Paradoxe de ce blog : sa fréquentation ne cesse de grimper, à l'inverse du nombre de commentaires qui y sont déposés, me laissant la cruelle impression de taper (sur le clavier) dans le vide sidéral des électrons en balade. Il est vrai que la croissance continue du nombre de passage tient peut être aux affriolantes zessegons (fausses, mais c'est encore mieux) que je place dans ma bannière...
Bon qu'importe les questionnements métaphysiques (où je pense) sur la dure réalité de bloguer et entamons ce 25ème numéro !
Ces cinq derniers jours auront, à mes yeux de bovin matant le passage du train, été marqués par une splendide (si, si)
phrase de la semaine, un
évènement de la semaine peu remarqué hélas l'actualité étant en déplacement incessant entre trois endroit que sont Fukujyma, la Libye et Abidjan depuis plusieurs semaines et enfin
deux conneries (pour le prix d'une seule) de la semaine.
So Let's Go !-------------------------------------------------
La phrase de la semaine : est à mettre à l'actif de la sous-secrétaire des tas (à la Santé, nous dit-on).

Elle ferai bien de s'occuper de la sienne propre M'dame
Nora Berra, de santé. Mentale surtout!
Qu'a-t-elle dit la préposée à la Santé ?
Elle a dit "L'homosexualité est un facteur de risque pour le VIH". Ah !??? Mais qu'est-ce à dire ? La sodomie serait donc meilleur transmetteur du virus que la biblique pénétration vaginale ? Serait-ce cela que la mini ministresse pointe, si j'ose dire, d'un doigt vengeur ? Mais ne sait-elle pas que cette pratique n'est nullement réservée aux couples homos, notamment (aaaarffff) aux lesbiennes ! Peut être eut-il fallu qu'elle pratiquât un peu plus pour apprendre que même chez les hétérosexuels, il est des orifices que la morale réprouve mais que le plaisir approuve. La bouche aussi. Mais peut être ne le sait-elle pas. Ce qui en soi ne me gênerait pas plus que ça, si elle n'était l'ire responsable de la Santé dans notre pays.
Alors, alors... consciente du remous par ces mots provoqués, la voici qui cherche à les amender. Et c'est pire : "
C'est bien la notion de conduite à risque qui doit être prise en compte comme facteur de risque du VIH en non pas évidemment le fait d'être homosexuel". Sous entendu, les pédés et les gouines ont le droit de l'être, mais oh mon Doux Seigneur, quel grand malheur ! Ces gens là ne sont que dévoyés, prompts à adopter toutes les conduites à risques. Entendez bien sûr, que nous sommes là face à partouzards et partouzardes qui jamais d'un préservatif ne se servent...
Heu... alors là, je me demande vraiment sur quelle planète vit l'aberrante
Berra ! N'y aurait-il donc personne parmi ses conseillers, pour, en loucedé, l'inscrire sur des sites du type
PlanCul.com,
Indidèles.com (ah non pas celui là, elle serait fichue de croire que c'est religieux"), voire plus prosaïquement
Meetic... Afin qu'elle découvre que les pratiques "à risque" qu'elle stigmatise sont largement le fait des hétéros. Des hétéros bien installés dans leurs vies intégrées et bourgeoises (et sans doute un peu chiantes du reste).
Oui, bon sang ! Qu'un conseiller envoie le profil de
Nora sur un site hot ! Et qu'à l'avenir, elle tourne sept fois sa langue à l'endroit de son choix, avant de proférer des conneries qui ne sont guidées que par une vision religioso-rétrograde, fondées sur des réalités à peu près aussi tangibles que le créationnisme !
Retour sur un évènement : qui n'a pas trop défrayé la chronique.

En verte Erin, la très catholique Eire, la pieuse Irlande, les choses changent dirait-on. Et l'on encouragerait bien une petite délocalisation de Mme
Berra, pour rappeler à ces gueux de Cork, Galway ou Dublin, où se situent les vraies valeurs !
Car enfin ! C'est énorme :
v'là qu'en Irlande, l'un des derniers bastions de la morale de bon aloi, le Diable remporte des victoires. Dieu recule (comment veux-t, comment veux-tu...) et les gays ont désormais le droit de se marier. Dans un pays qui jusqu'à peu savait où se trouvait l'orifice vénéré et l'orifice honni et en conséquence n'avait pas décriminalisé cette Ah-Berra-Tion qu'est la gouinerie et la pédérastie !
Bon je passe sur l'évènement, même si force est de constater que cette terre de contrastes qu'est l'Irlande (où l'avortement reste prohibé), offre désormais aux homos un droit que la France leur refuse (soit dit en passant, même doucement, comme quoi le Pays-Des-Droits-De-L'homme, n'est pas celui des droits des homos).
Au fond ce qui m'amuse le plus, c'est que je repense aux débats qui faisaient rage à l'hiver 2004 et au printemps 2005, autour de la "
Constitution" européenne. Il y avait quelques personnages et concepts puissamment raccourcis qui faisaient florès dans les discussions. Il en était ainsi du plombier polonais. Il en était aussi, dans les propos des contempteurs de la "
Constitution Giscard", de l'interdiction de l'avortement en Irlande. Tout ça n'avait guère à voir avec le débat, mais les partisans du non n'hésitaient à faire peur en visant un éventuel alignement par les législations nationales du Droit européen... Sous entendu, bientôt, avec la Constitution, l'avortement partout serait interdit. Remarquable méli-mélo sans vergogne des droits nationaux et communautaire. Qu'importe s'il réussissait à effrayer quelques électeurs. Rigolo d'ailleurs de noter qu'à aucun moment les mêmes n'annonçaient que par parallélisme, la législation française sur les 35 heures allait déferler sur l'ensemble de l'Union. C'est que, dans cette hypothèse les
nonistes français eussent enclin plus d'un de leurs électeurs à basculer dans le camp du Oui. Argument sur la déferlante des 35 heures, qui en revanche, était puissamment repris par les
nonistes d'autres nations (la Grande-Bretagne notamment) qui ne voient dans l'UE qu'un carcan de règles gênant la libre entreprise. Vérité en deçà, mensonge au delà... Alliance de la carpe
Mélenchon et du lapin
Nick Griffin... Qu'importe pourvu qu'on jetât sous les orties cette Constitution diabolique !
Bon, ben les gars, pour la prochaine campagne, va falloir vous trouver d'autres arguments. Il n'en manque pas ? Ah, ça je ne serais pas loin de vous rejoindre. Mais qu'on choisisse au moins les bons...
Deux conneries de la semaine : pour finir ce Triolet
D'abord celle-ci, qui prouve que parfois on s'emmerde ferme du coté d'Albi, de Gaillac, ...dans le profond Tarn.
Voyez donc à quoi l'on s'amuse et quel genre de trophée on souhaite ramener à la maison... Oui. Ou alors, je me plante dans les grandes largeurs : les Tarnais et les Tarnaises sont de chauds lapins qui ne s'ennuient pas du tout. En tout cas, voilà un cambriolage qui fera plaisir à Dame
Berra. Ceux-là ne peuvent être accusés de conduite à risque, ils sortent couverts.
Ensuite, pour rire un peu (jaune),
les inquiétudes de Jean-François Copé sur le processus de primaires au Parti Socialiste. Il se pourrait bien, estime-t-il, que les procédures ne soient pas constitutionnelles. Car voyez-vous, il y a un problème éventuel de manipulations des fichiers électoraux, à des fins partisanes. Rassurons M. l'ex ministre du Budget, la consultation des fichiers électoraux est de droit pour n'importe quel citoyen qui le demande. C'est codifié par l'article L28 du Code électoral.
Du reste, par une question écrite de
Jean-Claude Gaudin, publiée au Journal Officiel du Sénat, en 2006, le Ministre de l'Intérieur en 2006 répondait, en substance : "
Les listes électorales sont des documents administratifs communicables de plein droit et dans leur intégralité aux électeurs, aux candidats et aux partis ou groupements politiques, en application de l'article L. 28 du code électoral". Dont acte ! Que monsieur
Copé soit donc rassuré, lui qui s'inquiète. D'autant que le ministre de l'Intérieur qui avait ainsi répondu aussi clairement en 2006, s'appelait
Nicolas Sarkozy. Je n'ose imaginer que
Copé aille contredire ce qu'avait écrit celui qui allait devenir Président...
Quant à l'éventuel caractère censitaire du scrutin, au motif qu'il faudrait payer un euro pour participer aux primaires, caractère qui renverrait à la Monarchie de Juillet, si j'osais je dirais bien que ça n'a pas de sens... Rappelons que le suffrage censitaire vient du mot cens, signifiant dès l'Antiquité, impôt. Le suffrage censitaire signifiant par la suite qu'il était nécessaire de payer l'impôt, voire même un certain montant d'impôt, pour pouvoir être électeur. Alors, à cette aune, il est clair que la France ne connaît pas ce type de suffrage. Je connais quelques amis ou voisins qui acquittent avec régularité leurs impôts depuis des décennies qu'ils vivent dans mon pays, et qui pour autant n'ont pas le droit de voter... C'est qu'ils sont immigrés, voyez-vous. Allemands, anglais, ou algériens.
Mais, puisque maintenant c'est
Larcher, président UMP du Sénat qui s'en émeut, il semblerait que la mini-majorité présidentielle, ou ce qu'il en reste, tente vraiment un coup avec cette affaire de fichier et de vote à un euro. Faut-il que la peur les anime pour qu'ils en soient réduits à de tels enfantillages...
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Allez, see ya.
Et remember : ce samedi matin, il ne vous reste plus que TROIS (3) jours pour participer à la 7ème étape du WCOTBT. Il y a des points à prendre...Thierry
RYS