Depuis plusieurs semaines que ce blog s'est mis en repos, suivant un rythme de sénateur de la majorité présidentielle ; depuis des semaines que je vous l'annonce aussi régulièrement que le soleil se lève le matin (encore que ça dépend un peu où l'on se situe) : fin de la revue de Semaine, fin de La Chanson du samedi, maintien du "C'est jeudi..." etc, bref refonte complète des programmes de ce blog !
Bref, si France Inter, retrouvant, enfin, le chemin de l'humour de bon goût (celui qui n'est ni méchant, ni bassement politique - car reconnaissons-le, nous simples français ne devons pas nous mêler de politique et savoir laisser cela à nos grands hommes et à Michel Drucker leur porteur de plateaux), en remplaçant les immondes hydres trotskysto-socialistes que sont MM. Guillon et Porte, par les remarquables imitateurs et pétomanes que sont MM. Dahan et Mizrahi, alors c'était bien la moindre des choses que The Civil Servant, sous l'égide de son omniPrésident, refondit sa grille de programmes, largement obsolète et, avouons-le, un peu trop laxiste.
Dès lors, nous avons sévèrement mis en marche le mercato durant cet été. Et aujourd'hui, je peux vous annoncer avec une grosse boule de fierté coincée dans le fond de ma gorge, que ce blog devient une véritable auberge accueillante aux plus grands blogueurs que notre hexagone compte. Alors, certes, il a fallu ouvrir le porte-monnaie, mais rien n'est trop beau pour vous lecteurs (trices). Vous l'allez voir, le recrutement est digne d'un blog qui entend bien jouer les tous premiers rôles dans la webosphère.
Qu'on en juge :
- Tous les jours, en fin d'après-midi, le plus grand statisticien de la blogosphère, capable de vous calculer de tête l'écart-type du classement de l'album Dark Side of The Moon comme de celui des Fiery Furnaces, tiendra et présentera le hit-parade des lecteurs. Il s'agit bien sur de Guy Tarakoustik, alias GT. Actuellement, en tête de son classement, on trouve d'incontournables artistes, tels que "Les pipeuses de l'Ours Polaire" ou "Stan Les Briques". Bref que du lourd !
- Un bonheur ne venant jamais seul, mais en troupe serrée en général, nous aurons l'honneur d'accueillir sur cette chaine, l'ancêtre, le créateur, le dinosaure, le Mathusalem, le Pierre Tchernia du blog, j'ai évidemment nommé Kiss Me Swetie, Kiss My Ass, aussi connu sous son pseudonyme de KMS. Et attention : pour deux émissions ! Dans la première "Ce disque est une bouse", KMS nous fera part de ses détestations envers 99,8% de la production mondiale actuelle, ce qui donnera un peu d'air frais à une critique rock par trop complaisante. La seconde sera somme toute très différente : tous les dimanche soir, à l'issue de sa digestion (soit 5 heures passées en tailleur sur ses toilettes à la turque - car KMS est un chaud partisan du caca bio -), KMS nous fera part de son repas dominical, et tout particulièrement nous livrera les secrets de ses fameuses tartes aux amanites, de ses éternelles quiches aux edelweiss ou encore de ses légendaires tourtes à la viande de chauve-souris. Excellentissime, on s'en pourlèche évidemment les babines par avance. "Ma tarte est plus petite que le jardin de ma tante, mais moins dure à croquer que le casque de mon oncle" : allez savoir pourquoi, c'est ainsi que KMS a décidé de nommer cette émission.
- Nous ne sommes pas peu fiers, non plus, d'avoir, aux prix de démarches épuisantes et après un transfert dont nous garderons le montant secret, réussi à recruter Grasse Ziella (oui elle n'aurait pas dû arrêter de fumer et compenser par une pratique intensive du sport). Tous les soirs de la semaine, à l'heure où les enfants reviennent de l'école, telle une maîtresse sévère mais juste, elle animera force cours de rattrapage en géographie, à base de jolies histoires se déroulant un peu partout autour du monde ("L'homme de Berlin s'est coincé les glaouis sur le mur" ; "La fille de Jersey planque son blé dans les paradis fiscaux" ; "Mon oncle d'Amérique" ; "Tata Yoyo était en vacances à Tizi-Ouzou"...). Pour les jeunes filles, bien élevées dans la tradition catholique et française, Grasse Ziella, tiendra une chronique très attendue sur la mode vestimentaire adéquate pour les rallyes ("La jupette jaune fluo fendue sur le devant" ; "Le papo de Zozo est bleu anthracite" ; "Le pull over blanc mériterait une bonne lessive"...). De beaux moments en perspectives, dans ces deux émissions qui ont été baptisées : "Maitresse donne des cours et des fois ça fait du bien (ahhh oui, maitresse)".
- Dans le domaine technique, quelle n'est pas notre joie d'avoir reçu un accord de Coule Binnsse, qui présentera une hebdomadaire : "Comment démarrer un blog et l'arrêter au bout de six heures et dix-huit minutes"
- Ce blog entend bien garantir une éthique de grande qualité. Cela passera bien sûr par une forte contribution à l'histoire. C'est un nouveau venu fort prometteur sur la blogosphère que nous avons retenu pour cette mission. Martin Raie-Gusse, ici photographié avec un de ses camarades de jeu, dans son émission "Patte's Off, si t'aimes pas ma Raie ! Gus !", nous présentera une très complète découverte de l'histoire du punk rock alternativo-dégénéré, entre juillet 1985 et le 31 février 1988 dans le sud des Hauts de Seine. En une dizaine d'émissions, il reprendra le texte de sa conférence fleuve donnée il y a quelques mois à Cuba, en lieu et place de celle du leader maximo et qui eut pour double effet de convaincre Hugo Chavez d'écouter et de chanter du Man Uciao et de réveiller le Glocjklavdurdur, volcan islandais qui jusqu'alors dormait bien paisiblement. Ce sera donc et plaisant et d'un immense intérêt que de redécouvrir "La Gentille Artillerie", "Kremlin K7", "Wonderful" et autres "Baby Lone Fighters".
- A coté du WCOTBT saison 3, qui est aujourd'hui la mère de toutes les batailles blind testiques, nous avons décidé de donner leurs chances aux jeunes amateurs qui s'essaient aussi à ce jeu si difficile à organiser. C'est ainsi, que par pure amitié et sans bourse délier (la vérité nous obligeant même à dire que c'est lui qui a payé pour en être), nous offrirons, une fois par semestre, nos antennes à Drap-Git-Bus, (monsieur Michel nous a permis de passer un week-end en tête à tête avec madame, ici prise en photo, ce qui explique notre mansuétude), qui s'est spécialisé dans les quizz spécial années 80 et spécial hardcore métalleux (l'un n'étant pas nécessairement compatible avec l'autre). Une émission, qui naturellement, prendra le nom de CCOTBT, soit le Cantonal contest of the Blind Test.
Vous le voyez donc, chers amis, et même si ce billet n'est pas exhaustif (j'aurai du parler du l'Eric So-Nique Da Police et de sa passion, qu'il saura nous transmettre et qu'il a quasi exclusive pour un noir qui était assez couillon pour se faire dézinguer par son père ; de la même manière que les interventions depuis le Grand Est par Dany le Rouge de Next Revolution, dans son émission consacrée à des chansons inattendues de gens qui ne sont pas moins inconnus et intitulée : "Cette chanson est la plus belle du monde et de tous les temps, jusqu'à la prochaine émission, bien sûr", et évidemment de plein d'autres encore), bref une grille de rentrée particulièrement excitante.
Si avec ça, mes statistiques ne grimpent selon une courbe inverse à celle de la popularité de notre Caporal en Chef, ce sera à désespérer de tout. Hein ? Pardon ? La vraie grille des programmes ? Heu, oui, bientôt. Promis.
La Corse, mes ami(e)s, ce ne sont pas que des paysages à vous couper le souffle. Même si...
Tiens, juste cette vue prise depuis la route de corniche, en revenant de Carghese :
On s'esbaudira devant le brio de ce premier plan, qui renforce les reliefs au loin...
Mais, la Corse, ce sont aussi quelques produits locaux, à manger et à boire (Coluche et Goldman sortez de cette machine !!!).
La charcuterie locale, bien sûr :
Coppa, Terrines de sanglier et de Figatelli, Jambon fumé, Saucisson de sanglier...
Mais, il y aussi une fort goûteuse bière blanche, mâtinée de châtaignes, qui a pris le nom d'une des plus célèbres pasionaria de l'Île, une femme qui aimait le baston.
Même si elle vide, mon gamin semble regarder avec envie cette bouteille de Colomba.
Voilà, ne reste plus qu'un peu moins de deux jours ; si tout va bien, je land in Orly, samedi à 22 heures. Mais tout ne sera pas bouclé puisque je repars pour 3 jours dans la capitale du United Kingdom.
Tous les soirs (ou presque), nous allons à la recherche du rayon vert.
Mais le rayon reste caché, ce qui ne nous empêche pas de profiter de couchers de soleil merveilleux. A vous rendre, définitivement, néo paganiste (et oui, laissons Dieu en dehors de tout ça, voulez-vous).
Setting sun, depuis la pointe d'Isolella, Golfe d'Ajaccio.
Allez, encore quelques jours in the middle of the populu corsu. Et retour à la capitale.
En Corse, il semblerait que d'aucuns n'aiment pas trop La Poste.
Sont-ils favorables à sa privatisation ? On ne saurait dire. Mais en ces lieux, il n'y a pas (toujours) que le soleil qui plombe !
Il y a quelques millénaires, bien avant de fusiller les panneaux, les Corses semblaient apprécier de dresser des rochers, et de les sculpter sommairement pour en faire des mégalithes anthropomorphes. Anthropo, anthropo... Un peu bitomorphes aussi, les menhirs.
Dernier billet avant vacances qui seront corsico-londonniennes (grand écart entre deux îles), et naturellement, billet du jeudi, consacré à la musique d'hier, toujours d'actualité aujourd'hui (mon blog en est une preuve, nom didiou !) et je persiste à le croire, musique du futur aussi. Puisque après tout, comme le champ entier a été labouré, autant reprendre du meilleur des fruits qu'il a donné (hein ? oui, je sais. Un champ donne du maïs, des coquelicots ou du blé, mais pas des fruits. Et alors !? On appelle ça la licence poétique, bande de niaiseux !)
Croyez le bien, je ne pars pas sans vous gâter, avec une des meilleures figures de la scène néo rockabilly actuelle, irlandaise et, ce n'est pas si fréquent dans ce cas, belle à damner un prêtre (quoiqu'en Irlande, le clergé, hum...). Mais hélas, et j'en voie déjà qui s'arrachent la toison pubienne, mariée avec celui qui joue de la guitare dans son gang, Darrel Higham (qui est lui aussi plutôt beau gosse, ce qui fait qu'au total voilà un joli couple).
Imelda May, car c'est bien sûr d'elle qu'il s'agit, n'est pas exactement née de la dernière ondée tombée sur le Donegal (où il pleut beaucoup d'ailleurs), puisqu'elle flirte les 36 ans, déjà. Et n'a réellement connu le succès que récemment avec la sortie de son premier vrai solo (elle avait déjà fait un album sous son nom de jeune fille, il y a cinq ans, disque qui vient du reste d'être réédité), l'album Love Tatoo, sorti l'an dernier.
Au moment où sort son nouveau single, intitulé Psycho, et qui louche démoniaquement vers le psychobilly et le punkabilly, avec cette touche powerpop sans laquelle Imelda ne serait pas May, et dont je vous mets en lien la vidéo Youtubienne que voici :
...au moment donc de son nouvel EP..., il ne me semble pas inutile de faire retour sur l'album de l'an dernier, en vous proposant le titre qui en fait l'ouverture, un pur killer qui a nom Johnny's Got A Boom Boom !
Le style d'Imelda May est, vous le verrez, au confluent de multiples influences, au sein desquelles le rockabilly est bien évidemment central, et qui regroupent le blues et le rythm and blues noir (ne serait-ce que cette voix abrasive), mais aussi la surf music et le diddley beat. Inimitable au fond, d'autant que la dame tient particulièrement bien la scène, cet unique juge de paix en matière de rock'n'roll. Pour en savoir plus sur Imelda, vous pourrez vous reporter à cette biographie que l'on trouve sur son site Internet. Vous trouverez aussi quelques titres à glaner sur son MySpace.
Mais je pense que la photo ci-dessous devrait suffire à vous convaincre de faire l'effort (qui n'en sera pas un, je vous le promet) de jeter une oreille sur sa musique.
Hein !? Ça calme, ouais ! Ah oui, quand même !!!
Dernier mot avant de vous laisser écouter le morceau, la dame et son combo seront à Paris, au New Morning, le 16 novembre. A ne pas louper, d'évidence !
Allez, les amis, ce blog va prendre quelques semaines de repos. Je tâcherai quand même de poster quelques cholies imaches des rivages corsiquesques. A plus, Thierry RYS
Ça fait quand même 2 ans, même un peu plus, que tous les dimanches (hormis les périodes de vacances), je narre ici mes réflexions à deux sous sur les évènements de la semaine écoulée, sans me focaliser, loin de là, sur les plus médiatiques et encore moins sur les plus commentées. Quoique, parfois.
Mais, toutes les bonnes choses doivent avoir une fin (a fortiori les pas bonnes). A la rentrée, on trouvera un nouveau format, plus court et un peu plus fréquent, pour placer sur ce blog mes incontournables interventions que l'Histoire (la grande) retiendra, comme elle a retenu les chroniques de Pline (l'ancien ou le jeune, je ne sais plus), pour leur immense apport à la compréhension du monde qui nous entoure. Mais bien évidemment, je laisserai le Président de CivilServantie annoncer à l'univers bloguique le programme nouveau. Je sais qu'Il peaufine un discours qui fera date !
So, for the last time, Let's Go !
Lundi 26 juillet :
Plus que 878 jours ! Et quelques heures, minutes et secondes… ah oui mais quand vous lirez ça dimanche, sans s’affoler le compteur aura poursuivi sa progression. Logiquement, dimanche il devrait vous indiquer qu’il ne reste que 872 jours.
Pour la fin du monde, voyons ! Il y a même un site spécialisé qui vous fait le décompte de ce qu’il nous reste de séjour terrestre. D’ici le 21 décembre 2012, date de l’apocalypse, que nous auraient annoncée les calendriers mayas. En revanche, peut être n’ai-je pas bien parcouru ce site, mais en tout cas je n’ai pas trouvé de quelle manière, de poussière nous allons retourner à la poussière. On notera toutefois que ce site n’a pas « pour objectif de créer un vent de panique » et qu’il n’hésite pas à nous rappeler que « la fin du monde a été prévue plusieurs fois depuis des millénaires » (c’est vrai la dernière c’était 1999, selon les traducteurs de Nostradamus, que Paco Rabanne avait un peu trop pris au pied de la lettre, le jour de l’éclipse totale de soleil). Je me suis amusé à aller voir quels étaient les partenaires de ce site. Celui qui arrive en tête de liste est un site de « rencontres pour les francophones et les anglophones ». Ils ne manquent pas d’humour à faire de l’argent sur la recherche de l’âme sœur, si ça doit effectivement se limiter pour le futur couple à un contrat terrestre à durée extrêmement limité. Maintenant si c’est juste un site pour faire des rencontres fortuites, ça devient plus logique. Après tout, faire l’amour à tire-larigot n’est pas la plus inepte des réponses s’il ne doit nous rester que quelques mois à vivre.
Et même France Info se fend d’une chronique sur le sujet (histoire de faire monter le buzz ?) "On est dans une période d'enchainements de crises... incapables de décortiquer les discours d'expert... l'avenir n'apparaît plus programmable... le futur est investi très bizarrement,... un repère commun...". Voilà les bribes d'explication à ce nouveau bug de l'an 2000.
Oui, mais voilà, le 13 avril 2036, Apophis astéroïde pourrait percuter la Terre (risque 1/233000, faible donc, mais suffisant pour que passée la date "fatidique de 2012", une nouvelle rumeur de fin du monde se mette en branle)
Là ce n’est pas la fin du Monde, mais la fin d’une amitié. Si toutefois, il y a eu un début. Rama Yade, fidèle à elle-même ne fait pas dans la dentelle sénégalaise pour tacler le gros Douillet. Elle le gratifie d’un nouveau grade, lui le triple champion du Monde et double champion olympique de judo : ceinture noire du ridicule. En cause, semble-t-il, l’appétit un peu trop voyant du David pour le poste de Rama. Tout le monde le sait depuis que le Président a inventé le concept du remaniement annoncé plusieurs mois à l’avance : ça va bouger au gouvernement à la rentrée. Et comme Rama n’est, paraît-il, pas en odeur de sainteté auprès du Grand Vizir, les appétits s’aiguisent. « Si Nicolas me le proposait, j’accepterais » annonce David, qui fait preuve d’une belle humilité. Pour aussitôt se dédire (enfin… si l’on veut) sur son site personnel en affirmant qu’il n’est pas entré en politique pour « prendre la place de quelqu’un ».
Bon, point de vue poilade, je ne saurais dire si on y perdrait (après tout Rama Yade a su nous divertir parfois, avec sa sévérité sur commande, notamment quand elle avait pointé le coût de l’hôtel des bleus) ou si on y gagnerait (parce que Douillet ça devrait être au moins aussi fun que durant la courte période de Bernard Laporte).
Mardi 27 juillet :
Franchement, que nos amis d’outre Quiévrain, que je sais nombreux à passer par ici, ne le prennent pas mal, mais il est des fois où leur logique me dépasse. Que monsieur Lou Deprijck (ouf !) veuille se payer Plastic Bertrand qui lui aurait pillé ses chansons, pourquoi pas au fond. Que la preuve ait éventuellement été apportée que ce n’était pas Plastoc qui chantait en 77, mais ledit Deprijck (re ouf !), il y a bien longtemps qu’on s’en doute. Du reste, l’assertion selon laquelle la voix de la folle bruxelloise aux cheveux peroxydés est un mix entre celle de Michou et celle d’Hervé Vilard est assez drôle. On notera néanmoins que ce genre de handicap n’a nullement empêché un Nicola Sirkis de rencontrer le succès, mais bon…
Mais franchement, au fond du truc, se battre pour revendiquer d’être l’auteur de « Ca plane pour Moi » c’est tout de même une logique qui me dépasse. Même s’il y a sans doute des brouettes d’euros en jeu.
Sautons vers l’île la plus nordique d’Europe, je parle de l’Islande, ce pays si curieux, qui en pop musique s’amuse à nous offrir des choses aussi space que Bjork ou Sigur Ros (peuvent concurrencer le Québec dans l’exportation de bouses pénibles).
Et oui, il avoue : ce n’est donc effectivement pas lui qui « chantait » sur Ca plane pour moi. D’ailleurs tant qu’à faire ce n’est pas lui qui chantait sur aucun de ces 4 albums. Le chanteur était aussi le compositeur et producteur LouDeprijck (re re ouf !). Ce qui tendrait à prouver que monsieur Detrucmuche (oui là c’est bon j’en ai assez de compter les consonnes), était non seulement un compositeur assez discutable, mais qu’en outre c’était un piètre chanteur. Ce qui est rigolo c’est la défense pitoyable de (sac) Plastic : « C’est moi la victime, je voulais chanter, mais il m’interdisait l’accès au studio ». Peut être peut-on comprendre monsieur Lou Dechose. (Pain de) Plastic dans un studio, ça pouvait se révéler explosif.
Bon, les gusses de Manni Vanilli avaient mis moins de temps à concéder qu’ils n’étaient que des mannequins au service d’un producteur.
Étonnante est cette nouvelle. La Catalogne interdit la Corrida. C’est, après les Îles Canaries, la seconde région autonome d’Espagne à le faire. Evidemment les milieux conservateurs castillans y voient un coup plus politique que philanthropique à l’égard du toro (si l’on peut placer le terme de philanthropie pour un animal) : en l’occurrence il s’agirait d’abord de jouer contre l’ennemi espagnol pour les autonomistes catalans. Admettons. Encore que. Historiquement, la Catalogne ne fut pas la dernière, loin de là à pratiquer les arts taurins, des témoignages faisant remonter au 12ème ou 13ème siècle les premières joutes taurines à Barcelone. La tradition n’est donc pas uniquement castillane (on torée aussi au Pays Basque, soit dit en passant).
Je n’ai pas d’opinion sur la corrida. Ce n’est certes pas un spectacle vers lequel je me précipiterais si l’occasion m’en était donné, mais je ne me sens personnellement ni en situation, ni en droit d’en réclamer l’interdiction.
Et pour le reste, il est des corridas télévisuelles, où, c’est vrai, on n’assiste pas encore à la mort physique des candidats, mais déjà à leur sacrifice symbolique. On pourrait peut être se pencher sur ce type de cruauté, qui me paraît plus ressembler aux jeux du cirque que la corrida (puisque c’est en général la référence ultime, le point Godwin des abolitionnistes de la mise à mort du toro)
La semaine dernière j’ai eu mon quart d’heure « assumons notre caractère réactionnaire », au sujet des émeutes de Grenoble et des conditions dans lesquelles s’est déroulé l’enterrement de la victime de la fusillade, braqueur qui n’en était pas à son coup d’essai. Mon excellent ami JP de Next me proposait d’étendre le propos aux évènements du Loir et Cher, qui ont mis aux prises des « gens du voyage » avec des « gens de l’immobilité ». Ce à quoi je ne souhaitais pas souscrire dans la mesure où les deux faits me semblent forts différents. Dans un cas, on ne fait que constater un épiphénomène, dramatique certes, d’une difficulté de cohabitation entre ceux qui en sont (du voyage) et ceux qui n’en sont pas, qui ne remonte à la dernière décennie. Les journaux populaires du 19ème siècle étaient friands du moindre problème campagnard avec les « voleurs de poule ». Dans l’autre, on assiste, malgré les rodomontades répétées inlassablement depuis 8 ans par Nicolas Sarkozy, à la lente dérive de parts de quartiers vers un ordre manifestement plus proche de celui qui prévaut à Palerme que de l’ordre républicain et laïque.
Ah j’ai découvert un blog tout à fait remarquable. Les couloirs de Bercy que ça s'appelle. Vous allez me dire que ça ne me sort guère de mon quotidien et c'est pas faux. De fait l'intérêt, c'est plus de lire ce qu'est en mesure de décoder du discours (ou de l'absence totale de discours) sur l'économie tel qu'il est médiatisé, quelqu'un qui participe justement de cette médiatisation, ne travaille pas à Bercy et n'en connaît donc que partiellement les arcanes. Et bien pour ce que j'en ai lu, c'est plutôt assez réussi.
Un exemple avec ce court billet sur le dernier gros titre qui a été fait sur l'activité de Bercy, à savoir que les contrôles fiscaux rapportent près de 15 milliards par an. L'auteur démontre, avec justesse, ce que le premier journaliste se prétendant spécialiste en budget, fiscalité, économie... devrait savoir. En l'occurrence qu'il y a loin de la coupe aux lèvres. Comme le dit l'auteur du blog, les 15 milliards, c'est le montant des prunes qui sont mises. Ce qui en sera vraiment payé, c'est pas exactement la même somme en général. Pour des tas de raisons, objectives (faillite, exil...) comme subjectives (négociations et accords avec l'administration sur ce qui sera réellement payé... et là autant vous dire que vaut mieux être riche et puissant, etc, comme le dit l'adage)
En fait, on s'en fout totalement, et il faut vraiment que ce soit la dernière Revue de Semaine pour que je vous gonfle depuis trois jours avec cette non information (une manière comme une autre de s'assurer qu'ainsi vous ne la regretterez pas... aaarfff).
Vendredi 30 juillet :
Alors là, le Japon fait péter le record de l'homme le plus vieux du Monde. Il est né en 1899, ce qui lui donne 111 ans aujourd'hui. Certes ce n'est pas encore aussi bien que Jeanne Calment et ses 122 balais, mais tout de même. Et puis, il y a le petit plus, le sentiment d'âme si j'ose dire, avec lequel le peuple japonais sait si bien agrémenter les histoires. En l'occurrence, c'est le fait que notre doyen est un doyen mort ! Et mort depuis 30 ans sans doute. Comment les services japonais ont-ils fait cette découverte, dont vous pourrez voir qu'elle vaut bien le scénario de Psychose ? Pourquoi un homme est-il resté mort pendant 30 ans sans recevoir de sépulture et sans que l'administration japonaise ne le sache ?
Ah, aux dernières nouvelles, ce monsieur n'est pas Lou Deprijck. En revanche, une écoute un peu trop répétitive de Ca plane pour moi, pourrait fort bien expliquer le passage de vie à trépas. Si, si, il y a un faisceau d'indice. L'homme serait mort vers 1978, en pleine invasion mondiale du tube chanté par (ah ben non pas chanté) le belge peroxydé. Il doit y avoir un lien de cause à effet.
Rue89 veut faire pleurer Margot sur le sort des membres des cabinets ministériels qui vont connaître une purge sévère de leurs effectifs. Bon, certes c'est vrai que l'annonce du licenciement de 20% des effectifs, ça vous fait un un joli plan social. On se calme quand même, la plupart des membres des cabinets ministériels sont des administrateurs de la Fonction Publique d'Etat, et le seul problème auquel ils vont être confrontés, ce sera de retrouver un poste à la hauteur de leurs « qualifications » (ce qui va provoquer un bon gros phénomène d'embouteillage).
Bien. Il est évident que le fait de voir quelques conseillers plus que correctement patentés, prompts à prôner les réductions d'effectifs dans les hôpitaux, commissariats et écoles, se faire appliquer brutalement les préconisations qu'ils signent pour les autres, a, à première vue, quelque chose de réjouissant (soyons un peu Poujadiste allons !). D'ailleurs, sans vouloir lui faire un procès d'intention, je ne serais pas autrement surpris que stratégiquement, c'est essentiellement sur ce type de réflexe que joue notre Président. Car au fond, et l'article n'aborde la question que sur le tard et superficiellement, au-delà du fait qu'incontestablement on peut se poser la question sur l'utilité de quelques conseillers techniques (ou pas) et parfois sur l'armée mexicaine que constitue un Cabinet ministériel, il faut savoir ce que l'on veut. Soit l'on souhaite une administration et notamment une haute administration qui incarne la continuité de l'État, quelques soient les gouvernants dès lors qu'ils sont légitimes, auquel cas, il est normal qu'un ministre s'entoure d'une équipe de conseillers qui lui seront dévoués et politiquement proches. Soit a contrario, comme le proposait Chirac dans sa campagne de 1995 (et qu'il se garda bien de faire), on supprime ou l'on réduit à leur plus simple expression les cabinets et le Ministre travaille alors en direct avec ses Directeurs d'administration centrale et leurs collaborateurs immédiats. Mais auquel cas, il sera nécessaire que ces hauts fonctionnaires donnent pour le moins des gages de fidélité et d'accord avec la politique menée. Ce qui évidemment leur interdira de travailler avec les ministres suivants en cas d'alternance. Le remplacement de l'administration décisionnaire à chaque changement de gouvernement a un nom : le spoil système, et un pays de pleine application : les USA.
Ce pays exerce depuis toujours une grande fascination sur le Président, on est donc en droit de se demander s'il ne cherche pas, au bout du compte à aligner le système français sur celui qui prévaut outre-atlantique. Autant dire, un système bien éloigné du gaullisme.
Un mois après la déculottée sud-africaine, cette réussite des athlètes a quelque chose de rafraichissant. Et même si je sais bien que je vais donner le poncif simpliste, permettez moi de la dire quand même. Il est bien difficile de ne pas faire un parallèle, entre les calamiteux résultats d'une bande de jocrisses totalement surpayés par rapport à leur niveau intrinsèque d'une part, et ceux de types dont on ne parle jamais, qui touchent des nèfles pour ce qu'ils font (car il n'y a qu'un Usain Bolt), mais raflent la mise cette semaine, avec d'une part la gestion tout aussi calamiteuse d'une affaire mettant en cause un ministre, sa femme et la vieille la plus riche de France, une gestion basée sur la volonté de mettre le couvercle sur le gentil marigot de Neuilly où il n'est question que de rester entre soi, du PDG au procureur bien né, et d'autre part, les exploits quotidiens dont jamais on ne parlera, d'infirmières, d'électriciens, de tourneurs, de profs, de libraires, de boulangers... qui constituent un peuple dont la caste au sommet ne cesse de se méfier.
Démagogue ? Tant pis.
Ah et enfin, pour finir vraiment : vous dire que je crois que j'ai dénoué le fil de l'écheveau. Les vrais créateurs de "Ça Plane pour Moi", les voici :
A moins que ce ne soient eux :
Ah mince, ca pourrait aussi être elle :
Bon, et bien désolé, je ne suis pas plus avancé...