dimanche, novembre 29, 2009

Revue de Semaine

Curieuse, très curieuse semaine qui s'achève ce matin (en même temps je ne le sais pas encore comment elle s'achèvera car j'écris ces dernières lignes - oui l'intro vient à la fin - bon cherchez pas... - donc nous sommes samedi, 19h30).
Mais tout de même : de tous les dangers sur les fronts travail et activités annexes (mais ça vous vous en foutez), elle a été celle de la descente aux enfers de mes statistiques (bon vous êtes gentils de pas rigoler en lisant ces lignes, vous qui tapez plus de mille connections par jour, quand j'en faisais au max 150, il y a encore quelques jours), qui ont chuté de près dès trois-quarts en une semaine. Ce n'est pas, en soi, quelque chose de grave (hormis pour mon petit ego), mais c'est surtout totalement incompréhensible. Un recul de 15% ou 20% ça peut se comprendre, la fuite des trois-quarts des lecteurs, beaucoup moins. Ou alors, c'est comme dans les films, il y a un lion affamé qui s'approche de moi, dans mon dos, et je suis le seul à ne pas l'avoir vu et ne pas m'être enfui...
Bon, c'est simple, comme tous les lâches, si ça devait durer je casserais le thermomètre en supprimant ces fucking compteurs.


Bon, so, Let's Go !

Lundi 23 novembre


Commençons la semaine par les impôts (ainsi, vous serez en droit de dire que la semaine commence comme un lundi). Et aussi, un tout petit peu par la poilitique, mais il est vrai que, normalement, les deux sont assez étroitement imbriqués.

Ainsi, donc, la Commission des Finances du Sénat, droite et gauche confondues vote un amendement qui remet à 19,6% la TVA dans la restauration. A la surprise générale. Bien sûr, les sénateurs composant cette Commission, qui on peut le supposer, connaissent parfaitement leur manuel de préocédure législative, ne prenaient pas grand risque. Il était évident que l'amendement serait ensuite repoussé par l'Assemblée. Mais en même temps, en procédant de la sorte, ils se sont offerts une belle publicité et ont envoyé un "coup de semonce" au secteur des limonadiers. "Coup de semonce". Tiens c'est d'ailleurs amusant : dès le lendemain, la Ministre de l'Economie, Mâme Lagarde, devant l'Assemblée Nationale, tout en expliquant qu'on ne saurait remonter l'impôt, se félicitait de ce « coup de semonce » envoyé à une profession qui tarderait, semble-t-il, à répercuter sur ses prix et sur ses emplois, le coup de pouce fiscal qui lui a été accordé (3 milliards d'euros quand même). Et on se prend alors à faire des hypothèses peu charitables pour les sénateurs, de droite comme de gauche. Et si les premiers avaient simplement été en service commandé du Gouvernement, juste pour tirer ce « coup de semonce » ? Ce qui reviendrait à dire que les seconds n'y ont vu que du feu et ont été en quelque sorte les dindons de la farce.

Ce qui me semble certain, en tout cas, c'est que les hôteliers restaurateurs barmans n'ont pas trop de souci à se faire : Sarkozy a assez galéré auprès de « nos amis allemands » pour obtenir de l'Europe l'autorisation de cette baisse sectorielle de la TVA pour ne pas revenir dessus quelques mois après (cf. un peu en dessous). Bon cela étant, il est des restaurants de sushis, qui présentent leurs plats de façon très originale et dont je trouve qu'il serait juste qu'on ne les embêtât point avec la TVA.


Pendant ce temps là, la gamine du gouvernement a obtenu gain de cause. Elle ira aux régionales dans les Hauts de Seine et ne subira pas un parachutage à tendance ethnique dans le Val d'Oise (il est vrai qu'il semble que l'accueil qui lui y était préparé par l'UMP du coin n'était pas des meilleurs). Moi, elle me plait bien cette môme. Pas seulement parce qu'elle est jolie ; mais d'abord parce que dans un monde d'une cruauté qui n'a d'égale que celle qui semble régir les rapports humains à France Télécom, elle ne s'en laisse pas compter par les barons. Sûr que tout ça ne lui sera pas pardonné dès le premier faux pas (comme par exemple, un résultat décevant aux élections, et de ce point de vue, les sondages ne sont pas enthousiasmants pour l'UMP). Mais, en attendant, elle semble s'amuser à les emmerder, assise sur sa côte de popularité. Même si je ne doute que derrière cette attitude se cache à peine une ambition qui n'a rien à envier à celle des nababs qu'elle affronte actuellement.


Et toujours pendant ce temps là, un arbitre mettait un carton jaune à un gardien protecteur des animaux. Lisez cette brêve et vous comprendrez de quoi il s'agit. Je gage que notre ami Il Gatto Del Rabbino, futur vainqueur du Cherchez l'Actrice, sera singulièrement ému par cette histoire.


Mardi 24 novembre


Encore la politique, encore les impôts, encore la TVA, encore les restaurateurs. Avec entrée en scène du Président. Qui réaffirme, pour la nième fois, qu'il n'a pas été élu pour augmenter les impôts et que donc la remontée à 19,6% de la TVA des restaurateurs, c'est nib ! On pourrait juste lui rétorquer d'ailleurs, que remonter la TVA à 19,6% ne serait pas une hausse d'impôt, puisque elle était précisément à ce taux lorsqu'il a pris les commandes du pays, ce ne serait que le retour sur une baisse jugée inefficace.

Mais bon, c'est non, c'est non. J'ai dit, trois paragraphes plus haut, qu'il en allait sans doute d'une certaine crédibilité de la France au plan international et en particulier auprès de nos « chers teutons». En un mot, la connerie est faite, mais comme on en a chié pour l'obtenir, on re reviendra pas dessus. C'est du reste le ton de l'intervention qui gêne. Sarkozy ne reviendra « jamais » sur la baisse de la TVA. Avec une telle déclaration, c'est sûr que les marchands de bibine au zinc vont être extrêmement incités à faire des efforts pour baisser leurs prix ou recruter du personnel... Après ça, le « coup de semonce » chère à Mme Lagarde en a pris un coup dans l'aile. Du reste, que veut dire ce « jamais » ? Même en cas de guerre mondiale, d'invasion de sauterelles, de pandémie galopante du virus H1N1, de hausses massives des prix des repas dans les restos ? On lui a pas dit au Président, qu'il est plus prudent de ne jamais dire jamais ? Il est vrai que la prudence et lui...


Donc, on s'assira définitivement (pour mille ans ? Comme le Reich ?) sur les 3 milliards d'euros que coûte cette diminution de la TVA, dont les bienfaits économiques ne sont pas limpides. C'est dommage, iles eussent pu servir. Aux ménages. Pour payer leur dépenses de santé. En effet, voici une étude d'un cabinet conseil, accompagnée d'un baromètre opinion, qui nous révèle que pour nous soigner nous sortons de notre poche (mutuelles et reste à payer en fin de course) environ 50% de plus entre 2001 et 2009. Ce qui nous fait une hausse annuelle moyenne d'environ 8% ! Sont en cause les baisses de remboursements de médicaments, les hausses des forfaits hospitaliers notamment. Plus généralement, ce qui est en question, c'est le mode de financement de la santé en France. Collective ou assurantielle. Ce qui en d'autres mots se traduit par : les biens portants riches payent pour les malades pauvres ou tout le monde se démerde tout seul. Au choix. Et petit à petit c'est bien vers le second terme de l'alternative que l'on se dirige. Pendant ce temps là, les cafetiers empochent (putain j'espère qu'il y en a pas un qui lit ce blog, sinon j'ai perdu un lecteur je crois).


Mercredi 25 novembre


Allez, changeons de sujet. Passons au cinéma. Je sais que ce n'est pas une opinion majoritairement partagée, mais je trouve que depuis deux films, Tarantino manque cruellement d'idées. Pas d'idées purement cinématographiques : de ce point de vue là, il a une assez grande connaissance des cinémas de catégorie B du monde entier pour y puiser quelques modèles qu'il réadaptera à sa sauce (marque de fabrique comme une autre, après tout De Palma a fait de très bons films en pompant allègrement et sans s'en cacher – on appelle alors ça un hommage – Hitchcock ou Eisenstein). Non c'est plutôt au plan des scenarii que le bât, déjà mince au départ, commence à blesser singulièrement. En gros, le cinéma de Tarantino qui ne parlait de rien d'autres que du cinéma des autres, va bientôt en être réduit à ne parler que du cinéma de Tarantino. Bon. D'accord ou pas d'accord avec moi, je pense que vous ne me contredirez pas lorsque j'affirmerai que, ainsi qu'il est dit dans cette brève, l'idée de recruter Hallyday pour un film, outre qu'elle n'a rien de bien révolutionnaire (Godard il y a 20 ans déjà, l'a fait), ressemble beaucoup à ces fausses innovations qui cachent les absences de projets. Si on va par là, Lelouch s'était fait une spécialité de faire jouer des peoples (ses femmes aussi). On sait à quel prix.


J'ai peur que le 5 décembre approchant, le con-sensualisme à la Gérard Holtz l'emporte une fois de plus et que l'on se garde d'évoquer le débat, que vient de lancer comme un bon paveton dans la mare aux connards, Pierre Bergé. Je ne connais pas cet homme, n'ait aucune idée de ses idées, me limitant en ce qui le concerne à savoir ce que nul n'ignore : il fut un fidèle de Tonton, il est aujourd'hui un soutien financier de Ségolène. Mais je lui reconnais un mérite : celui d'essayer d'ouvrir un débat que la grande mélasse médiatico-caritative a une forte propension à estourbir. C'est vrai au fond : hormis le fait que l'argent est correctement géré, que nous ne sommes pas dans le cas de l'ARC avec Jacques Crozemarie qui s'était largement servi dans les caisses, et que de tout ça la Cour des Comptes témoigne (ce qui déjà n'est pas mince j'en conviens), que sait-on du devenir de l'argent récolté chaque année par le Téléthon ? Que sait-on de la redistribution vers les autres associations qui luttent contre diverses maladies neuro-dégénératives. Le témoignage que l'on peut lire dans cet article de Rue89 apporte en tout cas de l'eau au Bergé (pardon, elle était facile). Moi, j'eus aimé que l'on poussat jusqu'au bout le raisonnement : jusqu'à quel point est-il logique que des associations, qui ne sont représentatives que de leurs propres membres, en général peu nombreux, en arrivent à brasser de telles sommes, ce qui naturellement les place dans une position assez analogue à celle du Ministère des Finances (toutes proportions gardées bien sûr). Jusqu'à quel point est-il logique que l'on mette à leur disposition un outil de diffusion massive payé par les redevances des contribuables possesseurs d'une télévision ? Pourquoi eux et pas d'autres ? Au nom de quelle logique administrative s'il en est une ? Et pourquoi ne se pose-t-on pas la question du devenir de ce pognon (400 à 500 millions d'euros par an tout de même) ? Pourquoi, au bout du bout ne s'interroge-t-on pas sur la limite de l'intervention non controlée démocratiquement ? J'ai tort ?


Jeudi 26 novembre


Bien. On le savait depuis ce matin (ce qui tendrait à prouver que les nouvelles sous embargo fuitent autant si ce n'est plus que les autres ; peut être même de la part des services de l'emploi, afin de préparer les esprits à la donnée qui sera annoncée offcieillement le soir). Ce soir c'est officiel, le mois d'octobre a été très mauvais pour les statistiques du chômage avec un bond de 2%. Ca peut paraître rien comme ça, mais imaginez 12 mois à 2% de progression du chômage et au bout d'un an vous avez une hausse d'un quart du nombre de chomeurs. En octobre, il y aura donc eu 50 000 inscrits de plus au Pôle emploi, ce qui correspond à plus de 1 500 par jours, ou encore à peu près un chômeur supplémentaire toutes les dix minutes. Monsieur Wauquiez, jeune ministre, affirme sans rire que « la bataille de l'emploi n'est pas gagnée » (sic). Sa solution, au moins à court terme, ce sont les « emplois verts ». Ne me demandez de quoi il s'agit, je n'en sais foutre rien. Mais ce sont peut être les chômeurs qui pourraient bien être verts. De rage.


Et une mauvaise nouvelle économique n'arrive jamais seule. Dubai serait (je préfère employer le conditionnel, dans la mesure où il ne s'agit pas d'une sujet que je connais bien) au bord de la faillite. Quelle importance me direz-vous, qu'un petit confetti du golfe arabo-persique qui a vécu au-dessus de ses moyens depuis des années, soit contraint à la banqueroute ? Les dominos, toujours les dominos. Un des problèmes est, déjà que l'argent prêté qui pourrait ainsi s'envoler en fumée appartient, pour un nombre non négligeable de milliards, à des banques. Excatement comme les actifs pourris d'il y a deux ans aux USA. Le second, c'est le nombre de chantiers immobiliers (grande spécialité de Dubaï), qui se sont arrêtés, s'arrêtent, vont s'arrêter. Dans les deux cas, des débouchés naturels qui se tarissent. On peut, si l'on en croit l'article du Monde, penser qu'Abu Dhabi, assis sur ses réserves de pétrole, va venir en aide à son voisin et redresser la situation. Possible. Mais en tout état de compte, il est vraisemblable, que le modèle de croissance basée sur le boom immobilier a vécu pour un moment à Dubaï. Au détriment des groupes européens de BTP qui devront bien se récupérer d'une manière ou d'une autre. Ce qui n'est, évidemment, pas très bon pour les chiffres du chômage en France.


Vendredi 27 novembre


Les Iraniens sont-ils las des mollahs ? Hola ! Il y aurait de quoi ! Mais on ne le sait pas ! Voilà !

Allez faucher dans son coffre bancaire la décoration qu'elle a reçu pour son Prix Nobel, pas à dire les barbus gardiens de la révolution (non copernicienne) sont de sacrés hommes. Des velus, des couillus ! Des exemples pour toute une jeunesse. Non content d'enserrer les femmes sous des sacs à patates, noirs de préférence, qui les couvriront jusqu'au mollet, ces héros de l'Islam borné et moyenâgeux, si tant est qu'on puisse trouver une religion monothéiste qui ne cumule pas ces deux qualités (celui qui me dit : si, il y a les catholiques, prend une beigne, quand à celui qui évoque le bouddhisme, qu'il se prépare à léviter à coups de boots), ces martyrs en rajoutent une couche. L'humiliation au goût de beurre rance grapillé au marché noir après courbettes obligées devant l'ennemi et la Milice Française et large biffeton allongé au profiteur de guerre. Salauds de pauvres gueulait Gabin sous la plume d'Autant-Lara dans la Traversée de Paris. Salauds de culs-bénits, qui validez ces comportements par vos aveuglements déistes. Que vous vouliez vous priver des plaisirs terrestres au nom d'un au-delà, dont la probabilité qu'il tienne du fantasme prophylactique contre la peur de la mort est loin d'être négligeable, c'est votre problème. Mais arrêtez de nous faire chier, nous, les autres !


Celle-là, elle était très imaginable. Voyez, à ma droite (oui c'est bien sa place), l'UMP aux cheveux de cocker qui ne peuvent pas cacher son tempérament de pitbull abruti, le Lefebvre (et oui il en sera de l'UMP comme de la fiscalité et la comptabilité : le Lefebvre sera l'étalon auquel devront se frotter les aspirants, UMPistes comme fiscalistes ou gestionnaires ; gageons que ce sera plus rock'n'roll pour les jeunes néo libéraux de ce qu'on ose encore appeler un parti gaulliste que pour les apprentis de la partie double et des réductions d'impôt pour emploi de boniche). Et à ma gauche, une bande de geeks prêts à en découdre parce que le premier a l'outrecuidance d'envahir leur terrain de jeu. En bref, Monsieur Superhuaimepé s'offre un compte Twitter ; quelques heures plus tard, il en est chassé par des followers qui n'ont eu de cesse de le harceler – si j'ai bien compris – jusqu'à obliger Twitter à fermer son compte. Bon, au bout du bout, c'est certainement Frédéric Lefebvre qui a gagné dans la mesure où on aura parlé de son entrée mouvementée sur le réseau. Plus que les twitterers qui l'ont bloqué. Mais en même temps, lui, comme eux, jouent à des jeux qui passent à milles lieux des considérations basiques du français moyen très moyen. Au total, tempète dans un verre d'eau.


Toujours sur Rue89, cet article qui tendrait à démontrer que les amuseurs publics manquent d'humour à leur propre sujet. En tout cas, sans aller jusqu'à dire que ça vole bas entre eux, on peut dire que les mots ont fusé entre Guillon et Didier Porte. Qui a raison entre les deux ? Frachement je m'en fous un peu. Ce qui est certain, c'est que je considère qu'un fossé, que dis-je un gouffre, un aven, un océan, sépare le talent de trousseur de phrases et de dégommeur des multiples arrangements et lachetés quotidiennes du second, et la fausse gouape à peine rédigée du premier.


Samedi 28 novembre


On termine la semaine avec cet article de Slate.fr, au moment ou Dieudonné au nom de l'antisionisme revient d'un voyage en Iran où il a pactisé avec le très sympathique Ahmadinedjab en affirmant que les manifestations qui ont suivi son élection n'étaient que « propagande sioniste » et que ma foi, si le projet de Clotilde Reiss avait été de « servir le sionisme, elle était à sa place en cabane en Iran ». Sous la plume de Marc Caen, le quotidien d'informations et d'analyses sur le web s'interroge sur la dérive antisémite de l'ancien compagnon de scène de Elie Seimoun.

La thèse est simple : antisémite, Dieudonné l'est depuis fort longtemps, et ce qu'il dit aujourd'hui ne devrait surprendre personne, tant dès 2002, il avait donné tous les signes d'un homme en proie à une obsession qui s'est trouvé une cible.

Certes, mais j'espérais autre chose : c'est le avant 2002 ; l'explication de la mutation d'un homme qui a commencé en jouant des sketchs avec un juif, et qui en est aujourd'hui à réunir autour de lui l'arrière banc de la droite ultra, une portion de l'extrême gauche dévoyée et les suprématistes noirs. Et malheureusement on l'apprend pas.


Et la semaine dernière à la même époque ?


On avait, grâce à un procès gagné par Besancenot, défendu par Mamère, enfin le droit de dire que le TASER est une arme et comme toute arme, qu'elle peut tuer (les flics en sont toujours équipés je le sais bien), et on décidait que Léonard Cohen en tournée à des prix entre 95 et 161 euros ça serait sans nous. Segolène ne parvenait pas à avaler une défaite, que vraisemblablement elle n'avait pas subie, et en paye peut être le prix aujourd'hui (alors qu'en trichant selon toute vraisemblance, le PS l'avait placée dans une position idéale de victime du système). Le DAL et Les Enfants de Don Quichotte se faisaient condamner et confisquer leurs tentes, tandis qu'un nombre non négligeables de parlementaires de droite signaient un texte proto marxisant contre le travail du dimanche. Dans Courrier International, on trouvait un article d'un journal de droite anglaise qui démontrait que le libéralisme n'a guère de limites, et, ce qui n'est pas totalement sans rapport, d'aucuns prônaient la possibilité de mettre à l'ombre les gosses, dès 12 ans. Et autrement, très curieusement j'évoquais la troisième étape du WCOTBT de l'époque en reconnaissant qu'elle était plutôt facile. Curieux non ? Profitez-en ! ajoutai-je à l'époque... C'était ici.


Allez, bon dimanche

Thierry

RYS

samedi, novembre 28, 2009

World Contest of the Blind Test - Saison II : Troisième étape !

Go ! Go ! Go ! c'est aujourd'hui que démarre la 3ème des 10 manches !

Bon je vous fais encore le coup des rappels préliminaires, mais c'est la dernière fois :


-moins de parlottes dans les extraits (je sais, certains s'en plaignent, et celui qui plaidait le plus ardemment pour cette norme ne vient plus jouer ; ah putain la politique j et la démocratie participative j'vous jure) ;

- il y aura deux épreuves spéciales : Comme en 2009, la dernière épreuve sera classée sur 40 points (une épreuve qui sera vraiment spéciale mais très intéressante) ; et en plus, nous aurons une nouvelle spéciale pour la 5ème étape qui sera elle dotée de 30 points (elle est couchée sur le papier, ne reste plus qu'à la mettre en œuvre) ;

- nous avons cette année trois classements au lieu de deux l'an dernier : le classement aux points et le classement des grosses (notes) basé sur le nombre de résultats supérieurs ou égaux à 18, comme l'année dernière . S'ajoute un nouveau classement qui est celui de la meilleure moyenne. Il permet à quelqu'un qui n'aura pas pu jouer toutes les épreuves de gagner lui aussi un trophée. Mais il est soumis à deux conditions : jouer au minimum 7 épreuves sur les 10 (si ça vous paraît un peu trop je peux baisser à 6, mais en dessous ça n'aura plus de sens) et surtout jouer les deux épreuves spéciales.

Donc au bout du compte : Trois (3) trophées. Général, Montagne et Maillot Vert (en gros).
Ce qui veut dire trois cadeaux ! (celui qui me fait remarquer que je me répète, aura raison).

Pour le reste, hormis en décembre et en juin, les épreuves se dérouleront le 28 du mois, et vous aurez 10 jours pour répondre. Et comme l'année dernière, il y a neuf extraits où vous me ferez le plaisir de reconnaître chanson (1pt) et interprète (1pt). Neuf par deux nous font dix-huit points, auquel, pour arriver à 20, s'ajouteront les deux points d'une question subsidiaire.

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Bon, et bien allons-y :

Voici le 3ème blind test de la saison qui est à charger ici : blind-test novembre

Je vous livre maintenant la question subsidiaire :

Vous trouvez pas qu'il a comme un petit goût familial ce blind-test ? (réponse à cette question : 2 points)

Et maintenant à vous de jouer. Vous avez 10 jours, soit jusqu'au Lundi 7 décembre minuit, pour répondre.
Par mail à l'adresse : civilservant@free.fr

Bon courage.

A la proxima
Thierry
RYS

PS : évidemment pas de chanson du samedi aujourd'hui ; on retrouvera cette séquence samedi prochain. En revanche, demain matin, mise en ligne de la revue de semaine.

vendredi, novembre 27, 2009

Petite discussion devant la machine à café

Luigi venait de mettre sa petite pièce dans la fente de l'appareil et tâtonnait du cerveau pour choisir entre le cappuccino longo et l'expresso en grains (ce qui n'avait aucune importance car tous deux avait le gout du Canada Dry "ca ressemble à du café, ça a la couleur du café, et c'est de la merde"). Preuve qu'à défaut d'arôme, il était souhaitable que la boisson qui commençait à remplir la tasse cartonnée ait des vertus dynamisantes, Luigi au final avait appuyé sur le bouton qui commandait le thé à la menthe (odeur et goût de chewing gum à la chloro garantis). C'est Ricco qui le sortit, juste un peu, de sa rigide léthargie.

"- Oh, tu prends du thé toi maintenant, à huit heures et demi !"

Un borborygme lui répondit, et Ricco comprit que Luigi avait encore découché avec une bouteille et, en conséquence, avait un net besoin d'être réveillé. La meilleure solution en un tel cas consistant à parler musique. Le seul sujet qui soit en mesure de le remettre droit même au milieu d'un coma dépassé.

"- Alors", lui dit-il avec un ton un peu trop guilleret, "tu te sens prêt pour demain ?" Puis, ne lui laissant même pas le temps d'effectuer les diverses opérations neuronales indispensables pour retrouver l'usage de la parole, Ricco enchaîna.

"- En tout cas, moi je peux te dire que j'ai bossé comme un fou, et que là je suis prêt. P'tet que le mois dernier je me suis fait carnagé mais là ça va être une autre paire de manche, je peux te l'assurer. Ah, crois moi mon gars", poursuivit-il à la limite de l'apnée, "là il va pas m'avoir. J'ai tout repotassé."

- Hmmm
", bava à moitié Luigi en lapant son thé chewing gum.

"- Ouais, ouais, ouais. Tiens, rien qu'hier, révision entière des Stooges et d'Iggy en solo. Et avant-hier, un bon retour sur le rockabilly. Mais me regarde pas comme ça mon gars, il nous en place toujours un sur les neuf. Alors...

- Heuuu"
, tenta péniblement Luigi

"- Rien du tout ! et je peux te dire que c'est pareil pour le folk-rock sixties et seventies. Ah il m'avait niqué avec Tim Hardin l'année dernière le Président. Et ben ça risque pas de se reproduire, je te le dis. Tiens qu'il nous colle un Buffy Sainte Marie et je l'écœure aussi sec.

- Oui, mais, ah hummmpfff


- Attends, tu parleras quand tu seras réveillé."


Là Ricco, sentait bien qu'il était en train de le ramener à la vie. En plus il éprouvait cette fierté qu'à très logiquement n'importe quel bachoteur qui sait, à la veille de l'exam, qu'il n'a pas fait une seule impasse. Un sentiment de puissance absolue, de contrôle total, encore plus fort qu'une ligne de coke.

"- Et puis je te dis pas, régulièrement hein il nous colle des trucs des années 2000. Oui, ben d'ailleurs j'vais te dire, c'est rien qu'une bonne manière pour lui de jouer les jeunes alors qu'il approche des 50. Ça me fait rire. Mais bon, son ton devenait même carrément badin, "il peut venir me chercher la-dessus : des Libertines aux Fratellis, de Dead60's aux Vivian Girls, tout revu ! Eh tu te souviens du Vivian l'année dernière. L'enflé quand même quand tu y réfléchis.

- Non mais attend"
, se déplia enfin Luigi,

"- Putain mais quoi Ricco"
, rétorqua son ami avec dans la voix le sourire bizarre d'un Depardieu contemplant la chèvre-Pignon qu'on lui a attachée au poignet. "Quoi bon Dieu. Je suis en train de te dire que des années 50 à nos jours, le rock de A à Z je l'ai revu. A comme Airplane (oui de Jefferson Airplane) à Z comme Zombies".

Luigi fit un effort car il allait devoir prononcer une phrase complète, et un goût immonde vodka orange mal digérée de la veille lui remontait à la gorge.

"- Ecoute"
, lâcha-t-il d'un trait, "tu ne te souviens pas ce qu'il a écrit à la fin de son billet sur les résultats de la boucherie du mois dernier : le prochain sera à dominante pop. Tu m'entends Ricco, dominante pop ! "

Ricco accusa violemment le coup, il blêmit au point qu'une jeune secrétaire qui venait chercher sa dose de caféine, s'arrêta à sa hauteur pour lui demander si tout allait bien. Il ne l'entendit même pas.

"- Non, putain. Non. Tu me charries. Oh, c'est pour déconner. "


Comme son ami le regardait avec dans l'œil la désolation qu'il est bon d'afficher lorsqu'on présente ses condoléances à un proche, Ricco comprit que l'autre ne déconnait pas. Il était bien réveillé maintenant.
Et puis, dans un recoin de sa mémoire, ça revenait, doucement, doucement. Et implacablement. Pop ! C'est vrai, il l'avait écrit ce con. Putain ! Pop ! Mais quelle espèce de sale enfoiré ce Civil. Jamais il n'avait fait le coup. Toujours du rock classique, de la folk, un peu. Mais un blind test, comment avait-il dit déjà, à dominante pop ? Alors ça non jamais ! Mais ça voulait dire quoi, nom de Dieu !

"Oh nom de nom, tout est à reprendre" arriva-t-il à murmurer. Pop, les Beatles, les eighties, la blue eyed soul... le retard à rattraper était immense. Une mer Rouge à écarter sans l'aide du moindre Moïse. Bosser, bosser, bosser toute la journée et toute la nuit. Il se redressa, fixa Luigi droit dans les yeux.

"-Ecoute-moi bien camarade, je suis pas encore mort, tu m'entends. Je vais y passer les 24 heures qui me séparent de cette 3ème étape du World Contest of the Blind Test, mais je serais au point. Sur la pop. Et putain de merde, même sur le Glam finlandais s'il le faut.


- Mais co-comment tu vas...


- Va dire au boss que je prends ma RTT aujourd'hui ! Il veut sa guerre le Civil, il l'aura"
.


Luigi aura-t-il eu le temps de tout réviser avant demain samedi, jour du lancement de la troisième étape du WCOTBT ? Nous le saurons quand il sera mis en ligne. A partir de 9 heures, et pour 10 jours.

Allez, à demain les Luigi et les Ricco.
Thierry
RYS

jeudi, novembre 26, 2009

Pour des raisons...

... d'obligations qui sont complètement obligatoires !!! ......... La belle et mystérieuse actrice de ce soir est reportée, non pas sine die, mais à Mardi.

Car j'ai aussi des obligations complètement obligatoires (et circulez ya rien à voir !) et vendredi soir et lundi soir.

Donc la pénultième actrice arrivera Mardi (et ce sera dur et fortement coté) et Madame last but not least sera pour Mercredi, jour où nous porterons en triomphe dans les rues de Chartres, un Gatto nu et ivre de bonheur d'avoir triomphé des meilleurs (sauf très grave accident ) !

D'ici là :
- un petit billet demain, surprise, surprise,

- et SAMEDI : la 3ème étape du WCOTBT,

- et DIMANCHE : la traditionnelle revue de semaine.

Tiens vu qu'elle n'arrive que mardi, la prochaine actrice, écoutez-moi ceci :



Oh, et en plus vous allez pouvoir mirer Gwyneth, tout un long week-end durant. De quoi vous plaignez-vous, non didiou.

Allez à demain,
Thierry
RYS

C'est jeudi et c'est pas ravioli - 23

Hello à tous (toutes, et les autres aussi).

Retour au rock'n'roll le plus sauvage aujourd'hui après détour la semaine dernière, en compagnie de Faron Young, sur les terres du Honky-Tonk.
Sauvage et britannique. A nouveau, après Tommy Steele, il y a deux semaines.
Aujourd'hui laissons parler la poudre des canonnades, passons de la grand-voile à la vergue d'un saut de puce, sabre au clair, camarades du drapeau à la tête de mort, empoignez mousquetons et dagues, à l'abordage du riche galion rempli de richesses qui seront bientôt nôtres !

Soyons Pirates. Avec Johnny Kidd, évidemment. Le seul, l'unique. L'homme au bandeau de Barbe Rousse sur l'œil droit.

Encore un qui a été fauché bien trop tôt, comme Cochran, comme Buddy, alors qu'il avait énormément à faire et à créer dans le rock'n'roll. Dans son cas, accident de voiture. Profondément novateur dans son approche, Johnny Kidd, qui connait le succès au début des années 60 est clairement plus de cette décennie que de la précédente, même si comme un Tommy Steele, c'est à partir du skiffle qu'il va venir au rockabilly puis au rock'n'roll. Son influence sera déterminante sur une grande partie des groupes du British Boom à partir de 1962. Cette biographie wikipediesque, en anglais, n'est pas mal. Mais mieux encore est d'aller sur le site construit par un fan et qui lui et dédié. J'y ai emprunté la photo qui illustre ce billet.

Pour la chanson, je n'ai pas été d'une originalité confondante en plaçant Shakin' All Over. Mais c'est aussi pour vous rappeler que ce titre était à repérer dans la première étape de notre seconde saison du WCOTBT. Contest dont la 3ème étape revient samedi.

Johnny Kidd and The Pirates : Shakin' All Over.

Allez, à toute à l'heure pour la pénultième actrice à reconnaître (elle devrait vous poser quelques problèmes).
Thierry
RYS

mercredi, novembre 25, 2009

On s'approche du but ; qui est l'actrice dans ma bannière (pour la 58ème fois) hu ? (58)

Dernières cartouches, aujourd'hui, demain jeudi et... lundi qui sera le jour du final countdown. Entre temps, il y aura eu samedi. Oui certes et alors ? Alors samedi c'est le début de la 3ème épreuve du WCOTBT.
...
Et si je la floutais tiens l'actrice ? Ca s'rait t'y pas une bonne idée ? Non ?
..
Bon !
Alors voilà, Thanu a cédé sa place de dauphin à Sonic Eric, et il reste à ce dernier trois actrices pour essayer de combler un retard de plus de 11 points sur le Gatto. Sachez-le, l'actrice de demain vaudra plutot cher. Aujourd'hui, ce n'est pas encore le cas, elle n'est cotée que pour UN (1) point. En revanche, la question subsidiaire, qui est franchement débile (mais vous commencez à avoir l'habitude) vaudra elle TROIS (3) points. Au total, de quoi engranger un peu.
...
Alors la subsidiaire justement : c'est ceci juste en dessous.
...

Bucolique photographie qui sent bon la campagne (enfin, sent bon, sent bon c'est à voir, la campagne souvent ça pue la bouse de vache). Bon, mais au fait pourquoi cette photo ?

Quant à l'actrice, absolument rayonnante, la voici ; regardez, elle vient d'apparaître là-haut, dans ma bannière !!

Allez enjoy et répondez dans les commentaires.

A toute,

Thierry

RYS

mardi, novembre 24, 2009

Et hop, une nouvelle actrice à reconnaître ! Et c'est qui donc hu ? (57)

En 57, le saviez-vous, un roi du pays des Wa (Japon) envoie un ambassadeur auprès des Han (Chine) et Paul écrit sa deuxième épitre aux Corinthiens. En 157, incroyable, Zang Daohling est le fondateur de l'école des cinq boisseaux de riz (evidemment selon la tradition taoïste, restons sérieux quand même). En 257, Aurélien, futur empereur bat les Goths sur le Danube. En..., bon on va s'arrêter là, parce que ce serait un peu long.

Mais ce qui est sûr, c'est qu'en 57ème actrice, il y a la dame qui va apparaître dans ma bannière. Mais avant, la traditionnelle question subsidiaire quii vaudra DEUX (2) points (alors que l'actrice n'est dotée que d'UN (1) point, soit un total de TROIS (3) à prendre aujourd'hui).

La subsidiaire qui est donc la suivante :

Ah, je pense que vous reconnaissez cette statue. Mais la question est : pourquoi ? (why ; warum ?)

Quant à l'actrice, remarquable de beauté, la voici pimpante, qui apparaît, là-haut, dans ma bannière !!

So, enjoy et réponses dans les commentaires et inversement.

A toute,
Thierry
RYS

lundi, novembre 23, 2009

Ca sent l'écurie... Qui est cette jolie jumen (heu oubliez ça !!!!). QUI EST CETTE ACTRICE hu ? (56)

Bon. Soyons bref.

Nous en sommes à la cinquante-sixième actrice. Sauf catastrophe pour lui, Le Gatto a gagné sa boite de Ron-Ron bio. Maintenant son avance est telle qu'il sera difficile de revenir sur lui. En revanche, rien n'est joué pour les accessits, qui, certes, ne donnent droit à aucun cadeau, mais pour lesquels, j'en suis sûr, vous tueriez quand même père et mère si ce n'était déjà fait.

Bon aujourd'hui, petite cote avec TROIS (3) points à grapiller : UN (1) pour l'actrice (vu qu'elle est aisée à reconnaître) et DEUX (2) pour la subsidiaire, parce que comme d'hab, c'est une question minable.

Alors la subsidiaire, la voilà (elle va faire je le sais, plaisir à mon lectorat gay et à mon lectorat féminin) :
Oui, bon d'accord, on voit à peu près de qui il s'agit. Mais que fait-il là diantre ?

Et l'actrice va envahir ma bannière de toute sa classe. Ah ben levez la tête : elle est là !!

Allez enjoy et commentaires et réponses dans les commentaires.

A toute
Thierry
RYS

dimanche, novembre 22, 2009

Revue de Semaine

Revue un peu spéciale, pour une semaine qui ne l'a pas été moins. Que dire de plus ? Heu, rien en fait.
Lisez-la si le cœur vous en dit !


Lundi 16 novembre


  • « Alors voilà donc l'affaire du week-end, qui met dans le brouillard médiatique la victoire, pas malheureuse, de l'Equipe de France en Eire. Madame s'est invitée à la sauterie de jeune homme alors qu'elle était même pas invitée. Et ça jeune homme il a pas supporté. Qu'est-ce que c'est que ces manières de soudarde s'est-il exclamé ! Oui mais voilà, c'est un chouïa plus compliqué : c'est que jeune homme il est dans un appartement qui était un peu celui de madame avant. Et donc madame, elle considère qu'elle peut venir quand elle veut ; surtout quand jeune homme il invite pleins de gens qui ont été des amis de madame. D'ailleurs madame dit que tous ces gens l'ont très bien accueillie, mais jeune homme il ne décolère pas : c'était sa fête bordel, madame n'avait rien à y faire. Parce qu'en fait jeune homme il veut grandir, il veut arracher le cordon que madame continue de tenir bien serré. Il veut devenir un grand comme était madame. Voilà docteur c'est exactement ça l'histoire.

  • Merci infirmier, j'ai beaucoup apprécié votre humour pour relater cette sordide bagarre à cause d'un pot de confiture. Bien, écoutez, je crains que nous n'ayons guère d'autre solution que de mettre Vincent, jeune homme comme vous dites, à l'isolement avec un traitement un peu plus lourd pendant quelques jours. Quant à « madame », ah ça lui va vraiment bien à mamie, sanglez-la quelques jours le temps que l'hystérie passe. Avec du Véronal aussi. Oui un peu de Véronal. »

  • « Remarquez, docteur, il y a une autre pensionnaire qui est beaucoup plus calme et qui pense qu'en fait une bonne fessée suffirait peut être ! Aurélie elle s'appelle. »

  • « Ah si tout était si simple ! En même temps je n'aurai plus de travail ».

Le docteur ferma la lumière de son bureau, prit sa sacoche et franchit le seuil. Dans le couloir, des paumés hagards le regardèrent passer, les yeux vides, des trous dont la démence, associée à la chimie, creusait et extrayait toute trace de vie. Il frissonna. Décidément il n'aimait pas beaucoup ce nouveau complexe psychiatrique, pompeusement baptisé Solférino.


La veille, en visitant un autre de ces nouveaux Complexes, il avait eu à soigner une personne violemment choquée par le sort qui s'acharnait sur ses bêtes. Une femme simple et honnête, Louisette, qui ne voyait le mal nul part. Éduquée selon les lois, robustes comme le bois de sa canne, simples comme le rythme des saisons, de la vie campagnarde, ce qui venait d'arriver à sa chèvre était bien au-delà de son entendement. Il lui aurait fallu tremper un peu de temps dans la soupe tiède et grumeleuse de la vie des autres, ceux qui ne vivait pas comme elle, pour qu'elle put comprendre que le mal n'était pas que poussières, microbes ou cancer, et qu'il pouvait s'incarner aussi dans l'homme lui-même. En la laissant, il s'était dit que ce n'était pas elle qu'il eut dû recevoir en consultation.


Mardi 17 novembre


La maladie était décidément partout. De quelle vengeance envers l'homme, quel Dieu ou Diable avait-Il décidé de mettre en marche ? La folie s'avançait en boucles épaisses, brumeuses, comme dans ce vieux film de Carpenter qu'il aimait bien revoir. Dans le film, des marins ectoplasmes sortaient du brouillard et venaient chercher querelle aux descendants de leurs bourreaux. Mais là, tout était différent : rien de palpable ne s'échappait de la brume. Juste des miasmes qui se répandaient lentement dans l'air. Il regarda sur le boulevard autour de lui. Tout le monde vaquait normalement, rien ne transparaissait. Dormaient-ils tous déjà, sous l'effet des miasmes. Ce matin encore il avait entendu que dans un autre Centre qu'il visitait à l'occasion, « Celui qui menait les malades » venait d'être absous par avance de tout ennui thérapeutique éventuel. Pourtant, nul ne pouvait nier qu'il avait fait plus que jouer avec l'argent du Centre en commandant des sondages sur tout et n'importe quoi : les femmes infirmières le trouvaient-elles sexy ; les malades se satisfaisaient-ils de leur literie ? Plutôt, plus ou moins, pas vraiment, pas du tout ? Et tout le reste à l'avenant.

Le pire dans l'histoire c'est que l'argent avait rémunéré des amis à lui. Il aurait directement piqué dans les caisses pour leur donner une part du magot que ça n'eut pas été différent. Et pourtant, un groupe de ses confrères venait d'absoudre par avance « Celui qui menait les malades ». Comment s'appelait ce Centre se demanda-t-il une seconde. Le nom lui revint, bon sang c'était à croire qu'on avait embauché un expert en grandiloquence, spécialement affecté à baptiser les Centres et les Complexes : celui-ci c'était Elysée.


Au bureau, après avoir signé les documents administratifs nécessaires aux déclassements de plusieurs malades dont l'état était devenu désespéré, il alluma son ordinateur. Il trouva un article où l'on parlait de Facebook et d'un mot nouveau, la sérendipité, ou l'art de profiter des potentialités insoupçonnées du Web. L'article n'était pas révolutionnaire mais il ouvrait les derniers horizons qui lui semblaient aptes à repousser le brouillard et les miasmes. La sérendipité ne devait sans doute pas être mise au pinacle ; après tout elle n'offrait que ce que chacun amenait dans cette vaste auberge espagnole. Mais au moins pouvait-elle permettre d'espérer que la contamination soit tenue à distance, au moins pour quelques uns. Il ne fallait du reste pas être grand clerc pour comprendre que ce n'est pas innocemment que les réseaux électroniques faisaient l'objet d'attaques de plus en plus fréquentes et rapprochées de la part des malades les plus affectés par la propagation des miasmes. Mais ce qu'il craignait par dessus tout c'était que par un cruel retour de bâton, les malades prennent possession de la machine qui générait les flux d'informations. Comme elle était très décentralisée, cela semblait difficile aux communs des mortels, mais les contaminés ne reculeraient devant rien.


Mercredi 18 novembre


Il était de retour au nouveau Complexe psychiatrique. En dépit des doses accrues de pharmacopée qu'il avait décidé de leur asséner, ni madame, ni jeune homme ne s'étaient départis de leurs délires monomaniaques et mythomanes.

Un cran supplémentaire était défait dans la ceinture de leur raison. Madame avait, en parlant de jeune homme à une infirmière, convoqué le nom sacrilège par excellence. Celui qu'on ne prononçait jamais à Solférino. Celui de Frédéric, enfermé depuis quelques années dans l'unité de la Rue de la Boetie, éructait des insanités à l'encontre des malades qui ne croyaient pas en « Celui qui menait les malades ». Frédéric avait trouvé son précaire équilibre pour gérer la maladie en se vouant corps et âme à un rôle de vassalité que tout autre eut trouvé dégradant. Dans son délire paranoïaque, tout individu qui ne se moulait pas dans cette féodalité moderne devait être éradiqué.

Aussi, que madame ait choisi une telle référence pour s'en prendre à jeune homme démontrait à quel point toute tentative pour parvenir à juguler la démence sénile qui l'avait saisie était vaine.

Il convoqua l'infirmier qu'il trouvait si sympathique et lui demanda de doubler les doses de Risperdal et de Tercian. Ce dernier le regarda en dansant d'un pied sur l'autre, comme saisi d'un brutale envie de pisser.

« - Quel est le problème ? Vous avez l'air très dubidatif. » lui demanda-t-il

  • " Oh il ne s'agit pas de votre protocole de soins Docteur. Ce sont les autres infirmiers, et même certains docteurs...

  • Et bien quoi", le coupa-t-il

  • "Je suis inquiet. Ils semblent se délecter du spectacle. Et ne cessent d'interroger l'une ou l'autre. Évidemment, je crains qu'en agissant ainsi ils ne fassent que contribuer à les enfoncer un peu plus dans leur paranoïa.

  • Mais pourquoi diable font-ils ça ?

  • Le spectacle Docteur, je crois que seul le spectacle les amuse dans ce Complexe."


Ainsi, même les soignants cédaient progressivement aux miasmes. Il désespéra. Aussi se rua-t-il sur son ordinateur comme il le faisait toujours lorsque l'angoisse devenait trop forte. Ce qu'il lut le calma un peu. Microsoft et la Nasa s'étaient associés pour créer un site permettant aux internautes de visiter Mars. Virtuellement, mais c'était un début. Bien sûr, encore, et toujours, la fuite. La course perpétuelle pour n'être pas atteint par le brouillard. Peut-être là-haut y avait-il un avenir au fond. Peut-être... Il n'était toutefois pas naïf au point de ne pas voir que la fuite vers Mars ou vers des contrées terriennes isolées était aussi une manifestation des miasmes. Moins douloureuse sans doute. En être atteint ne signifiait pas la perte des capacités d'éveil ; cette contamination là, parce qu'elle était plus faible, ne touchait pas le discernement, elle abolissait en revanche la volonté de lutter contre le brouillard. Be a Martian, s'appelait le site ; cessez d'être habitant de la Terre, cessez d'être humain.


Jeudi 19 novembre


La veille dans la soirée, ceux qui dormaient déjà avaient eu droit à une large dose de Soma, ce produit qu'avait imaginé Huxley sans s'apercevoir qu'il existait déjà et qu'il s'appelait football. La dramaturgie parfaite pour exciter les esprits sur les choses accessoires. Les équipes étaient constitués de convertis aux nouvelles croyances : celles de la réussite par l'exemple et celles de la fraternité de la sueur (il ne pouvait pas ne pas frémir en songeant qu'il n'y avait qu'un mot à changer pour retrouver les vieux élans bellicistes maurassiens de la fraternité du combat).

En France, l'un des plus adulés de ces convertis, avait paraît-il fait une faute grossière que l'arbitre n'avait pas vu. L'injustice qui n'aurait pas du, sans ce foutu brouillard, dépasser les limites du terrain de jeu, était devenue le seul et unique sujet de discussion, l'alpha et l'oméga du débat public, jusqu'aux plus huppés des Centres de traitement.

Le football avait un curieux gourou qu'il aurait vraiment aimé recevoir en consultation. Un homme perpétuellement satisfait de ses actes quoiqu'il arrivât. On pouvait penser qu'il s'agissait d'un positivisme flatteur. Lui, le docteur, avait du mal à repousser l'idée que l'homme était trop manipulateur pour ne pas être, à sa manière, aussi atteint du syndrome. Que lui arriverait-il à ce Raymond lorsque la vérité éclaterait et qu'il se trouverait nu face à une foule grondant et réclamant sa tête, une foule à l'égale des antiques audiences des jeux romains auxquelles l'Empereur offrait le luxe de choisir entre vie et mort pour le vaincu ? Quelle fuite trouverait-il ? Il était persuadé que ce Raymond n'était pas encore totalement contaminé par les miasmes. Mais lorsque viendrait le moment de vérité, basculerait-il dans le brouillard à son tour, rejoignant ses joueurs et son public ?


Vendredi 20 novembre


Trop de football ! Trop de mains ! Main qui maintient, main qui masque, mains en l'air c'est un hold-up ! On ne parlait que de ça dans le Complexe, en regardant, en boucle, les images que déversait le poste d'anesthésie.


Il décida de se plonger dans des revues dont il espérait qu'elles le tiendraient éloigné des malades, de la contamination qui gagnait jour après jour. Comme une grande bouffée d'air qui ferait suite à une trop longue apnée. Quitter les villes, retourner au désert. Un rève de Saint Jean Baptiste le taraudait depuis qu'il sentait qu'on arrêterait plus le brouillard.

Quoique peut être... On disait que des poches s'organisaient, que des groupes se formaient, que toutes les volontés ne s'étaient pas abolies, qu'il en restait, usées un peu, des lames émoussées d'avoir trop tranché, mais des lames encore utiles.


Au delà des Complexes, il y a fort longtemps, des hommes avaient crée une organisation qui voulait étouffer le brouillard que causaient les frontières, les nations, les égoïsmes. Mais du tronc initial avait bientôt jailli un surgeon hideux et l'organisation s'était progressivement muée en hydre multicéphale que plus personne ne comprenait. Les miasmes en avaient profité, et la contamination était désormais bien installée. Plusieurs des grands contaminés se réunirent puisqu'il avait été décidé, au fin fond des bureaux, malgré des éclairs de lucidité de peuples moins endormis qui rejettaient l'organisation, que celle-ci se doterait d'un chef. Il lut l'article sur le dénouement du conclave et comprit que l'homme toujours était identique. Depuis sans doute le début de la féodalité. Choisir le plus faible, le plus falot, pour de ce choix être certain qu'il ne sortirait rien qui put entraver les marches solitaires des grands contaminés. Il pensa à Hugues Capet. Choisi premier roi pour les mêmes raisons en 987, le petit maire du Palais avait engendré la plus longue dynastie royale de France. Ce belge inconnu serait-il lui aussi capable de tromper son monde. Repousserait-il le brouillard, ou s'en ferait-il un allié pour dominer les grands féodaux ?


Il y avait aussi ce grand chef, l'un des derniers à n'avoir pas subi l'attaque des miasmes, qui vieillissait et dont l'absence prochaine faisait trembler ses tribus unifiées. Elles tremblaient de la peur du passé, de la peur de n'avoir plus de totem commun à adorer et de céder à la tentation de construire chacun le sien. Comme autrefois. Quand le brouillard avait envahi le pays, que la division régnait parmi ceux qui luttaient contre lui. Le docteur lut l'article. Décidément, lire les journaux qui tenaient éveillés n'avait rien de bien encourageant. Ce besoin d'une idole, ce retranchement derrière un symbole, cette délégation à autrui, fut-il le plus honnête, le plus intelligent, le plus vertueux du Monde, cet abandon, apportait la nuée des miasmes encore plus sûrement que la nuée annonce la pluie.


Samedi 21 novembre


C'est en regardant cette vidéo prise dans un établissement où l'on essayait encore, parfois, d'éloigner les enfants des miasmes qu'il perdit définitivement espoir. Pourtant, voir un des larbins incultes du grand déversoir d'anesthésiant s'en prendre à un enseignant devant des dizaines de téléphones portables et l'assurance que ces images allaient circuler à vitesse électronique aurait du lui être réconfortant. Un de ces accidents que ne prévoyait pas la machine à fabriquer du brouillard ; un rouage qui grippe et dont le couinement est tel qu'il réveille, au moins un instant, ceux atteints par la contamination.

Oui, mais le fond de cette histoire était bien plus grave : qu'un établissement d'enseignement ait jugé bon d'inviter le mercenaire crétin pour un débat, c'était la preuve ultime qui lui manquait jusqu'alors: le brouillard avait gagné, les miasmes s'infiltraient partout, elles étaient chez elles jusque dans les anciennes églises du savoir.

Fuir... mais où ?

Il décida de rejoindre, dans les terres hors des villes, les groupes qui s'organisaient. Il savait que ceux qu'il allait retrouver, prônaient une dictature féroce et qu'ils n'hésiteraient pas à user de violence. Leur laissait-on d'autres choix ? Et à lui ?


Allez bon dimanche


Thierry

RYS

Report à cet après-midi

Hello !

Exceptionnellement, la publication de la revue de semaine est reportée à ce début d'après-midi, aux alentours de 13 heures.

Pour m'excuser de cette interruption momentanée de mes programmes, veuillez apprécier ce petit interlude.



A toute à l'heure.
Thierry
RYS

samedi, novembre 21, 2009

La Chanson du Samedi #026

Évidemment, comme on ne nous aura parlé, quasiment, que de ça cette semaine, difficile d'échapper au football.

Évidemment, un artiste irlandais s'imposait, les verts d'Erin ayant fait à la fin du temps réglementaire (de ce que j'en ai vu en tout cas) preuve d'un sang-froid et d'un fair-play étonnant.

Évidemment, avec une chanson qui parle d'un sujet un rien plus préoccupant que le fait de savoir si Thierry Henry a marqué son but (ah on me signale que ce n'est même pas lui qui a marqué) en s'aidant de la main, du nez, du cul, dugenou ou de la quéquette ; d'un problème un rien plus grave que celui de rejouer ou non un match de football entre deux nations secondes (comme dirait Jospin) de ce jeu.

Evidemment avec Sinead O'Connor et Red Football.



I'm not no red football
To be kicked around the garden

No no I'm a red christmas-tree ball

And I'm fragile

I'm not no animal

Though I am to you

I'm not no crocodile

Like the one in Dublin Zoo

Who lived in a cage

the length and breadth of his body

When a window which people would look through

And throw coins on his back to taunt him

'though he couldn't move

Even if he wanted to

I'm not no animal in the zoo

I'm not no whipping boy for you

You may not treat me like you do

I'm not no animal in the zoo

My skin is not a football for you

My head is not a football for you

My body's not a football for you

My womb is not a football for you

My heart is not a football for you

I'm not no animal in the zoo

This animal will jump up and eat you

I'm not no animal in the zoo

And I've every intention

Of leaping up and getting you


Allez, à demain pour la revue de semaine
Thierry
RYS

vendredi, novembre 20, 2009

Allez, allez, allez, allez !! Ireland !! Ireland !! Oh pardon, j'avais pas vu que vous étiez là ! Bon alors vous savez qui c'est - qui sait hu ? (55)

Ah depuis que Thierry Henry a annoncé qu'il serait plus juste de rejouer le match, j'ai une patate moi !! Pourquoi ? Ah, heu... j'en sais rien. En plus le football hein c'est pas ma tasse d'eau de mer. Pourquoi d'eau de mer ? Hum ! Alors là je ne sais pas du tout. D'autant que j'aime bien l'eau de mer, surtout pour m'y baigner parmi les lions. Pourquoi les lions ? De mer ? Heu, oui bien sûr, les lions de mer. Ben je sais pas peut être parce que les félins sont les plus forts. Pourquoi les plus forts. Ben parce que Il Gatto tiens !
...
Ah au fait, il n'était pas là hier, mais son papa m'a fait parvenir un mot d'absence :
...

"Bonjour M. Servant, votre jeu est exceptionnel (bla bla bla).... je suis le papa d'Il Gatto et je dois vous informer que mon fils, ce grand lâche, n'ose plus venir dans votre jeu cosmique de peur d'être ridiculisé. En effet il a rendez-vous avec une doctoresse très spéciale. Bon pourquoi pas me direz-vous. Mais la vérité est qu'en fait cela fait plusieurs actrices qu'il trouve en s'aidant de la main, ce qui est formellement interdit par vos règles, dures mais justes (permettez-moi à cet égard de vous dire à quel point la façon dont vous mener votre blog est admirable et que vous êtes incontestablement le parangon des Présidents (bla bla bla))... Soyez gentil de ne pas lui en vouloir et de ne pas profiter de son absence pour mettre une actrice à 5 points et uun subsidiaire tout pareil. Je vous en serais trrès reconnaissant. Ainsi, j'ai actuellement une jeune étudiante bulgare de 22 ans, très libre, que je me ferai un plaisir de vous présenter ; sachez qu'elle n'hésite pas à (bla, bla bla)"
...
Ah il croit m'acheter le bougre avec une vague pétasse de l'est ! Plaisanterie !!!
...
Tiens aujourd'hui SEPT (7) points en jeu : QUATRE (4) pour l'actrice et TROIS (3) pour la subsidiaire. Faut être au taquet maintenant !
...
La subsidiaire, la voilà :


Ouais, d'accord. La nature, tout ça. Joli. Et alors c'est quoi le rapport ?
...
Quant à l'actrice. Regardez là bien ! Et cherchez, cherchez. Tiens, et bien la voilà qui vient d'apparaître dans ma bannière.


Allez enjoy et réponses dans les commentaires.

A toute
Thierry
RYS

jeudi, novembre 19, 2009

Allez, vous me le dites (sans les mains) : C'est qui l'actrice hu ? (54)

Et c'est reparti pour un tout, un des derniers, puisqu'il n'en restera plus que 6 après celui-ci.

Comme le temps est passé vite. Déjà, Il Gatto se prépare à recevoir sa prime de victoire. Mais même si elle est uniquement honorifique, la bataille pour le podium et les places sur le podium n'est pas encore réglée. Aujourd'hui nous jouons pour QUATRE (4) points : il y en aura DEUX (2) pour l'actrice et DEUX (2) pour la question subsidiaire (encore bien débile du reste).

Tiens ben du reste là voici cette débile subsidiaire :

On dirait bien une intégrale au sens de Riemann, n'est-il pas ? Pour autant, pourquoi est-elle ici, ça c'est la vraie question !

Et l'actrice ? Très classe, distinguée, la voici : regardez, là-haut, elle apparaît dans la bannière.

Allez enjoy et réponses dans les commentaires.

A toute
Thierry
RYS

C'est jeudi et c'est pas ravioli - 22

C't'homme là, il a eu son plus grand succès, en 1957, avec un titre qui s'appelait "Live Fast, Love Hard, Die Young". Une sorte de père des Who et de grand-père des New York Dolls et des Stooges réunis, serait-on tenté de se dire.

Pourtant c'est d'abord, et avant tout un très grand chanteur de country honky tonk, n'hésitant pas à convoquer hillbilly et western dans sa musique, assez loin finalement du Nashville style. Peu connu, je pense sous nos latitudes (voilà encore quelqu'un dont il serait urgent que je me procure quelques compilations de son oeuvre, et elle est dense), Faron Young n'en a pas moins été une vraie star sous les latitudes américaines. Mais pas complètement oublié des plus jeunes non plus, notamment en Grande-Bretagne, puisque sur leur album Steve Mac Queen, Prefab Sprout lui dédièrent un titre tout simplement appelé "Faron Young".

Cohérent avec lui même, en 1996, face au déclin de sa santé, il décida de ne pas mourir vieux et se brula la cervelle ; il allait avoir 65 ans. Un grand countryman qui mérita, sa vie et sa mort durant, le respect. Vous trouverez ici une courte biographie wikipédiesque. Il est aussi dans le Country Hall of Fame.

Le titre choisi aujourd'hui est un de ces honky tonks matinés de country des Appalaches ; en l'occurence une reprise du Hey Mr Blue Bird des Wilburn Brothers.

Faron Young - Hey Mr Blue Bird.

Allez, à toute à l'heure pour une nouvelle actrice.
Thierry
RYS

mercredi, novembre 18, 2009

Qui est cette actrice ? Cherchez, cherchez ami(e)s si vous l'osez hu ? (53)

Ah, ah, ah !!! Bande de rascals, ça s'approche la fin hein ? Car voici déjà la 53ème actrice de notre série. Sauf miracle, hélas, c'est le Chat qui va gagner. Déjà qu'il mène au blind-test... c'est pas possible cet homme-félin est un Pic de la Mirandole du rock et du cinéma.

Mais ne vous en laissez pas compter. Car aujourd'hui QUATRE (4) points sont en jeu. L'actrice ? Un point seulement. Vous verrez ça n'est pas très difficile. En revanche, comme la subsidiaire est à nouveau bien tortueuse, j'ai considéré que TROIS (3) points ne seraient pas de trop pour récompenser celui ou celle qui trouvera.

La subsidiaire, et bien la voici :

L'est canon, la meuf ! Isn't she ? Mais alors le rapport avec notre actrice du jour, ça me plairait bien que vous me le trouviez !

L'actrice se prépare. Elle se mire en son miroir (qui lui dit peut-être qu'elle est la plus belle qui sait ?). Et la voilà maintenant qui apparaît dans ma bannière.

Allez, enjoy et réponses dans les commentaires, commentaires dans les commentaires.

A toute,

Thierry

RYS

mardi, novembre 17, 2009

Allez zou, en avant pour la 52 ! C'est qui donc la 52 hu ? (52)

Ah aujourd'hui, Internet à l'air de bien vouloir répondre à mes demandes. Plus exactement blogger.com. C'est lui, ce petit salopiaud qui vous a privé hier de votre cinquante deuxième actrice. J'ai accusé un peu rapidement M. Woerth et Mme Lagarde, alors que l'une comme l'autre m'ont présenté un mot de leurs parents.
...
Mais non, c'était encore Ségo, qui après avoir pourri la réunion bucolique du gentil Peï Yong est venue pour foutre le oaï dans mon gestionnaire de blog. "Je suis ici chez moi, parmi mes électrons, 17 millions d'électrons, voui" qu'elle hurlait "et on va parler de pououlitique avec tous les électrons ici présents" Même qu'à un journaliste qui passait pas là, elle affirma "les électrons m'ont très bien reçues ; ils étaient content de me voir". Gosh !
...
Bon profitons qu'elle soit partie en un autre lieu faire parler d'elle pour jouer ensemble. Aujourd'hui, c'est plutôt pas trop dur : il n'y a que DEUX (2) points à gagner, un pour l'actrice et un pour la subsidiaire.
...
Question subsidiaire, te voila ! (devant toi, le futur de la France...)

Ah, ah. Les avez-vous reconnus ces diablotins d'antan ? Certes. Mais que font-ils là ?

Et l'actrice ? Alanguie, mais toute en beauté, la voici qui apparaît doucement, soyeusement, dans ma bannière là-haut ! Chuuuut. Ne la réveillez pas. Mince trop tard, elle ouvre un oeil.

Allez enjoy, et réponses dans les commentaires.

A toute,

Thierry
RYS