dimanche, juillet 05, 2009

Revue de Semaine

L'été est bien arrivé. Avec les premières chaleurs, et les premières défections des lecteurs ; mes statistiques de fréquentation suivent une courbe de jeudi noir. Faut-il donc continuer à poster, comme si de rien était ? Soyons désinvoltes ? N'ayons l'air de rien ?

Allez go !


Lundi 29 juin


Deux résultats électoraux pour débuter la semaine, qui disent beaucoup sur la déréliction actuelle de la gauche, et du peu d’attente qu’elle soulève chez les électeurs.


On avait, la semaine dernière, évoqué le premier tour du scrutin municipal de Perpignan, suite à l’affaire de la chaussette trouée d’où s’écoulaient les bulletins de vote. Et envisagé que les perpignanais, suivant l’exemple des habitants de Levallois, se moquent comme de leur première chemise qu’il y ait eu ou non tricherie en mars 2008. Mais peut être les raisons sont elles autres. Alduy, le maire sortant a donc au second tour, été triomphalement réélu. Il faut dire que ses adversaires n’ont pas l’air très futés non plus. Voilà qu’ils bénéficient d’une opportunité assez historique (car Alduy est quand même maire depuis 1993) et ils ne trouvent rien de mieux à faire que partir en ordre dispersé. Mais pire encore, là où on peut se dire que une fois que les électeurs ont tranché entre eux au premier tour et que celui qui est sorti derrière s’alliera avec celui (en l’occurrence celle) qui l’a devancé, il n’en est rien : les voilà repartis au combat chacun de son coté, assurant le boulevard de la réélection à celui que le Conseil d’Etat avait renvoyé devant les urnes. Plus cons, tu meurs. La lecture de l’article indique que la faute en reviendrait à celui qui a fini troisième. Possible. Toujours est-il qu’il n’est sans doute pas très surprenant que la participation, déjà faible au 1er tour ait encore reculé au second.


Et à Hénin-Beaumont, il faut revoter car le maire sortant socialiste est carrément, lui, en tôle (en taule ? j’ai un doute). Et hier, avec quasiment 40% des voix, la miss Le Pen (fille du Menhir borgne) est arrivée en tête. Face à une droite UMP laminée (pas même 5%) et une gauche totalement éparpillée (des divers gauche, des verts, des socialistes, chacun dans son coin). Ce soir, l’UMP appelle au front républicain pour empêcher le FN de passer. On peut les comprendre : et d’une s’ils ne le faisaient pas, nul ne les comprendrait, et de deux, ils n’ont aucune envie de voir réapparaître le spectre de la formation qui les a tant gênés dans les années 80 et 90 et qui paraissait en phase de disparition.

Sur le papier, Marine Le Pen n’a que d’assez faibles chances de l’emporter puisqu’elle n’a qu’un modeste réservoir de voix. Oui, mais comme les candidats de gauche et divers gauche ont passé leur temps à s’allumer au 1er tour, l’union (qui est un combat, c’est bien connu) est loin d’être faite. Et quand bien même ils y parviendraient, la virulence des propos de la campagne du 1er tour ne va pas s’oublier dans une amnésie salvatrice. Je serais Marine Le Pen, j’y croirais. Parce que parfois, on a des adversaires tels qu’on peut se passer d’avoir des amis.


Mardi 30 juin


Et c’est Delanoë qui l’emporte. Pas le World contest oflà c’est Hervé Resse et Pit les récipiendaires. Non, le maire de Paris remporte le prix de l’humour décerné par une brochette d’humoristes et de plus ou moins journalistes. Pour la phrase : « Le vrai changement du PS, ce serait de gagner ». Rien à dire. Prix mérité, car c’est sec, court et percutant. Et accessoirement drôle. Dans le lot des 15 phrases sélectionnées qu’on peut retrouver sur ce site, quelques vraies perles. Telles Roselyne Bachelot après la victoire des handballeurs français : « Dans le vestiaire nous n’avions qu’un mot : énorme » (encore une chance qu’elle n’a pas dit nous n’avions qu’un mot à la bouche – c’eut été complet -). Ou encore à un sénateur que je ne connaissais pas, François Gerbaut qui au sujet des médecins n’hésite pas à affirmer : « le système des quotas a été inventé par un Sénateur romain : Numerus Clausus ».

Maintenant, quand je regarde les membres du jury, j’ai un petit frisson. Il n’y a que du lourd (pas dans tous les sens du terme) : Jean Amadou, André Bercoff, Pierre Douglas, Laurent Gerra, Jacques Mailhot – que du sang neuf représentatif d’un renouveau de l’humour, plein de créativité. Et last but not least : Catherine Nay ! Je serais Delanoë, honnêtement je me demanderais si tout ça m’honore.


C’est dans Les Echos, journal que l’on peut difficilement soupçonner de sympathies gauchisantes, que l’on peut lire cet article sur l’utilisation des niches fiscales. Vous savez ces dispositifs qui permettent de réduire ses impôts et qui vont de l’emploi d’une nounou pour bébé qui vient de naître, à la réduction d’impôt pour investissement dans les DOM-TOM (bien souvent c’est un voilier l’investissement, mais bon). Et le journal semble découvrir que ce système est plutôt favorable aux riches. Investissement DOM-TOM donc (c’est quasiment du off shore en fait, et on vient faire la leçon aux paradis fiscaux, j’te jure…), mais aussi seuil de cession défiscalisé des gains de ventes d’actions, il y en a toute une petite batterie assez coûteuse pour les finances de l’Etat et dont l’intérêt social ou économique n’est pas aveuglant. Si Les Echos met ça dans ses colonnes, ce n’est peut être pas innocent. Il s’agirait de préparer les amis à quelques potions un peu amères, que le Gouvernement en grand mal de thunes pourrait enfin cuisiner. Mais que les amis riches ne se plaignent pas trop. Le « grand emprunt Nicolas » ne pourra que leur bénéficier. Ce sont eux surtout, qui, parmi les particuliers, vont souscrire et donc vont voir l’Etat leur payer les intérêts. Les mêmes d’ailleurs qui ont bénéficié du bouclier fiscal et de la baisse des droits sur les héritages. L’Etat s’est défait d’une "petite" manne d’argent, qu’il compte renflouer en empruntant à ceux à qui il a donné la manne. C’est-y pas formidable ?


Mercredi 1er juillet


Tiens c’est ma fête aujourd’hui. Mais je serais bien en peine s’il me fallait expliquer qui était Saint Thierry. Sans doute un vague martyr, mort becté par les lions. La martyrologie, ça marche encore pas mal mine de rien.


L’UMP fait feu de tout bois sur la lancée de sa brillante victoire aux européennes (encore que moi j’apporterais bien un bémol si on me demandais mon avis, mais ça évidemment il y a personne pour le faire, vu que 28 % et bien peu de troupes à leur droite, ils auraient peut être souffert dans une élection à deux tours, mais c’est une autre histoire et puisque les politologues patentés par les radios et la télévision ont, comme un seul homme, décidé que l’UMP avait largement remporté les élections, laissons-les dire la Parole). Donc l’UMP, fort satisfaite que le Président ait fini par obtenir les 5,5% de TVA dans la restauration (faudrait quand même leur dire que ce genre de décision se prend à 27 et qu’elle tient surtout au cas présent à la bonne volonté de Merkel), s’est décidé à pondre une jolie lettre à l’ensemble de la profession avec une petite annexe absolument désintéressée : un formulaire d’adhésion à l’UMP. Fort de café (de comptoir) pour un de ces commerçants : « Si Martine Aubry avait envoyé un bulletin d’adhésion au PS à tous les salariés de France après avoir obtenu le passage aux 35 heures, tout le monde aurait crié au scandale » dit-il. Il n’a pas complètement tort.


Ou alors peut être aurait-elle pu le faire à tous les titulaires de la couverture maladie universelle (CMU). Encore que ceux-ci lui auraient, va savoir, répliqué qu’il est sans doute bon d’avoir des droits nouveaux, encore faut-il pouvoir les faire valoir. En effet, cet article du Monde nous apprend qu’à Paris, un médecin sur quatre refuse les patients bénéficiaires de la CMU. Trop compliqué, trop de paperasses disent-ils et comme le patient ne paie pas, il faut attendre que ce soit la sécu qui le fasse (ce qui peut prendre un peu de temps je veux bien l’admettre). Peut être, mais plus effarante est la conclusion du papier. Nombre de médecins sont encore dans une logique de dame patronnesse : « Laissez- moi trier entre bons et mauvais pauvres, je vous prie. Moi je ne prends que les méritants ».

Pourtant : « Au moment d'être admis(e) à exercer la médecine, je promets et je jure d'être fidèle aux lois de l'honneur et de la probité. Mon premier souci sera de rétablir, de préserver ou de promouvoir la santé dans tous ses éléments, physiques et mentaux, individuels et sociaux. Je respecterai toutes les personnes, leur autonomie et leur volonté, sans aucune discrimination selon leur état ou leurs convictions. J'interviendrai pour les protéger si elles sont affaiblies, vulnérables ou menacées dans leur intégrité ou leur dignité … »

Quoi c’est ça ? Oh rien, le début du serment d’Hippocrate que prêtent tous les toubibs une fois le diplôme en poche.


Jeudi 2 juillet


Ca c'est une bombe à retardement, mais à déclenchement rapide quand le compte à rebours se lance. Évidement, à ce stade d'absence d'information recoupée et de preuve tangible, on se gardera bien de suivre aveuglément Mediapart (même si Plenel, son patron, n'est pas homme à s'engager sans biscuit dans n'importe quelle aventure journalistique). Néanmoins, l'affaire est déjà une affaire d'Etat. Car au fond, de deux choses l'une. Soit, Mediapart a effectivement levé un lièvre sur la campagne de Balladur de 1995 et on ne voit pas comment le chef de l'Etat actuel qui était à l'époque ministre du Budget d'Edouard et surtout son plus fidèle soutien pour ladite campagne ne ressortirait pas puissamment affaibli du déballage. Soit le site Internet est en train de se faire manipuler par ... (qui ? c’est une bonne question !) dans le but de fragiliser justement Nicolas Sarkozy au travers de son ex mentor. Et dans ce cas, même si les pistes sont nombreuses, il en est une, qu'à ce stade je me garderai bien de nommer, qui semblerait évidente. Vous me suivez j'imagine.


Encore plus sérieux, et émanant du décidément excellent Slate.fr, cette analyse sur le développement de milices politiques arborant couleurs et uniformes en Italie. Groupes qui renvoient inévitablement aux pires moments de l'histoire européenne, celle des phalanges espagnoles, des chemises brunes allemandes ou noires italiennes, des rexistes belges, des croix de feu français.., et qui sont de facto soutenus par le gouvernement actuel qui y voit, et d'un bon œil, un début de privatisation de la sécurité urbaine.

Certes on peut rire deux secondes en remarquant que la première nommée dans l'article s'appelle « les gardes du Pô » (j'imagine qu'ils gardent la chambre), mais c'est tout de même à peine pensable si on y réfléchit deux secondes : les pires scénars de science fiction à la Chantal Monteiller sont en marche. Depuis quelques années l'Italie est devenue une véritable expérimentation in vivo de l'affaissement de l'idée même de démocratie et de bien public. Aujourd'hui c'est à un des plus anciens piliers des constructions étatiques, la sécurité publique, que Berlusconi s'attaque en légalisant ces nouvelles formes de mercenariats régionaux. Et partant c'est à l'Etat italien lui-même qu'il s'en prend. Je ne peux pas croire une seconde que Berlusconi ne sait pas ce qu'il fait.


Vendredi 3 juillet.


Soyons moins sérieux et même beaucoup moins sérieux aujourd’hui ; on a pas mal donné depuis le début de la semaine.


Il y a un monsieur qui fait la (petite) actualité, largement à son corps défendant ce vendredi. Il s’agit d’un escroc à la petite semaine, spécialiste d’une nouvelle forme de restau basket (cette fruste méthode pour ne pas payer son repas qui consiste, pour faire court, à se barrer en courant). Lui était plus sophistiqué, même s’il n’a pas mis au point une infaillible et très novatrice méthode pour blouser son monde. Son truc, jouer sur la crédule confiance des restaurateurs en leur présentant de fausses attestations d’employeurs vu qu’il avait perdu ses papiers. Et les restaurateurs et hôteliers de le croire jusqu’à ce qu’il s’en aille à la cloche de bois (mais c’était alors trop tard). Il a même été jusqu’à tirer le VTT du Maire de Gap, le type. Pourquoi je vous parle de lui, de ce fait divers comme il s’en passe des centaines chaque année dans nos villes et nos campagnes. Simplement parce que le type il s’appelle … tiens ben allez voir. Je sais c’est très con, mais ça m’amuse quand même.


Les Pieds Nickelés ne sont pas morts. Ils viennent de sévir à Marseille. Mais je ne vous raconte pas, je laisse faire Fanette, l’auteur du billet sur Le Post.fr, car elle raconte ça avec humour.


Et au final, c’est un humoriste, moyen, auteur certes du plus grand succès cinématographique français de tous les temps, qui est sans doute le moins drôle aujourd’hui. Dany Boon aurait mieux fait à mon humble avis de se taire. S’il s’imagine dépositaire de l’identité Ch’ti qu’il considère, peut être à raison, comme complètement orthogonale à celle du FN, il commet certainement une lourde erreur. L’identité Ch’ti à Hénin Beaumont est, qu’il le veuille ou non aussi à 40% pour Briois-Le Pen et elle ne se découpe pas en bonne et mauvaise identité. Et de toute façon, il n’y a rien de plus maladroit que de vouloir contrer un parti comme le FN en utilisant des arguments identitaires. Et puis depuis 20 ans, les appels des people contre le parti de Jean-Marie, c’est bon, on a donné et on en a surtout mesuré les résultats.


Samedi 4 juillet

Voilà le Tour de France démarre. Jusqu'où ? On a pris l'habitude ces dernières années de ne pouvoir déterminer qui est le vainqueur, celui-ci étant pris par la patrouille juste après son triomphe élyséen. On nous dit que c'est Contador le favori ; jusqu'à quand ?

Au bout du compte, cette étape, qui partait de Monaco a été remportée... par un Suisse. Sainte alliance des paradis fiscaux?


Bon allez, bon dimanche et à la proxima

Ah, au fait, ceci est le 300ème billet de ce blog. Et j'ai entamé une nouvelle série de bannières "Tattoed Women" (tout pour plaire à Coolbeans).


Thierry

RYS


samedi, juillet 04, 2009

La (les) Chanson(s) du Samedi #011

Cette semaine, on ne reliera pas les chansons choisies pour illustrer notre début de weekend par un évènement, d'importance ou non, survenu durant la semaine.
On se cantonnera à constater que nous sommes le 4 juillet, jour d'indépendance aux USA.

Trois titres, choisis parmi des centaines d'autres, pour tracer les contours d'un fantasme américain, musical, livresque et cinématographique, loin des réalités. Une Amérique de petit français bercé par le rock'n'roll. Sans originalité particulière, si ce n'est d'adjoindre le Canada aux USA.









Allez à demain, pour la revue de semaine.
Thierry
RYS

jeudi, juillet 02, 2009

C'est jeudi et c'est pas ravioli - 07

Revenons pour cette semaine à des rythmes plus syncopés, après le country and western des deux stars de la semaine dernière.

On a déjà évoqué en cette série, le Rock'n'Roll Trio des frères Burnette et de Paul Burlison. Dans la fratrie, le cadet c'était Johnny, décédé tragiquement au cours d'une partie de pèche en 1964, et l'ainé était Dorsey. Qui survécut à son frère jusqu'en 1979.

Dorsey l'ainé, dès la fin des années 50, voulut assez rapidement après les premiers succès du Rock'n'Roll Trio, peut être parce qu'il supportait mal que celui-ci fut "dominé" par Johnny le cadet (on parlait alors de Johnny Burnette et du Rock'n'Roll Trio). Bien et mal lui en prendra. Bien parce qu'incontestablement il usera de son talent, notamment au service des autres en signant des centaines de chansons (tel Ricky Nelson, la belle gueule de Rio Bravo). Mal dans la mesure où le succès le fuira continûment, hormis une ou deux apparitions dans les charts américains en 1960. Mais de Coral Records en Abbott Records en passant par Era Records, Dorsey laissera des traces de ses passages dans plus de maisons de disques qu'il n'y a d'Etats américains, traces qui s'effaceront toutes un peu vite.

Ce qui est dommage d'ailleurs, à la lumière du titre que je vous propose aujourd'hui, dans lequel sa voix un peu spéciale fait des merveilles. Pas exactement un classique rockabilly, mais quand même un falsetto d'operette qui mériterait que, au moins sous nos contrées, quelques fanas se replongent dans l'erratique carrière de Dorsey l'ainé. Pour autant il n'est pas oublié de l'autre coté de l'atlantique puisque, aussi curieux que cela puisse paraître, c'est lui et non Johnny le cadet, qui trône dans l'Official Rockabilly Hall of Fame.

Dorsey Burnette : Great Shakin' Fever (1960)

Allez à la proxima
Thierry
RYS

mardi, juin 30, 2009

The World Contest of the Blind Test - Resultats de la dernière et PALMARES FINAL

RIEN NE SERT DE COURIR... nous dit l'adage. Et le lièvre eut beau courir ventre à terre, son départ trop tardif ruina ses espoirs de victoire.

Mais La Fontaine n'avait pas participé au World Contest of The Blind Test. Sinon, il eut révisé la morale. Car les résultats de la dernière épreuve-qui-compte-double font résonner un COUP DE TONNERRE dans le ciel des blind test mondiaux (oh couché Jospin !!).

Ne ménageons pas plus longtemps le suspense :

Alors qu'ils faisaient la course en tête à tour de rôle depuis février, à la faveur du progressif retrait de notre ami du Canada Fil, Davnat et La bUze, l'un ne parvenant plus à appuyer suffisamment sur les pédales et l'autre carrément victime d'un violent coup de fringale, laissent, sur le fil, laisser passer celui qui a toujours cru à sa chance et finit comme une bombe :
HERVE RESSE, mesdames et Messieurs, le vainqueur de la compétition (put. j'aurais pas mis un euro sur un tel dénouement) !!
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Bon, mais avant de passer au palmarès final, les solutions de cette dernière-qui-comptait-double (entre parenthèses le nombre de points obtenus en moyenne sur les deux possibles pour chaque chanson ) :

Série 1 - Ca allait encore :
1- Elvis Presley - Suspicious Mind (0,83)
2- Undertones - Teenage Kicks (1,71)
3- Gun Club - Sex Beat (1,14)
4- Rolling Stones - Under My Thumb (1,71)
5- Beatles - I Am The Walrus (1,64)
6- Robert Wyatt - Sea Song (1,05)
7- Velvet Underground - Sweet Jane (0,71)
8- Sparks - This Town Ain't Big Enough For The Both Of Us (1,00)
9- Barry Ryan - Eloïse (0,86)
10- Smashing Pumpkins - 1979 (1,57)
pour un score moyen de 12,2 sur 20 possibles

Série2 - La boucherie... :
1- Kraftwerk - The Model (1,36)
2- Claps Your Hands Say Yeah - Over And Over Again (0,71)
3- Ayo - Down On My Knees (0,43)
4- Cure - In Your House (1,43)
5- Suede - We Are The Pigs (0,57)
6- Clash - Police On My Back (1,71)
7- BabyShambles - The Lost Art Of Murder (0,14)
8- Ian Dury - Sex And Drugs And Rock'n'Roll (0,86)
9- Libertines - Up The Bracket (0,93)
10- Bo Diddley - Who Do You Love (0,43)
pour un score moyen de... 8,6 sur 20 possibles

Vous fûtes 14 à participer ce mois-ci et obtintes les suivants résultats :
- Hervé Resse : 40 (20+20)
- Kill Me Sarah : 32 (20+12)
- ReGus PatOff : 26 (14+12)
- Davnat : 24 (14+10)
- Mariaque : 23 (13+10)
- JP de Next : 22 (12+10)
- Jérome G. : 21 (12+9)
- Sonic Eric : 19 (14+5)
- Dragibus : 18 (10+8)
- Klak : 18 (8+10)
- La bUze : 16 (10+6)
- Daniel de Next : 15 (11+4)
- Oeureka : 9 (7+2)
- Mario Cavallero : 8 (6+2)

Chapeau à tous, vous avez osé, ce n'était pas si évident !
Evidemment en creusant un tel écart avec La bUze (+24) et Davnat (+16), Hervé Resse a fait plus que combler le retard initial. Et voilà !

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Le PALMARES FINAL - 1) LE CLASSEMENT PAR POINTS

1) Hervé Resse : 175,5 points sur 220 possibles en 10 participations ;

2) Davnat : 172,5 points sur 220 possibles en 10 participations ;

3) La bUze : 166 points sur 220 possibles en 10 participations ;

4) Kill Me Sarah : 134,5 sur 180 possibles en 8 participations ;
5) Dragibus : 133 sur 220 possibles en 10 participations ;
6) Jérome G. : 119,5 sur 220 possibles en 10 participations ;
7) JP de Next : 114 sur 160 possibles en 7 participations ;
8) Mariaque : 114 sur 200 possibles en 9 participations ;
9) Sonic Eric : 109 sur 180 possibles en 8 participations ;
10) Coolbeans : 107,5 sur 160 possibles en participations;

suivent :
Fil : 101 (sur 120 ; 6 part.) ;
Thanu : 92,5 (sur 120 ; 6 part.) ;
Pit : 92 (sur 100 ; 5 part.) ;
Zb : 90,5 (sur 100 ; 5 part.) ;
Thom du Golb : 53 (sur 60 ; 3 part.) ;
Klak : 50 (sur 140 ; 6 part.) ;
Daniel de Next : 46 (sur 120 ; 5 part.) ;
Erwan : 45 (sur 60 ; 3 part.) ;
ReGus PatOff : 43 (sur 60 ; 2 part.) ;
Oeureka : 39,5 (sur 100 ; 4 part.) ;
Guic the Old : 37 (sur 60 ; 3 part.) ;
G.T. : 34 (sur 40 ; 2 part.) ;
Ulrich Stakov : 34 (sur 40 ; 2 part.) ;
Hugo (Distance Has The Way) : 33 (sur 40 ; 2 part.) ;
Disso : 16 (sur 20 ; 1 part.) ;
Mario Cavallero : 15,5 (sur 60 ; 2 part.) ;
Jen : 13 (sur 20 ; 1 part.) ;
Twist : 11,5 (sur 20 ; 1 part.) ;
Indie Boy Traqueur : 11 (sur 20 ; 1 part.) ;
Garrincha : 9 (sur 20 ; 1 part.).
Merci à tous d'être passés jouer.

2- LE PALMARES FINAL - LE CLASSEMENT DES GROSSES (NOTES)
Cas de figure amusant, nous avons eu en tête deux ex aequo parfait. Ayant tous deux 4 grosses (rappel, ce sont les notes supérieures ou égales à 18), Hervé Resse (encore lui) et Pit dépassaient Zb et La bUze bien que les quatre affichassent 4 grosses notes. La différence tenait au nombre de 20. Trois 20 pour Pit comme pour Hervé Resse, deux pour La bUze et un pour Zb.

Certes, mais il fallait encore départager Pit et Hervé : même nombre de 19 (aucun) et de 18 (un).
Il est apparu logique que ce soit Pit qui soit déclaré vainqueur vu qu'il a réalisé son score en seulement 5 participations, contre 10 pour Hervé.

Voici donc le classement des grosses (notes)

1) Pit : 4 dont 3 vingt (5 participations) ;

2) Hervé Resse : 4 dont 3 vingt (10 participations) ;

3) La bUZe : 4 dont 2 vingt ;

4) Zb : 4 dont 1 vingt ;
5) Thanu : 3 dont 1 vingt et 1 dix-neuf et demi ;
6) Kill Me Sarah : 3 dont 1 vingt et deux dix-neuf (8 participations)
7) Davnat : 3 dont 1 vingt et deux dix-neuf (10 participations) ;

suivent :
JP de Next : 2 ;
Dragibus, Erwan, G.T., Hugo (Distance...), Thom du Golb, Ulrich Stakov : 1.

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Quelques données factuelles sur ce World Contest qui aura tenu tous les mois depuis le 28 septembre.

Au total, vous avez été 30 à passer au moins une fois ici, et qui se partagent de la manière suivante :
- 5 ont joué tous les mois et 4 ont joué 8 fois ou 9 fois - qui sont ceux que je qualifierai de "réguliers" ;
- 4 ont joué à 6 ou 7 reprises et 4 l'ont fait à 4 ou 5 reprises - ce sont, pour certains mais pas tous, des joueurs ayant commencé "fort" avant de s'épuiser avant l'heure (ou de s'enfuir face à l'adversité) ;
- 8 ont participé deux ou trois fois, dont les plus récemment arrivés, mais aussi des "vite partis" ;
- et enfin 5 ne sont passés qu'une seule fois ici ; espérons qu'ils ne s'étaient pas égarés.

Rappel sur les vainqueurs des 10 étapes :

Etape 1 - Thanu (20 points) ;
Etape 2 - ex aequo : Fil, Hervé Resse et Zb (18 points) ;
Etape 3 - ex aequo : Thom du Golb, Ulrich Stakov et Zb (20 points) ;
Etape 4 - ex aequo : La bUze, JP de Next et Pit (20 points) ;
Etape 5 - Pit (20 points) ;
Etape 6 - ex aequo : Davnat, La bUze et Pit (20 points) ;
Etape 7 - Thanu (18 points) ;
Etape 8 - Hervé Resse (16 points) ;
Etape 9 - Hervé Resse (20 points)
Etape 10 double : Hervé Resse (40 points)
Oui c'est ce qu'on appelle un final en fanfare !

Les participants :
Au total vous avez donc été 30, et en moyenne à chaque étape il y a eu 15 joueurs à batailler, avec des maxima en octobre et novembre (19 joueurs) et un minima en mars (10 joueurs seulement). Je vous le dit tout de go : des fréquentations comme ça c'est ma meilleure satisfaction !

Les étapes douces et les cruelles :
Vous auront été doux, les blind tests de septembre (16,1 de moyenne) et surtout de novembre (16,9 de moyenne). En revanche, ceux de mars (12,5 de moyenne), d'avril (10,4) et surtout de ce mois de juin (20,8 sur 40 de moyenne, et surtout 8,6 pour la deuxième série) ont du favoriser les calvities naissantes. Et surtout, ils auront eu l'heur et l'avantage de bousculer jusqu'à la dernière minute un classement qui ne s'est jamais figé.

Il me reste à demander à Hervé Resse et à Pit de me contacter par ma boite mail que je leur fasse parvenir leur mérité cadeau (qui je vous le rappelle est un Cd compilation de titres par moi détenus, dont j'ai fait de mes petites mains musclées - mais néanmoins gracieuse - la pochette et les notes intérieures : de l'artisanat à l'ancienne en quelque sorte).

Et si vous en êtes d'accord à vous donner rendez-vous pour le démarrage de la saison 2009-2010, le 28 septembre 2009 avec la première étape de la seconde saison du WCOTBT (si Dieu nous prête vie d'ici là, mais Il peut le faire car Il sait que vie on Lui rendra, de toute façon).

A plus
Thierry
RYS

dimanche, juin 28, 2009

Revue de Semaine

Une semaine un peu marquée coté musique (j'y reviens vendredi), plus accessoire dans ses choix pour le reste.
C'est vous qui voyez !

Let's go !

Lundi 22 juin

  • Bon bé voilà ça recommence…

  • Quoi ?

  • Bé, la diminution des jours, la nuit va gagner progressivement jusqu’à Noël, on est reparti pour un an.

Antonio, eut un haut le cœur, songeant en un centième de seconde à la perspective qu’offraient les six mois à venir. Une lente descente aux enfers pour lui qui ne supportait ni le froid, ni la nuit. Comme à chaque fois qu’un augure le cinglait de cette manière, et que se profilait le douloureux désordre des émotions que les médecins qualifiaient d’angoisse, ce mot réservé aux fiottes et aux gonzesses et qu’il détestait par-dessus tout, Antonio sut qu’il devait réagir. Immédiatement. Il regarda ce con de Marco droit les yeux, une seconde durant, puis dégaina brutalement son antique Beretta et fit feu. La balle traversa l’œil droit de son comparse et sortit assez proprement, n’emmenant avec elle qu’une moitié du visage.

  • Eh merde, c’est le gauche que j’avais visé ! Putain c’est vrai que le 22 juin est une journée pourrie. T’avais vraiment pas besoin de me le rappeler Dugland, conclut-il en s’adressant au cadavre ensanglanté.

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Il semblerait, au vu des résultats du premier tour des élections de Perpignan, que prime est offerte aux tricheurs. La réélection de Patrick Balkany en son fief des Hauts de Seine, en dépit de casseroles assez lourdes pour lui avoir valu emprisonnement et privation de droits civiques, en avait déjà donné un la particulièrement sonore. Et je gage que, bien que condamné en première instance, Jean Tibéri est fort capable de reconquérir son 5ème arrondissement en 2014, tout comme Dassaut de recouvrer son empire corbeillois. Et pourtant c’est du lourd. Alors vous pensez, quelques bulletins dans une chaussette, un vague bourrage d’urne dans un bureau électoral… Vétilles que tout ça. Ce n’était pourtant pas ce qu’en pensait le Conseil d’Etat, juge en dernier ressort des conflits électoraux lors des municipales, comme en témoigne son arrêt, ou, parce que c’est tout de même plus lisible, le communiqué de presse qui l’accompagnait. « Graves irrégularités », « fraude massive dans un bureau » tels sont les termes employés par la Haute Juridiction. Pas de quoi fouetter le sang d’un électeur catalan semble-t-il. Et comme le rappelle la dépêche de France Info, l’annulation du scrutin n’est évidemment pas exclusive de l’instruction pénale pour fraude électorale, toujours en cours, et dans laquelle sont mis en examen trois personnes, dont la deuxième adjointe au Maire. Qui lui assure qu’il ne savait rien. C’est sans doute pour ça qu’il est largement en tête à l’issue du premier tour, parce qu’il n’était au courant de rien.


Je me demande parfois quel est le moteur des hommes qui veulent absolument faire accéder le territoire où ils sont nés, à l’indépendance. Quand il s’est agi de se libérer de pouvoirs colonisateurs oppresseurs qui pratiquaient de facto un apartheid envers les natifs du pays, qu’ils soient britanniques en Irlande ou français en Algérie, cette demande qui s’est exprimée par les armes portaient sans doute une légitimité. J’ai été bien plus dubitatif sur les aspirations des soi-disant nations slovène, croate ou bosniaque et les réticences d’un Mitterrand à reconnaître ces nouveaux États, gênes qui se heurtèrent à la volonté allemande, de les voir accéder rapidement à l'indépendance, furent certainement, à la lumière du carnage à venir, un des derniers grands éclairs du vieux président. Les nationalismes ne sentent jamais bien bon, même lorsqu’ils sont légitimes ; alors quand ils ne sont que construction intellectuelle. La transition du Groenland (dont on peut admirer la capitale Nuuk sur la photo ci-contre) vers une éventuelle indépendance sera selon toute vraisemblance autrement plus pacifique. Le territoire s’est vu concéder par son suzerain, le Danemark, une fort large autonomie qui fait de cette contrée une terre au bord de l’autodétermination. Rien que de plus normal en droit international d’ailleurs, puisque les groenlandais (principalement des Inuits) se sont prononcés par référendum et très massivement pour ce nouveau statut, sas vers l’indépendance. Mais au fond, hormis une légitime aspiration à la « fierté », qu’ont-ils à gagner, les 58 000 habitants du Groenland (la population d’une grosse ville de banlieue) à se débarrasser de Copenhague ? Dont dépend la moitié de leurs ressources. Et seront-ils seulement en mesure de constituer une équipe de football pour participer aux éliminatoires de la coupe du monde (avec des derbys passionnants : Iles Feroe – Groenland ; Groenland – Islande…) ?


Mardi 23 juin


Un peu partout sur le net, la télévision bolivienne PAT se fait tourner en ridicule, et si celui-ci ne tue toujours pas, sa vitesse de propagation s’est puissamment accentuée depuis quelques années, par l’entremise du Web. Il faut bien reconnaître que c’est certainement une des plus belles cordes de chanvre qui soit, dont fit cadeau PAT pour mieux se faire pendre ; que c’est un bâton du bois le plus sec et le plus noueux qu’elle a tendu pour qu’on la flagelle. Se faire confondre par les images d’une fumeuse série américaine, Lost, et les vendre pour un hypothétique dernier témoignage photographique d’une des victimes de l’AF 447, c’est faire preuve d’une négligence qui confine à la connerie. Et surtout d’une appétence pour la mystérieuse beauté du drame et du malheur, où se reflètent des passions troubles et des empathies malsaines que l’homme n’a cessé de cultiver, des jeux du cirque à la télé réalité. Mais nous aurions grand tort de rire de la naïveté d’une télévision du tiers monde, envoyant par là même un signal un brin méprisant à l’égard de ces peuples encore incultes mais qui voudrait tant nous ressembler qu’ils nous singent, et mal. Timisoara ne fut-il pas le parangon de la désinformation sans contrôle mal assumée par nos chaînes nationales ? A moins qu’on ne retienne plutôt l’affaire du RER D et de sa mythomane, qui mit en branle toutes les télés et les radios, trois jours durant, avant d’avouer qu’elle avait tout inventé. Et la manière dont cette jeune femme abattue dans une rue de Téhéran et dont on ne sait strictement rien, est en passe de devenir une icône, un drapeau de ralliement, en grande partie grâce ou à cause d’Internet, devraient nous interroger avant que de nous émouvoir.


Peut-on « outer » un blogueur anonyme ? Peut-on, au motif qu’il est plus fiable de savoir à qui l’on a affaire, révéler le nom et la profession de tel ou tel webmaster dont le site est engagé dans un quelconque cause. En Grande-Bretagne, oui ! Richard Horton, flic de son état-civil, n’était autre que NightJack l’auteur d’un blog très critique sur la hiérarchie policière. Le Times a considéré qu’il devait révéler la véritable identité de l’homme, ce qui a valu à ce dernier d’être quelque peu blacklisté dans son emploi. Pour le Times, comme pour la Haute Cour qui a jugé du conflit, l’activité de blogueur est une activité publique : il est donc nécessaire de connaître l’origine et l’identité du rédacteur pour apprécier, selon qui il est, la validité de sa démarche. Manquerait plus que quelqu’un d'autre se saisisse de cette jurisprudence anglaise pour nous forcer à enlever le masque, nous qui donnons des avis sur la musique, avis dont il conviendrait, si l’on comprend bien les explications du jugement britannique, que l’on sache de qui il émane pour mieux le situer. Nous serions alors devant un avenir radieux…


Mercredi 24 juin


Oh putain, mais qu’est-ce que vous foutez ? Vous ne croyez plus en rien ou quoi ? C’est avec atterrement que j’apprends que la consommation de cocaïne et d’héroïne se tasse (j’aime le terme : se tasse-t-elle à la petite cuillère ?). Le rapport de l’office des Nations Unies est ici. Or quoi !? Alors ça y est c’est fini ! Vous avez tous vieillis, pris charge de femme et d’enfant(s), un travail avec attaché case. Les crédits immobiliers vous plombent tellement que vous n’avez plus un sou vaillant pour la teuf et les dopes qui vont avec. Pourtant quand je lis certains d’entre vous, que ne vois-je d’écrit sur les mœurs définitivement trop policées des stars de cette fin de première décennie du 21ème siècle, que ne lis-je de regrets larmoyants sur les frasques d’antan, quand sous les puissants effets des divers hallucinogènes et speed variés, les rock stars brisaient leurs vies au même rythme qu’ils détruisaient les chambres d’hôtel, que ne vois-je d’appels aux mânes de Morrisson, de Vicious, de Qui-Sais-Je-Encore (oui ce dernier n’est pas super, super connu). Et pendant que vous écrivez ça, bande de faux-culs, vous laissez infuser à coté de l’ordinateur une verveine menthe. A moins que !? A moins que, comme semble-t-il les statistiques l’indiquent, vous n’ayez basculé vers les nouvelles drogues comme la méthamphétamine. Un soupçon de modernisme alors ? Mais si tel est le cas, laissez-moi vous dire que ce n’est pas raisonnable de privilégier des produits à forte densité chimique aux dépens des classiques opiacés cultivés avec amour par les paysanneries afghane ou colombienne, et garantis sans substrat de laboratoire ni OGM. Faudrait voir à ne pas oublier que les Verts viennent de faire 16% quand même !


Celle-ci je vous la laisse lire et commenter par vous-même. Parce qu’elle est énorme et en même temps, je ne la trouve pas si surprenante. Si c’est effectivement la CGT qui agit avec des méthodes de milice salazaro-franquiste, je ne serais malheureusement pas autrement surpris. J’ai de vieux, très vieux, souvenirs des bulldozers lancés par un maire communiste contre des travailleurs immigrés à la fin de l’année 1980. On en retrouve une courte trace sur ce blog. On ne fait pas des syndicats ou des partis « révolutionnaires » qu’avec des intellos et des petits bras.

Ca n’est évoqué qu’en un mot dans l’article : le lieu, qui était donc squatté et vient d’être nettoyé (heu pardon libéré) par les militants CGT, il est en colocation en quelque sorte. Et les collocs de la CGT, ce sont la CFDT, FO, l’UNSA, Sud, etc. qui vont tous pouvoir rentrer dans leurs petits foyers. Quelle sera donc leur réaction ?


Jeudi 25 juin


Un mot pour débuter la journée sur Farah Fawcett. A une époque, lorsqu'elle était mariée à Lee Majors (l'homme qui valait un certain nombre de milliards), on l'appelait exactement Farah Fawcett Majors. On ne pleure pas aujourd'hui la mort d'une immense actrice qui aurait marqué le septième art ou la télévision de son empreinte. Non Farah, hormis Drôle de Dames (Charlie Angels sur les flippers à la gloire des trois femmes et de leur invisible patron), elle n'a quasiment rien fait d'autre. Disons juste que sans pleurer, les mecs de mon âge ont le coeur un peu pincé parce que un de leur premier fantasme d'adolescent vient de s'en aller. A moi, elle ne plaisait pas tant que ça : coiffure trop apprêtée, sourire Colgate en avant, pas mon type. Mais j'ai eu des tonnes de copains qui eurent leur première passion amoureuse pour cette femme. Passion encore bien sage en fait, on avait 12, 13 ans peut être.


Vou voulait vous fère embocher ! Et vous fète plin de fotes d'ortograffe. C'ait pô grave, qui dise dans Eco89. Si, si liser !!

Moi je ne sais pas trop qu'en penser de ce laxisme envers l'orthographe (même si je ne suis pas exempt de reproches ; après tout c'est assez fréquent que Word me prévienne par l'apparition brutale – et vexante - de sa petite ligne rouge ondulée sous un mot mal écrit). Sans être fétichiste (comme l'écrit le rédac chef de Rue89), il me semble que l'on est quand même face à un putain de marqueur social. Même s'il m'arrive de culpabiliser à ce sujet, je ne vois pas du même oeil un blog, un courriel, une lettre, bourrés de fautes et l'idée que je préconçoit alors de son auteur est assez peu favorable. J'ai toujours évité les retours un peu faciles dans les chats ou les commentaires, sur l'orthographe de quelqu'un qui me met en cause, mais je dois avouer que parfois l'envie de le faire me taraude. Et pourtant je sens bien que ce reflexe, de pur racisme social, pas bien différent de celui qui fait coincer le nez des vieilles dames bien mises quand un djeun parle, sans doute proche de celui qui détournait les bourgeois parisiens dès qu'on parlait apache à leurs abords, ce reflexe ne sent pas bon.

Oué aveque sa vou aites bien avanssés.


On finit la journée avec Le Post.fr qui s'épanche un peu sur la première « boulette » de Rama Yade depuis qu'elle a été nommée aux sports. Bon, elle a confondu un peu vite Smith et Owens. Oh les gars de Le Post, soyez un peu charitable quand même. C'est une gamine cette femme. En 68, elle n'était pas née, alors en 36 vous imaginez ! Et puis, bon, c'était pour son discours de passation de pouvoir. Elle a le temps de progresser non ? Elle peut commencer par le tennis, si elle veut, les champions français ne sont pas très nombreux, ça rentrera vite.


Vendredi 26 juin


Évidemment que nous l’avons détesté. D’emblée. Il annonçait tellement tout ce qui allait advenir de la décennie naissante, même si nous étions à des lieux d’imaginer jusqu’où tout cela irait. Ce pantin mécanique amphétaminé en tenue de torero des dance floor, les manches du veston de cuir rouge remontées aux avant-bras, qui allumait les dalles une à une, à mesure que ses pieds les effleuraient. « Billy Jean’s not my lover / But the kid is not my son ». Ca aussi ça annonçait tout. Et là encore on était bien loin d’imaginer.

Et puis cette catin de MTV. L’avènement du clip. La musique embaumée, enturbannée jusqu’à la prison, le rock et la pop sous la burka des vidéastes ; le début d’une petite mort où plus rien ne valait que le contenant, pour le meilleur parfois (Mylène Farmer) et le pire le plus souvent (Collins, Zadora et Jermaine). La prétention avérée de quelques cinéastes en mal de jeunitude qui trouvèrent la fontaine de jouvence ouvrant en grand les portes des cinémas sur de futurs clips d’une heure trente qu’ils auraient l’audace d’appeler des films. Ou de jeunes cinéastes malins ayant compris tout le potentiel public de la narration minimale pour peu qu'elle soit empaquetée dans des images passées au filtre réducteur de l'air du temps. 37°2 le matin ! Tu parles ! Que l’on est loin d’avoir La Fièvre dans le Sang !

Oh oui, nous l’avons détesté, ce symbole de l’enfouissement définitif d’une certaine idée du rock et de la contre-culture pop (qui ne reste plus d’ailleurs, 27 ans après, qu’une idée, malgré les Stripes, malgré les Strokes, malgré Doherty, juste une image, une icône que quelques fidèles font reluire avec plus ou moins de talent). Avait-il commencé à l’âge de 5 ans avec sa famille sous la stalinienne férule de son père, enregistrant à une cadence stakhanoviste pour la bénie Motown ? Nous nous en foutions ! Que milles grâces tombent sur les Supremes ! Pas sur lui. Maudites eighties, quand le sphinx de l’Elysée se prétendait socialiste et que flambait la bourse, quand Montand criait Vive la Crise au tarif de 600 000 francs l’heure et que l’activisme marchand d’une semi fripouille devenait le parangon de la réussite moderne à laquelle toute une jeunesse se devait d’adhérer ! Putain, s’il n’en était pas le responsable, ses pas de moonwalk en dessinait la parfaite chorégraphie : de l’art de partir en arrière en semblant marcher en avant.


Alors nous l’avons, d’un œil distrait, regardé se métamorphoser, devenir Dangerous, hurler qu’il était mauvais, tu parles si on buvait ses paroles quand il disait ça… et puis, comme l'avait chanté Visage, lentement « devenir gris ». Je ne m'en suis pas bien rendu compte mais cette mue inversée du papillon vers la chrysalide rythmait nos vies, nous qui lâchions prise les uns après les autres, pour un taf, pour une femme, pour la vie qui ne passe les fleurs que si on se baisse pour les ramasser, sauf quand on a beaucoup de chance où que l'on est bien né. Alors les histoires de pédophilies, les mariages arrangés avec l'engeance du King, le caisson, la lente transformation chirurgicale, tu parles que je m'en suis foutu. Il n'y avait plus aucune raison de le détester d'ailleurs. L'histoire est écrite par les vainqueurs. Et il avait gagné. Indubitablement. Les clips étaient devenus l'alpha et l'oméga de n'importe quel chanson (même Rika Zarai a du en faire je suis sûr), les stades l'étalon minimal du neo paganisme pop rock. Oui Fm serait bientôt rachetée et deviendrait un robinet de rock tiédasse. Et sur ces cendres, le moonwalker faisait encore quelques pas de danse.


Et puis il disparut. Pour une histoire d'argent, ce totem qui s'était donné à lui et se préparait à l'emporter. On ne paye pas si on est innocent ; quand bien même la pression devient trop forte et que l'on préfère la tranquillité illusoire du silence acheté, payer c'est avouer. Ainsi marche le monde. Et c'est sans doute ce silence imposé qui me permit enfin de l'entendre. Et doucement de comprendre que derrière le mascara grotesque, sous les masques prémonitoires des pandémies grippales futures, il y avait un putain de musicien pop. Qui n'aura jamais su m'émouvoir, c'est clair. Mais un foutu compositeur de tube. Ayant appliqué avec les nouveaux moyens de son époque les recettes héritées de la Motown pour réussir le crossover. Jusqu'à prendre Eddie Van Halen comme guitariste. Jusqu'à devenir le trademark incontesté de ce hard funk disco de boite de nuit. Et qui triompha dans sa quête. A faire tomber les citadelles, les une après les autres jusqu'à Pekin. Le premier incontestablement. Plus fort qu'Elvis, que les Beatles, le premier maître du monde de la pop, all over the world. Jusqu'aux duos improbables et nécessaires dans une telle stratégie avec Macca par exemple (qu'il pillera de ses droits un peu plus tard). Toujours plus haut (Top of the World) criait Paul Muni dans la première version de Scarface. Top of the World Michael. Le cross over tu l'as incarné jusque dans ta chair que tu voulais tellement moins sombre.


Méprisé de l'intelligentsia sans doute, qui lui préféra le funk teinté de psychédélisme d'un Prince. Comme le furent en leur temps les girls group de la Motown.

Lorsqu'il était demandé à André Gide quel était le plus grand poête français, sa réponse ne variait pas : « Victor Hugo, hélas ». On a pu en dire de même du King of Rock'n'Roll: « Elvis, hélas ». Et le king of pop, au moins entre 1980 et 2000 : « Michael Jackson, hélas ».


Samedi 28 juin :

Logiquement, l'actualité aujourd'hui aura été phagocytée par la mort de Michael Jackson, les marées mettant toujours du temps pour se retirer. Quand en plus elle se voit recouverte par une nouvelle, alors... Ca spécule sur les conditions de son décès et sur le rôle éventuel tenu par son médecin. Le mort bouge encore.


Allez bon dimanche, j'espère que vous avez tous pu noter que vous avez un sursis jusqu'à ce soir minuit pour m'envoyer votre copie pour l'ultime blind test de la saison. Je publierai les soluces et le palmarès final mardi.

Thierry

RYS


samedi, juin 27, 2009

La Chanson du Samedi - #010

Cette semaine, la chanson du samedi s'impose d'elle-même, je pense. Même si des choses plus graves se sont déroulées pendant ces huit derniers jours. Même s'il a m'a fallu bien des années pour apprécier à sa juste valeur la musique de Peter Pan.

J'en parle plus longuement dans la revue de semaine, qui sera mise en ligne demain, à la journée du vendredi.



A demain, pour la revue de semaine.
Thierry
RYS

PS ajouté samedi après-midi :
comme demain, il y a revue de semaine, le dead-line pour le blind test est repoussé à DIMANCHE SOIR MINUIT -

Les Soluces de cette dernière étape et le PALMARÈS FINAL : MARDI.

jeudi, juin 25, 2009

C'est jeudi et c'est pas ravioli ! - 06

Après la mise en ligne du last blind test la semaine dernière (il ne vous reste plus que quelques jours pour y répondre si vous ne l'avez déjà fait), il est temps de revenir à cette musique qui sent bon le crottin et le foin fraichement coupé, odeur qui se mélange aussi aux effluves de BBQ d'énormes T Bone arrosés, comme il se doit, par cette immonde lavasse qu'est la Bud.

Qu'importe, c'est toujours l'occasion de découvrir ou redécouvrir, des artistes qui, bien souvent, ont involontairement calé leur destinée sur celle de la météorite géante qu'on pense responsable de la disparition des dinosaures : une lumière aveuglante, un bruit retentissant puis une éternité de silence.

Mais tel n'est pas le cas aujourd'hui avec Johnny Cash.
Extrait d'un album de 1979 "Silver", assez méconnu et qui mériterait d'être remis un peu dans la lumière (pourquoi pas un futur Unknown Pleasure tiens ?) et qui, ressorti en 2002 en CD offre deux bonus, dont la chanson proposée aujourd'hui.

Dont l'intérêt est aussi, outre la présence de l'homme en noir, d'être un duo avec rien moins qu'une des plus grandes stars de la country music : George Jones.
Qualifié en son temps de "meilleur chanteur blanc" par Sinatra, Jones est au moins aussi célèbre pour ses frasques sentimentales et sa consommation d'alcool. En regard, Doherty est un gamin.

Ici, le site officiel de Jones.

Duo parfait donc entre ces deux hommes que tout a rapproché, de la grâce à l'enfer.

Johnny Cash et Georges Jones : I Still Miss Someone.

Vous ne trouvez pas que sur ce titre, George a comme un fond de Neil Young dans la voix ?

Allez à très bientôt
Thierry
RYS

mardi, juin 23, 2009

Ne laisse pas ces batards...

J'ai juste fini, il y a quoi, un quart d'heure, d'écrire pour Culturofil, la chronique d'un album qui est sur mon bureau depuis un bon mois et que je n'arrivais à me résoudre à qualifier.

Bon disque ? Non pas encore, pas déjà.
Daube ? Certainement pas, une daube n'a jamais contenu trois ou quatre titres qui sont autant de reviens-y.
Disque difficile qui ne se découvre qu'au terme d'une longue patience et d'écoutes inspirées ? Pas plus.


Si avec ce genre de photo je ne fais pas remonter mon lectorat féminin...

Olle Nyman est la belle gueule du néo folk suédois. On me rétorquera que par rapport à Van Poehl, ce n'est point trop dur. Mais c'est injuste, car Nyman est effectivement beau gosse. Un beau gosse un peu paumé me faisait remarquer dans un commentaire sur ma récente chronique du concert d'Alela à l'Olympia (toujours sur Culturofil), la caustique Toxic. Qui n'a peut être pas complétement tort. Où va Olle Nyman entre pop, folk, soul, héritages et captations diverses ? Que l'on multiplie les influences dans un disque n'est pas le desservir a priori. Au contraire parfois. Mais l'absence de lignes directrices s'accompagne en certaines occasions de l'irrégularité et de l'indécision. Ce qui caractérise un peu trop le dernier album du suédois, Venture.

Et pourtant dans ces sillons ont poussé quelques très belles fleurs. Comme ce "Don't Let Those Bastards Reel You In".



La chronique sur Culturofil devrait être en ligne jeudi dans l'après-midi.

A bientôt
Thierry
RYS

PS: après un départ en fanfare, ça se calme un peu sur le blind test, dont je vous rappelle que c'est la dernière (et qu'elle vaut 40 points). Donc je vous attends, même si vous avez jusqu'à samedi minuit.

dimanche, juin 21, 2009

Revue de Semaine

Bon, pas d'annonce particulière, pas de simili poème, ou de teasing à trois balles. La revue de semaine, dans sa salvatrice brutalité ! Point barre ! (Que le monde nous envie tout de même, rappelons-le).

Lundi 15 juin


Parfois, en lisant les brèves sur le Net, on croît rêver. Ou cauchemarder, c’est selon. Je ne sais pas vous, mais moi j’ai un peu de mal à imaginer De Gaulle ou Mitterrand convoquant une assemblée de copropriétaires, l’un pour des problèmes de ramassage des ordures à Colombey les deux Eglises, l’autre afin de résoudre la redoutable question de l’adduction d’au dans le centre de Jarnac. Une question de détachement par rapport aux communs, quoiqu’on pense des deux hommes. Mais il y a du y avoir un bug dans le logiciel de fabrication des chefs de l’Etat, parce que les choses ont changé. Si l’on en croit cet article de France Info, Nicolas s’est invité à la réunion des copropriétaires du Cap Nègre (là où Madame Carlita possède un modeste bungalow), puis il a convoqué d’urgence une réunion de famille. A l’ancienne. Genre Parrain. Sur un sujet d’urgence : le raccordement du tout-à-l’égout. Et semble-t-il plutôt contre l’avis des autres copropriétaires. Qu’importe, les subventions suivraient ! Mais voilà, un an plus tard, il n’y a toujours rien de fait. Est-ce grave ? Les rats courent-ils dans les rues ? Les toilettes de Carla refoulent-elles des miasmes immondes ? On ne sait. En revanche, le Préfet lui sait ce qu’il lui reste à faire : ses valises. Il vient d’être limogé. Mediapart, qui a soulevé l’affaire, hésite à faire un lien entre les deux affaires. Mais ne voit guère d’autre raison logique.

Un préfet viré pour un tout-à-l’égout. Un Président, copropriétaire énervé. Parfois, on croit rêver. Ou cauchemarder, c’est selon.


La crise a-t-elle des impacts sur tous les comportements humains, en particulier ceux des couples ? Question que se pose, par le prisme du divorce, Eco89, le side project économique de Rue89. Aura-t-on moins de divorce cette année, du fait de la contraction des ressources des ménages (ça coûte du blé mine de rien une séparation) ? Certains l’affirment, d’autres pensent strictement l’inverse. En fait ce qui m’amuse dans cet article ce sont les fortes pensées du sociologue De Singly : « Si une personne est anxieuse et qu'elle a un emploi précaire, elle peut repousser son mariage parce que cela représente une insécurité additionnelle. Mais une autre personne peut aussi choisir de se marier pour obtenir une forme de sécurité ou de sérénité. ». Ouaip, buddy ! C’est sûr. Avec ça on est super avancé. Ils sont payés chers les sociologues ? Parce que moi, des analyses comme ça je veux bien faire.


Mardi 16 juin


Dans la foulée du préfet du Var, je serais l’ambassadeur de France à Libreville, Gabon, je commencerais, moi aussi à préparer mes valises, m’entraînant mentalement à tenir le coup deux ou trois ans durant dans quelques contrées à l’exotisme rude (genre Tadjikistan, ou Mongolie, voire au consulat de Vladivostok), ou enfermé dans un vague placard du Quai d’Orsay en charge d’une mission fantôme. C’est que le Président fut accueilli ce matin par des lazzis et ce dans l’enceinte même du Palais. Voilà en tout cas ce qu’en rapporte l’Express. Pas franchement de quoi casser trois pattes à un canard, même africain.

Suffisamment pourtant, pour que Le Figaro, fidèle Pathé Marconi (La voix de son Maître), considère que ce titre là est un peu plus politiquement acceptable. Ah comprenez-vous, si ce sont les deux qui ont été hués, ça change tout. Et on ne saurait faire quelques rapprochements avec le discours de Dakar et autres embardées de la Présidence actuelle dans la politique africaine.


Si vous ne savez pas quoi faire de 312 629 euros hors taxes, j’ai un placement à vous proposer. De longue durée. De très longue durée même. Et puis sûr ! Du marbre !

Achetez une chapelle de 10 mètres carrés, de « style classique, en brique et toit de tuiles, éléments décoratifs en travertin et marbres de Carrare, d’une capacité de dix places ». Où donc ? Au cimetière du Verano au sud-est de Rome. Oui une tombe quoi. Pour votre seul bénéfice. Toutefois si d’aventure votre budget était un peu moindre, vous pouvez vous rabattre sur des édifices mortuaires certes moins imposants, mais tout aussi bien situés. Car le charme ultime des ces demeures éternelles tient en grande partie dans le fait que vos voisins de caveaux ont nom Mastroianni, Moravia, Rossellini, Visconti… Le mieux est sans doute de parler un peu l’italien (si jamais les fantômes parlent évidemment). Une place qui, une chose est certaine, vous garantira des visites, même quand votre famille vous aura définitivement ignoré. Les visiteurs de la tombe de Piaf ou de Kardec au Père Lachaise ont nécessairement l’œil qui tombe, à un moment ou l’autre, sur le nom gravé sur le tombeau voisin.

Ca semble couillon comme ça, mais d’après l’article, le Maire de Rome escompte bien récupérer 2,5 millions d’euros de cette vente un peu spéciale.

Il reste un point sur lequel je tiens à vous rassurer. Les tombes mises en vente sont « inhabitées » depuis des lustres et menacent de tomber en déshérence. En devenant ainsi propriétaire de votre future dernière demeure, soyez ainsi assurées que nul cadavre, nulle âme n’a été délogée et condamnée, pauvre sans domicile, fixe à errer dans les limbes pour l’éternité.


Mercredi 17 juin


Et oui les parlementaires ne sont pas là que pour voter des lois. Un député qui bosse, c’est aussi ça : un homme qui assume son rôle de contrôle de l’exécutif ! Alors on ne va pas commencer à reprocher à René Dosière de mettre son nez là où ça ne sent pas forcément la rose. D’autant que sur son blog, le député apparenté socialiste de l’Aisne précise les choses, détaille ses méthodes de travail ; il a la cruauté de rappeler les hausses de la rémunération du Président de la République, mais plus largement celle des personnels de l’Elysée (+11,5%), un chiffre qui fait un peu mal au moment ou l’on évoque le non remplacement de plus de 35 000 fonctionnaires. Allez jeter un œil sur tout ça c’est plutôt aisé à lire (ce qui n’est pas toujours le cas quand on entre dans les arcanes du contrôle budgétaire), et il y a là-dedans un caractère « amateur » plutôt rafraîchissant. Entendons-nous bien, lorsque je parle d’amateurisme ce n’est certes pas pour évoquer le fond (Dosière est suffisamment connu en matière de finances publiques pour n’avoir pas besoin de moi pour vous dire qu’il est un vrai spécialiste de la chose). Non, en fait, c’est cette absence de mise en forme des documents word, cet aspect brut des tableaux, ces liens énormes sur les articles de presse Internet qui ont parlé de ses travaux. Tout ça sent l’absence de maîtrise des outils informatiques de base. Dosière n’a-t-il donc pas d’assistant parlementaire ? Ou alors, s’il en a un, il serait bon qu’il l’enjoigne à se former un peu aux technologies modernes. Mais le fond doit primer la forme après tout.


Evidemment, du coté du Château, on ne pouvait laisser passer. C’est Frémont, ancien Préfet, directeur de Cabinet de l’Elysée (tiens pour une fois qu’un Préfet a eu de l’avancement et ne s’est pas fait botter le train par l’omniprésident, ça mérite d’être noté), Frémont, donc qui monte aux mâchicoulis pour lâcher l’huile bouillante. Avec l’argument d’un gosse d’école primaire : il y avait pas de budget de l’Elysée avant 2008, donc on peut pas comparer ! Tiens non, en fait c’est un argument de flic : « Circulez puisque on vous dit qu’il n’y a rien à voir - y avait pas de budget avant ! - »

Plutôt léger, d’autant que c’est exactement par là que Dosière commence son rapport en disant en quelques mots en notes de bas de page comment il a reconstitué le budget 2007 au périmètre actuel pou justement pouvoir effectuer des comparaisons. Directeur de Cabinet peut être, expert en communication pas certain !


Jeudi 18 juin


Alors que le bruit des casques et des bottes résonne sur le pavé iranien, et que loin des tourments du monde, des centaines de milliers de jeunes ont été interrogés aujourd'hui sur des questions philosophiques, je n'ai retenu que deux brèves, toutes deux issues du Monde en ligne, parce qu'elles aussi sont révélatrices du monde comme il va.


Dans cet entrefilet, un sondage nous apprend que pour se faire une idée durant une campagne électorale, en l'occurrence la récente compétition des européennes, le premier des médias que les français consultent est ... Internet (tu parles Charles, je me fends d'un billet expliquant pourquoi il faut voter... et on aboutit à un taux d'abstention record). Mais bon admettons que les français ne viennent pas sur mon blog (les enfoirés!) et vont ailleurs se renseigner. En tout cas, voilà donc une information qui ne peut que renforcer dans leur crainte de ce nouveau moyen de communication, tous ceux qui voudraient le brider. C'est qu'on contrôlera toujours beaucoup moins aisément des blogueurs et des webmasters derrière leur machine que les grosses maisons capitalisées par les amis de famille. Cela étant, ils ont en grande partie tort. D'abord parce que ceux qui « font vraiment l'opinion » sur le net, à l'exception notable d'un Maître Eolas par exemple, sont rarement des francs-tireurs. Slate.fr, Rue89, Mediapart... tous sites tenus par des journalistes ayant quitté (définitivement ou non, à plein temps ou non, la presse écrite traditionnelle). Des gens qui, même s'ils goûtent incontestablement une liberté nouvelle, resteront néanmoins des représentants d'une certaine élite qui sait, lorsqu'il le faut, se contrôler (voire s'autocensurer). Et puis, les flippés par Internet et son fantasmé terrifiant pouvoir incontrôlable, devrait regarder de plus près les résultats du sondage. Ceux qui, durant la campagne, ont le plus plébiscité le Web, sont les électeurs UMP. Alors rassurée Anastasie ?


Rien à voir, si ce n'est, peut être, notre addiction au progrès technologique qui finirait par nous faire omettre les facteurs humains. Qu'arriverait-t-il si un pilote d'avion venait à mourir alors qu'il est aux commandes à plusieurs milliers de mètres d'altitude, croisant à plus de 800 kilomètres à l'heure ? Ne marquons plus le conditionnel: c'est, hélas pour le pilote, arrivé aujourd'hui. L'article du Monde indique que le copilote a ramené l'avion à bon aéroport. Mais qu'heureusement, il était aidé par un autre pilote que la providence avait logé dans la carlingue. Moi ça ne me rassure pas sur le low cost pour être tout à fait franc. Ni sur le fait que l'on confie encore les manettes à un homme de 60 ans (même si je vous l'accorde ce n'est pas très vieux pour mourir même en plein ciel).


Vendredi 19 juin


Si vous voulez vivre longtemps, peut être faut-il vivre au Japon, dont l’espérance de vie est une des plus longues au monde. En tout cas, monsieur Tomoji Tanabe, aura contribué à la faire croître puisque c’est à l’âge fort respectable de 113 ans qu’il vient de mourir (dans son sommeil en plus, il y en a vraiment qui ont du pot). Évidemment si tout le monde décide de vivre aussi longuement, ce n’est pas à 67 ans qu’il faudra partir en retraite mais à 80. On n’en est certes pas encore là, mais le Japon compte déjà plus 36 000 centenaires et il n’y a pas de raison pour que ce chiffre n’aille pas croissant. Monsieur Tanabe avait expliqué comment il avait préservé son capital santé : une alimentation abondante mais équilibrée et une ascèse totale s’agissant de l’alcool et du tabac. Évidemment, du poisson, du riz et pas de saké… En tout cas, médiatisé comme il vient de l’être, il sera impossible à ses descendants de laisser croire qu’il est encore vivant dans le but de toucher sa retraite.

Ce qu’a fait un certain Thomas Parkin, 49 ans, qui a réussi pendant 6 ans à leurrer les allocations et à toucher plus de 100 000 dollars des aides au logement et de la retraite de sa mère… qui était décédée. Il a été jusqu’à se déguiser en vieille femme pour rendre l’usurpation d’identité plus crédible et s’est fait aider d’un complice qui se faisait passer pour un vague neveu de la vieille dame. Le plus drôle dans l’histoire, c’est ce que l’homme a déclaré lorsqu’il a été arrêté : … « j’ai tenu ma mère dans mes bras à sa mort et j’ai respiré dans son dernier souffle, donc je suis ma mère ». Sera-ce suffisant pour qu’on le croie atteint d’un syndrome Anthony Perkins ? Rien n’est moins sûr. Ce qui est moins drôle en revanche, c’est la peine qu’il encourt : 25 ans de prison. Un peu lourd quand même pour ce qui n’est qu’une escroquerie.


Samedi 20 juin


Le propre d'un exploit, c'est que ça ne se renouvelle pas toutes les semaines. Sinon, ça devient la norme, qui n'a, par définition, aucun caractère héroïque. Samedi dernier, oui, le XV de France a fait mordre la poussière aux brésiliens du rugby. Pas aujourd'hui. Même si, en ne s'inclinant que de quatre points, les français ont encore montré de belles dispositions (sauf pour la conservation du ballon dans les regroupements où ils ont péché).


Et on finira la semaine en remerciant, pour sa constance, son port de tête et son autorité sans esbrouffe, une journaliste qui quitte France3 qui semble-t-il ne l'a pas trop retenu. C'est sur I-Télé qu'elle officiera désormais. Bon vent Mme Pulvar.


Allez à la proxima et bon dimanche (et bonne fête aux papas) (et n'oubliez pas la dernière étape du blind test).

Thierry

RYS


samedi, juin 20, 2009

La Chanson du Samedi - #009

Semaine iranienne dans les médias, avec toujours cette propension sans frein à définir pour nous qui sont les gentils et qui sont les méchants, alors que jamais on ne nous a vraiment expliqué en quoi Moussavi et Ahmadinejab sont si différents (ce sont quand même tous les deux des candidats "agrées" par l'autorité suprême, dont on imagine mal qu'elle autorise des candidats radicalement opposés à la dictature "verte" iranienne en place depuis 30 ans).

Trente ans, c'est exactement la distance temporelle qui me sépare de mon baccalauréat. Et c'est cette semaine justement que le nouveau millésime vient de sortir des fûts, en commençant par la philo (quelle science de la transition n'est-ce-pas ?).

Alors ayons, avec Sam Cooke, une pensée pour tous les cancres qui vont souffrir milles morts devant des copies blanches, tout simplement parce qu'ils ne connaissent pas grand chose à l'histoire, parce qu'ils ne connaissent pas grand chose à la biologie.



(en plus cette vidéo est une bonne petite révision sur les "grands" de l'après guerre)

Don't know much about history 
Don't know much biology

Don't know much about a science book

Don't know much about the french I took


But I do know that I love you

And I know that if you love me too

What a wonderful world this would be


Don't know much about geography

Don't know much trigonometry

Don't know much about algebra

Don't know what a slide rule is for


But I do know that one and one is two

And if this one could be with you

What a wonderful world this would be


Now I don't claim to be an "A" student

But I'm trying to be

So maybe by being an "A" student baby

I can win your love for me


Don't know much about history

Don't know much biology

Don't know much about a science book

Don't know much about the french I took


But I do know that I love you

And I know that if you love me too

What a wonderful world this would be




Allez, à demain pour la revue de semaine.
Thierry
RYS

PS : la dernière du blind test est bien lancée, j'ai déjà reçu des réponses remarquables.