dimanche, janvier 31, 2010

Revue de Semaine

Janvier est déjà mort. Il ne l'a pas volé ; c'était bien son tour quand même, après tous ceux qu'ils nous a enlevé.

Et mine de rien cela veut aussi dire que nous bouclons notre quatrième semaine avec revue associée. Qui je le sais rythme vos dimanche. Car je vous sais nombreux(ses) à attendre avec anxiété que sonne neuf heures du matin pour qu'apparaissent ici les réflexions et les analyses les plus pointues et les mieux documentées sur ce qui fit la marche du monde six jours durant. Oh oui je le sais, oh vous mes fidèles. Mon roboratif courrier en témoigne, où les déclarations d'amour, les demandes en mariage, les menaces de maris floués le disputent aux chèques et autres valeurs que vous me faites parvenir (arrêtez les emprunts russes de grand mamie, ils ne me sont d'aucune utilité) comme aux poèmes néo réalistes dont, dans un délire mystique, on me oint (au m'oint). En voici un d'ailleurs posté par le petit Drag...king, de Lyon :

Oh grand, sérénissime Civil Servant ;
Tu es la lumière du dimanche ;
Pour des news, faire surgir l'important ;
Toi Tu n'est pas un manche.

Hein ? Oui, bon je ne sais trop comment le prendre...

Allez Let's Go !


Lundi 25 janvier :


Il y a des dictons qui sont à méditer toujours. Tel « les paroles s'envolent, les écrits restent ». Absolument. Les écrits restent. Même électroniques, ils restent. Avez-vous raconté pis que pendre sur votre patron avant qu'il ne le soit (et à une époque où vous n'imaginiez pas qu'un jour vous seriez son vassal), juste comme ça, pour vous défouler, une bonne grosse bouse lachée sur votre blog quoi, le truc qui est lu par 15 personnes régulières (dont votre maman et votre petit(e) ami(e)) ? Et bien si c'est le cas méfiance.

Même si le post a trois ans, qu'il est au fin fond des archives, mieux planqué que le dernier paquet de clopes que vous vous empressez de griller dès que madame (monsieur) a quitté la casa (oui entre les piles des draps qu'on ne sortira qu'à l'arrivée d'avril-mai quand les nuits seront moins fraiches), même si vous avez vous-même fini par l'oublier, ce qui est normal vu le nombre de billets écrits depuis (en plus vous n'êtes franchement pas à un ragot ou une connerie près)... méfiez-vous. Faites illico disparaître les traitres mots qui n'ont pas bougé, toujours là tapis au coeur de la mémoire de votre serveur, aussi périlleux qu'une bombe à minuterie lente. Tuez ce billet. Vite.

Elle aurait du y penser cette jeune auteure de livres qui postulait le titre de Directrice de la Communication du Préfet de La Réunion. L'affaire était faite, le contrat n'attendait plus qu'on le revetit des signatures ad hoc, les lignes budgétaires pour la rémunération de la jeune femme promptement débloquées, quand patatras, un journaliste fouilla le blog de la presque impétrante. Et retrouva un article, déposé il y a deux ans, titré « Le réveillon d'Irène ». Où l'on pouvait lire ces quelques lignes :

« Je n’ai pas envie de faire la fête avec un peuple qui a eu la souveraine bêtise d’élire un nain mégalomane, qui va distraire à Eurodisney sa navrante poupée à cheveux, tandis que la France crève la dalle, oublie ses principes de liberté, d’égalité et se gangrène. Je n’ai pas envie d’alimenter l’hypocrisie générale qui veut nous faire croire à des lendemains qui chantent car ils chantent faux les lendemains qu’on nous promet. Comme tout le reste ».

Après une première réaction modérée du type « c'est sa vie privée, ça ne nous concerne pas », la Préfecture (morigénée d'en haut ?) a suspendu la procédure d'embauche. Alors mes amis, méfiez-vous... Pourquoi croyez-vous que j'écris sous pseudonyme ? (Bon en même temps « poupée à cheveux » c'est pas sympa...).


Elle est jolie cette photo de nuisette, non ? La dame qui l'habite n'est pas mal non plus, c'est vrai, et ses appats donnent certainement un autre éclat au tissu. En revanche, le truc sur la tête là, le casque, modèle spécial vélomoteur de la fin des 70's, je ne suis pas certain qu'il détienne le même pouvoir érogène que le reste de la tenue. « Otez votre couvre chef, chère, si vous voulez que nous nous calinions, les bosses sur mon front se souviennent trop bien de votre dernier orgasme ».

Ce modèle vient, comme beaucoup d'autres que vous pouvez admirer sur ce petit article, du salon de la lingerie. Lorsque vous aurez fini, soit de vous rincer l'oeil, soit de réver d'enfiler une de ces tenues orgiaques, lisez quand même les quelques lignes. Vous y apprendrez, si vous ne le savez déjà, que l'imagination humaine est sans limite, dès qu'il s'agit de choses qui ne seront utiles à rien, sinon attraper le premier gogo venu (ou la première Gaga ? Surtout si elle est Lady ?) Car quand même, un soutien gorge anti-rides, un second qui réagit à la température du corps (pour faire quoi d'ailleurs ? l'article ne le dit pas) ou une culotte aux protéines de lait qui hydrate la peau, je m'interroge sur le sens profond du progrès qu'ils sont censés représenter.


Mardi 26 janvier :


Comme j'étais occupé par ailleurs hier soir, je n'ai pas regardé l'émission concoctée par son ami, servie par son valet, et occupée par un panel représentatif de 11 (???) personnes (la représentativité à 11 c'est un concept qui m'éclate). Mais je me suis dit ce matin que je serai parfaitement renseigné par les blogs, sites, forums, etc. qui pullulent sur la webosphère et vous remplacent le débat des Dossiers de l'Ecran en deux électrons, trois protons. Et bien m'en a pris, car c'est ainsi que j'ai appris qu'il avait été plutot bon. Comment ça vous doutez ?

Alors, je vous invite fortement à aller regarder ce site anonyme qui réussit à drainer une foule d'internautes dont un nombre impressionnant sont franchement laudateurs de l'intervention présidentielle. Et puis désolé, mais 205 992 fans au moment où j'écris ces lignes, je suis confondu. Moi avec mes 95 amis, j'ai l'air de quoi tout d'un coup. Pouf, fini, je dirai plus un mot désagréable sur un homme qui réunit autant de français autour de lui.


Ah ben tiens même Thomas Legrand il le dit aussi, alors ! Regardez cet article qu'il fait passer sur Slate.fr. « Nicolas le bienveillant », ça s'appelle. C'est magnifique ce titre, ça vous a un retour en bouche qui vous rappelle nos leçons d'histoire médiévale. Louis VI Le Gros, Louis VII Le Jeune, Philippe IV Le Bel, Louis VIII le Lion, Louis X le Hutin, Jean II le Bon... et maintenant Nicolas Ier le Bienveillant. Magnifique.

D'ailleurs Thomas Legrand montre parfaitement dès les premières lignes de son papier comment notre Chef de l'Etat a su se monter à l'écoute, parfaitement disposé, alors même que le panel hautement représentatif qu'on lui opposait était loin de lui être acquis. Ensuite, il explique... quoi ? Que tout ceci serait calculé. Qu'il ne s'agirait que d'une volonté de se montrer calme en se dominant, en maîtrisant un caractère prompt à l'emportement. Allons, ce n'est pas sérieux Thomas Legrand. Et oh, mon Dieu mais que veut dire ce dernier paragraphe où vous lui reprochez je vous cite « une correspondance hasardeuse entre discours et réalité » ? ou que vous pointez « l'absence réelle de contradicteurs » ? Mais sortez d'ici vil plumitif aux ordres du politiquement correct. Ah Thomas Legrand, je vous conchie. Tant que vous y êtes vous n'aviez qu'à le traiter de menteur... à lui ! Lui, l'homme du pouvoir d'achat, de la baisse de la délinquance et de la fin de la realpolitik en Afrique.


Changeons donc d'air et lisons La Croix. Cet article m'interpelle, surtout venant d'un journal dont le titre lui-même annonce la couleur : celle du sang du Christ sur la croix, martyrisé pour racheter nos fautes, lui le fils de Dieu et Dieu lui-même. Quoi ? Si l'on croit ces scientifiques, il y aurait forcément de la vie ailleurs.

C'est statistique : à l'égard du nombre de planètes extérieures à notre système solaire (les fameuses exoplanètes aussi difficiles à découvrir semble-t-il que les pépites d'or au Klondike à la meilleure époque – dans un cas il n'y a qu'à se pencher, dans l'autre à lever le nez au ciel, en évitant toutefois de se moucher dans les étoiles -), qui sont des multiples du nombre d'étoiles, elles mêmes multiples du nombre de galaxies (ça c'est pour frimer et faire toucher du doigt que les dites exo se comptent par puissance de dix et plutôt dix puissance 18 que dix puissance 2 ou 3). Il y a même un des ces savants qui a la conviction que, citons-le « les générations actuelles ont d'excellentes chances d'assister de leur vivant à la détection d'une vie extra-terrestre ». Diable ! Quel bouleversement de paradigme pour les 95% d'habitants de notre planète, qui sont totalement convaincus que Dieu a crée la Terre comme l'Univers et a crée l'homme à son image. Comment rattraper le truc ? Quelles arguties nos papes, archevèques, imams, muftis et rabbins vont-ils trouver pour adapter les vieux enseignements au nouveau goût d'ET du jour ?

« Plusieurs peuples stellaires, Un seul Dieu » ? Oui, pas mal ! « Dieu est un extraterrestre lui-même » ? Non pas bon ! Déjà pris par Rael et ses raéliennes soumises. « De Véga à la Terre, les desseins de Dieu sont tout aussi impénétrables ? » peu jouable à mon avis, argument déjà très usité. « Comme la Femme avant-hier et le Nègre hier, l'ET aujourd'hui n'a pas d'âme ? » Ah, oui ça c'est très envisageable, et puis ça vous soude une communauté de fidèles plus sûrement qu'un chalumeau le fait avec de la limaille de fer.

De toute façon, va falloir qu'ils trouvent. D'autant que selon les scientifiques, les probabilités que les ET nous ressemblent sont faiblissimes ; plus vraisemblablement allons-nous tomber sur des bactéries ou autres organes monocellulaires. Ah tu parles d'un pied. Que dire alors ? « Dieu a crée l'homme et les amibes à son image ? », ou mieux encore « Sacrifie-toi dans le Djihad, moudjahidin et 40 superbes germes féminines seront à toi ? » Non c'est impossible. En revanche que l'univers soit, à notre notable exception, peuplé de protozoaires, voilà qui nous renforcera dans notre sentiment d'être les élus.

Heureusement, la fin du papier est moins déstabilisante pour les hiérarchies ecclésiastes, où qu'elles soient. « A mon avis, l'origine de la vie est un pur coup de chance », a déclaré Simon Conway Morris, professeur de paléobiologie à l'Université de Cambridge. « Je crains que nous soyons complètement seuls... Qu'il n'y ait rien du tout là-bas », explique ce scientifique (pas tout à fait neutre cela étant dans le débat).

Ouf. De pur coup de chance à Doigt de Dieu, ça c'est un petit fossé que les curetons savent franchir, depuis des millénaires.


Mercredi 27 janvier :


Oh celle-là, je m'en serai voulu de la manquer et qu'un Fabrice vienne après coup à me la signaler comme il le fit fort bien la semaine dernière.

Intoxiqués par de l'eau bénite ! 269 personnes en Russie qui se sont retrouvées hospitalisées avec de sérieux dérangements d'ordre gastrique, à cause de l'ingestion d'une eau qui, bien que bénite, contenait un nombre de virus largement supérieur à la norme. Et beh oui, que voulez-vous Dieu ne peut être partout. Actuellement, il traine sur VR3585E69B, 3ème exoplanète du système U800VB5 dans la galaxie d'Aldébaran (la 3ème à gauche après le bureau de tabac à la sortie de Ganymède), à la recherche de son Moïse, parmi une population de quelques milliards de microbes qu'il va falloir convertir. Alors 269 soviets, excusez, mais il faut quand même avoir le sens des priorités.

Bon c'est pas le tout ça, mais les victimes vers qui doivent-elles se retourner pour leurs nécessaires indemnisations : la Russie, coupable d'une criante absence de surveillance et d'entretien des nappes phrétaiques ; ou plutôt le pope (ou le prêtre d'ailleurs, je ne sais pas trop), infoutu de convoquer le minimum de divine magie pour détruire quelques virus qui prennent leur bain dans l'eau souterraine ? Question ouverte.


Pas moins sérieux que l'article précédent, qui sous des dehors déconnants l'était, celui-ci du Monde.fr, nous révèle que l'inflation galopante des lois de circonstances, textes mal ficelés qui butent soit sur leur illégalité devant le Conseil Constitutionnel, soit sur l'incapacité à les mettre en oeuvre (le plus souvent par manque de moyens), et bien elle commence à leur courir sur le haricot à nos parlementaires.

Bon il faut avoir l'honnêteté, et l'article l'a, de ne pas imputer intégralement à ce gouvernement ce phénomène de diarrhée normative qui a commencé depuis longtemps déjà (et auquel la gauche est loin d'être étrangère). Mais il convient aussi d'admettre que l'accélération de cette dérive est manifeste depuis l'installation à l'Elysée de Notre Président. Un problème ? Une loi ! Un fait divers ? Une loi ? Il fait trop chaud ? Une loi ! La neige en Janvier ? Une loi vous dis-je ! (Ignorantus, ignoranta, ignorantum). Oui c'est tout à fait ça : la loi aujourd'hui joue le rôle de la saignée et du clystère chez Molière.

L'article est certes un peu long mais il mérite d'être lu jusqu'à son terme d'autant que la conclusion, c'est-à-dire finalement l'abaissement du Parlement, n'a rien de très enthousiasmant. Le pire étant peut être qu'il n'y a sans doute pas à attendre grand chose d'une éventuelle alternance sur ce front là, tant c'est plus un problème humain (exister en accolant son nom à un texte) qu'institutionnel qui se pose.


Jeudi 28 janvier :


Bien sûr, l'évènement de la journée c'est la mise en ligne de la cinquième étape du World Contest of the Blind Test, étape spéciale à trente points et faite uniquement d'extraits guitaristiques. Mais bon nous resterons modestes et n'en parlerons pas plus qu'il ne faut. C'est-à-dire en nous limitant à rappeler qu'il s'agit sans doute du meilleur blind test qui se puisse trouver en France et Navarre réunie, et qu'y jouer relève de la joie la plus intense. Voilà, pas plus.


Alors quoi ? Frèche qui dit qu'il ne voterait pas pour Fabius dont il ne trouve pas la tête très catholique ? Et si le PS ne l'avait pas ménagé depuis des années, Ségolène pour prendre le parti, Aubry par peur de perdre la région Languedoc, ils n'en seraient peut être pas là, les socialistes à devoir enfin prendre en urgence les mesures qui s'imposaient depuis plusieurs années. Pour paraphraser (haleine pas) Frèche, je vous dirais bien que moi honnêtement si j'étais électeur du Languedoc Roussillon, j'aurais de vraie difficulté à voter pour le Front National, vu que le Président sortant tient le rôle.


Et quoi d'autre ? Villepin blanchi bien sûr, semble-t-il le jour de l'anniversaire de Nicolas le Bienveillant. Effectivement sa page fesse bouque confirme : notre président est bien natif du 28 janvier, il a aujourd'hui 55 ans. Bon je me suis encore planté. La semaine dernière, j'envisageais que l'opprobre d'une condamnation de Galouzeau allait ouvrir la voie de l'alternative à droite au sévère Juppé. Caramba ! Encore raté ! En revanche pour Nicolas ça sent un peu le boudin. Il n'est qu'à voir comment le fieffé juriste Montebourg se régale (voir sur cet article les réactions à gauche) de constater que s'ouvre une nouvelle perspective à droite. « Et si la machine à perdre de la droite la plus bête du monde se remettait en marche », pense-t-il si fort qu'on l'entend.

Mais de ces réactions, je vous conseille tout de même surtout celle de Denis Robert, celui qu'on a jeté puisqu'il était l'homme par qui le scandale arrivait : Clearstream c'est d'abord une histoire de comptes multiples dans des paradis fiscaux. Voilà un aspect de l'affaire, bien occulté jusqu'alors, qu'il serait bon de creuser.


Vendredi 29 janvier :


Et on remet ça avec le journal La Croix, dans son édition en ligne. Faut croire (pour le coup...) que mon fond areligieux, voir antireligieux (qui est souvent plus proche des hautes eaux que de l'étiage) m'entraîne à vérifier ce que racontent les thuriféraires de la magie soi-disant inscrite sur des livres sacrés.

Mais il faut dire qu'ils le font exprès dans le quotidien catholique (doit plaire à Frèche...). Après les extraterrestres qui remettent durement en cause les Saintes Ecritures, voilà les abeilles. Les vraies. Pas les abeilles populaires, comme dans l'expression « oh putain j'ai les abeilles, là ». Non les vraies, les butineuses. Qui s'avèreraient capables de distinguer un visage humain. Distinguer entendons-nous bien ce n'est pas reconnaître. Ce n'est quand même pas demain que Maya et sa bande vont vous saluer d'un fraternel « Salut Boudu, tiens ta changé de lunettes ? » en se rendant à leur usant labeur du coté du parterre de fleurs de tantine Emilie. En revanche, ce qu'expliquent les chercheurs qui ont bossé sur ce sujet (z'avaient vraiment rien d'autre à foutre ?), c'est qu'elles semblent aptes à distinguer entre une rose, un hortensia, un lys, un pommier et le visage un peu austère de Tantine Emilie (qui est restée vieille fille, ce qui n'étonnera personne, les poils au menton, le bubon sur la joue droite et les cheveux filasses, ça n'a jamais beaucoup intéressé les hommes). Et quand elles s'approchent de la hideuse vieille femme, elles savent que ce n'est point la peine de chercher à butiner cette très curieuse fleur (du reste et je l'ai déjà dit, elles ne sont pas les seules les abeilles à s'abstenir).

A nouveau, j'attends avec impatience ce que l'Eglise, la Mosquée et le Temple vont dire sur ce curieux dessein de Dieu. Aurait-Il crée les abeilles pour qu'un jour même Tantine Emilie puisse être nectarisée ?


Ah le pardon aura duré vingt quatre heures. Que dis-je, une douzaine ou une quinzaine d'heures tout au plus. Hier, seigneur vainqueur plein de panache et de noblesse, il envoyait à la cantonnade pressée dans son giron, qu'il ne nourrissait aucune rancune et entendait tendre la main (l'autre joue, non, faut pas déconner quand même). Ce matin, le fiel est revenu, la hargne et la haine ont ressurgi. Avec eux, les mots d'enfants blessés (oui dans la cour de récréation, je l'ai déjà dit dans « La Chanson du Samedi ») qu'on imagine définitifs quand on est gosse : « Menteur » (l'histoire ne dit pas s'il lui a aussi tiré la langue pour lui manifester son souverain mépris).

Bon faut reconnaître que la célérité avec laquelle le Parquet (qui comme chacun sait n'applique jamais les consignes de l'exécutif) a fait appel de la décision de justice dont l'encre venait tout juste de sécher, a de quoi irriter même le mieux disposé des hommes. De là a lui tirer la langue quand même ! Hein ? Ah oui, ça on ne sait pas s'il l'a fait.


Samedi 30 janvier :


Bon voilà, pour finir cette semaine, un débat qui ne trouvera sans doute jamais de réponse apte à séduire chacun. La Croix en ligne, décidément LE média de cette revue de semaine revient sur une plainte déposée par des survivants de l'extermination des juifs contre Apple. La raison en est que l'Iphone permet d'écouter et de voir des discours du Duce, ce brillant dictateur italien qui termina sa carrière comme de la viande de boucherie, pendu par les pieds au croc.

Vont naturellement s'opposer deux positions (je vous épargne celle des nostalgiques du créateur des chemises noires).

D'une part, ceux qui prônent, un peu comme l'excellent Hervé Resse, que non seulement la liberté d'expression ne se divise pas, fut-ce au profit des pires comtempteurs de la barbarie, mais qu'en outre interdire est puissamment contre productif en créant des « martyrs » victimes des fatwah politiquement correctes.

De l'autre, les tenants du « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté », groupe que parfois je suis tenté de rejoindre par crainte de la diffusion d'idées immondes circulant aussi librement que le lisier des cochons dans les nappes phréatiques bretonnes. C'est qu'après tout, je ne suis pas parfaitement certain que mes compatriotes détiennent nécessairement le bagage culturel historique qui leur permettra de résister mieux que ne le firent nos grands-pères au charme vénéneux des discours fascistes d'avant-guerre, surtout en une période où la démocratie patine face à l'inégalité, le chômage, la mondialisation et donne, en regard des paroles martiales, le spectacle d'une redoutable faiblesse. La limite inhérente à cette position dictatoriale vis-à-vis de ce qui sort de la norme acceptée étant évidemment la définition de cette norme.

Bon pour autant, Apple est-il vraiment coupable ?

J'ai fouillé un peu le web, me tenant à l'écart des sites dont il était évident qu'ils me renverraient vers tous les morceaux de la vraie croix nationale-socialiste et autres colifichets de la pacotille ethno différentialiste (vous voyez parfaitement de qui je veux parler). Et j'ai constaté qu'il était tout à fait aisé de se procurer des extraits ou des discours entiers de Mussolini, d'Hitler ou de Staline. Il n'est qu'à voir celui-la, ou celui-là. Au fond, ce sont aussi des éléments historiques qu'on le veuille ou non. Aussi à cet égard, et même si je ne fais pas partie des mille téléchargeurs par jour de l'application, il ne m'apparaît pas que celle-ci soit dotée d'un quelconque caractère illégal.

Mais évidemment le problème est ailleurs : lisez le discours d'Udine mis en lien (c'est le premier des deux ci-dessus) et vous y trouverez des phrases sur la violence politique comme sur le culte de la force et de la discipline, qui sont fort susceptibles d'influer sur la pensée de quiconque cherche aujourd'hui de « réelles » alternatives, surtout si le quiconque en cause n'a pas eu la chance qu'on lui enseignât un minimum d'histoire du 20ème siècle.

Alors au bout du compte que faire ? Je n'en sais foutre rien.

Disons juste pour conclure, que je me souviens fort bien de la peine de mort quand elle était encore légale en France, ou dans les années qui suivirent juste son abolition, et des débats à l'arrache qu'elle pouvait suciter. Ma position était constante : seules les proches des victimes étaient fondés à en réclamer l'application ou le rétablissement. Dans le cas d'Apple, je tendrais bien à avoir un identique raisonnement.


Et l'année dernière à la même époque ?


L'ex Martin Circus Gérard Blanc décédait (qui s'en souvient ?) en plein nouvel an chinois. Comme un malheur n'arrive jamais seul (lol, oui bof...), Dany Boon supplantait le Général de Gaulle dans le coeur des gens du Nord. Et l'Espagne s'embarquait dans un affaire pourrie à coté de laquelle Clearstream c'est une dispute de nonnes. Ségolène Royal sortait un livre (re lol) dont je donnais des extraits proprement ahurissants. Siné était blanchi (décidément) vis-à-vis de Sarkozy le jeune (oui lui aussi déjà), et un couple de britanniques se faisait rattraper pour avoir publié un canular au goût scientifique. On sélectionnait Patricia Kaas pour espérer enfin remporter l'Eurovision et pendant ce temps là un très sérieux rapport nous apprenait que nos gosses sont de plus en plus nuls en orthographe ; à aucun moment je n'y voyais un lien de cause à effets. Voilà, c'était là.


Alors bon dimanche, il vous reste encore huit jours pour participer à la première spéciale du WCOTBT. Profitez-en, il y a trente points à prendre.

Thierry

RYS

samedi, janvier 30, 2010

La Chanson du Samedi (#035)

Le fait de la semaine... susceptible d'être musicalement dessiné.
Oui...
Évidemment...

La folie des grands de ce monde, même quand ils ne sont encore rien ou presque rien (Le Grand Escogriffe), et même quand ils portent des talonnettes pour compenser une absence de stature qui les complexe (Joe Dalton).

La névrose de la conquête et de la conservation du pouvoir qui mène ces gens dans des comportements chaotiques qui nous vaudraient, si nous nous y vautrions, nous simples mortels, mise en quarantaine dans le meilleur des cas, enfermements sous neuroleptiques dans le plus fréquent. Des bisbilles du niveau de la cour de récréation, des crocs en jambe de gamins pour être le mieux en cour auprès de la maîtresse ou de Nadia, la plus jolie de l'école, rien que des concours à celui qu'aura la plus longue ou qui l'utilisera le mieux (pour pisser, uniquement pour pisser, le plus loin possible), mais avec les moyens d'un Etat, sa police, ses polices, ses cabinets occultes, sa justice, ses officines, ses fonds secrets.

Au bout du bout, la haine. Et de ma part, aucune envie de savoir qui a tiré les cheveux de l'autre le premier. Des gamins qui se battent pour le bouton de la dissuasion nucléaire.

Y'en a pas que de l'amour, oh non, ya d'la haine.



On n'a pas que de l'amour
Ca non !

On n'a pas que de l'amour à revendre

Ca oui ! Y'a d'la haine

On n'a pas que de l'amour

Ça non ! Y'a d'la haine


La haine aussi

Faut qu'elle se répande

Sans que ça freine


Y'en a même un sacré bon paquet

Eh ouais

Ouais quand même

Quand même


On n'a pas que de l'amour

Ca non !

On n'a pas que de l'amour à revendre

Ca oui ! Y'a d'la haine


Bon, ben à demain pour la revue de semaine qui reviendra, un peu (pas trop) là-dessus.
Thierry
RYS

vendredi, janvier 29, 2010

Trouvez moi cette ville et faites-moi sauter ce put. de pont, nom de D. (27)

Ay, ay, ay !
Alors ami(e)s ce blind test ? Huuu ?
Ah vous préférez garder le silence. Bien , bien. Je gage que c'est pour ne pas déjà m'annoncer que vous fîtes carton plein... Non ?

Alors revenons-en au jeu des villes. De toute façon, ce blog que je ne tiens que d'un doigt depuis plusieurs semaines pour raisons pro et extra pro, est devenu un pur tripot. Pas encore un clandé, mais déjà un tripot.

Aujourd'hui, c'est la vingt-septième, on s'approche donc de la mi-course et il y a quelques points à prendre : QUATRE (4) en tout (quoi c'est tout ! qu'il y en a qui gueulent, habitués maintenant à ce que les barèmes flirtent avec les 10 points chaque soir - oh mollo les gars, mollo ! -). Soit TROIS (3) pour la ville moyennement compliquée à retrouver et UN (1) pour la subsidiaire, qui me semble facile dès lors que l'on a trouvé la ville.

Bon, ben allons-y pour la subsidiaire en question :

Ben oui, ça en fait de la came. Mais pourquoi donc ? Hein ? Quel rapport bon sang ?

Alors la ville maintenant. Fort belle sous un soleil radieux et un ciel d'azur, la voila qui apparaît, là-haut, dans la bannière.

INDICE : Nom de ville et de département (les deux à la fois).

Bon, ben Let's Go !
Réponses, conneries, stupidités réjouissantes éventuellement récompensées d'un point de bonne saillie, et autres fadaises, tout va dans la zone commentaires.

A toute,
Thierry
RYS

jeudi, janvier 28, 2010

WCOTBT - SAISON II - Cinquième étape et Première Spéciale !

Bonjour à tous (heu, oui, oui, et toutes aussi).

Nous voilà déjà à mi-course. C'est aujourd'hui que démarre la cinquième étape du World Contest of The Blind Test (WCOTBT), sur les 10 qui seront proposées jusqu'en juin.

Et c'est la première des deux Spéciales, la seconde étant celle qui bouclera la course à l'entrée de l'été.
- Une spéciale qu'est-ce à dire, Président ?
- Et bien mon brave français TFuno-panélisé qui me faites la bonté de me poser la question que j'attendais, c'est, évidemment, une épreuve qui est spéciale.

- Ah ?!

Voix Off du Présentateur : "Quel homme ce Président, il a réponse à tout.
"

Bon, trêve de conneries : quid de spécial ?

Trois choses :
  • elle est cotée, non point sur vingt points comme habituellement, mais sur trente (30) points !
  • toute peine méritant salaire, cela suppose de reconnaître quinze (15) extraits ,chacun valant deux points (l'un pour l'artiste ou le groupe, l'autre pour le titre du morceau), ça c'est pas nouveau ; et, vous l'avez compris, puisqu'il y a 15 extraits et trente points à distribuer, c'est qu'il n'y a pas de question subsidiaire.
  • enfin, pour concourir au classement de la meilleure moyenne de points (le troisième classement après celui classique au nombre cumulé de points et celui des grosses notes), il faut absolument avoir joué les deux épreuves spéciales. Donc commencer par celle-ci. Pour le moment c'est Il Gatto qui mène à ce classement à la meilleure moyenne.

Bon, et bien après ces rapides mais oh combien utiles précisions, il me semble qu'il est temps de jouer.

Voici donc, la première épreuve spéciale, 5ème étape du WCOTBT, qui ne sera absolument pas bavarde, puisque c'est une spéciale... guitares électriques.
La guitare électrique dans toutes ses dimensions en 15 extraits à reconnaître (oui oh pardon Maitre Caballero de piller ainsi vos idées).


Cinquième étape du WCOTBT : à charger ici.
(soit 6 minutes 27 secondes pour 15 extraits, vous voyez ce sont de longs passages, je vous rend la tâche plus aisée).

Précisions nécessaires, suite à deux excellentes questions de Hervé Resse et de ReGus PatOff.

1) Le premier me demande si pour les groupes ou l'artiste, il s'agit de citer ou non le guitariste qui se déchaine sur ses six cordes dans l'extrait. La réponse est non ! Le groupe ou l'artiste me suffisent. Exemple : si dans ce blind test, vous reconnaissez Tata Yoyo (qu'est-ce que t'as sous ton grand chapeau), Annie Cordy sera la réponse idoine. Peut me chaut de savoir que les lignes de guitares sont tenues par Manu Chao qui n'avait pas encore fait la carrière que l'on sait (si ça se trouve, en plus, ce n'est même pas lui).

2) Quant au second, il souhaite savoir comment seront jugées les grosses (notes) : alors là c'est d'une surprenante simplicité. On multiplie par 1,5. Les grosses (notes) iront donc de 18*1,5 : 27 à 20*1,5 :30. Donc toute note allant de 27 à 30 sera une grosse (note).

Voilà, voilà messieurs...

And Now It's Up To You ! Vous avez 10 jours (+1), soit jusqu'au Dimanche 7 février minuit, pour répondre.
Par mail à l'adresse : civilservant@free.fr

Bon courage à tous (hein ? oui, oui, à toutes aussi).

A la proxima
Thierry
RYS

PS : évidemment pas de "Trouvez la Ville" aujourd'hui ; on remet ça demain en fin d'après-midi

mercredi, janvier 27, 2010

Trouvez moi cette ville et faites-moi sauter ce put. de pont, nom de D. (26)

Revoilà la ville du soir. Espoir ?

Pour toutes celles-et-ceux qui poursuivent l'incroyable PatatapOff, oui c'est l'espoir de figurer au classement, de revenir peut être dans la course au podium. Mais décrochez cette première place synonyme d'une entrée gratuite au concert de come back de Michelle Torr à l'Olympia (de Mons en Baroeul) ainsi que du nouveau 33 tours vynil de Zaguzzmottthhh, le groupe métal death grindcore de Provins, alors là, c'est une autre paire de manche.

Et pourtant ils-et-elles viendront je le sais, ce soir encore, pour regarder le Negus empocher tous les points comme d'habitude et creuser avec eux un fossé devant lequel le Grand Canyon du Colorado ressemble aux gorges de l'Essonne entre Juvisy et Orly (3 mètres 55 de dénivelé avec des rats qui courent dans les herbes folles et poussent du museau les boites de Canigou abandonnées par des chiens errants rendus à la vie sauvage - un spectacle dantesque).

Vingt-sixième cité mystérieuse donc qui vaudra tout de même SIX (6) points alors que la subsidiaire, pas très difficile si on a la ville, ne sera dotée que de DEUX (2) points : HUIT (8) quand même en tout. Donc battez-vous un peu koa !

La question subsidiaire consiste en :

... cette photo où chacun-chacune a bien su reconnu un joké derrière son ch'val qui tire un sue-l'qui... et alors ?

Or donc, la cité mystérieuse ? Mais là voila dans son écrin de montagnes. Qu'elle est ... belle ?? Oui, en fait, elle l'est? Elle apparaît dans ma bannière.

INDICE POSE : SENT BON les POMMES.

Go, cat go ! Let's Go !

Les réponses (enfin les tentatives, hi hi) dans la zone commentaires, naturlich !

Est-ce la chance ? Le doigt de Dieu ? Une inspiration de génie venue du tréfond de la galaxie ? Toujours est-il que Coolbeans en faisant sa vanne du soir a trouvé la question subsidiaire et, on dira, la moitié de la ville. Disso n'avait plus qu'à compléter !

ATTENTION : Demain, pas de Ville à trouver. Car c'est le démarrage de la CINQUIÈME ÉTAPE DU WCOTBT, une étape spéciale dotée de TRENTE (30) points !


A demain donc pour un blind test un peu spécial...
Thierry
RYS

mardi, janvier 26, 2010

Trouvez moi cette ville et faites-moi sauter ce put. de pont, nom de D. (25)

Ah mais !
Quelqu'un osera-t-il contester le leadership de notre ami ReGus PatOff, le dingo des jeux sur les blogs, l'homme qui est premier dans tous les amusements collectifs où il sévit.

Quelqu'un osera-t'-il ? Hum ?

"Qui sera celui ou celle qui enfin, du fourreau où il dort honteusement, sortira le glaive pour frapper ? Qui relèvera ce gant que l'invraisemblable GusAtOff vous jette chaque soir au visage en soufflet qui carmine vos joues, comme soleil mourant ? Qui sera l'homme ou la femme, beau comme l'antique, qui secouera le joug ancestral du suzerain ludique, pour mener vers l'Olympe la troupe des gamers, ivres d'une vengeance qui n'avait que trop tardé ? Oh Zeus, sauras-tu nous le dire ?"
(Graccuhus Civilus - Attique, vers 2500 av. Nico. Sark.)

Ah, un peu de culture ne fait pas de mal sur ce blog tiens ! Mais je vous sens piaffant, jeunes étalons au paddock, avides de courses sur le pré. Aujourd'hui il y aura HUIT (8) points à arracher : CINQ (5) pour la ville et TROIS (3) pour une subsidiaire que je crois bien payée.

Et que voici d'ailleurs, la subsidiaire :

Hey ? Oui, oui, c'est bien Annie Girardot. Bon, ben voilà. C'est la question subsidiaire...

La ville, quant à elle, ne saurait trop tarder. Oh, ben là voilà, là-haut, dans ma bannière !

INDICE : doublement enclavée.

Bon, Let's Go !

Les erreurs, les omissions, les fautes, les conneries, les blagues à deux balles, les saillies à un point, et, pourquoi pas, les réponses vont dans la zone commentaires. Voui !

A toute donc,
Thierry
RYS

Where is the Cat ?

Il nous annoncit qu'il devait rallier l'empire romain quelques jours, délaissant sa Gaule (hum...), mais nous avait-il dit c'était pour mieux sauter au retour (rehum...).

Nous z'aut, on était là, dans l'impatience de son revenir d'après son audience chez Berlu, prêts à en découdre sur les jeux passionnants et oh combien culturels qui nous permettent de découvrir les culs de basse fosse breton, les arrières-trains des séries diffusées sur des chaines que mirent au plus 12 personnes de par le vaste monde, les derrière de pochettes de disques habilement masquées, bref les fondements d'une certaine contre culture.

Partu depuis avant la Noyel, l'ami Il Gatto ne donne plus signe de vie. Hormis un trop bref passage au jeux des villes, l'étrange félin semble être retourné à la vie sauvage, comme ce héros du film de Sean Penn que l'Alaska fait bander (sauf qu'à la fin, la rigidité ne se limite pas à son entrejambes). Il a laissé passer la quatrième étape du WCOTBT offrant derechef la première place à ces usurpateurs qui ont nom Resse et PatOff ; je m'en inquiète pour la suite alors que la première spéciale envahira mon écran après-demain jeudi.

Vers quels horizons laiteux t'en es tu tourné oh ami chat ? Poursuis tu d'ahan quelque souris blanche au poil soyeux dont tu ferais volontiers un met de roi ? T'es tu fais prendre par les bleus de la fourrière pour finir tes jours sur les genoux cagneux d'une mémère qui va te rendre obèse ? Réponds, oh Il Gatto. Sans toi la blogosphère manque de félinité ; sans toi les jeux ont goût de camembert défait, laissé par trop de temps dans le coffre du 4X4 de retour de Trouville ; sans toi, la vie est fade et la chair est triste hélas et j'ai lu tous les livres, fuir là-bas, fuir, je sais que des oiseaux... (ah putain Mallarmé tu vas pas recommencer, sors de mon corps et va donc habiter celui de notre Président : au moins tu lui apprendras à parler...).

Sache ho, Le Gatto, que la police webosphique je viens de contacter. De ton doux visage un portrait robot est tiré, et partout en France, Navarre et en Berlusconie, activement les pandores cherchent à te localiser.

Non, camarade tu ne t'en sortiras pas ainsi, planqué comme un ermite au fond d'une forêt, à disserter nu sur le sexe des moineaux pendant que tes lecteurs se dessechent de ne plus jouer chez toi.

Alors ramène toi. Où tu seras fusillé ! Pour l'exemple. Déserteur.


Bon, tiens passe donc ce soir, il y a une ville à reconnaître et une subsdiaire à décoder. Tu ne le sais peut être pas mais en tout absence c'est le teuton punk qui mène la danse. Tout ça n'est pas sérieux.

Ton dévoué Président,
The Civil Servant.
Thierry
RYS

lundi, janvier 25, 2010

Trouvez-moi cette ville (et faites moi sauter ce p... de pont non de D... !) (24)

On avance, on avance, avec la même force irrépressible qu'un char de l'armée rouge qui renversait naguère les poteaux indicateurs de la frontière tchécoslovaque (hongroise ? afghane ?). Mais en beaucoup moins brutal, convenons-en. Notre tank à nous, conduit par notre bon copain Harv Hill, trace une pacifique route, de villes en villes, portant la belle parole à des amis qui veulent marquer des points en reconnaissant les dites villes et en répondant à de subsidiaires questions à leur sujet. Qu'il est doux d'être dans ce blindé, car comme il aime conduite son tank Harv Hill !
..
Allez aujourd'hui distribution de points en nombre intéressant : il y en aura SIX (6) dont QUATRE (4) pour la ville et DEUX (2) pour la question subsidiaire.
..
D'ailleurs, allons-y pour la subsidaire :
..
Ah quel beau masque de gardien de Hockey sur glace. Mais pourquoi donc ?

La ville maintenant. Ah, oui elle est belle, c'est indubitable. Ben tenez, regardez comme elle semble paisible, là-haut, in die banner !

INDICE : un peu moins de 280 000 habitants et un nom à coucher dehors avec un billet de logement...

Bon, Let's Go, now ! Les commentaires perfides ou non, les blagues, salaces et salées (ou pas), les saillies à un point, et, accessoirement, les réponses, vont dans la zone commentaires !

Allez, à toute

Thierry

RYS

dimanche, janvier 24, 2010

Revue de Semaine

Retour comme tous les dimanche de notre revue de semaine, où alternent nouvelles "importantes" et bêtises qui m'amusent, sourires et grogne, ombre et lumière (quoique cette dernière, en hiver, ne soit pas longtemps présente). Encore un "gros" travail du Civil donc, comme dirais l'ami RV.

Bon, Let's Go !


Lundi 18 janvier :


On avait évoqué le problème dans une revue de semaine précédente, mais on y revient aujourd'hui dès lors que les chiffres officiels sont arrivés (ce qui n'était pas le cas précédemment). Et comme prévu, ils ne sont pas bons. C'est MAM elle-même qui l'annonce. Les décès en prison ont augmenté, de 109 en 2008 à 115 en 2009. Ca ne fait qu'une différence de 6 me direz-vous, ce qui n'est pas extraordinairement représentatif d'une tendance (pas faux, mais après tout depuis qu'Hortefeux s'est félicité de l'amélioration de la situation à la Saint Sylvestre, vu que les feux de joie automobiles ont concerné DIX voitures de moins que l'année d'avant, le moindre mouvement des recensements, fut-il simplement unitaire, mérite incontestablement d'être largement commenté après publication).

En fait qu'importe qu'ils soient 115 ou 109 : l'année dernière comme cette année c'est à peu près 1 homme emprisonné tous les trois jours qui s'est décidé à rejoindre Dieu le Père. Un tous les trois jours, ça ne vous rappelle rien ? Et bien si pourtant. Exactement le nombre de femmes qui meurent sous les coups de leurs compagnons ou maris. Dans un cas, grande campagne médiatique est faite avec moyens gouvernementaux (et ce n'est pas du tout injustifié), dans l'autre, sans les quelques militants des observatoires spécialisés, que saurait-on de la situation carcérale ?

Responsables et spécialistes apportent leur lot de chiffres et de bribes d'explications ou de pistes de solutions dans l'article de Corse-Matin (non je vous jure que je n'ai pas choisi ce quotidien en raison du sujet). MAM a confié à Pierre Botton, repris de justice notoire et remarquablement réinséré, une étude sur l'état des Prisons. On pourrait lui dire qu'il n'était peut être pas la peine de dépenser de l'argent public (même dans le souçi d'aider l'ancien bras droit de Michel Noir), dans la mesure où, sous la férule de Christine Boutin, le Parlement avait rendu un diagnostic, très sévère mais peu contredit, sur l'état des prisons en France.


Quand deux principes généraux du droit, reconnus, et dotés de la portée constitutionnelle, s'affrontent en un conflit juridique, il est évident que le juge qui a trancher, instaurera en chose jugée, qu'il le veuille ou non, sa hiérarchisation des dits principes. Dans le cas de Jeudi Noir, les squatters occupant illégalement un immeuble de la Place des Vosges, (tout près de chez ce vieux Jack Lang !), dont la légitime propriétaire âgée de 87 ans et en maison de retraite, peut actuellement se passer sans qu'elle encoure un grave danger, les deux principes qui s'opposent sont évidemment le droit à la propriété d'une part et le droit au logement de l'autre. Il est certain que le premier des deux a un net avantage chronologique puisqu'intégré dans les droits fondamentaux de la personne humaine depuis 1789 (révolution d'essence totalement libérale au sens Tocquevillien du terme), quand le second n'a été placé dans le préambule de la Constitution qu'au sortir de la deuxième guerre mondiale, traduction des conceptions social démocrate, voire socialisantes d'une large majorité du Conseil National de la Résistance qui avait inspiré le texte.

Il a pu arriver au travers de jurisprudence que le droit à la propriété dut s'effacer devant d'autres principes jugés supérieurs. C'est le cas de l'intérêt général qui permet les expropriations (par exemple pour tirer une ligne de TGV), ça l'a aussi été, moins fréquemment, de la notion de survie : une femme ayant volé pour nourrir ses enfants n'avait pas été condamnée, les juges estimant que le principe de sécurité des enfants l'emportait sur les troubles mineurs subis par le supermarché.

Dans le cas de Jeudi Noir, le juge a manifestement tranché en indiquant que le droit de propriété d'une vieille femme absolument pas dans le besoin surplombait de toute sa morgue le droit au logement (et ce quand bien même ce dernier est devenu normatif et créateur de droits, puisqu'opposable). En ce sens le juge a nettement orienté sa décision : La Fayette et Le Chapelier plutôt que Laroque, Claudius-Petit et De Gaulle. Tiens Seguin a bien fait de mourir.


Mardi 19 janvier :


Notez le brio de l'enchaînement : je concluais lundi sur Philippe Seguin et j'introduis mardi avec la Cour des Comptes où Juppé aurait été pressenti par Le Président, mais aurait décliné la proposition. Diantre, Bordeaux doit donc être riante, gaie, fascinante, et vous ajouterez les adjectifs que vous voulez... pour que Juppé l'énarque droit dans ses bottes, l'humanoïde au QI einsteinien, refuse de prendre le bureau de celui qui fut son meilleur ennemi au RPR dans les années 90. Hollande avait aussi été approché pour le poste. Lui a moins joué à la mijorée, ne cherchant pas à nous convaincre que ses mandats de Président du Conseil général de Corrèze et de maire de Tulle lui étaient tels délices que pour rien au monde il ne les abandonnerait. Non, il se sent voué à un destin national (ne riez pas svp, il l'a dit), il ne lui est donc pas possible d'aller rejoindre son corps d'origine, fut-il l'un des plus prestigieux de l'Etat. Juppé nous la joue moins franc. Il n'est que de lire son interview pour sentir les critiques à peine masquées entre les lignes du bilan de Sarkozy après deux ans et demi, tout comme des réformes à venir des collectivités territoriales. Juppé sent bien que Clearstream a de fortes chances de crâmer Villepin pour longtemps, et commence à imaginer que face à un Sarkozy dont tous les sondages prédiraient la défaite en 2012 (pure hypothèse à l'heure actuelle et à laquelle, pour être honnête, je ne crois guère), il apparaîtrait naturellement comme le recours d'une UMP aux abois. Toujours un à deux coups d'avance. Il n'a pas tant changé Juppé.


Je nourris, à l'égard d'Hugo Chavez, des sentiments qu'on qualifiera, comme on dit si bien à Sciences Po, de contrastés. Les salves qui lui sont adressées de la part des droites européennes et américaines, les complots des milieux d'affaires visant à le dégommer (quand il est à chaque fois réelu avec une confortable majorité), la critique récurrente de la part de nos élites médiatiques de néo populisme, tout ceci tend à me le rendre sympathique par effet de miroir. Mais en parallèle, si on ne peut contester qu'en mettant en place une large série de programmes sociaux, l'usage qu'il a fait de la manne pétrolière vénézuelienne n'a rien à voir avec les méthodes habituelles des dictateurs du tiers-monde, ni avec celles des grands capitalistes oeuvrant pour nos démocraties européennes, son anti américanisme forcené (peut être compréhensible certes) finit par déboucher sur le grand n'importe quoi. Déjà, il n'y a pas si longtemps, son application stricte du principe selon lequel « les ennemis de mes ennemis sont mes amis » l'a fait se rapprocher de gouvernements difficilement recommandables tels que celui d'Ahmadinejab. Aujourd'hui, il reprend un très ancien argument, utilisé en son temps par les marxistes léninistes et les trotskystes français à propos du rock'n'roll, cette fois sur les jeux vidéos. Look Here ! Les jeux vidéos, outils d'une stratégie d'apprentissage de la violence dans le but de vendre des armes ! Et à ce titre à proscrire au Vénézuéla. On peut penser ce que l'on veut des consoles Nintendo et autres X Box, mais l'argument d'un complot américain pour décérébrer la jeunesse et lui faire perdre ses repères de classes, via le rock, on me l'a sorti quand j'avais 16 ou 17 ans. Aussi vrai que je vous voie (enfin non, aussi vrai que vous voyez ce que j'écris). Évidemment tout dépend de quel rock on parle. Néanmoins, cette quête d'une pureté des origines indiennes, ce rêve d'une éducation maréchaliste, voilà une pente glissante qui aura vite fait de l'amener au dirigisme autoritariste. Et puis, ensuite... ?


Mercredi 20 janvier


Ils ont décidé de ne pas céder devant la justice. Grave culpabilité sans doute que de ne pas vouloir respecter une décision de justice qui vous fait grief et obligations. Mais grave décision de justice aussi, en ce qu'elle expulse en une période où les mises à la rue sont légalement interdites. Ils ont un certain courage les gus au vu des montants d'astreinte qu'ils auront à régler s'ils s'entêtent : 3400 euros le mois d'abord puis 25000 ensuite. Mamie proprio va rentrer un max de blé si la justice reste aussi dure que le cul de Tabatha Cash (heu là c'est une pure supputation de ma part, je ne l'ai jamais approché à moins d'un écran plasma). Et les héritiers de se frotter les mains (d'autant qu'avec la réforme de 2007, les droits de succession à payer au fisc, c'est plus vraiment ça, si vous voyez ce que je veux dire). Evidemment, la décision de justice est une chose, la négociation politique en est une autre, bien différente. On suivra le dossier afin de voir comment des responsables arrivent, intelligemment, à faire prévaloir au moins temporairement un droit au logement bien réel sur un droit de la propriété essentiellement théorique dans le cas présent.


Happy Birthday Mr President. Tout le monde connait, bien sûr, ce petit bout de film de piètre qualité, où l'on voit une Marylin engoncée dans une robe lamée qu'on a du coudre directement sur son corps tant elle est prête à céder aux formes généreuses de l'actrice, chanter à Kennedy ses louanges et implicitement réclamer qu'il l'honore.

Qui aura chanté pour Barack aujourd'hui ? Et quelle chanson surtout ? Au moment même où la poursuite de la politique qu'il a « vendue » à ses électeurs est un peu remise en cause par la perte de la majorité qualifiée au Sénat.

Première urgence, la réforme de l'assurance maladie. Elle n'a obtenu que d'une voix le vote favorable du Sénat. Voix qui viendrait à manquer, désormais que le Massachussets a tourné républicain, s'il était nécessaire de repasser par un vote. Aussi, en vertu du délai prescrit par le Massachussets pour investir son Sénateur, la fenêtre de tir durant laquelle les démocrates peuvent et doivent faire passer leur réforme est de dix jours.

On est toutefois en droit de se poser quelques questions sur un système qui permet à un sénateur ayant obtenu quelques centaines de milliers de voix d'avoir barre sur un Président élu par des dizaines de millions d'américains


Puisque l'on parle élections, restons-y avec le démarrage de la campagne électorale dans l'Indre (je rappelle que pour les élections régionales, les échelons de vote, c'est-à-dire les circonscriptions, sont les départements).

Dans le Post.fr, on nous a dégoté deux vidéos qui valent leur pesant de ridicule sur pattes.Voyez les. Incroyable de faire aussi plat et mort. Décidément après le lip-dub des jeunôts, l'UMP nous invente un nouveau concept de vidéos : les plans fixes de visages avec voix off du candidat. Ultra crédible et entraînant.


Jeudi 21 janvier :


Sarkozy par deux fois aujourd'hui. Il y avait longtemps allez-vous me dire. Et vous n'aurez pas tout à fait tort.


La première des deux bafouilles de la journée à un goût de regrets de ma part : celui de n'avoir pas été plus réactif il y a déjà plusieurs jours lorsque implicitement le Président et son fidéle Guéant (le Pasqua new look, l'humour et le pastaga en moins) ont condamné des journalistes actuellement pris en otage par une des pires engeances actuelles : les Talibans. Je ne suis pas le seul dans ce cas pourrais-je me rassurer. Mais justement c'est l'effet contraire que me procure cette réflexion.

Aussi je le dis tout net, ce papier de Rue89 lavera l'affront qui rougit mon visage et fait trembler mes mains. Excellent angle d'attaque trouvé d'ailleurs, qui pointe De Carolis, bien plus prompt à demander explications voire excuses à Martine Aubry pour le comportement (décidément) de Vincent Peillon, qu'à requérir de notre président le moindre début de soutien à deux de ses employés après qu'il (le Président) les ait sévèrement enfoncé en tanant le ministre de la Défense pour « communiquer sur le coût des tentatives de sauvetage de ces inconscients qui ont fait leur taf de journalistes ».

Ah, certes M. le Président, ni Pernaut, ni Ferrari ne prendront grand risque en servant chaude votre écuelle de soupe sur TF1. Vous non plus, du reste, Monsieur le Président n'en prendrez guère. Oh c'est vrai aussi que tout comme lors de la seconde guerre du Golfe, il est plus rassurant pour leur petite santé de savoir les journalistes embarqués sur les camions des bidasses. En plus, ces derniers peuvent leur organiser le reportage s'ils le veulent, avec village afghan fidèle et heureux de la présence française et oh combien soulagé de savoir les talibans loin de leurs gourbis. Oh, oui Monsieur le Président, un Gérard Holtz suivant le Dakar en Amerique du Sud (curieux qu'on appelle encore ça le Dakar) ne mobilisera jamais de trop importants moyens de la part de la France pour le récupérer. Vous savez comme il est Holtz, toujours à coté des caméras.

Mais je suis désolé, je revendique de participer au coût de la récupération de deux journalistes qui sont sortis des sentiers rebattus par les roues des camions et les chenilles des tanks. Ce coût n'est d'ailleurs que la très modeste partie d'un grand tout, sur lequel vous n'avez pas montré grande volonté de communiquer : celui de notre intervention en Afghanistan.


Sarkozy, toujours, mais sous forme de masque cette fois-ci.

Deux manifestants lors de la petite journée de mobilisation de la fonction publique, ou devrai-je dire lors de la journée de petite mobilisation, ont trouvé drôle de défiler masqués en Sarkozy et porteurs d'une pancarte « Casse-toi pauv'con ».

Well done amigos. Vous avez juste oublié un truc : la France à cet égard, et s'agissant du respect dû au Président, en est revenue à l'époque gaullienne. On ne déconne pas avec le Chef de l'Etat. Nicolas Sarkozy. Qui, lui aussi, a oublié une chose : De Gaulle par son attitude forçait le respect de la fonction. 40 ans plus tard, on serait de penser quasiment l'inverse.


Vendredi 22 janvier :


Bon on se morigène, on se morigène, mais sommes-nous les pires ? Ou dit plus justement, sommes-nous si différents ? Ce qui ne me rassurera pas pour autant, car comme disait le Grand Charles (dont je lis actuellement les Mémoires de Guerre), « je me suis toujours fait une certaine idée de la France » (ce qui ne signifie pas que je m'en fasse une idée gaulienne, mais bon, là n'est pas le fond du truc).

« Si tu vas à Rio, n'oublie pas de monter là-haut / Si tu vas au Canada, ta photo de ton passeport puissamment tu colleras »

Le truc est difficilement croyable. Et pourtant, c'est marqué là (donc ce doit être vrai). Interdit de passer la frontière vers les Etats-Unis parce que le film plastique qui recouvre la photo de son passeport se décolle. Déjà... Mais mieux ensuite : retour vers le Canada où il séjourne depuis quelques mois, mais sans passeport et hop, passage par la case prison et centre de rétention pour expulsé. Kafka ? Kafka !

Un effet du durcissement américain après les échecs des services secrets qui avaient laissé entrer un type qu'a failli faire sauter un avion il y a quelques jours ? Peut être. La réaction canadienne ? Là en revanche, je me pose la question.

Mais que croient-ils ? Qu'en traquant la tache de pinard sur des papiers officiels, qu'en inspectant à la loupe les granulages des cartes d'identité et autres passeports, ils vont bloquer des terroristes kamikases, ils vont choper des trafiquants de came ? C'est comme si, en France, on en était rendu à devoir fournir la preuve que notre grand-père était bien un réfugié politique il y a cinquante ans quand il est devenu français, pour assurer notre administration que nous aussi on l'est. Ah !? On en est là, nous aussi !? Putain.


La petite perle de la campagne des régionales qui démarre doucement en Ile-de-France sera, cette semaine, pour madame Chantal Jouanno, tête de liste UMP à Paris, et par ailleurs, ci-devant remplaçante de NKM au ministère de l'écologie. Et qui, à ce titre, devrait avoir quelque intérêt et un minimum de compétences sur le transport en commun. C'est, du reste, sans doute ce qu'elle s'est dit avant de répondre à une interview du journal 20minutes dans le cadre de la campagne.

Aussi, en avant pour les propositions audacieuses et pertinentes sur les transports parisiens. Comme, par exemple : «Il faut automatiser les lignes 1, 4 et 14 [du métro], qui seront ouvertes toute la nuit le weekend.». Bravo madame. Mais voyez-vous, la ligne 14 c'est fait depuis son ouverture il y a un peu plus de 9 ans (vous pouvez me faire confiance, je la prends quotidennement), et quant à la ligne 1, c'est prévu à un horizon de 2 ans. Evidemment, si vous preniez un peu moins les voitures avec chauffeur et un peu plus le métro (rassurez-vous vous n'y seriez pas embétée, nul ne vous connait), peut être eussiez-vous pu éviter cette bourde.

Ce qui est le plus inquiétant c'est qu'à la lecture de la biographie de la sous-mini-stress, on ne peut pas dire que Mme Jouanno appartienne à la caste oligarchique des possédants qui se refilent le pouvoir de père en fille et de mère en fils, comme un calice à protéger des invasions barbares. A contrario, d'extraction si ce n'est modeste, du moins banale, elle serait plutôt un bon exemple de la méritocratie républicaine lorsqu'elle fonctionne. Alors pourquoi un tel décalage qui éclate au grand jour dans cette interview ? Son parcours de conseillère technique depuis plus de 8 ans peut être, qui aura fini par l'éloigner de toute réalité. Parce que, comprenez-moi, je n'irai pas jusqu'à dire que la secrétaire est idiote (fut-elle d'Etat) ; vous avez vu son parcours sportif ? 12 fois championne de France de Karaté ! Pas envie qu'elle me colle un Mae Geri en plein dans les bollocks moi !


Samedi 23 janvier :


Bon terminons la semaine par une de ces nouvelles à la con, qu'on classe « insolite » et qui, mine de rien, parlent aussi, à leur manière, du monde dans lequel nous évoluons.

Faites l'amour tant que vous voulez les amis (et surtout les amies), mais avant tout faites silence !

Surtout si vous logez en Grande-Bretagne, où une décision de justice de Newcastle pourrait faire jouir-is-prudence dans l'ensemble du royaume. Mrs Cartwright prend un tel plaisir avec son homme que ses voisins s'en plaignent. Le juge qui a eu à en tirer conclusion a même été jusqu'à écouter un extrait ou Mme Fédé-râles. Et selon lui, ainsi que selon divers témoins, Mme Cartwright émet des bruits surnaturels qui pourraient laisser à croire qu'on égorge quelqu'un. Diable ! Qu'on nous donne la recette du mari ! Ou son adresse (je pense aux lectrices là). L'air de rien, étant donné qu'elle avait déjà reçue une ordonnance de silence et que ses gémissements d'orfraie n'en respectaient pas les termes, la voici désormais condamnée à 8 semaines de prison. Bon, que l'on se rassure tout de même, elle ne les fera que dans l'hypothèse où elle enfreindrait à nouveau la consigne de silence qui pèse sur ses ébats. Condamnée à l'orgasme taiseux, voilà qui n'est guère banal.


Et l'année dernière à la même époque ?


Charles Villeneuve se faisait virer du PSG (ha ha) et on découvrait que les femmes et les souris ont le même nez. Et le mardi, qui vous savez était élu Dieu du Monde libre ; je pronostiquais un retour de flamme de notre part, je dois dire que jusqu'à maintenant je me suis plutôt trompé. René Dosière qui doit avoir Sarkozy dans le nez, démontrait que lorsqu'il était député, notre Président n'était qu'un cossard, et un calendrier mettait à nu les femmes politiques de France (je choisissais janvier et Rama Yade pour illustrer le propos...). Pif Gadget se mourrait et un cureton américain se faisait choper pour avoir mené grand train grâce au denier du culte. Ségolène en essayant de se rattraper aux branches se ridiculisait à nouveau, le dangeraux teroriste de Tarnac moisissait toujours en prison, et l'on élisait Eva Mendez femme la plus sexy de l'année (et je crois que je ne sais toujours pas qui est Eva Mendez). Voilà, c'était ici.


Bon, et ben bon dimanche,

et à très bientôt.

Les villes reviennent lundi et la première épreuve spéciale du WCOTBT arrive jeudi.


Thierry

RYS

PS : j'ai bien l'impression d'avoir encore été bavard cette semaine.