frédo ? Il a dit, tout simplement et plein de bonne foi : "Dès 2011, des mesures seront prises pour simplifier la vie des PME". Ah ! Bon, si vous vous intéressez particulièrement au train de mesurettes socialo-administrativo-fiscales censées faciliter la vie des petits entrepreneurs, l'article de La Tribune vous en dira plus.
Mais tout de même ! Il est extraordinaire ce "Dès 2011,...". Car là, quelques hypothèses s'imposent. Soit Frédéric Lefebvre qui vient, depuis quelques mois, d'être nommé Secrétaire d'Etat chargé des PME (les pauvres...), ne sait pas que son département ministériel a eu une vie avant lui, et il a le sentiment de démarrer l'aventure. Soit il ne s'est pas bien rendu compte que le gouvernement qu'il soutient est aux affaires (mot choisi...) depuis déjà 4 ans, ce qui rend le "Dès 2011", assez rigolo (pour ne pas dire insultant), à l'égard de cette profession, dans l'hypothèse où elle attend vraiment des simplifications (et on peut gager que c'est depuis 2007 qu'elle les attend, putain, elle n'a pas voté, à s'en faire péter la sous-ventrière pour le petit homme pour des nèfles, quand même !). Soit, l'homme est prescient : il sait qu'il est celui qui aborde la seconde phase du règne du Conducator, car ce dernier sera réélu dans un an, et pour cinq de plus (avant de modifier ensuite la Constitution afin de rendre le poste héréditaire).
Bon qu'importe la raison effective de ce qui ne devrait pas être vu différemment d'un gros lapsus, de toute façon, nul n'en parlera !
La connerie de la semaine : est volatile !
Bon pour le coup c'est rien de très important : un corbeau qui s'attaque à une femme. Non tout ça n'a rien à voir, ni avec le film de Clouzot, ni avec l'affaire de Lépanges sur Vologne. Il s'agit, bel et bien, d'un volatile qui s'en est pris à une femme, et dans ce qu'elle a de plus feminin (hormis sa poitrine), je veux dire sa chevelure ! Alors, depuis, le noir oiseau s'est fait pécho par un étudiant guinéen (on ne dira jamais assez les bienfaits de l'immigration en France dans la lutte contre l'insécurité aviaire), ce qui fait que nous sommes tous rassurés pour la ville de Reims. Car il n'est jamais agréable de vivre sous la menace d'un corbeau. Ce qui m'amuse le plus, au fond, ce sont les conclusions de l'homme de la LPO qui voit, implicitement, dans l'attitude de notre oiseau, la résultante de mauvais traitements qu'il aurait subi. En serait-il de même du Guide de la Révolution en Jamahiriya Arabe Libyenne ?
Le fil rouge de la semaine : se déroule évidemment en Libye !
Il n'y a du reste pas vraiment de quoi en rire, les répressions qui affichent les morts par centaines n'ayant rien de très amusant. Si ce n'étaient les discours du vieux Guide, qu'il vaut le coup de suivre jour après jour, tant nous sentons bien que dans une période révolutionnaire de ce type, l'histoire s'accélère salement !
Alors, le Guide, face à la rébellion, se la joue Poutine. Le russe-tre souhaitait buter l'ennemi jusque dans les chiottes si nécessaire, Mouammar envisage lui de purger la Libye, maison par maison. Chiottes, purge... le vocabulaire parle toujours. Il laisse entendre que nos chers dictateurs doivent avoir quelques problèmes de transit, soit qu'il soit excessif, soit au contraire trop retenu. Quel merdier en concluront les libyens, qui pour ces raisons intestines entendent les balles (et paraît-il les bombes) siffler à leurs oreilles.
Deuxième discours, et voila que le lion de Libye, un peu fatigué et le poil plus très brillant, accuse les jeunes gônes qui foutent le souk, d'être des drogués et des islamistes. Je vous la fait courte parce qu'il est un peu dur à suivre le grand leader à lunettes vertes. Des islamistes qui se droguent ! N'a pas du boire que de l'eau claire le Kadhaf' avant de prononcer son discours. Pour un peu ils les accusaient de se shooter à la rillette de porc, directement en intraveineuse. Mais halal la shooteuse ! Quand même.
Sans doute en manque d'un trait d'humour susceptible de refaire basculer son peuple du bon coté (vu que, faites rire votre peuple et vous avez déjà fait la moitié du chemin pour l'emmener au pageot et le niquer, c'est bien connu), Moumoua se compare à la Reine d'Angleterre, arguant du fait qu'elle et lui ne sont que des potiches sans pouvoir. Bon qu'ils partagent un goût un peu particulier pour les vêtements les plus vintages issus des casses d'Emmaüs (s'agissant de la Queen, on cible surtout les chapeaux naturellement), on veut bien l'admettre. Pour le reste...
On aurait pu en rire si les cadavres ne continuaient à s'amonceler. Et à cet égard, le dernier discours devient moins drôle, beaucoup moins. "Ouvrez les dépôts d'armes et que mes partisans se servent !". Ça sent le dernier carré de Grouchy ! Fort Alamo ! La Solution Finale ! Alors, le clown à la gandoura ridicule et aux lunettes du pire seventies redevient ce qu'il n'avait jamais cessé d'être. Et l'on semble brutalement se souvenir de sa police secrète, de Lockerbie, du Tchad, en s'empressant d'essayer d'oublier la tente bédouine dressée à quelques encablures de l'Elysée (l'honnêteté oblige à dire qu'il en fut de même au Kremlin, mais bizarrement j'attendais assez peu sur ce plan de la Russie de Poutine, ah ben tiens on y revient !). Au moment où je clôt ce Triolet, Fort Chabrol meets Tripoli n'est pas terminé. Loin s'en faut même.
Pour ce nouveau nouméro dé "Ma ché joudi, et yé lé torticoli", yé vous propose dé né pas s'intéressar particularmente à oune chanteur mà plouto à ouna cansione.
Hum, je reprends mon accent normal, hérité de mes maritimes charentais ancêtres. Car il s'agit de narrer ici un des moments clés de l'histoire du rock'n'roll, tel en tout cas que le recueillit Nick Tosches (in Heros oubliés du rock'n'roll). Le titre en question aujourd'hui, est-il vraiment le premier titre de rock'n'roll de l'histoire, estampillé 1951 ?
C'est en tout cas ce que Ike Turner, qui était aussi leste de la langue quand il s'agissait de louer sa propre gloire que de la main droite pour corriger Tina, a prétendu. Selon ses dires, il était tout simplement l'inventeur du rock'n'roll puisqu'il fut celui qui enregistra la chanson, considérée par certains comme le premier titre de l'histoire à tutoyer ce style, encore en gestation.
C'est oublier un peu vite que le rock'n'roll était né déjà, même si, hormis le génial Hardrock Gunter, ou le gigantesque Big Joe Turner, nul n'avait eu l'idée que les rythmes binaires, syncopés et sauvages qu'ils jouaient pouvaient prendre le nom de "balance et roule".
C'est aussi oublier bien vite que celui qui chanta la ritournelle, l'oublié Jackie Brenston, ne fut pas pour rien dans l'histoire de cette chanson, par la magie de ses glapissements et beuglements.
Bien sur, il s'agit de Rocket 88, où Dieu et Diable merci, pour une fois le 88 n'a rien à voir avec des initiales funestes. Pour couronner la légende, retenez que l'homme qui fit enregistrer Ike et Jackie en 1951 n'était autre que Sam Phillips. On dit d'ailleurs que c'est le succès de cette chanson qu'il avait vendue à Chess Records, qui le poussa à créer son propre studio et label.
Pour en finir avec l'histoire de Rocket 88, sortie sous le patronyme de Jackie Brenston and His Delta Cats, sachez aussi que Brenston n'eut pas long de succès et, pour vivre, dut rejoindre Ike Turner quand la roue eut tourné dans un sens plus favorable pour ce dernier. Prudent et filou, l'homme qui enregistra avec madame une des plus belles productions de Spector, accepta le retour de Jackie, mais lui interdit à tout jamais de chanter sur scène la chanson qu'il avait fini par maudire puisque ce n'est pas à lui qu'elle avait apporté la renommée ! Drôle de coco !
Jackie Brenston and His Delta Cats - Rocket 88 (1951).
Ceux qui écrivent leurs bêtises quotidiennes sur ces espaces électroniques improbables que sont les blogs, ou les webzines (faut quand même être doté d’un narcissisme perversement impuissant pour aller tapoter un clavier pour quelques bataillons de lecteurs éventuels, dont au mieux on se familiarisera avec le surnom masque – ha tiens voilà Kill the Poor qui vient de placer son dix-huitième commentaire de la semaine, doit avoir perdu sa gonzesse celui-là, ou son chat... oui, plutôt son chat, c'est plus vraisemblable - ), qui écrivent donc sur les blogs et qui parfois le font avec cette sorte de certitude qu’ils (au choix)c:
vont changer le monde en changeant la face la musique grâce à LA découverte qu’ils exhiberont, seuls, un jour à la face du monde ébahi, en modernes inventeurs de la grotte de Lascaux, sinon à quoi bon se cogner cette descente spéléo-illogique dans le ventre des Myspace par dizaines où l’eau croupie domine outrageusement les rares torrents vivifiants ;
font œuvre d’écrivain semi maudit, semi incompris, semi furieusement à l’affût de la tendance susceptible de leur apporter cinquante-trois lecteurs supplémentaires ; ce qui nous fait du reste un semi de trop, et quand les semis sont trop nombreux, la récolte en pâtit ;
arriveront bien à quitter ce média merdique sur lequel ils brûlent leurs yeux et gaspillent leurs nuits, pour rejoindre cette presse sur laquelle ils ont pourtant eu tant à cœur de cracher un venin pré formaté par les crochets des autres ;
Voilà vous rayez les mentions inutiles, très inutiles.
Tout comme ceux qui écrivent sur ces espaces improbables, mais qui, comme moi, le font avec un talent que n’égalent que l’absolu du silence que leur impose une modestie quasi maladive, alliée à l’admiration sans bornes des autres écrivaillons, qui savent bien, au fond, que jamais ils ne toucheront à cette épure parfaite de la chronique rock, tous bref… ont un jour ou l’autre reçu un message d’une quelconque autoproclamée attachée de presse (oui la profession est très féminisée, ce qui pour tout réactionnaire digne de ce nom, est un gage d’affaiblissement structurel et durable), venue leur survendre la nouvelle merveille qui va renverser la Table des Lois, chasser les marchands du Temple, détruire le Veau d’Or… Bon, en un mot (frelaté), le futur de (rayez à nouveau les mentions qui vous emmerdent) la folk, le shoegazing emocore, la country alternative de Seine Saint Denis, la pop arty, le rock’n’roll, le post punk, le post rock, le post Poste...
A moi aussi ça arrive parfois. De me voir ainsi sollicité… Mais dans mon cas, je ne sais que trop bien avec quelle angoisse ténébreuse, attachée de presse et groupes en herbe envoient en tremblotant devant leur clavier les démos à mon adresse mail, priant pour que le désormais néo gourou qu’Internet a fait de moi veuille bien avoir au moins l’invraisemblable bonté de jeter une oreille sur leur talent en devenir. Qu’ils soient rassurés ! Ils ont bien raison de trembler : 95% des mails de cette nature finissent dans les limbes électroniques que nul n’a jamais explorés et qu’on a le toupet d’appeler poubelle. Faut dire qu’il y a de quoi. Et qu’au fond, dans ces occurrences, le mot de poubelle s’avère adapté ! Parfaitement.
Et puis, il y a, parfois, la surprise divine.
The Ankers s’appelle cette dernière. Un groupe dont je n’avais jamais entendu parler ni de loin ni de près (et voilà comment vraisemblablement l’on ruine sa réputation auprès de la mini hype parisienne). Franco-australien de surcroît. Une affiche internationale qui fleure plus sûrement l’affiche rugbystique avec branlée à la clé pour le quinze tricolore, qu’un improbable métissage entre Téléphone et AC/DC ou entre ce qu’il reste de Noir Désir et ce qu’il reste de Nick Cave (peut être, en revanche entre Chris Bailey et une partie de la scène rock vintage française qui a pour le vieux Saint les yeux de Chimène). Et qui pourtant regroupe les deux nationalités en un précipité tout à fait réjouissant.
Il aura suffi d’une écoute pour que l’évidence de leur musique s’impose. Ce qui ne devrait pas être extrêmement flatteur pour moi, leur espoir déclaré étant de créer de la musique pour les abrutis. Réjouissant programme en fait, au moment même où sort le nième Radiohead qui est depuis des années parvenu à ce résultat (non, c’est injuste pour les amateurs de Thom Yorke, parlons plutôt de musique abrutissante), mais évidemment avec un propos radicalement inverse. C’est que les Ankers semblent, mais on ne pourra sans doute vraiment en juger que sur la longue distance, dans la mesure où ils n’ont pour le moment qu’un EP de cinq titres à proposer, posséder cette science innée (ou alors diablement travaillée) du gimmick guitaristique killer et de la mélodie brillamment enveloppée. Sorti en octobre 2010 (c’est vous dire à quel point je suis sur le pont…), l’EP en question synthétise à peine une année et demie de travail commun modestement agrémentée d’une assez maigre collection de concerts. Ce qui est d’ailleurs, indubitablement, le point sur lequel je ne saurais aujourd’hui me prononcer, n’ayant pas encore eu l’occasion d’aller les écouter sur scène, cet unique juge de paix en matière de rock.
Parce qu’outre la qualité mélodique, outre les réminiscences Doorsiennes ou T -Rexienne, évidentes qui émanent de chaque titre (bien sûr, eux, plus jeunes que moi évoqueront plus volontiers les Vines, mal du pays oblige, ou Kasabian, mais, au fond, il s'agit de la même chose) , outre l’indubitable qualité de la mise en place voix, guitares, break, pont, couplets, refrain, ce mini EP a l’insigne chance d’être produit. Au vrai sens du terme. C’est-à-dire avec une ligne directrice, et sans doute quelques moyens du bord habilement utilisés.
Au bout du compte, nous voilà devant le premier opus de jeunes gens (beaux gosses en plus, si les photos que l’on a bien voulu me faire parvenir ne sont pas honteusement truquées), qui paraissent éminemment talentueux pour poser sur l’autel un bréviaire pop-rock, mâtiné de psychédélisme, ardemment potassé et splendidement retranscrit. Reste évidemment, outre la scène dont j’ai déjà parlé plus haut, à savoir si derrière cet incontestable talent d’alchimistes, les frères Stuart (Tristan et Raphael, guitares et voix) et leurs acolytes Jérémie Bichue, à la basse et Mark Ruthledge aux drums, piaffent d’une vision et d’une attitude, ces deux carburants essentiels des destinées du rock qui valent la peine qu’on les suivent. C’est désormais ce que chacun d’entre vous, après avoir écouté ce premier EP espèrera sûrement.
Quant à moi, je vais à nouveau me pencher sur mes mails, et à nouveau prendre le temps de trier au sein de l’ivraie dans l’espoir de trouver de nouveaux bons grains, aussi secs, fruités, addictifs que The Ankers.
Pas de Triolet cette semaine, puisque ce blog fait une petite pause de quelques jours.
Pause que je voudrais aussi vous accorder, ne serait-ce que durant 3 minutes et 30 secondes, guère plus. Trois minutes trente de bonheur serait-on tenté de dire, reprenant les paroles d'un duo Sylvie Vartan - Carlos qui eut un certain succès à l'heure des scopitones. Trois minutes trente d'étonnement enfantin, de quasi rêve, de frôlement des mythes les plus archaïques, quasi bibliques. Trois minutes trente en vol au-dessus de ce qui devrait être un Eden pour ceux qui en foulent le sol, et qui, sous la pression foncière des compagnies pétrolières et forestières pourraient se transformer en leur montée du Golgotha.
Ces images sont celles d'indiens amazoniens. Ce sont les premières. Jamais ces survivants de tribus isolées, repoussés de clairière artificielle en transamazonienne, n'avaient été filmés. Jamais preuve de leur existence n'avait pu être fournie. Vous l'avez désormais devant vos yeux.
Vous assistez à ce qu'en ufologie, on nomme une rencontre du troisième type : contact visuel sans contact physique. Et il s'avère que toute rencontre du quatrième type, du genre de celles que nous faisons tous les jours, vous et moi, dans le métro, au bureau, au café... est interdite à ces indiens vivant loin des lisières du Monde extérieur : le moindre virus de grippe, pour nous inoffensif, leur serait fatal.
Évidemment qu'avec ou sans pression foncière, qu'avec ou sans cupidité marchande pour le bois, cet or végétal, les hommes rouges que l'on aperçoit sur cette vidéo n'ont peut être que bien peu d'avenir. Il n'est pas impossible que leur faiblesse réside aussi dans leur isolement, leur totale absence de métissage depuis des centaines de générations, leur incapacité à se mouvoir hors de leur biotope. Ce n'est pas une raison pour accélérer un processus qui est peut être en partie naturel, certainement en partie culturel. Ce n'est pas non plus une raison pour ne pas s'émouvoir de ces fugaces apparitions de silhouettes rouges, d'hommes de la forêt, de témoins muets des temps d'antan, de ces plans, respectueusement pris à longue distance, d'extraterrestres qui vivent sur notre planète, même si c'est nous qui les survolons, nous les pilotes des UFO. Ces extraterrestres que certains défendent et défendront, au prix de ne jamais pouvoir leur dire.
Je vous offre trois minutes trente seuls au monde, trois minutes trente de plongée dans une humanité inconnue. Et ne vous demande en rien de signer quoique ce soit.
Vous pourrez, si vous le souhaitez en découvrir plus sur les tribus isolées de par le monde sur ce site dédié aux tribus premières (voilà qui devrait toucher l'ancien Président si sa mémoire est intacte).
Allez vous pouvez vaquer maintenant. A plus, Thierry RYS
Pour ce numéro 76 de "C'est jeudi, les haricots sont cuits", rendons hommage à un vrai loser. Un homme dont le talent n'a pas su être reconnu par Sam Phillips alors même qu'il était session man dans ses studios. Il est vrai que Phillips ne manquait pas de jeunes pousses talentueuses au premier rang desquelles Elvis ou Jerry Lee bien sûr. Et pourtant l'homme en question enregistrait Good Rockin' Tonite des mois avant le King. Et pourtant l'homme avait ce hiccup si caractéristique des grands chanteurs de rockabilly, ce cri de gorge qui allait tant influencer, des décennies plus tard des rockers comme le regretté Lux Interior ou, dans un style plus classique, Robert Gordon. Et pourtant, sauf erreur de ma part, il ne sortit pas un trente trois tours avant le début des années 70, devant se contenter de quelques EP sur le label King Records. C'est vrai, c'est vrai que l'on dit que Charlie Feathers, puisque c'est de lui qu'il s'agit, avait une certaine propension à embellir la vérité. Et qu'après tout ce soi-disant enregistrement de Good Rockin' Tonite, on ne l'a jamais entendu.
Ce que l'on a bien entendu en revanche, et que vous allez pouvoir écouter aujourd'hui, ce sont les quelques pépites qu'il a laissées sur son chemin, comme un petit Poucet du rock et qu'on a mis beaucoup de temps à ramasser. Comme l'un de ses plus grands standards, le sublime, plaintif et lancinant "Can't Hardly Stand It", une chanson qui contient comme un germe qui ne poussera jamais, toute la rage contenue de la douleur adolescente, quand la belle du bled où il ne se passe jamais rien vous laisse là, seul comme une merde, avec le cœur déchiré en deux.
Charlie Feathers eut une carrière honnête dans les années 70, puis dans la décennie suivante, profitant du regard neuf que lui portèrent les jeunes mecs de la vague néo rockabilly qui déferla alors sur le vieux monde. Mais en bon loser, en magnifique loser, c'est sur New Rose Records, oui vous avez bien lu, le label français qui repêchait Jeffrey Lee Pierce ou Willie Loco Alexander, qu'il enregistra ses derniers albums (ou presque). La France qui lui voua une fidèle passion, lui offrant un de ses plus beaux disques, un live, sobrement appelé Live in Paris 87 (et qu'il faudrait bien que je dégotte, d'autant qu'il a été réédité aux débuts des années 2000). Installé au Rockabilly Hall of Fame, Charlie Feathers a un site Internet, où il est assez modestement qualifié de roi du rockabilly (yes buddy !) ; vous y trouverez une biographie très complète de notre perdant magnifique du jour. Outre le titre en mp3, je vous propose deux vidéos :
La première pourrait déplaire un peu aux puristes, s'il en est parmi les lecteurs de ce blog le jeudi, puisqu'il s'agit de la reprise par les Cramps du Can't Hardly Stand It.
La seconde rappelle que Tarantino se souvint de lui pour la musique de ses films Kill Bill 1 et Kill Bill 2 :
Allez baille baille; Ce blog prend un weekend prolongé. Il n'y aura donc pas de Triolet samedi. Mais je vous réserve néanmoins une petite vidéo surprise (et qui n'aura rien, pour une fois, d'une grosse connerie). Thierry RYS
Bonjour Séverine ! Si tu nous rejoins, à tatons naturellement, c'est que la troisième saison du WCOTBT rend son verdict de mi-parcours ! Et que tu es là pour nous annoncer résultats et solutions.
Plutôt une bonne étape du point de vue des résultats d'ailleurs. Ce qui tombe pas plus mal après la boucherie du mois dernier. Avec un 16,93 de moyenne, le BT de janvier se place en seconde place derrière celui du mois de novembre où vous cartonnâtes plus. Mais, à nouveau, grande divergence entre les résultats de la partie "sons" (avec des scores moyens de 13,79 sur 19 possibles, jamais depuis septembre vous ne fîtes aussi bien), et ceux de la partie "images " où vous avez souffert, tout particulièrement sur les "eyes"...
Comme à chaque fois, je vais faire mon Drucker et après voir remercié les producteurs, l'équipe technique, ma maquilleuse et mon chien, je vous adresserai mes plus sincères remerciements et félicitations à vous toutes-tous qui êtes venus jouer, avec comme toujours une pensée plus particulière pour ceux et celles qui ne sont venus récupérer qu'une petite dizaine de points.
Vous fûtes 14 à jouer ce mois-ci (une légère baisse par rapport aux mois précédent, sachant qu'un grand ancien qui passa tout près de la victoire lors de la première édition du WCOTBT il y a deux ans est repassé par ici, et ne l'a pas fait pour rien... oui Davnat, c'est de toi que je parle !). Et bien sûr, comme chaque mois, dédicace spéciale aux retardataires de métiers, grâce auquel le suspense reste entier jusqu'à ce que je finisse à des heures qui n'ont pas de nom, mon décompte de points ^^
Alors le bilan : et bien l'enseignement numéro 1 n'est pas une surprise, notre champion d'automne (celui qui est en tête à mi-course) est naturellement Stéphane Mus Foulon ; en tête quasiment depuis la première étape, le Corbeillois fait preuve d'une remarquable régularité. Pour autant, il n'a pas remporté l'étape, celle-ci s'étant offerte au revenant Davnat qui avec 27 points fait presque la copie parfaite. Bravo à lui. Et que ça l'encourage à revenir ! Sur la partie sonore, après ces cinq étapes, Ronnie Ocean a une avance apparemment confortable, mais qu'il ne s'endorme pas pour autant sur ses lauriers... Ça grenouille dur derrière. Quant aux "images", nous avons une situation qui reste extrêmement serrée avec plusieurs joueurs toujours placés pour l'emporter. De toute façon ce qui s'est fait dans les 5 premières étapes peut fort bien de défaire lors des cinq suivantes !!! So...
And Now The Soluces !
(à chaque fois, entre parenthèses, le score moyen obtenu, sur 2, 3 ou 5 points possibles) A- LES SONS :
1 - Le pop-rock :
Richard Ashcroft - A Song for the Lovers (1,29) ; Melissa Auf Der Maur - Taste You (french version) (1,86) ; Arcade Fire - Rebellion (Lies) (1,71) ; Art Brut - Fight (1,57) ; Adamo - La Nuit (1,86) ; Au Revoir Simone - The Lucky Ones (1,29).
Ok, le fil rouge n'était pas compliqué au point de devoir avoir suivi les cours d'Edgar Morin pour en saisir la complexité : tous nos artistes ou groupes étaient à ranger dans l'étagère lettre A. Globalement, il n'y a pas eu de fortes impasses ; tout au plus dira-t-on que Adamo et Auf Der Maur semblent plus aisées à reconnaître que Ashcroft ou Au Revoir Simone.
2- Les Bouses : du très lourd pour la première, clip (oh oui surtout le clip !) compris, du tout-venant de la bouse pour le second !
La bouse 9 : Jermaine Jackson et Pia Zadora - When The Rains Begin To Fall (1,50) ;
Alors au sujet de cette bouse, il me fallait LES DEUX noms. Plusieurs d'entre vous ayant malencontreusement omis la mère Zadora, perdent 0,5 point... D'où les scores à demi-points...
La bouse 10 : Elton John - Blue Eyes (1,86).
Et non, vous n'allez pas y couper :
Ah on touche à un des sommets du kitch des vidéos eighties ! Je vous ai gâté, c'est la version intégrale !
Oui, en regard de la bouse au-dessus, là c'est carrément du Kaurismaki !
3- Le Film :
La Crise (Coline Serreau) (0,86 sur 3 points possibles) : Joli film, mais qui est sans doute celui qui vous aura posé le plus de problème depuis septembre.
Bon au total, pour les sons, une moyenne de 13,79 points sur 19 possibles.
B- LES IMAGES :
1- Eyes Without a Face : allez, les photos d'origine, vu ce que vous avez galéré... Cette fois, les scores entre parenthèses sont sur 3 possibles.
Eyes 1 :
Alors, soyons clair : je suis fort déçu que cet immense acteur n'est pas été plus reconnu que ça. Vous fûtes d'ailleurs un certain nombre à me proposer soit James Dean, soit Paul Newman, preuve que vous aviez senti qu'il s'agissait d'un acteur et d'un grand ! Donc : Gary Cooper (0,21).
Eyes 2 :
A nouveau un piège remarquable. Après François Mitterrand le mois dernier, pris en photo dans sa jeunesse alors qu'on l'a surtout connu dans un âge un peu plus avancé, voici une star des années 50 à 70, mais photographiée sur la fin de ses jours. Ce qui vous aura salement égaré :
Johnny Cash donc (0,43)... ah, ben oui, un piège, ça fait mal....
2- La Pochette :
Et oui : Arthur (or the Decline and Fall of....) des Kinks (2,50 sur 5 points possibles). Pochette assez facile en ce sens que même sur un petit bout découpé, elle se révèle assez bien..
Bon au total, pour les images, une moyenne de 3,14 points sur 11 possibles (encore une fois, les images ont fait mal)
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CLASSEMENTS de l'Étape :
Au général :
1) Davnat : 27 points ; 2) El Klak : 22 points ; 3) Stéphane Mus Foulon : 21 points ; 4) La bUze : 20,5 points ; 5) J-P de Next : 19 points ; 6) Ronnie Ocean : 18,5 points ; 7) Guic' The Old : 18 points ; 8) Sandrine Thebaut et Sonic Eric : 17 points ; 10) Jérome G. : 15 points ; 11) Arbobo : 14 points ; 12) Fabrice Guillet et Dragibus : 10 points ; 14) Pyrox le Hargneu : 8 points ;
Bravo à tous, l'essentiel étant de jouer.
Les "Sons" :Pop-Rock + Bouses + Cinéma :
1) Davnat et J-P de Next : 19 points (carton plein, l'un et l'autre !)
3) Sandrine Thébaut : 17 points ;
4) Stéphane Mus Foulon : 16 points ;
5) Ronnie Ocean et La bUze : 15,5 points...
etc.
"Images" : Eyes Without a Face + Pochette :
1) El Klak et Davnat : 8 points ; 3) Guic, la bUze, Jérome G., Sonic Eric et Stéphane Mus Foulon : 5 points ; après et ben on surtout du fanny au bar !
Classements - Cumul après CINQ (5) étapes :
Au général :
1) Stéphane Mus Foulon : 122 points et Champion d'Automne ! ; 2) Guic' The Old : 97 points ; 3) Arbobo : 93 points ; 4) Ronnie Ocean : 90,5 points ; 5) J-P de Next : 88,5 points ; 6) Sonic Eric : 81 points ; 7) El Klak : 76 points ; 8) Jérome G. : 75 points ; 9) Dragibus : 65 points ; 10) La bUze : 62,5 points ; 11) Coolbeans : 51 points ; 12) Daniel de Next : 50,5 points ; 13) Diane Cairn : 50 points ; 14) Pyrox le Hargneu : 42 points ; 15) Stoni : 31 points ; 16) Fabrice Guillet et Sandrine Thébaut : 29 points ; 18) Davnat : 27 points ; 19) Stéphane Ska : 26 points ; 20) RegUs PatOff : 25 points 21) Yosémite : 19 points ; 22) Johnford (aka Pierre) et Jen : 17 points 24) Oeuréka et Thanu : 13 points ; 26) Boebis : 9 points ; 27) Laurent Mouetron: 7 points.
Les "Sons" : Pop-Rock + Bouses + Cinéma :
1) Ronnie Ocean : 82,5 points ; 2) Stéphane Mus Foulon : 82 points ; 3) Arbobo : 69 points; 4) Guic' the Old : 67 points ; 5) J-P de Next : 63 points ; 6) Jérome G. : 56 points ; 7) Sonic Eric : 53 points ; 8) La bUze : 49,5 points ; 9) Dragibus : 48 points ; 10 ) El Klak : 44 points ; etc.
"Images" : Eyes Without a Face + Pochette :
1) Stéphane Mus Foulon : 40 points ; 2) El Klak : 32 points ; 3) Guic' The Old : 30 points ; 4) Sonic Eric : 28 points ; 5) J-P de Next : 25,5 points ; 6) Arbobo : 24 points ; etc...
Alors, si ça s'arrêtait aujourd'hui, les trois vainqueurs seraient Stéphane Mus Foulon au général, Ronnie Ocean aux sons et, désormais, El Klakaux visuels (de toute façon, aux visuels ça change tous les mois). Mais alors les différences, surtout pour les "images" sont tellement faiblardes qu'autant dire que rien n'est fait, quand on est juste à mi-course !
Bon, ben c'était déjà la cinquième étape. Encore Cinq (5) jusqu'au final qui aura lieu en juin 2011.
La sixième étape : démarrera le dernier jour de février, soit le Lundi 28 Février et, vu qu'elle dure 15 jours, se clôturera le 14 Mars à Minuit!
Allez, c'est samedi, on se lève dans la joie, la bonne humeur et plein d'entrain.
T'as raison té ! Encore un weekend à la con à torcher bébé et à frapper bobonne (ou l'inverse) sous l'effet du calva frelaté du père Jouffrut (c'est vrai que je devrais pas en boire dès le matin) ! Et avec tout ça la belle-mère qu'arrive de Caen pour nous taper deux cents euros, sûr que je va la louper ma partie de belote contre les tourlourous d'Epannes ! Chiotte ! Oh et merde, j'les bute tous les deux, je mettrai ça sur le compte du père Jouffrut et de sa gnôle qui rend fou. Pis comme je suis multi récidiviste de la baffe dans le gueule aux pouffiasses, le Président pourra en remettre une couche sur la justice qui se les roule avec des salopiauds comme moi. C'est bon pour ses sondagesAllez, zou ! Où est ma hache ? Oh pis non, j'va prendre la tronçonneuse. Les voisins sont pas là c'ouikende !
Bon je vous rassure, il ne s'agit pas du premier pilier de notre "Triolet pour la semaine passée". Même si, ma foi, cela aurait pu se produire. Il y a paraît-il des gens de robes qui s'émeuvent actuellement. Et qui dans cette émotion sont même rejoints par des flics. Extraordinaire capacité de notre Président à cimenter des éléments que l'on pourrait croire à jamais séparés.
Non pas de crime de sang cette semaine ; Ah, ben si, en fait tiens ! Alors le Triolet de la semaine va revenir sur la connerie (dramatique quand même) de la semaine, les images (impayables) de la semaine, et enfin fera retour sur un évènement (et pour une fois un qui est assez largement commenté médiatiquement).
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La connerie de la semaine : est à la fois dramatique et un hommage à peine déguisé à Maria Schneider.
Ça s'est passé en Sicile, pays où l'on n'est pas avare d'idées lorsqu'il s'agit d'occire quelqu'un (même si la vieille technique du lancer de victime, pieds bétonnés, dans l'eau fraiche de la Méditerranée conserve vraisemblablement sa première place au hit-parade des morts violentes - elle comporte, il est vrai, certains avantages non négligeables tels que la disparition ad vitam aeternam du cadavre).
Le couple en cause avait pourtant fait preuve d'une imagination remarquable quant à l'usage du beurre, qui peut donc avoir d'autres utilités que de donner du goût aux tartines du matin et de la souplesse aux sodomies du soir. Cet articulet de Yahoo nous raconte l'idée rocambolesque du couple des Diaboliques (ah que j'aime cette terminologie néo Détective). Tuer avec une arme qui disparaît en fondant : grandiose ! Sauf qu'elle laisse des traces. Et que les amants maudits (oui c'est pas mal ça aussi) ont été confondus par les traces de la motte (cherchez pas c'est pas une contrepèterie, ou alors c'est involontaire !). Dans certains États des USA, la sodomie est paraît-il un délit. Même entre adultes consentants ! On ne saurait conseiller assez aux éventuels fraudeurs de ne pas appliquer la technique Brando - Schneider, car il est désormais prouvé qu'elle laisse des traces !
Plus drôle (car il n'y a pas mort d'homme), sont les images de la semaine : images de pochettes de disques les plus improbables.
Bien sûr, depuis des années un certain nombre d'entre elles circulent et sont plutôt connues. C'est, en particulier le cas des Faith Tones et de leur Jesus Use Me. A ce niveau de laideur, on est d'ailleurs en droit de se demander si ces trois femmes (?) ont réellement existé, si elles ne sont pas un fake réalisé avec brio, tant l'implacable kitch de leurs choucroute n'a d'égal que le terrible caractère porcin de leurs bouilles rondes juste en dessous ! Mais il en est d'autres que je n'avais jusqu'alors jamais vues et qui valent leur pesant de passages dans les hits de radio Courtoisie Limousin. Take a look, and take a good look !
La chanteuse (chanteur ?) allemand(e?) (de l'Est c'est pas possible autrement) en fin de série qui chante Liebe Mutter sous le nom de Heino est assez incomparable dans le genre "la Stasi agrémente vos dimanches populaires avec ses agents les plus funs qui viennent chanter jusque dans vos foyers... non ne fuyez pas, ils ne sont pas armés !" Ou alors dans le genre serial killer des seventies : Minos ! Toi qui fit courir Bebel dans Peur sur la ville, sors du corps de Heino !
Quant à l'hermaphrodite qui pianote à Glasgow sous le nom de Mike Terry, je ne sais même plus qu'en penser : clone parodique de Elton John, ou tortue croisée avec un iguane et (mal) réincarnée en être humain (oui, même Bouddha peut parfois être beurré) ? No sé !
Et le Triolet se boucle sur un retour sur évènement : pour une fois assez amplement développé dans la presse et les radios (pour les télés c'est toujours un peu plus compliqué).
Pire encore, tous ces braves ministres, sous secrétaires d'Etat, tous ces gens qui ont travaillé d'arrache pied depuis des années, des décennies pour en arriver là où ils sont, tous ces hommes et ces femmes qu'ont bouffé de la réunion publique devant 15 personnes dans une arrière salle de gymnase lors des campagnes électorales, qui ont calculé, toujours un coup d'avance dans la tête, et l'oeil rivé vers la ligne pourpre de la prochaine place qui va se libérer, toutes ces personnes qui ont trahi quand il fallait, avalé les couleuvres les plus énormes pour ne pas sortir du rang quand il était malvenu de le faire, qui ont sacrifié leurs vies de famille, tendus qu'ils étaient vers cet unique objectif, la gloire du maroquin ministériel... réduits à quémander le droit d'aller bronzer sur les rives de la Costa Brava ou au soleil alpin des Abbruzes ! C'est scandaleux... Tout ça parce que Michelle A Merdé...
En même temps on s'en félicite pour le tourisme franco-français... mais franchement, être ministre et se contenter d'un mobil home dans le Gers avec mini piscine privative... c'est dur. Mais puisque le Chef en a ainsi décidé ! Chef qui d'ailleurs, selon ce monsieur qui collabore au Post.fr, devrait être réélu. C'est du reste un peu leur espoir aux ministres... Car ils savent bien que la règle circonstancielle tombera bien vite dans l'euphorie de la seconde victoire, ils savent qu'elle s'envolera comme les feront les milles colombes que l'avignonnaise coiffée comme un gland entonnera de sa voix si "spéciale".
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Bon allez amigos, à la proxima. Dernier jour aujourd'hui pour envoyer (ou compléter vos réponses) à la cinquième étape du WCOTBT ! A 00h01 dimanche, il sera trop tard... Alors !!! Thierry RYS
Il est bon de temps en temps (assez souvent étant même hautement souhaitable) de rendre à César ce qui lui appartient. De remettre dans la lumière des hommes, des créateurs, que le génie de leurs fils plaça dans l'ombre (hein... ? Mais non je ne viens pas en ces lieux pour redorer le blason de Louis Chedid, allons voyons !!). Bref, puisqu'ici on parle en général de rock'n'roll ou de rockabilly, de rendre justice aux créateurs du genre, mais avant même que le genre n'existe. A ce style que l'on qualifie le plus souvent de rythm and blues, mais qui était tout simplement déjà du rock'n'roll. Du proto rock'n'roll si vous aimez mieux.
Alors parlons d'un monsieur qui en 1938 (oui c'est bien la date, je n'ai nullement fait preuve de dyslexie en la tapant sur mon clavier, et pourtant il en voit passer des belles parfois mon clavier, tiens du genre de lclele-ciii, oh, c'est juste un exmpel, ah tiens un autre !), en 1938 donc, avant la seconde guerre mondiale, écrivait une chanson dont le titre s'appelait "Roll'Em Pete". Oui, en 1938. D'un monsieur qui écrivit une chanson dont un jeune blanc bec avec accroche coeur allait faire un tube mondial. Que celle-ci ait été aidée par un film au doux nom de "Blackboard Jungle", et le titre définitif de champion du monde du rock'n'roll lui était décerné. Mais pour Graine de Violence, c'est Rock Around The Clock qui fut choisi et non Shake Rattle and Roll ! Bref, d'un pionnier ! D'un homme particulièrement imposant physiquement aussi, au point que l'attribut de Big lui fut donné, tout comme on l'offrit à Mama Thornton, la créatrice de Hound Dog.
Big Joe Turner, puisque c'est de lui qu'il s'agit, pourrait, tout aussi bien que Hardrock Gunter, que Ike Turner et son Rocket 88, prétendre au titre de créateur du rock'n'roll. Sauf que lui aurait tout de même de sérieux arguments à faire valoir ! La valise de chansons qu'il a créées et surtout écrites lui-même, qui furent, une fois électrifiés par quelques sauvages buddys, autant de classiques du rock'n'roll naissant, témoigne pour lui. Et si le gros patapouf fut un jour repéré par Ahmet Ertegun, le patron d'Atlantic, c'est parce qu'il n'avait pas son pareil pour trousser les parfaits standards de rythm and blues qui bousculeraient les radios. Ce que n'avait pas prévu le nabab, pas plus que Big Joe lui-même, c'est que 60 ans après, d'autres mômes danseraient encore sur ces standards intemporels. Et qu'importe que ce soit dans des versions pianistiques ou sauvagement gratteuses !
En voulez-vous une preuve ? Écoutons alors dans sa version originale, puis dans sa re-création par Burnette et le Rock'n'roll Trio, un titre de 1953, où il est question d'arrêter ce put. de yakety-yak et de passer à des choses sérieuses avec une m'dâme qui refuse de faire ce que m'sieur voudrait bien faire, et qui au fond n'est rien qu'une alley cat ! Qu'elle se méfie quand même, m'sieur a une baseball bat ! Vous dites sexe ? Oui, vous n'avez pas tout à fait tort... Le titre ? Honey Hush, naturellement.
Big Joe Turner fut, et c'est bien le moins, introduit au Rock'n'Roll Hall of Fame en 1987, deux hélas après sa mort, à l'âge de 74 ans. On y trouve une courte mais complète biographie de l'homme. Il était né à Kansas City, et Lieber et Stoller avaient, disent-ils, fortement pensé à lui quand ils créèrent la chanson du même nom. Jamais Big Joe Turner ne l'enregistra.
Bon allez, assez parlé, c'est l'heure de la musique. Deux versions splendides d'un titre killer de rock'n'roll. L'original d'abord. Puis sa quasi pré garage reprise par les frères Burnette et le génial Burlison. Have fun ! And stop all that yakety yak !
Les kids ont toujours fonctionné comme ça. On ne se refait une santé qu’aux dépens de ceux que l’on veut cogner. C’est même humain. On commence par se construire contre ses pères, ses grands frères, les gurus en place… enfin qu’importe le flacon…
Après plusieurs années sous calmants neurasthéniques, où le must semblait d’avoir revêtu une chemise à gros carreaux de bucheron canadien, tout en ayant soigneusement perdu son rasoir et fait péter tous les fusibles dans le bled, de sorte qu’il n’était plus question de brancher la première guitare, après des palanquées de disques découvrant les vertus du feu de bois et des voix épurées, à peine portées par un maigre piano ou une guitare anémique, il fallait bien que le bruit revînt.
Ce qui est le cas, depuis au moins un an, (et bordel, oui, je vous promets que je ne vais pas en profiter pour faire un plaidoyer pro domo pour le come-back du rock’n'roll fifties), des groupes ont rebranché leurs instruments, avec en ligne de mire l’envie de faire un boucan d’enfer (pour reprendre l’illustre formule de Big Soul). Pour une part importante, la (re)découverte du surf, des guitares shoegaze, voire du hard rock a été déterminante. The Pain of Being Pure At Heart et Vivian Girls ont, dans des styles et des approches radicalement différents, redonné quelques couleurs, les uns à la pop noisy, les autres à un grand n’importe quoi surf garage shoegaze, si réjouissant qu’on est pas loin de penser qu’elles ont touché ce truc qu’on appelle rock’n'roll. Cette année, des costa-ricaines, dénommées Las Robertas ont ouvert le bal en avril-mai ; les voilà rejointes par le groupe de Frankie Rose (ex batteuse des Vivian Girls – oui tout se tient toujours, et pas seulement, heureusement, par la barbichette). Pour être complet du reste (comme si c’était mon habitude…), Frankie a joué aussi avec les Dum Dum Girls, et un autre combo dont j’ai bouffé le nom et qui me reste coincé dans la glotte : impossible de le recracher.
Oui, vous avez noté que je n’ai point cité A Place To Bury Strangers (merveilleux nom de groupe). Sans doute, outre l’effet de ma mauvaise foi à l’égard d’un gang dont je n’ai guère gouté l’album, est-ce dû au fait qu’on ne compare pas plus A Place… à ceux que j’ai cité, qu’on ne mettrait dans le même panier My Bloody Valentine et les Jesus and Mary Chain. Bon mais après tout, il est aussi possible que de vrais experts (ce que je ne suis pas et m’en félicite) évoquent tantôt pour les uns la noizy pop, voire les tendances bruitistes, et pour les autres la dream pop. Qu’importe, dès lors que c’est le boucan d’enfer qui les réunit.
Bon, là, ce papier est en train de devenir un grand n’importe quoi bruitiste lui aussi, avec des mots aussi cacophoniquement enchaînés que les notes d’un solo de trompette de Sonic Youth…
On a donc quelques références pour effectuer des comparaisons à l’écoute de ce premier album, au nom, sans surprise, de Frankie Rose and The Outs, sans avoir obligation de s’en remettre aux grands anciens. Et c’est tant mieux.
S’il faut positionner les choses, on dira que, autant les Robertas ont quelque chose de junk dans leur musique, qu’autant on pourrait qualifier de gothique leur noizy pop, autant Frankie Rose se positionne en héritière des manieurs de guitares claires (de Cliff Richards aux Beach Boys, en passant par tous les gratteurs de rickenbacker)
S’il faut positionner les choses, on comprendra pourquoi la batteuse de ce groupe ne pouvait durablement rester avec les Vivian Girls, tant s’opposent le déferlement bordélique de ces dernières avec le calme rêveur de Frankie Rose. Si chez les premières, la hargne semble le moteur du power trio, et que vogue la galère on regardera à la fin si on a chanté et joué juste…, Frankie Rose, qui n’est pas née dans la dernière… rose… éclose, a suffisamment de pierre à son briquet pour savoir que c’est une denrée périssable et que le feu ne se fout qu’à bon escient. Elle en est d’ailleurs assez parcimonieuse sur ce premier album, hormis peut être sur le Girlfriend Island qu’on pourrait croire tout droit sorti du premier opus des Vivian, le très réussi Don’t Tred, sorte de cow punk passé à la moulinette shoegaze, et un excellent Must Be Nice, construit sur une rythmique sixties mi kinksiennes mi Motown. Mais pour le reste, on joue plus sur le registre des plaintes lentes et éthérées, des rêves en marchant, de l’onirisme électrique et bruyant. D’ailleurs, l’album s’ouvre sur ce genre d’élégie par lesquelles, d’ordinaire, on clôt les débats. Finalement, à cet égard, le titre phare de l’album, Candy, est parfaitement représentatif de ce spleen qui ne dit pas son nom. Et le clip qui le soutient est parfaitement adapté, hommage à la scène finale de Carrie. Preuve que de 1976 à hier, si 34 années se sont écoulées, les rêves et les cauchemars des petites filles américaines de la middle class n’ont pas beaucoup changé.
Frankie Rose and The Outs– Album du même nom, sorti chez Slumberland
Chronique sur un disque sorti il y a déjà 3 mois et parue sur Interlignage, à peu près à la même époque. A nouveau de l'art du recyclage (et, à nouveau, le premier qui rajoute "des déchets", en prend une !).
Et tiens cadeau qu'on n'avait pas sur Interlignage : un titre. En l'occurrence, Don't Tred.
Retour au Triolet, après interruption d'une semaine pour cause de mise en ligne de la cinquième étape du WCOTBT. D'ailleurs, à ce sujet, après réception de près de 10 réponses, je dois constater que nous pourrions voir tomber le record de la moyenne des notes, mais vers le haut cette fois-ci. Après le creux du mois dernier, voici donc arriver (peut être), la vague des bons scores. En bref, cette 3ème saison suppose, pour supporter les blind tests mensuels successifs, de n'être pas sujet au mal de mer !
Bon, revenons au Triolet pour la semaine passée, dans lequel nous trouverons la phrase de la semaine, le retour sur (micro, quoique...) évènement et aussi le gag de la semaine. Semaine que par ailleurs nous dédierons pour l'ensemble de son oeuvre depuis quelques semaines à MAM, sigle qui ne signifie pas Mon Avion à Moi, pas plus qu'il ne veut dire Maiiiiissss Ahhhh Merde (sous entendu laissez moi tranquille avec cette histoire d'ami tunisien...), mais bel et bien Michelle A Merdé. Encore une, comme le dit Ginisty, qui ne voit pas où est le problème !
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La phrase de la semaine : nous la devons à la Conducatrice, troisième épouse de notre Conducator !
Mais que vient faire cette image, vous demandez-vous ! C'est tout bête, le navire ici photographié s'appelle "La Boudeuse".
Et la, c'est le drame ! Car enfin, de Aubry à Besancenot, combien de générations ont-elles attendu les mots d'une terrible lucidité anticapitaliste de notre désormais first lady ! Comment ne pas comprendre que tout un peuple va, à ces mots terribles, se sentir trahi, par cette femme dont l'extraction populaire et même quasi prolétarienne n'est tout de même plus à démontrer. S'être autant intéressée au monde du rock comme elle l'a fait, est une évidente preuve de son attrait pour les teubs, oups pardon, pour les théories du chaos que ne manquèrent pas d'incarner Bertignac ou Clapton. Un manifeste évident contre toutes les oppressions (en particulier sexuelle, re oups pardon !). En même temps peut être faut-il la comprendre la Carla ! C'est qu'après avoir tant investi dans l'agit-prop marxiste et libertaire, voir la gauche réduite à se jeter dans les bras de Strauss-Kahn a sans doute pour elle l'affreux parfum du renoncement auquel elle se refuse, vaillant petit soldat, à se soumettre. Quoique l'on dit certaines choses sur les activités extra-politiques du patron du FMI qui pourraient être de nature à lui faire voir les choses sous un autre angle (oups, pardon à nouveau !).
Pour finir, notons qu'un de ses arguments phares est de constater, dit-elle, que "[elle a] entendu des responsables du Parti socialiste dire la même chose que ceux du Front national. [ce qui l'a] vraiment choquée". C'est vrai que les diatribes anti roms et assimilant immigration et insécurité venues de Manuel Valls, c'est carrément choquant. Des arguments d'une autre époque qu'on espérait à jamais révolue, et dont s'est bien gardé son époux !
La connerie de la semaine : nous vient d'un anglais à l'humour vache !
Ou comment se séparer de sa conjointe (mais cela aurait pu fonctionner avec conjoint aussi), sans passer par les pénibles cases divorces, pensions alimentaires et autres prestations compensatoires. Un monsieur des services secrets de Sa Gracieuse Majesté a eu une idée lumineuse pour y parvenir. Tout est dit ici.
En même temps, il faut avouer qu'il n'est pas très classieux notre barbouzard ! Jamais James Bond ne s'y serait pris avec aussi peu de tact.
Le retour sur (micro) évènement : met à nouveau en cause un médicament.
La je sens que c'est une documentation qui va bien vous aider à comprendre le problème...
Pour le coup, Servier peut dormir tranquille, le médiator n'est pas en cause. Enfin, bon je m'avance peut être, qui sait, le Requip, la médecine mise en cause, vient peut être elle aussi des laboratoires Servier.
Et de quoi donc est-il accusé ce Requip ? Hum... de provoquer des troubles compulsifs, dira-t-on pour rester pudique ! Je ne sais pas si l'affaire judiciaire peut déboucher sur une condamnation du laboratoire mis en cause et du neurologue qui ont été attaqué par ce patient, mais je crains que l'on n'en parle pas autant que du Mediator. C'est qu'il n'y a pas eu mort d'homme. A priori, juste des vies brisées, des effets puissamment indésirables qui vous retirent de force de la communauté des humains.
La fin du reportage enregistré est plus qu'inquiétante : les dangers potentiels du médicament (1% des cas) auraient été démontrés et annoncés avant même la commercialisation du Requip, ce qui n'aurait pour autant pas obligé le labo à faire figurer ce type de risques sur la notice. Plus grave encore, le Requip, en dépit des dangers avérés qu'il présente pour le comportement, resterait prescrit pour les malades.
Le vrai drame, au fond, c'est qu'il s'agit d'un médoc contre la maladie de Parkinson, et qu'au bout du compte, on en ressort avec ce constat que pour certains malades, le choix va se limiter à décliner en branlant de partout, ou à branler frénétiquement mais sans décliner... la moindre invitation à la débauche. Cruel dilemme.
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Bon sur ce choix, je vous laisse pour le weekend, que je vous souhaite bon, ensoleillé, caressant et pourquoi pas, rock'n'roll ! A plus, Thierry RYS