jeudi, avril 28, 2011

WCOTBT Saison 3 Etape 8 - En avant pour l'antépénultième !

"Quand Séverine montre son doux minois,
De jouer au WCOTBT, nous devons faire le choix !"

Antépénultième levée du World Contest, donc ! Et je n'ai, absolument aucune idée quant à sa difficulté. On verra bien.

Mais ce qui est certain, c'est que l'on se rapproche inéluctablement du jugement dernier, oups pardon, du verdict final... Quoique la dernière étape, qui sera dotée de plus de 30 points, ne sera pas là pour rien. Mais je vous en dirai plus lors de la 9ème et avant dernière étape.


Rappel des règles et du relevé des points :

Le blind test "pop rock" : 6 extraits, et comme d'habitude, DEUX (2) points par extrait (un pour le morceau, un pour le groupe ou l'artiste), pour donc un total de DOUZE (12) points ;
Les deux "bouses" à reconnaître, avec le même comptage de points que pour le "pop-rock", ce qui nous fait donc QUATRE (4) points à prendre ;
L'extrait cinéma : soit un court dialogue, sur la base duquel, il conviendra de reconnaître le film dont il est extrait. Tout de même TROIS (3) points à prendre.

L'épreuve "eyes without a face", jeux de reconnaissance de personnages céléèbres rien que pour leurs yeux : TROIS (3) points par bonne réponse, soit un total de SIX (6) ;
L'épreuve "pochette", où d'un petit bout découpé d'une pochette, il vous revient de retrouver l'album en question, ainsi que le groupe ou l'artiste qui l'a commis, pour un total de CINQ (5) points

Donc TRENTE (30) points (19 de sons et 11 d'images) à ramasser...


Bon, donc, c'est bon !?
So Let's Go !

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WCOTBT Saison 3 - Huitième étape !

- le blind test 6 titres "pop rock" à écouter et/ou télécharger est ici : pop rock avril.
(je ne saurais qu'en dire - il me semble que le simple côtoie le complexe...)


- la bouse n°13 : idem en cet endroit : bouse 15
- la bouse n°14 : allez donc là : bouse 16 ;
(et là, nul ne pourra contester que j'ai bien sélectionner deux superbes bousiques bouses... un peu du même tonneau, d'ailleurs)

- le court extrait d'un film à reconnaître est ici : Cinéma08
(pour une fois, il me semble que cet extrait n'est pas très aisé à reconnaître)


Images please...

- Eyes Without a Face :

Eyes number 15



Eyes number 16 :



et, last but not least, un extrait de la Pochette number eight (8 !):



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A vous de jouer, désormais !
Vous avez, comme d'hab., QUINZE (15) jours pour envoyer vos réponses par mail, à l'adresse habituelle, soit : civilservant@free.fr

Ce qui nous amène donc jusqu'au JEUDI 12 MAI MINUIT, pour jouer !

And now, good luck, amigos-gas !

Thierry
RYS

mercredi, avril 27, 2011

To The Underground !

Comme l'a dit cet après-midi Pénélope Crouteprod, rien ne protège de rien. Pas même une vie macrobio, hare krishnou-vishno-végétarienne. Rien ne nous protègera jamais de l'Underground, vers lequel tout nous pousse, junkies comme joggers.

Née en 1957, l'année parfaite pour 20 ans plus tard enfourcher le dragon punk, Marianne Elliot Said, fille métisse d'anglaise et de somalien, a, quelques mois durant, impeccablement incarné ce que fut le punk anglais, le punk londonien. Qui n'avait, de fait, rien, mais strictement rien à voir avec le punk new-yorkais, en germe depuis bien plus longtemps. Qui n'avait absolument aucun rapport avec la longue tradition rock'n'roll américaine, déjà punk avec les garagistes psychédéliques de la seconde moitié des années 60, puis avec le MC5 et les Stooges, avec Suicide, ces fans éplorés du rockabilly vintage jusqu'à la façon de singer le hiccup sous le fracas des synthés, les Dolls et Thunders évidemment.
Ce punk anglais qui s'acoquinait aussi peu au rock'n'roll que Ray Davies ne s'apparente à Gene Vincent, ou que les Damned ne se comparent aux Ramones.

Ce punk anglais auquel pourtant nous dûmes tout quand nous avions 15 ans, 16 ans en 1977-1978, ces années où, enfin, la musique redevenait excitante.

Oui, pendant quelques mois, Poly Styrène et son gang furent l'exacte bande son d'une Angleterre qui se croyait à l'agonie, sans savoir qu'en quittant des travaillistes aux abois, elle allait s'offrir à prix de sang, la longue cure Thatchérienne. Oui, Poly, avec ses chansons hurlées d'une voix de papier émeri, aux limites de la cassure, Poly - Marianne, qui n'avait sans doute que très peu à voir avec cette musique, personnifia pourtant la violente mue du rock anglais. Avec Lydon naturellement, qui, n'en doutons pas, n'aimait guère plus le binaire qu'elle.

C'est qu'il était question de bien autre chose que de secouer la pièce montée dégoulinante du prog rock, du jazz rock et du middle of the country rock road dans la révolution londonienne de 76-77. C'est qu'il était au fond question de bien d'autre chose que de musique. De révolte, oui sans doute. Mais pas sans cause. C'est qu'il était question d'une aristocratie encore engoncée dans ses traditions colonialo-Agatha Christienne, d'une reine qui, en 1977, jubilait, à milles lieux des égarements d'une jeunesse sans autre horizon que le hooliganisme du dimanche, le pub du samedi et la mine ou l'usine le reste de la semaine.

Et c'est qu'il était aussi question d'une jeunesse qui, au contraire de la plupart de ses homologues du continent européen n'avait donné ni dans le hourvari étudiant soixante-huitard à la française, ni dans les dérives révolutionnaires sanglantes à l'allemande ou à l'italienne.

Alors oui, Poly Styrène et X Ray Spex, leurs hymnes païens anti consuméristes et violemment féministes, représentèrent mieux que quiconque ces quelques mois de liberté échevelée que s'offrit le Royaume-Uni, avant que ne vienne la sévère reprise en main des années 80. Mais de rock'n'roll, il ne fut point question. De rock, peut être. Anglais, très certainement. Définitivement.

Ce qui nous suffisait amplement. Nous n'en étions pas à l'âge de soupeser qui que quoi et de quoi dont est-ce ! Ces jeunes gens aux cheveux étranges, aux épingles à nourrice mal plantées n'importe où, aux accoutrements semi-ridicules, avaient à nos yeux un mérite immense : ils secouaient le cocotier ! Dessillaient les oreilles. Effrayaient les anciens,. Faisaient flipper les babs. Ouvraient les ondes au bruit réjouissant et à la frénésie, cette sœur jumelle de la transe.

Les ondes ! Lorsque, au lendemain de l'élection de Mitterrand, nous pûmes enfin en toute légalité (ce qui n'est que partiellement vrai, les lois ne changèrent pas en une nuit, mais nous savions que le mouvement était lancé), dans bien des villes, lâcher notre purée nous étions prêts. Des balbutiements maladroits de mai et juin naquirent les premières radios libres en septembre. La première émission qui j'animais devant, derrière et tout autour du micro, des deux platines, du lecteur de K7 et de la maigre table de mixage, je la nommais Poly Styrène. en hommage à deux femmes. Mylène Khaski, la robotique chanteuse d'Edith Nylon et Marianne Poly Styrène. Et pourtant c'était bien, déjà, de rock'n'roll qu'il s'agissait. D'Elvis ou de Thunders, bien plus que des punks anglais (Clash excepté). Sauf X Ray Spex.

Peut être, parce que malgré le nombre de fois où nous écoutâmes, un ou deux ans avant le Let's Submerge qui officiait il me semble en face B du 45 tours Identity (que l'un d'entre nous avait ramené de Londres comme un bien aussi précieux que la myrrhe et l'encens), jamais nous ne en lassâmes. Sans doute un effet de ce saxophone (que Lora Logic avait pourtant déjà abandonné). Oui, plus qu'Identity, plus que I'm A Cliché, plus que Oh Bondage, c'est Let's Submerge qui, pour moi le mieux, résume ces quelques mois de folles (et vaines ?) agitations post adolescentes. Quant déferlait la vague.


Poly Styrène retrouva vite sa vraie famille, macrobio hippie gauchiste, en rejoignant la communauté Hare Krishna. Qu'importe au fond qu'elle n'ait eu que peu à voir avec le rock. Outre le fait qu'au contraire de certains, elle n'en fut pas la faisane, ses hurlements que couvraient les stridences du saxo marquèrent au feu du paganisme une génération, à laquelle j'eus la chance d'appartenir. Et qui se réduit comme la peau de chagrin.

Non, décidément, rien ne nous protège de rien. Poly est morte le 25, avant-hier, d'un cancer du sein. Alors autant se préparer, à notre tour à descendre un jour dans les souterrains, où les femmes d'Hadès sont habillées pour tuer.
To The Underground !



X Ray Spex - Let's Submerge (1977).

Allez, à plus
Thierry RYS

samedi, avril 16, 2011

Scottish groove

Bon, on va laisser ce blog en jachère quelques jours... because départ vers les Highlands, à la recherche de Nessie, du rare single malt (même si je n'en bois plus) et de Christophe Highlander Trucmuche ou de Mel Braveheart Machin, somewhere in the Grampians...

L'occasion, en lieu et place de l'habituel et terriblement surfait "Triolet", de se rafraichir les neurones au vent glacé du rock écossais (au moins un échantillon).



Même s'il ne s'agit pas nécessairement de ma came la plus consommée, ces gens là ont un son qui ne peut laisser indifférent que les sourds, ou les mal comprenant...




Camera Obscura n'est pas non plus ma came préférée, mais il faudrait être alzheimerisé pour ne pas sentir le talent mélodique...





Pas plus mon truc, mais God Help the Girl a le sens des cuivres qui font avancer un titre... rendons leur ce qui leur appartient...





Mais là, évidemment....



Bon, tout ça n'est qu'un échantillon... et comme je ne passerai quasiment pas par Glasgow, il est peu de risque (chance) que je croise ces gens là à Perth, Inverness, Aberdeen ou Fort Williams...

En revanche, qui sait si au fin fond d'un pub, le long des Lochs, je n'entendrai pas ça :



Éventuellement, d'ailleurs, dans une version instrumentale et plus intime :



Bon allez, atchao !
Thierry
RYS

jeudi, avril 14, 2011

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#084)

Hello fri-ends et fri-endises ! And others too !

Faire court aujourd'hui car le temps me prend de court. Mais faire quand même. Et plaisir tant qu'à faire. Puisqu'il faut faire.

Pas chercher les inconnus dont on fera, à quelques uns, découvrir l'existence (le plus souvent, hélas, terminée, et trop souvent dans des conditions dramatiques). Non plutôt rendre l'hommage annuel qui se doit, chaque année, quand s'approche le 17 avril. Cinquante et une années déjà. Je ne l'aurais jamais connu de mon vivant. Pas seulement de mon vivant conscient, mais simplement de mon vivant.



Eddie Cochran s'est enroulé comme un jouet serpentin brisé autour de la mort, qui prit forme d'un réverbère où il vint se cogner, par le choc éjecté. Et la musique, à jamais, en fut cassée, diminuée, brutalement fauchée, et pour toujours inconsolée. Qu'en un instant la flamme du génie fut ainsi soufflée.

Je ne vais pas, ici, mille fois me répéter, redire ce que chaque année je déclare.

Si Dieu existe et des humains s'occupe, alors il hait le rock'n'roll. Au point de nous avoir arraché avant même qu'ils aient vraiment commencé à œuvrer, des géants comme Buddy ou Eddie.
A moins que Dieu, s'il existe et des humains s'occupe, adore le rock'n'roll. Au point de les avoir, l'un comme l'autre, Buddy et Eddie, appelés à ses cotés pour qu'à lui seul ils offrent ce qui nous aura été refusé.

Le 17 avril 1960, près de Londres, Eddie Cochran partait vers Dieu, s'il existe et des hommes s'occupe, parce que les taxis n'étaient pas plus sûrs au fond que les avions. De ce voyage maudit, il faut le seul à ne pas revenir, ses compagnons d'infortune, Gene Vincent et sa compagne et co-compositrice Sharon Sheeley, sortant cassés mais vivants des débris de l'automobile. Gene Vincent partit rejoindre son ami le 12 octobre 1971. Quant à Sharon, elle mourut le jour de mes 41 ans, un 17 mai, expirant la dernière note d'une beaucoup trop courte et bien trop maigre symphonie de la jeunesse. Tout ça parce que Dieu, s'il existe et des humains s'occupe, déteste ou peut être adore, mais le saura-t-on jamais, le rock'n'roll


Eddie Cochran - Jeannie, Jeannie, Jeannie.

Thierry
RYS

mardi, avril 12, 2011

WCOTBT Saison 3 Etape 7 - Les soluces et les résultats !

Hy Dear Séverine ! Hy, Dear Mistress !
Bonjour ma belle. Tu reviens nous hanter, pour annoncer de ta sépulcrale voix les solutions et les résultats de cette 7ème étape, n'est-il-pas, maîtresse ? Alors seras-tu sévère, ou feras-tu preuve de miséricorde envers les joueurs de cette 7ème levée ? Nous l'allons voir !

Belle étape avec une moyenne plus que correcte étant donné sa difficulté (surtout sur le poprock). Mais il fallait bien que cela se calmât un peu après une sixième étape au goût de distribution générale des prix en fin de petite section de maternelle. Pas de record, donc, mais un plus qu'honorable score moyen s'établissant à 17,92, ce qui place cette étape au 3ème rang après, donc c'est dit celle de février, et après celle de novembre. Nous sommes bien loin des punitions infligées en septembre (13,72 de moyenne) et en décembre (13,29). Bravo ! Cette fois-ci, relatif équilibre entre la partie "sons", il est vrai rendue malaisée du fait du poprock (score moyen de 11,31), et la partie "images " où vous en avez chié sur une des deux paires d"eyes", mais avez fort bien récupéré grâce à la pochette (score moyen de 6,62).

Merci bien sûr à tous les participantes et participants. Ce mois-ci vous fûtes 13 à jouer, ce qui marque une petite baisse de la participation. Mais il est vrai que le fidèle d'entre les fidèles, l'homme qui me fait parvenir ses réponses en général 10 à 15 minutes avant le dead line, j'ai nommé J-P de Next a cette fois omis de renvoyer sa réponse (et j'ai attendu jusqu'à ce mardi 15 heures pour m'assurer qu'elle ne traînait pas en quelque endroit perdu de l'electrosphère et tardait à me parvenir). Dommage... A moins bien sûr que le mail n'ait besoin de trois jours pour joindre Dijon et Paris...

Quel bilan pour cette septième levée : Celui qui s'est distingué en ce début avril a pour nom Guic' The Old, qui remporte la victoire ! Mais, au classement général, notre homme est encore un peu à distance. De sorte que le leader, Stéphane Mus Foulon, qui ne pointe pas trop loin pour cette 7ème étape, conserve l'essentiel de son avance.

Sur la partie sonore, Ronnie Ocean, toujours extrêmement brillant dans le poprock, accentue son avantage sur Stéphane, et peut commencer à y croire, même s'il devra batailler jusqu'au bout. Quant aux "images", vous êtes toujours aussi proches les uns des autres (genre boite de sardines). Mais, pour le second mois consécutif, hors Stéphane, c'est Guic' qui mène la course, avec toutefois El Klak et Arbobo sur ses talons. Là, franchement rien n'est fait et je gage qu'il faudra attendre la dernière pour connaître un vainqueur qui ne l'emportera, sans doute, que dans un mouchoir de poche...

And Now The Soluces !
(à chaque fois, entre parenthèses, le score moyen obtenu, sur 2, 3 ou 5 points possibles)

........
A- LES SONS :

1 - Le pop-rock :


REM - The One I Love (1,46) ;
X Ray Spex - Germ Free Adolescents (0,31) ;
Electrelane - On Parade (0,69) ;
The Doors - When The Music's Over (1,08) ;
The Beatles - While My Guitar Gently Weeps (2,00) ;
Donnie Hathaway - A Song For You (0,92).
...
Les Beatles restent les Beatles, si j'en crois le score obtenu pour le 5ème titre. Par ailleurs, félicitations à celles et ceux qui ont reconnu l'immense Hathaway (même à ceux qui se font aider par leur progéniture ou par leurs géniteurs). C'était, croyais-je en tout cas, la vraie difficulté de ce poprock. En fait il s'avéra que je me suis trompé : le vrai hic, c'était X Ray Spex.


2- Les Bouses : dépareillées, dans le style et les résultats !

La bouse 9 : Lou Béga - Mambo n°5 (2,00) ;
...
La bouse 10 : Florent Patagonie Pagny - Si tu veux m'essayer (0,92).

Ah ! Lou Béga ! Les fêtes à la con avec olives dénoyautées, chips, rosé tiède et le Mambo n°5 pour que tout le monde s'amuse... Je constate que vous aussi vous avez subi ça ! En revanche, vous semblez avoir oublié le Patagon, défenseur de la liberté de penser et de ne payer ses impôts qu'au lance-pierres, ou, mieux, y avoir échappé... Dans les deux cas, vous avez de la chance !

Et non, vous n'allez pas y couper :


Ouais, ben je préférais et de loin Kid Créole et ses Coconuts...



Houlà... Il s'en passe des choses dans les hôtels où Pagny pose ses valises. La musique ? Quelle musique ?


3- Le Film :

Les Trois Frères (2,08 sur 3 points possibles) : Oui, bon les voix étaient reconnaissables et comme les Inconnus n'ont quand même pas tourné tant de films que ça...
Bon au total, pour les sons, une moyenne de 11,31 points sur 19 possibles.



B- LES IMAGES :

1- Eyes Without a Face : allez, les photos d'origine, vu ce que vous avez galéré... sur les seconds eyes. Cette fois, les scores entre parenthèses sont sur 3 possibles.

Eyes 13 :

Bon, votre proximité avec le groupe de Cantat peut être ? En tout cas, carton plein sur Marie Trintignant (2,08 sur 3 possibles). Carton plein, oups ! Que cette expression est mal choisie !


Eyes 14 :

Aie ! La sublime des années 60 et 70 est désormais bien oubliée. Peu nombreux vous fûtes à reconnaître Marie Laforêt (0,69 sur 3 possibles). Pourtant, putain qu'elle était belle !


2- La Pochette :

Ouais! Encore une pochette de métal... style que je ne goûte guère et auquel je ne connais rien. Après Korn, le mois dernier, Metallica cette fois-ci et Master of Puppets (3,85 points sur 5 points possibles). J'en conclus que vous connaissez bien, vous !

Bon au total, pour les images, une moyenne de 6,62 points sur 11 possibles.

CLASSEMENTS de l'Étape :

Au général :

1) Guic' The Old : 25 points ;
2) Ronnie Ocean : 24 points ;
3) Stéphane Mus Foulon : 23 points ;
4) Dragibus : 20 points ;
5) Arbobo, Sonic et Sandrine Thébaut : 19 points ;
8) La bUze : 18 points ;
9) Jérome G. et Sophie Lenoir : 15 points ;
11) El Klak et Pyrox le Hargneu : 13 points ;
13) Laurent Mouétron : 10 points.


Bravo à tous, l'essentiel étant de jouer
.

Les "Sons" : Pop-Rock + Bouses + Cinéma :

1) Ronnie Ocean : 19 points (carton plein) ;
2) Guic' The Old : 17 points ;
3) Sandrine Thébaut : 16 points ;
4) Jérome G. et Stéphane Mus Foulon : 12 points ;
6) Arbobo : 11 points ;
7) La bUze, Pyrox le Hargneu et Sophie Lenoir : 10 points
etc.



"Images" : Eyes Without a Face + Pochette :


1) Stéphane Mus Foulon, Sonic Eric et Dragibus : 11 points (bravo à eux pour ce carton plein !) ;
4) Guic' the Old, La bUze et Arbobo : 8 points ;
beaucoup parmi les autres sont à 5 points...



Classements - Cumul après SEPT (7) étapes :

Au général :

1) Stéphane Mus Foulon : 175 points

2) Guic' The Old : 152 points

3) Arbobo : 140 points ;

4) Ronnie Ocean : 136,5 points

5) Sonic Eric : 111 points

6) El Klak et Jérome G. : 110 points ;

8) J-P de Next : 108,5 points

9) Dragibus : 108 points

10) La bUze : 101,5 points ;

11) Pyrox le Hargneu : 77 points

12) Diane Cairn : 69 points ;

13) Sandrine Thébaut : 68 points

14) Coolbeans : 51 points

15) Daniel de Next : 50,5 points ;

16) Davnat : 50 points ;

17) Laurent Mouétron : 34 points ;

18) Stoni : 31 points

19) Fabrice Guillet : 29 points

20) Stéphane Ska : 26 points ;

21) RegUs PatOff : 25 points

22) Yosémite : 19 points ;

23) JohnFord et Jen : 17 points

25) Sophie Lenoir : 15 points ;

26) Thanu et Oeuréka : 13 points ;

28) Boebis : 9 points.


Les "Sons" : Pop-Rock + Bouses + Cinéma :

1) Ronnie Ocean : 120,5 points ;
2) Stéphane Mus Foulon : 113 points ;
3) Guic' The Old : 103 points ;
4) Arbobo : 97 points ;
5) J-P de Next et Jérome G. : 80 points ;
7) La bUze : 74 points ;
8) Sonic Eric et Dragibus : 72 points ;
10) Pyrox le Hargneu : 68 points ;
etc.


"Images" : Eyes Without a Face + Pochette :

1) Stéphane Mus Foulon : 62 points ;
2) Guic' The Old : 49 points ;
3) El Klak : 45 points ;
4) Arbobo : 43 points ;
5) Sonic Eric : 39 points ;
6) Dragibus : 36 points ;
7) Jérome G. : 30 points ;
8) J-P de Next : 28,5 points ;
etc..
.


Alors, si ça s'arrêtait aujourd'hui, les trois vainqueurs seraient Stéphane Mus Foulon au général, Ronnie Ocean aux sons et Guic' The Old aux visuels (mais là, putain que c'est serré). Rien n'est encore définitif... Surtout au classement "Images" ! Et il reste TROIS (3) épreuves, la dernière étant un peu plus richement dotée que les autres (je vous en dirai plus bientôt).


Bon, ben c'était la septième étape. Encore trois (3) jusqu'au final qui aura lieu en juin 2011. La huitième étape : démarrera comme d'hab, un 28, soit le Jeudi 28 Avril, et encore une fois, pour quinze jours !


Be There ! A plus,
Thierry
RYS

samedi, avril 09, 2011

Triolet pour la semaine passée (#025)

Vingt-cinquième Triolet, déjà. Et la question me taraude :"Vaut-ce le coup de continuer ce relevé de faits de peu d'intérêts récoltés sur les cinq jours écoulés, à l'aune de la maigreur des commentaires récoltés ?" "Hein !? franchement !?

Paradoxe de ce blog : sa fréquentation ne cesse de grimper, à l'inverse du nombre de commentaires qui y sont déposés, me laissant la cruelle impression de taper (sur le clavier) dans le vide sidéral des électrons en balade. Il est vrai que la croissance continue du nombre de passage tient peut être aux affriolantes zessegons (fausses, mais c'est encore mieux) que je place dans ma bannière...

Bon qu'importe les questionnements métaphysiques (où je pense) sur la dure réalité de bloguer et entamons ce 25ème numéro !

Ces cinq derniers jours auront, à mes yeux de bovin matant le passage du train, été marqués par une splendide (si, si) phrase de la semaine, un évènement de la semaine peu remarqué hélas l'actualité étant en déplacement incessant entre trois endroit que sont Fukujyma, la Libye et Abidjan depuis plusieurs semaines et enfin deux conneries (pour le prix d'une seule) de la semaine.

So Let's Go !


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La phrase de la semaine : est à mettre à l'actif de la sous-secrétaire des tas (à la Santé, nous dit-on).


Elle ferai bien de s'occuper de la sienne propre M'dame Nora Berra, de santé. Mentale surtout!

Qu'a-t-elle dit la préposée à la Santé ? Elle a dit "L'homosexualité est un facteur de risque pour le VIH". Ah !??? Mais qu'est-ce à dire ? La sodomie serait donc meilleur transmetteur du virus que la biblique pénétration vaginale ? Serait-ce cela que la mini ministresse pointe, si j'ose dire, d'un doigt vengeur ? Mais ne sait-elle pas que cette pratique n'est nullement réservée aux couples homos, notamment (aaaarffff) aux lesbiennes ! Peut être eut-il fallu qu'elle pratiquât un peu plus pour apprendre que même chez les hétérosexuels, il est des orifices que la morale réprouve mais que le plaisir approuve. La bouche aussi. Mais peut être ne le sait-elle pas. Ce qui en soi ne me gênerait pas plus que ça, si elle n'était l'ire responsable de la Santé dans notre pays.

Alors, alors... consciente du remous par ces mots provoqués, la voici qui cherche à les amender. Et c'est pire : "C'est bien la notion de conduite à risque qui doit être prise en compte comme facteur de risque du VIH en non pas évidemment le fait d'être homosexuel". Sous entendu, les pédés et les gouines ont le droit de l'être, mais oh mon Doux Seigneur, quel grand malheur ! Ces gens là ne sont que dévoyés, prompts à adopter toutes les conduites à risques. Entendez bien sûr, que nous sommes là face à partouzards et partouzardes qui jamais d'un préservatif ne se servent...

Heu... alors là, je me demande vraiment sur quelle planète vit l'aberrante Berra ! N'y aurait-il donc personne parmi ses conseillers, pour, en loucedé, l'inscrire sur des sites du type PlanCul.com, Indidèles.com (ah non pas celui là, elle serait fichue de croire que c'est religieux"), voire plus prosaïquement Meetic... Afin qu'elle découvre que les pratiques "à risque" qu'elle stigmatise sont largement le fait des hétéros. Des hétéros bien installés dans leurs vies intégrées et bourgeoises (et sans doute un peu chiantes du reste).
Oui, bon sang ! Qu'un conseiller envoie le profil de Nora sur un site hot ! Et qu'à l'avenir, elle tourne sept fois sa langue à l'endroit de son choix, avant de proférer des conneries qui ne sont guidées que par une vision religioso-rétrograde, fondées sur des réalités à peu près aussi tangibles que le créationnisme !



Retour sur un évènement : qui n'a pas trop défrayé la chronique.

En verte Erin, la très catholique Eire, la pieuse Irlande, les choses changent dirait-on. Et l'on encouragerait bien une petite délocalisation de Mme Berra, pour rappeler à ces gueux de Cork, Galway ou Dublin, où se situent les vraies valeurs !

Car enfin ! C'est énorme : v'là qu'en Irlande, l'un des derniers bastions de la morale de bon aloi, le Diable remporte des victoires. Dieu recule (comment veux-t, comment veux-tu...) et les gays ont désormais le droit de se marier. Dans un pays qui jusqu'à peu savait où se trouvait l'orifice vénéré et l'orifice honni et en conséquence n'avait pas décriminalisé cette Ah-Berra-Tion qu'est la gouinerie et la pédérastie !

Bon je passe sur l'évènement, même si force est de constater que cette terre de contrastes qu'est l'Irlande (où l'avortement reste prohibé), offre désormais aux homos un droit que la France leur refuse (soit dit en passant, même doucement, comme quoi le Pays-Des-Droits-De-L'homme, n'est pas celui des droits des homos).

Au fond ce qui m'amuse le plus, c'est que je repense aux débats qui faisaient rage à l'hiver 2004 et au printemps 2005, autour de la "Constitution" européenne. Il y avait quelques personnages et concepts puissamment raccourcis qui faisaient florès dans les discussions. Il en était ainsi du plombier polonais. Il en était aussi, dans les propos des contempteurs de la "Constitution Giscard", de l'interdiction de l'avortement en Irlande. Tout ça n'avait guère à voir avec le débat, mais les partisans du non n'hésitaient à faire peur en visant un éventuel alignement par les législations nationales du Droit européen... Sous entendu, bientôt, avec la Constitution, l'avortement partout serait interdit. Remarquable méli-mélo sans vergogne des droits nationaux et communautaire. Qu'importe s'il réussissait à effrayer quelques électeurs. Rigolo d'ailleurs de noter qu'à aucun moment les mêmes n'annonçaient que par parallélisme, la législation française sur les 35 heures allait déferler sur l'ensemble de l'Union. C'est que, dans cette hypothèse les nonistes français eussent enclin plus d'un de leurs électeurs à basculer dans le camp du Oui. Argument sur la déferlante des 35 heures, qui en revanche, était puissamment repris par les nonistes d'autres nations (la Grande-Bretagne notamment) qui ne voient dans l'UE qu'un carcan de règles gênant la libre entreprise. Vérité en deçà, mensonge au delà... Alliance de la carpe Mélenchon et du lapin Nick Griffin... Qu'importe pourvu qu'on jetât sous les orties cette Constitution diabolique !

Bon, ben les gars, pour la prochaine campagne, va falloir vous trouver d'autres arguments. Il n'en manque pas ? Ah, ça je ne serais pas loin de vous rejoindre. Mais qu'on choisisse au moins les bons...


Deux conneries de la semaine : pour finir ce Triolet

D'abord celle-ci, qui prouve que parfois on s'emmerde ferme du coté d'Albi, de Gaillac, ...dans le profond Tarn.
Voyez donc à quoi l'on s'amuse et quel genre de trophée on souhaite ramener à la maison... Oui. Ou alors, je me plante dans les grandes largeurs : les Tarnais et les Tarnaises sont de chauds lapins qui ne s'ennuient pas du tout. En tout cas, voilà un cambriolage qui fera plaisir à Dame Berra. Ceux-là ne peuvent être accusés de conduite à risque, ils sortent couverts.

Ensuite, pour rire un peu (jaune), les inquiétudes de Jean-François Copé sur le processus de primaires au Parti Socialiste. Il se pourrait bien, estime-t-il, que les procédures ne soient pas constitutionnelles. Car voyez-vous, il y a un problème éventuel de manipulations des fichiers électoraux, à des fins partisanes. Rassurons M. l'ex ministre du Budget, la consultation des fichiers électoraux est de droit pour n'importe quel citoyen qui le demande. C'est codifié par l'article L28 du Code électoral.
Du reste, par une question écrite de Jean-Claude Gaudin, publiée au Journal Officiel du Sénat, en 2006, le Ministre de l'Intérieur en 2006 répondait, en substance : "Les listes électorales sont des documents administratifs communicables de plein droit et dans leur intégralité aux électeurs, aux candidats et aux partis ou groupements politiques, en application de l'article L. 28 du code électoral". Dont acte ! Que monsieur Copé soit donc rassuré, lui qui s'inquiète. D'autant que le ministre de l'Intérieur qui avait ainsi répondu aussi clairement en 2006, s'appelait Nicolas Sarkozy. Je n'ose imaginer que Copé aille contredire ce qu'avait écrit celui qui allait devenir Président...
Quant à l'éventuel caractère censitaire du scrutin, au motif qu'il faudrait payer un euro pour participer aux primaires, caractère qui renverrait à la Monarchie de Juillet, si j'osais je dirais bien que ça n'a pas de sens... Rappelons que le suffrage censitaire vient du mot cens, signifiant dès l'Antiquité, impôt. Le suffrage censitaire signifiant par la suite qu'il était nécessaire de payer l'impôt, voire même un certain montant d'impôt, pour pouvoir être électeur. Alors, à cette aune, il est clair que la France ne connaît pas ce type de suffrage. Je connais quelques amis ou voisins qui acquittent avec régularité leurs impôts depuis des décennies qu'ils vivent dans mon pays, et qui pour autant n'ont pas le droit de voter... C'est qu'ils sont immigrés, voyez-vous. Allemands, anglais, ou algériens.
Mais, puisque maintenant c'est Larcher, président UMP du Sénat qui s'en émeut, il semblerait que la mini-majorité présidentielle, ou ce qu'il en reste, tente vraiment un coup avec cette affaire de fichier et de vote à un euro. Faut-il que la peur les anime pour qu'ils en soient réduits à de tels enfantillages...

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Allez, see ya.
Et remember : ce samedi matin, il ne vous reste plus que TROIS (3) jours pour participer à la 7ème étape du WCOTBT. Il y a des points à prendre...
Thierry
RYS

jeudi, avril 07, 2011

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#083)

Buongiorno a tutti e tutta (and the others too !)...

On approche doucement des derniers billets de cette série "C'est jeudi, fait chaud, je sors mon bikini", série qui a commencé depuis déjà un bon bail (faudra que je vérifie exactement quand tout ça a commencé) et dont, d'ailleurs, si je me suis fixé comme objectif de la boucler (la série, pas ma grande gu...) au 100ème numéro, je n'ai pas le début du commencement d'une idée de ce par quoi je la remplacerai. Mais, ceci arrivera au moment de l'automne, lorsque sous la bienveillante mais insistante pression de notre Président de Civil Servantie, je serais amené à modifier les grilles de programme de ce blog que vous êtes de plus en plus nombreux à fréquenter (normal vu la concurrence, aaarffffff, vu que je colle des filles moitié à poil dans la bannière surtout...).

Numéro 83 de "C'est jeudi..." et, à mon grand dam, je m'aperçois, faisant sous mes paupières rouler des yeux qui ressemblent à ceux de Janet Leigh lors de la célèbre scène de la douche de Psychose, qu'à aucun moment je n'ai passé dans cette série le regretté Ricky Nelson.

Vis-à-vis des rockers purs et durs, tatoués Elvis, pleurant pour Gene, s'extasiant face à Cochran, s'agenouillant devant Burnette, le drame de Ricky Nelson n'a même pas besoin d'être longuement expliqué. Il se comprend à la simple vue de la photo ci-dessus.

Belle gueule, bien trop belle gueule. Et ne dégageant pas le premier soupçon de danger ou de malséance. Belle gueule, mais trop passe partout pour ceux qui ne vénèrent que la moue du King ou la mèche rebelle du Killer. Belle gueule, mais dont la faute originelle est de plaire aussi bien aux petites lycéennes fishnet stockings qu'à leurs mères et leurs grand-mères. Pas une once de danger. Alors le rock'n'roll là dedans, vous pensez...

Et puis, à l'égard au moins du public français, il n'est pas certain qu'être le créateur de l'original de l'Idole des Jeunes d'un Johnny débutant (Teenage Idol), fut un viatique pour complaire à la frange la plus puriste des amateurs de rock'n'roll. Non pas certain. Pas plus d'ailleurs que sa participation, multidiffusée au crépusculaire Rio Bravo, dans lequel il campait un personnage bien falot en regard de ceux incarnés par John Wayne, Dean Martin et Walter Brennan. Bien trop brave gars, là encore, bien trop mignon et propret.

Alors vous imaginez bien que pour beaucoup, et j'en fus, l'amalgame avec les fausses idoles, de toutes pièces crées par un show business avide de retour sur investissement d'autant plus rapide que la présence du Diable ne viendra pas le gêner, à la Fabian quoi ! (et le twist n'a rien à voir avec ça).
Erreur ! Connerie ! Hérésie !
Ricky Nelson
n'avait rien à voir avec cette marchandise frelatée ! J'en parlais, il n'y a pas si loin, quelques mois tout au plus avec le batteur de Ghost Highway, grand rockeur peu suspect de complaisance à l'égard de la mollasserie, et admirateur sans borne de Ricky ! Et nous en étions bien d'accord (ben oui j'ai changé d'avis quoi !) : si sa voix allait le servir incontestablement pour un registre de ballades country and western, le style qui était le sien, c'était sans conteste le rockabilly, comme en témoigne un de ses plus beaux succès, repris d'ailleurs sur scène par Ghost Highway.



Si vous souhaitiez en savoir un peu plus sur la vie et la carrière de ce chantre d'une poprock naissante, sans même s'en douter d'ailleurs, et décédé bien trop tôt dans un crash d'avion, un jour de Saint Sylvestre comme Buddy Holly ou Patsy Cline, vous pouvez faire un tour utile sur son site Internet, où une courte biographie est écrite (celle sur Wikipédia me semble assez complète en revanche).

Pour illustrer musicalement ce billet, j'ai choisi une curiosité. En l'occurrence, une reprise assez électrique, quasi surf garage de Summertime qui ne date que de 1962, preuve s'il en était besoin qu'avec Ricky Nelson on était assez loin des gentils yéyés. Du reste sa vie sentimentale et une certaine difficulté à se défaire de la coke en témoignèrent aussi.


Ricky Nelson - Summertime (cover de 1962).

Allez, amigos, à plus !
Thierry
RYS

samedi, avril 02, 2011

Triolet pour la semaine passée (#024)

Eh l'Eau ! Vous toutes-tous (ainsi que les autres).

On va revenir à une formule plus classique du Triolet, car ce n'est tout de même pas toutes les semaines que disparait Maître Capello et accessoirement Liz Taylor (changez les positions si vous le souhaitez, naturellement ; au fond, vous êtes ici chez vous !).

Un Triolet pour les cinq jours écoulés beaucoup plus habituel donc, avec notre trépied, qui sera cette fois formé du retour du évènement (ou plus exactement, un retour sur le retour), de la "connerie" de la semaine, et enfin du disque de la semaine, séance moins fréquente que les deux premières.

So ! Let it Go !

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Le retour sur évènement de la semaine : fait retour sur le retour de la semaine dernière.


Et a trait à la branlée (ben oui désolé, il n'y a pas d'autre mots) électorale subie par l'UMP, lors des cantonales, puisque en aucune manière le second tour n'est venu contredire les résultats du premier (ce qui nous permettra de constater que le poids de Halliday dans le débat politique est inversement proportionnel à celui qu'il impose aux autres dans la musique populaire française).

Tout est dans l'atermoiement (les atermoiements ?) qui a (ont) rythmé les débats(-lages) entre premier et second tour sur l'attitude que la droite devait avoir vis-à-vis de l'adroite Marine à sa droite, dès lors qu'elle se trouvait éliminée du second tour de l'élection. Ce qui revient, en clair à dire, quel choix fallait-il conseiller à l'électeur médian UMPiste, dès lors que son candidat naturel n'était plus en course et qu'il ne lui restait plus comme possibilité que de voter, soit avec les gros cons, soit pour ces salopards de socialo-marxites, tous fonctionnaires, mondialistes et défenseurs des feignants qui se lèvent tard, voire de Ponce Pilater via le vote nul ou la pêche à la ligne.

Force est de constater, que nonobstant ls dires médiatiques, l'argumentaire "ni - ni", ni front républicain ni alliance avec le Front, mais surtout ne faisons pas la campagne de ses enc. de socialos qui nous insultent, a eu quelques succès. En témoignent d'une part la recul de la participation. De l'autre les scores de Mariniens au second tour, bien au delà des 20% de la barrière de contention, et nettement plus près de la vague de 40% qu'aucune digue n'a retenue.

Voilà comment je manifeste une vraie fierté de n'avoir pas voté pour le grand benêt au second tour de l'élection de 2002, quand "la Patrie" était en danger !

Et les appétits s'aiguisent... Autour du concept de débat sur la laïcité, s'agitent les ambitions avec volonté de positionnement central ou droitier. En même temps, je le dis franchement, lorsque je constate que les églises, mosquées et rabbinats refusent un tel débat, au vu de leur puissante influence sur la modernité depuis 2000 ans, j'ai bien envie d'aller soutenir le Président. Même si je sais bien les arrières pensées qui l'animent.

Allez ! Si j'étais le Président, en dépit de sondages désagréables (dont ceux qui sont assez vieux pour s'en souvenir, savent ce qu'ils valent un an avant l'élection présidentielle - à les croire les sondages, les présidents successifs ont été VGE en 1981, suivi de Barre en 1988, puis de Balladur ou Delors en 1995 et enfin de Jospin en 2002 -), je compterais beaucoup sur le caractère très majoritairement anal hole du Parti Socialiste pour me refaire une santé... Ce qui est arrivé en Val d'Oise, en dépit des rapports de force, montre que le parti de Mâme Aubry pourrait bien être le meilleur allié de l'époux de Carla...


La connerie de la semaine : a trait aux protections informatiques.


Ceci est une faille (bon là elle est plutôt sismique, mais peu importe !)

Bon soyons clairs : ce sont des trucs de geeks, auxquels je ne comprends quecouike (c'est pas comme ça que ça s'écrit ? kequick, alors ? ah non, pas plus...), bon auquel j'entrave rien !
Mais des trucs drôles. Quoique... !

On le sait Hadopi nous flique, Hadopi nous surveille, Hadopi nous met en demeure de sécuriser notre réseau de telle sorte qu'il ne puisse être piraté par quelque aigrefin mal intentionné (ça peut être bien intentionné un aigrefin ? j'crois pas à la réflexion je viens donc d'être superfétatoire !!! ouaouuuu !). Hadopi est un gendarme vigilant... sauf pour lui même semblerait-il.

C'est en tout cas ce qui ressort de ce papier sur Numérama : deuxième fois que le site de la Haute Autorité se fait piéger (par le président du Parti des pirates, qui doit être un gros nerd à lunettes carrées et à boutons d'acné à jamais inscrits sur son austère visage). Ce qui veut dire qu'en application de la loi hadopienne : au prochain coup, c'est la rupture d'accès. Est-ce vraiment sérieux ?


Plus geek encore, et plus long et technique, ce papier de 3 gusses qui démontrent à peu près la même chose que le papier précédent mais aggravent leur cas (c'est évidemment façon de parler) en avertissant que nombre de sites d'administration publique, qui hébergent des données relatives aux citoyens qu'ils sont certes en droit de collecter mais dont ils doivent assurer l'absolue protection, ne savent pas le faire. Soit, semble-t-il, pour des raisons de compétence, soit, et c'est plus ennuyeux pour des raisons budgétaires et/ou d'autisme face à la critique.

De qui devons-nous avoir le plus peur ? Des hackers qui vont venir (de Chine, de Chine, ça ne peut être que de fourbes chinois !) se promener dans nos données personnelles ? Ou des sites étatiques qui centralisent, souvent pour de bonnes raisons, un certain nombre de nos données personnelles ?

Ce qui m'inquiète le plus est de penser que moi-même, certes plus un teenager, mais pas encore atteint de sénescence, et travaillant en environnement informatique plus ou moins poussé (plutôt moins que plus quand même dans mon cas) de façon quotidienne, par ailleurs blogueur et utilisateur d'interfaces d'écritures... bon j'en passe, n'y comprenne quasiment rien à ces questions de hacking, de protections des ordinateurs, des réseaux, que sais-je encore ?
Qu'en est-il alors pour l'immense majorité des français pour lesquels l'informatique s'arrête à, selon les cas, l'emploi du traitement de texte et de quelques logiciels de jeux, ou à celui facebook et des forums messenger. Et qui dans les deux cas se promènent allègrement sur Internet.
La sensation de ne pas maîtriser les choses est un des premiers ferments de désaffection démocratique. On en prend le chemin. Et ça va bien au-delà du petit problème d'Hadopi.


Enfin le disque de la semaine : sorti il y a quelques jours chez Fargo.



Quatrième album de Jesse Sykes (et ses Sweet Hereafter, j'te jure, dans le genre groupe ayant un nom à pieuter dehors avec un billet de logement), Marble Son, est à l'image de sa pochette. Un album d'une grande beauté sombre.

Oubliée la douçâtre Jesse de Oh My Girl. Ici, les guitares de Wanscher se croisent avec celles de Jesse pour faire parler un poudre gothique que ne peut pas masquer la voix plaintive et chuintante de la chanteuse. Et là où le précédent opus de Jesse Sykes (Like, Love, Lust an the Open Hall of Soul, dia ça l'ennuierait Jesse de trouver des titres un peu moins longuets à écrire !), déjà marqué par cette volonté d'enfoncer son americana dans les tréfonds les moins clairs de son cortex, en conservait sous la pédale ouah ouah, histoire de laisser encore un peu de place aux mélodies, cette fois, c'en est fini des dernières traces de "joliesse". Bienvenue au mysticisme sombre. Et à la tessiture incomparable de guitares mi Neil Younguiennes période Dead Man, mi Westerberguienne, mi Verlainienne. Merde ça fait un mi de trop. Ramenons-le au sol.

Tiens faites vous une idée :
(nota le vrai titre est en fait Pleasuring The Divine).




Voilà, c'est fini. A la proxima...
Thierry
RYS