vendredi, décembre 24, 2010

Joyeuses fêtes à tous les amigas-gos !

Et oui, amigos-gas, c'est l'heure de la trêve des confiseurs, des chocolatiers et des pharmaciens (pour ces derniers c'est la la semaine suivante, pour ventes d'Alka Seltzer, frère de Brian, et d'Hepatoum).

Ce blog prend donc un peu de repos, bien mérité, car il fut durant l'année régulièrement sur la brèche, pour votre plus grand plaisir (ben si c'est c'est pas moi qui m'envoie des fleurs, qui le fera, hum ?).

On se retrouve le lundi 3 janvier, jour du démarrage de la 4ème étape du World Contest of The Blind Test. Et puis il y aura aussi pleins de billets au début 2011 sur des choses aussi passionnantes que les disques que j'ai le plus écoutés en 2010 (oui, je le sais, vous mourrez d'envie de savoir quels daubes je me suis encore envoyées en cette année de grâce 2010 qui se clôt), ou un manifesto pour le rockabilly en France en 2011 (ah c'est vââchement original ici, c'est clair). Et, naturellement, le Triolet de la semaine le samedi et "C'est jeudi et c'est pas ravioli', le .... jeudi (gosh !) et plein d'autres choses, si vous êtes bien sages.

Mais je ne vais pas vous laisser sans vous faire quelques cadeaux :

Pour vous mesdames, j'ai retrouvé l'assistant personnel du Père Noël, celui qui lui remplit régulièrement sa hotte. Voyez comme il est séyant :


Mais sachez, messieurs, que point misogyne n'est le Père Noël (tiens v'la que je cause en Yoda, moi). Dans son équipe rapprochée, il y a aussi une efficace comptable qui donne de sa personne pour rallumer la bougie et compter les boules décoratives de son patron. Voyez comme elle est charmante :


Bon et puis bonne Saint Sylvestre aussi :


Et puisque tout doit toujours se finir par des chansons, faisons-le avec la chanson éponyme d'un des meilleurs disques de rock'n'roll sorti cette année :

Black Lightning des Bellrays.



Allez, à tchao.

Au plaisir de vous revoir (virtuellement et électroniquement), le lundi 3 janvier !
Thierry
RYS

PS : la photo de la superbe automobile qui orne ma bannière, tout la-haut, et dont j'ai assez maladroitement masqué l'immatriculation, m'a été fournie par le toujours sémillant Gatto Del Rabbino. Thank's Cat !

jeudi, décembre 23, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#070)

Hello Amigas-gos (ah oui tiens, c'est bien de changer un peu le protocole en saluant les gas avant les gos).

Voici le dernier numéro de l'année 2010 de "C'est jeudi, je vais mettre mes pantys". Après ce billet, le blog que vous aimez tant va prendre un peu de repos, jusqu'à la rentrée. Date à laquelle nous nous retrouverons pour la mise en ligne de la quatrième étape du World Contest of the Blind Test, qui bien que surgissant début janvier, sera, paradoxalement, l'étape du mois de décembre (ben oui, mais vous comprenez, le 28, date habituelle, n'eut pas été très ad hoc, la digestion de Noël à peine terminée et à 3 jours des agapes de la Saint Sylvestre).

Bon, donc, le dernier de l'année.

Dans lequel nous ne brillerons pas par une déchirante originalité, pas plus que par une recherche effrénée du soldat inconnu des légions country, hillbilly et rockabilly. Pensez donc, pour la deuxième semaine consécutive, c'est Buddy Holly, le génie de Lubbock qui vient pousser la chansonnette.

La semaine dernière, nous avons dit tout le bien que nous pensions de cet homme, enlevé vraiment trop tôt à l'affection de ses proches et de ses fans contemporains, comme futurs. Nous avons dit à quel point ce garçon était d'une confondante modernité et annonçait aussi bien les guitares claires et carillonneuses (des Smiths par exemple) que les mélodies et la recherche des harmonies vocales (des Byrds ou des Cascades, pourquoi pas). Nous n'avons, en revanche, suffisamment appuyé sur la sophistication et le caractère expérimental (au bon sens du terme, entendons-nous bien), qui, bien avant que ce ne fut l'usage et à une période où ça ne l'était vraiment pas, n'hésita pas à incorporer des instruments parfaitement inédit dans le rock'n'roll.

Ce qui ne peut que pousser à conjecturer que si l'homme n'avait pas connu la mauvaise fortune de grimper dans cet avion du malheur aux premières heures du 3 février 1959, il aurait certainement poursuivi cette recherche de la pop parfaite, quitte à s'éloigner un peu de la pureté des racines country et blues qui étaient initialement les siennes. Au grand dam peut être de certains de ses fans actuels les plus transis qui ont parfois quelques difficultés à admettre que le rock'n'roll ne s'arrêta pas avec la British invasion, mais qu'il connut une mutation. La première d'une longue série.

Le titre proposé ici, Everyday, en est un parfait exemple avec cette utilisation d'un hybride piano - glockenspiel (le truc en photo ci-dessus) appelé Célésta. Utilisation qui est loin d'être inutile ou gratuite du reste, tant ce petit riff aigrelet constitue le parfait gimmick d'accroche (coeur ?) de cette magnifique chanson.

Buddy Holly - Everyday (1957).

Allez, atchao, amigas-gos
Et bonnes fêtes à tous.
Thierry
RYS

lundi, décembre 20, 2010

Retour vers le WeekEnd (#013)

Rendez-vous moyennement régulier que ce retour posé le lundi matin sur les deux journées qui ont précédé.

Il faut dire que entre le postage du blind test et celui de ses solutions, quinze jours plus tard, deux lundi ont été pris. Mais même. Je me pose parfois la question d'aller déblatérer sur deux jours où, le plus souvent il ne se passe rien de bien passionnant. De sorte que, si je suis sûr que ce billet du lundi est le dernier de l'année 2010, je n'ai pas autant de certitude quant au fait de poursuivre les billets de retour vers le weekend en 2011. Et je ne me base heureusement pas sur le nombre de commentaires engendrés par ces billets pour penser ça.
Sinon, soyons clair, c'est l'ensemble de ce blog qui serait menacé de fermeture, tant sont nombreuses les réactions écrites à mes conneries péniblement rédigées en ces lieux.

Bon, foin d'état d'âme, mes 3 lecteurs exigent plutôt des états de service (je parle de ceux qui lisent les articles, pas de l'immense majorité des visiteurs qui tombent ici par hasard à la recherche d'une photo de Tabatha Cash, ou d'un cliché plein champ de la pratique de la fellation - là je n'invente rien, Tabatha et le blow job constituant les deux premiers mots-clés de recherche Google amenant sur mon blog ; je prends tout de même la 3ème position, sauvant en quelque sorte l'honneur! -).
Alors, allons-y pour les états de service.


Don Van Vliet est mort hier soir vendredi, et au-delà du fait que Captain Beefheart est sans conteste considéré comme un monument underground de la pop-music (un monument souterrain, tiens au fait qu'est-ce que ça peut être ? une station de métro, une grotte ornée... ?), dont la légende a certainement fructifié du fait de son silence total à compter de la moitié des années 80, je dois reconnaître que j'ai toujours eu un mal de chien avec sa musique.

Contrairement aux usages qui veulent que l'on communie ensemble dans le souvenir ému de l'artiste qui vient de trépasser, dans un souvenir nécessairement sélectif pour ne garder que le meilleur du "cher disparu", je me cantonnerai à avouer au mieux mon ignorance, au pire mon désintérêt de la musique qu'il produisit.

Je suis assez étonné du nombre de mes amis facebouquiens qui, le corps même pas froid, postaient déjà des YouTube de Beefheart en pagaille. L'écoutaient-ils donc si souvent ? Y trouvaient-ils tant de plaisir et / ou d'émotions musicales ? Certains sans doute. Mais autant de monde ? Curieux alors que Beefheart ait si peu vendu.
Force est de reconnaître, en tout cas, qu'il avait une gueule !


Il est des tristesses qui me font sourire. Allez même rire, bouche largement ouverte ! Telle cette supplique amère et revancharde des fans du Paris St Germain au nouveau président du club. Je ne suis pas de très près les aventures footballistiques pour être franc. Je ne saurais même pas dire, si on me le demandais, quelle est la position, même approximative, de Paris au classement de la Ligue1. Quant à savoir qui est en tête, alors là...
Mais, bon.

J'ai une vague idée de ce qu'est le supporter aficionado de football. Et ce ne sont certes pas les paroles des deux chefs de bandes interrogés dans ce papier qui vont me faire changer d'avis, ou plus exactement qui vont lever mes a priori.
"C'est la première fois depuis 1980 que je ne vais pas au Parc", nous dit un des supporters de la tribune Auteuil (vous avez remarqué comme moi, je suppose, que de tribu à tribune, il n'y a que deux lettres qui phonétiquement ressemblent fort à neu, soit doublées, à neu-neu). Putain, il n'a rien d'autre dans sa vie ce garçon ? Franchement c'est pathétique. Quant au second, il nous annonce 28 ans d'abonnement ! A raison d'une trentaine de matchs à domicile par an (championnat et coupes confondues), plus, sans doute, quelques abonnements, ça doit faire pas loin de 1 000 soirées passées à beugler pour soutenir les siens.
Quelle passion ! Au sens christique, s'entend !

Ce qui me fatigue un brin, c'est que nos deux deux polyabonnés, nos drogués des bleus et rouges qui poussent le ballon, ça leur chatouille pas une seconde le neurone que l'on en soit à mobiliser 1 000 fonctionnaires de police pour la sécurité de leur médiocre spectacle ! En prenant la rémunération brute moyenne d'une flic, en considérant qu'on va le bloquer 4 heures pour ça, et en multipliant pas 1 000, on constatera que ce match Paris-Monaco coûte aux contribuables entre 350 et 400 000 euros. Une paille.
Au fait, les joueurs sont involontairement d'accord avec moi : le résultat final entre le PSG et Monaco a été un match nul.


Je reste un peu dans le sport pour vous montrer cette vidéo (par pur voyeurisme, j'en conviens). Je l'avais trouvé dans le Figaro.fr.



Je n'ai pas idée de la vitesse à laquelle il allait, mais selon les commentateurs, c'est miraculeux qu'il en soit sorti indemne. Faut dire qu'il s'appelle Poisson ce skieur. Devrait sans doute changer de sport.


Dimanche, encore un décès. Weekend de Toussaint que ce dernier weekend avant arrivée de l'hiver. Donc, décès de Jacqueline de Romilly. A l'âge toutefois bien avancé de 97 ans. Preuve sans doute que l'intelligence est source de jouvence (parfois...). Je ne suis pas spécialement helléniste et ne pourrais m'exprimer avec une grande intelligence sur le parcours hors du commun de cette femme (du reste, en suis-je capable sur un quelconque sujet ?). Je retiens néanmoins qu'elle dut faire preuve du grande constance, d'un caractère trempée et peut être d'un peu de rouerie pour arriver à s'imposer comme première femme admise au Collège de France et seconde élue à l'Académie Française.

Encore, que, sur ce deuxième point je reste assez dubitatif. Etait-ce si important pour elle de siéger au sein des immortels, y voyait-elle une sorte de consécration, cédant par là même aux sirènes les plus vulgaires, les mêmes qui font courir vers la Légion d'Honneur ? Ou alors, jugea-t-elle que le "combat pour l'égalité des femmes" passait aussi par l'accès aux postes les plus ringards, dès lors qu'ils étaient trustrés par la gent masculine, faisant sien, à sa façon, le mot de Françoise Giroud, qui, lorsque on lui avait demandé jusqu'où il fallait pousser la lutte pour l'égalité entre sexe, répondit : " Jusqu'à ce que des femmes incompétentes puissent occuper des postes de direction comme les hommes le font " ?
Je préfèrerais, pour la mémoire de la grande historienne, qu'il en fut de la seconde hypothèse et non de la première. Car sinon... Allez donc faire un tour sur ce site Wikipédia qui recense l'ensemble des membres, passés et présents, de l' Académie. C'est d'une terrible cruauté. Pas tant pour les membres présents (quoique VGE et Dutourd...), que pour les décédés. Car objectivement, qui se souvient de Ange François Fariau de Saint-Ange ou de François-Auguste Parseval-Grandmaison, élus respectivement en 1810 et 1811 au 1er fauteuil, franchement quel fut le rôle marquant de Emile Mâle, élu au second fauteuil en 1927 ?
En même temps, l'outrage que le temps fit à leurs prédécesseurs est tout de même d'une terrible cruauté pour les membres présents. Immortels, mon cul !

Oui, je préfèrerais, de beaucoup, qu'il en fut de la seconde hypothèse.

Bon allez.
C'est l'heure de vous remettre au travail (si vous n'êtes pas en vacances), ou de retourner au lit (si vous y êtes).
Atchao, amigos-gas
Thierry
RYS

samedi, décembre 18, 2010

Triolet pour la semaine passée (#015)

Hello saturday boys and girls !

Revoilà le Triolet, quinzième du nom et dernier de l'année 2010. Oh, ben oui, pas dec' non plus, samedi prochain c'est Noiielle ! Donc the last de la year.

Où nous ne parlerons pas de la condamnation du violeur du RER, ni du ralliement de Rama (Yade) à Jean-Louis (Borloo) (les deux faits n'ayant semble-t-il aucun rapport). Pas plus que nous gloserons sur l'éventualité d'une putative candidature de Dominique ou sur les bisbilles post électorales entre Laurent (Gbagbo) et Allassane (Ouattara) (là encore, on ne voit pas de liens entre ces unes des quotidiens).

Mais où nous évoquerons (oui, j'aime ce nous de majesté), successivement, une image de la semaine, l'insolite (voire la connerie) de la semaine, et reviendrons sur un évènement qui ne défraya pas la chronique.

--------------------------------------------

L'image de la semaine : traduit une ambiance de franche camaraderie à ma droite.

Je vous la mets tout de suite en ligne ? Oui, tiens. Copé - Fillon, ou la chronique d'un match à venir :

Sympa, hein l'ambiance.

Bon, je ne suis pas dupe et me doute bien qu'elle n'a pas été choisie au hasard cette photo. Que pour illustrer l'article du Post d'où je l'ai tirée, qui évoque l'affrontement, même pas à fleuret moucheté du Premier ministre et du chef des UMP, la rédaction a cherché la photo susceptible de faire toucher du doigt, même celui du mal comprenant moyen, combien grande est la haine entre les deux hommes.

Mais plus que cette interprétation plus suscitée que révélée par la photo, c'est le caractère hautement sympathique des deux hommes qui transparait. L'âge déjà qui sépare les deux hommes : Copé, 46ans, aux traits déjà un peu fatigués, mais encore juvénile et Fillon, 56 ans dont les cernes doublées et le double menton disent plus que le reste l'avachissement du demi siècle déjà bien écoulé et l'épuisement du poste de Chef du Gouvernement. Et le fol enthousiasme des deux hommes (dans quelle réunion, symposium ou autre conférence a-t-elle été prise, je n'en ai aucune idée) ne nous parle pas d'autre chose que de l'épuisant chemin qui mène des tréteaux anonymes et quotidiens à l'éventualité de la responsabilité suprême. Que l'on ait 46 ou 56 ans. Combien d'heures emmerdantes doivent-ils se taper ainsi, à écouter pérorer desrateurs sans intérêts, représentants du syndicat de la confiserie alsacienne ou nouveau président des jeunes pop', le tout pour répondre les banalités d'usage, au sein desquelles ils glisseront la (les) phrases qui feront sens pour la petite communauté des journalistes politiques. L'un pour appeler de ses vœux un nouveau débat national sur l'identité nationale, l'autre pour le réfuter, cette opposition, dont vraisemblablement l'immense majorité des gens se contrefout, mais qui alimentera quelques temps les commentaires des échotiers assermentés par les grands et petits médias. Combien d"heures, de journées, ainsi perdues, pour un avenir totalement incertain ?

Au fond la politique est un sport de brutes. Brutes de travail, brutes de l'abrutissement que procure la répétition des discours récurrent, mais brutes.
Finalement, la photo leur va bien.



L'insolite de la semaine : ne tournerait-il pas à la connerie de la semaine ?

Oh ! La ! Holà !

Mais qu'est-ce qui lui prend au premier des Américains ? Lisez ce court entrefilet du Figaro.fr (si, si, lisez ce journal, cessez d'être sectaires je vous prie!).
Confier une mission officielle à Jon BonJovi !?

En fait le (ahem) rocker va faire partie d'un "conseil pour les solutions communautaires destiné à mobiliser le société civile en faveur de certains objectifs de la Maison Blanche". Ouch, ça c'est une mission très précise... certains objectifs de la Maison Blanche... Faire réélire Barack Obama en s'adressant à la jeunesse par idole interposée, ça serait pas ça, par hasard, l'un des certains objectifs de la Maison Blanche, hum... ? Bon, on ne jettera pas la pierre à Barack (ni le parpaing ou la brique, ah ah ah que je suis drôle). Après tout le grand démarchage ne saurait tarder à commencer chez nous ; attendons-nous donc à la nomination de Calogéro ou de Nolwenn Leroy au Conseil Économique et Social, histoire d'amuser la galerie avec une nouvelle sorte d'ouverture, celle vers la jeunesse qui aime les bulles, vers la jeunesse qui rit quand on l'enc.. (ces mots ne sont pas exactement de moi).

Bon parce qu'autrement, qu'est-ce qu'il va lui proposer le BonJovi, hein ? Detaxer les ventes de guitares électriques ?



Le retour sur évènement de la semaine : prête moins à sourire.


Je ne veux pas jouer les "j'vous l'avais bien dit", mais quand même. Il y a un an, peut être un peu plus, dans feu "La Revue de Semaine", (ouais je mets pas le lien, j'ai la cosse de chercher), lorsque le Gouvernement envisageait de fourguer des Taser aux flics municipaux, je m'interrogeais sur la notion qu'avaient nos chefs de la France de l'ordre public. Vaut-il mieux des innocents malencontreusement butés par des jeunes bleus sans formation ni expérience, ou des casseurs qui courent les rues ? Hum ? (Vous avez trois heures, c'est noté sur 20, je ramasse les copies à la fin).

Malgré les procès que le patron de la société commercialisant le Taser voulait intenter à Besancenot qui affirmait que ce flingue soit disant non létal pouvait s'avérer mortel, nos grands chefs s'entêtaient. On connaît maintenant sur pièce le résultat. Il est là.
Avez-vous remarqué à quel point la neige qui bloque les camions et fout la trouille à Hortefeux en raison du bordel carambolique de la semaine dernière, a brillamment masqué cette mort à l'arc électrique, sur nos radios, nos télés et dans nos journaux. Ah vive la neige !

Mais que Hortefeux se le tienne pour dit : il n'y a guère de raisons que d'autres gusses ne soient pas butés, demain ou dans 6 mois, par l'arme non létale. Des voyous. peut être. Ou pas. Y aura-t-il encore de la neige pour couvrir le sang ? Ou sinon, se posera-t-on la question de l'ordre public ? Au fait, c'est bon ? Vous avez fini ? Je peux ramasser les copies ?


--------------------------------------------


Allez, atchao, amigos-gas !
Thierry
RYS

jeudi, décembre 16, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#069)

Hello, amigos-gas (y otros tambien !)

J'ai fait le compte, revu tous les billets classés dans cette catégorie assez stupidement dénommée "C'est jeudi et c'est couça couçi", et me suis aperçu qu'à force de chercher absolument à dégotter les inconnus au grand bataillon des rockers, j'en étais arrivé à passer outre quelques uns des plus grands.

Déjà le Killer, il y a quelques semaines ça m'avait fait tout drôle (même s'il avait incidemment participé avant, lorsque j'avais évoqué le Million Dollar Quartet).

Alors Buddy Holly ! Imaginez! Presque soixante-dix numéros de "C'est jeudi et où sont mes amis ?" et pas un seul titre du natif de Lubbock, de celui que je considère comme l'un des trois plus grands annonciateurs de ce que l'on allait appelait le rock voire la pop music, par opposition au rock'n'roll, vocable renvoyé aux seules années 50. Bien sûr, plus tard, de glissements sémantiques en glissements sémantiques, le mot de rock'n'roll resurgirait et serait associé à un bien plus large éventail de style.

Mais, lorsque l'on se replace dans cette fin des années 50, si Elvis fut incontestablement le Roi, Jerry Lee le furieux mauvais garçon, Gene Vincent l'ange touché en plein vol, si des dizaines d'autres furent, qui les capitaines, qui les lieutenants, qui les simples soldats d'une armée en marche, renversant le vieux Monde sur son passage, tous ceux-là avaient, au plan musical, les pieds et les yeux dans les années 40 et 50, chargées de rythm and blues, de honky tonk et de country rustique, de hillbilly boogie. Et si tous, ou la plupart d'entre eux, volontairement ou non, contribuèrent par leurs attitudes scéniques, leurs textes sexuels et lestes, leur liberté souvent mal assumée, à débrider toute une jeunesse sous influence puritaine et à lui ouvrir des espaces jusqu'alors insoupçonnés, si beaucoup d'entre eux eurent une influence déterminante sur le rock des quarante années qui allaient suivre, il n'y en eut que trois, me semble-t-il en tout cas, dont on peut dire qu'ils annoncèrent le rock à venir, peut être même qu'ils contribuèrent à en écrire les fondations.

Chuck Berry, évidemment auquel tous les groupes anglais du British Boom doivent payer leur dû, Keith Richards en premier ; Chuck Berry, inventeur du rythm and blues moderne en quelque sorte, des Stones au pub-rock ;
Eddie Cochran, naturellement, le premier sans doute à plaquer des riffs modernes sur ses tubes que ne renieront ni les Who, ni les early Kinks quelques années plus tard ; Cochran inventeur du rock moderne en quelque sorte, de Townshend aux punks ;
Buddy Holly, enfin, qui traça en quelques titres, la voie aux groupes à guitares et voies claires, Beatles et Beach Boys ; Buddy Holly inventeur de la pop, de Mc Cartney à Avi Buffalo.

Il n'est qu'à écouter le titre (pas son moins connu) mis en lien : Oh Boy ! pour s'en convaincre.



La vie de Buddy Holly, extraordinairement courte, est assez bien connue, néanmoins, ceux qui voudraient se la remettre en mémoire, peuvent aller sur cette biographie sous Wikipédia, ou en lire une autre sur le site du Buddy Holly Center de Lubbock (en photo ci-dessus), ou, bien évidemment, sur le Rock'n'Roll Hall of Fame (mais la bio est courte).


Buddy Holly - Oh Boy

Allez à plus,
Thierry
RYS

lundi, décembre 13, 2010

WCOTBT - Saison 3 Etape 3 - Les Soluces et les Résultats

Je ne sais pas pourquoi, mais je l'appellerais bien Séverine, cette jeune femme aux yeux bandés. Oui Séverine... dear mistress...

Mais, qu'importe, ce que vous savez c'est que lorsqu'elle apparaît sur mon blog, c'est que c'est l'heure du Blind Test, WCOTBT, (mise en ligne, ou résultats d'une étape fraîchement terminée). Deucième terme de l'alternative aujourd'hui, avec les soluces et résultats de la troisième étape, celle de novembre.

Du mieux ! Très nettement du mieux !!!! Ou alors, c'était plus facile. Va savoir...

Je l'espérais, mais après tout lors de la seconde étape aussi je croyais que c'était plus aisé. Et en fait... Mais là, non, rien à dire. Le score moyen a été bien supérieur à ce que nous avions obtenu en septembre et octobre. Avec du 18,19 de moyenne, on est effectivement bien au de là des scores moyens des deux mois précédents.

Et encore une fois, merci et félicitations à tous ceux qui sont venus jouer, notamment à ceux et celles (et oui, au fond surtout eux et elles) qui ne sont venus récupérer qu'une petite dizaine de points. Faites-vous plaisir, il n'y a que ça qui compte. Oh et puis, il reste encore 7 étapes jusqu'en juin. Je peux vous le dire d'expérience : en novembre, rien n'est fait.

La participation ? Ni boostée, ni contractée par ce nouveau challenge, puisque vous fûtes 18 à jouer ce mois-ci (et nous accueillons des nouveaux au surplus). Comme à chaque fois, un amical salut aux retardataires (enfin, limites, mais dans les temps) qui me font passer une petite veillée dominicale... pour terminer mon décompte de points !

Bon, allez bilan de cette troisième levée : Nous avons un beau vainqueur d'étape avec JP de Next qui rend une copie presque parfaite, et des dauphins remarquables aussi, grâce à Sonic Eric et Ronnie Ocean. Les leaders au général ? Ben ils sont arrivés un peu derrière...


And Now The Soluces !
(à chaque fois, entre parenthèses, le score moyen obtenu, sur 2, 3 ou 5 points possibles)


A- LES SONS :

1 - Le pop-rock :

Buffalo Springfield - For What It's Worth (1,89) ;
The Go-Betweens - Man O'Sand to Girl O'Sea (0,78) ;
The HouseMartins - Happy Hour (0,83) ;
John Cale - Paris 1919 (1,11) ;
Imelda May - Johnny's Got A Boom Boom (0,33) ;
Gang of Four - Natural's Not's In (0,67).

Hum, dur, dur pour Imelda May. Et pourtant j'en avais parlé ici même, il y a peu. En fait, j'avais donné là une sorte d'avantage à ceux qui passent régulièrement sur ce blog : ce n'est pas la première fois, ce ne sera pas la dernière... Carton, en revanche pour le Buffalo Springfield...


2- Les Bouses :

La bouse 5 : Chimène Badi - Entre Nous (ah oui, je sais, là c'est rude) (1,00) ;

La bouse 6 : Nicolas Peyrac - So Far Away from L.A. (D'aucuns m'ont reproché d'avoir classé cette chanson en bouse... oui ben j'fais ke's ke j'veux) (1,83).

Et non, vous n'allez pas y couper :








Et donc, je ne peux que constater que tous, indies, folkeux, rockers, vous n'êtes pas loin de vouer un culte à Peyrac, dont l'air puissamment inspiré dans ce clip me fait frissonner (de peur).

3- Le Film :

C'est arrivé près de chez vous (2,67 sur 3 points possibles) : voilà qui vous aura permis d'engranger des points, il est vrai que ce n'était pas super difficile.

Bon au total, pour les sons, une moyenne de 11,11 points sur 19 possibles.



B- LES IMAGES :

1- Eyes Without a Face :
allez, les photos d'origine (histoire de vous faire râler... et vous allez râler !!!!). Cette fois, les scores entre parenthèses sont sur 3 possibles.

Eyes 1 :

Et bordel de Dieu, à nouveau mon petit cœur de rocker saigne devant cette méconnaissance d'un des plus grands : Eddie Cochran (0,67). Bon il est vrai, photographié tout jeunot à l'époque des Cochran Bros (qui n'étaient d'ailleurs pas frangins).

Eyes 2 :

Là, en revanche, on est au-delà du rock'n'roll. C'est la star planétaire. Elvis Presley, naturellement (2,67).

2- La Pochette : Là c'est le presque carton plein. Peut être parce que c'est un disque récent. Mais je me doutais que vous seriez nombreux à reconnaître :

Et oui : Carried to Dust de Calexico (3,75 sur 5 points possibles). Le mois prochain, encore une pochette très connue (plus que celle là en tout cas).

Bon au total, pour les images, une moyenne de 7,08 points sur 11 possibles (ah, beh, dès que ça marche sur la pochette....).


------------------------------------------------

CLASSEMENTS de l'Étape :

Au général :

1) J-P de Next : 28 points ;

2) Sonic Eric et Ronnie Ocean : 24 points ;

4) Guic' the Old et Stéphane Mus Foulon : 23 points ;

6) Arbobo : 21 points ;

7) Diane Cairn, La bUze, Coolbeans et Yosémite : 19 points ;

11) Daniel de Next : 18,5 points (car 2,5 pour la pochette où il trouva bien Calexico, mais pas le bon disque)

12) Jérome G. : 18 points ;

13) Dragibus : 17 points ;

14) El Klak : 15 points ;

15) Fabrice Guillet : 13 points ;

16) Stoni : 10 points ;

17) Pyrox le Hargneu : 9 points ;

18) Stéphane Ska : 8 points ;


Bravo à tous, l'essentiel étant de jouer.


Les "Sons" : Pop-Rock + Bouses + Cinéma :

1) Ronnie Ocean : 19 points (et oui le carton plein ! dommage que sur les images, le carton soit vide...) ;

2) J-P de Next : 17 points ;

3) Stéphane Mus Foulon, Arbobo et Guic' the Old : 15 points ;

6) Sonic Eric : 13 points...

etc.


"Images" : Eyes Without a Face + Pochette :

1) Sonic Eric et J-P de Next : 11 points (carton plein, là aussi) ;

3) Guic' the Old, Dragibus, Stéphane Mus Foulon, La bUze, El Klak, Jérome G., Yosémite, Coolbeans, Diane Cairn : 8 points...

etc.


Classements - Cumul après TROIS (3) étapes :

Au général :

1) Stéphane Mus Foulon : 76 points ;

2) Guic' The Old : 66 points ;

3) Arbobo : 61 points ;

4) J-P de Next : 55,5 points ;

5) Ronnie Ocean : 54 points ;

6) Sonic Eric : 53 points ;

7) Coolbeans : 51 points ;

8) Dragibus : 49 points ;

9) Jérome G. : 47 points ;

10) El Klak : 42 points ;

11) Daniel de Next : 37,5 points ;

12) Diane Cairn : 35 points ;

13) La bUze : 30 points ;

14) Stéphane Ska : 26 points ;

15) RegUs Patoff : 25 points ;

16) Stoni : 21 points ;

17) Yosémite et Pyrox le Hargneu : 19 points ;

19) Johnford (aka Pierre) et Jen : 17 points ;

21) Thanu et Fabrice Guillet : 13 points ;

23) Boebis : 9 points ;

24) Laurent Mouetron : 7 points.


Les "Sons" : Pop-Rock + Bouses + Cinéma :

1) Ronnie Ocean et Stéphane Mus Foulon : 49 points ;

3) Arbobo : 43 points;

4) Guic' the Old : 41 points ;

5) Coolbeans : 34 points ;

6) Sonic Eric et Jérome G. : 33 points ;

8) Dragibus : 32 points...
etc.


"Images" : Eyes Without a Face + Pochette :

1) Stéphane Mus Foulon : 27 points ;

2) Guic' The Old : 25 points

3) Sonic Eric : 20 points ;

4) El Klak : 19 points ;

5) Arbobo : 18 points ;
etc...

Alors, si ça s'arrêtait aujourd'hui, les trois vainqueurs seraient Stéphane Mus Foulon au général, Ronnie Ocean aux sons et Guic' the Old aux visuels. Mais les différences ne sont pas telles que les jeux soient faits. Notamment, entre la 4ème et la 9ème place, que moins de 9 points séparent. Non, les différences ne sont pas encore faites, loin de là, d'autant qu'il reste 7 étapes. Donc, à bon entendeur...


Bon, ben c'était déjà la troisième étape. Sept autres nous attendent jusqu'au final qui aura lieu en juin 2011.
La quatrième étape : alors, exceptionnellement, du fait des vacances, on ne démarrera pas le 28, et l'on va repousser de quelques jours, avec mise en ligne le 3 janvier, au matin, et à nouveau pour une durée de 15 jours.

Be there !
A plus,
Thierry
RYS

samedi, décembre 11, 2010

Triolet pour la semaine passée (#014)

Voilà le samedi qui revient après une semaine blanche, froide, hivernale, bien comme on les aime. C'eut d'ailleurs pu aisément être le retour sur évènement de la semaine que ce come back de la neige. D'autant que les commentaires médiatiques habituels ("la France paralysée", "Privée de légumes frais, Rungis a peur", "La galère des automobilistes otages de la RN 448", "L'angoissante nuit des naufragés de la route"...) comme les réactions prises sur le vif des dits otages ("C'est un scandale, rien n'a été organisé" , "On nous cache tout, on nous dit rien", "Et ils font quoi à la DDE, ces feignants de fonctionnaires..." (à ce sujet, si quelqu'un pouvait expliquer aux "gens" que les DDE n'existent plus et que pour la plupart des routes, la responsabilité de l'entretien incombe désormais aux départements qui s'organisent comme ils le veulent, hein,... ce serait trop compliqué ? Ah, bon !)) nous eussent fourni quelques matières à fourbir notre haine tranquille de nos contemporains. Que l'on eut, au surplus, pu pimenter des (à peine) démagogiques déclarations du Premier ministre, considérant que dans l'affaire le thermomètre était en cause.

Mais, bon, on aura trouvé autre chose, un truc un peu moins commenté (même mal) durant la semaine.

Voilà donc le Triolet pour la semaine passée. Dont le trépied sera composé cette fois-ci, de la photo de la semaine, de l'insolite de la semaine (doublé d'ailleurs) et enfin du retour sur évènement.
So, go !

---------------------------------------------------------


La photo de la semaine : est drôle et malpolie (presque parfaite, donc).

On la doit, paraîtrait-il, à un dysfonctionnement électrique (ou électronique, allez savoir) qui n'a pas manqué d'humour. Bug qui a affecté le mobilier urbain censé nous civiliser dans nos promenades piétonnes.

Je vous montre la dite photo :

Trouvée sur cet entrefilet du Post.fr, grand spécialiste de ce genre de conneries. Donc, à Spokane, Etat de Washington, non seulement, lorsque le feu est au vert pour les automobiles, on vous enjoint, classiquement, de ne pas traverser, mais de surcroît on vous envoie vous faire mettre par les grecs (ou toute autre peuplade par vous préférée).

Problème technique lié aux mauvaises conditions climatiques, se défendent les autorités locales. Bullshit, oui. Il a fait un temps de bœuf à Paris durant plusieurs jours et je n'ai pas encore remarqué qu'un feu piéton m'interdisait de traverser sur le mode Johnny Cash à Saint Quentin. Moi, je vous dit que c'est plutôt un coup du lobby pro voitures, dont chacun sait qu'il a pignon, arbre à came et amortisseurs sur rue, aux States. Épicez tout !


L'insolite de la semaine : est rassurant pour les accros à la clope.

Et oui. Vous avez peut être vous même été confrontés à ce cornélien dilemme : continuer la cigarette ou continuer ma femme (mon homme, hein c'est au choix). Peut être même fîtes vous face à une ou un partenaire, n'asseyant son autorité que par les mises en demeure et vous enjoignant de cesser illico toute tabagie, sans quoi pour les câlins il allait devenir plus efficace d'aller voir la voisine (le voisin). Nous avons là, une histoire un peu similaire. A ceci près qu'il ne semble pas que monsieur ait décidé d'arrêter de tirer son mégot par respect pour les bronches de son épouse, mais plus prosaïquement pour durer encore un peu auprès d'elle. Pour vivre plus longtemps et profiter de sa meuf, quoi. En un mot comme en cent, rien de bien altruiste et tout de fortement égoïste dans la démarche du monsieur.

Il est vrai qu'il a 107 ans, le gonze ! Et que sa femme en a facile 40 de moins (ce qui ne fait pas non plus d'elle une perdrix de l'année). Mais bon, que voulez vous l'amour est aveugle. Du reste, vu la photo du monsieur, il n'est pas impossible qu'il le soit un peu lui aussi.

107 ans. Arrêter de cloper à 107 ans. C'est à la fois admirable et d'un ridicule achevé. Parce que je ne crois pas que notre homme pourra tenir jusqu'à ces cent cinquante ans, âge auxquels on pourrait, éventuellement, considérer que ses poumons sont revenus à un état normal. Au fond, vous savez quoi ? Je serais pas autrement surpris que la gamine sexagénaire ait posé à pépère un ultimatum du type de celui décrit plus haut.
En tout cas tirer sur sa sèche jusqu'à 107 ans, sans problème, c'est du lourd !

Comme je le disais en introduction, j'ai hésité avec un autre insolite de la semaine : celui-ci. Mais tout compte fait, pour ridicule que ce soit (si c'est avéré), ce n'est pas si insolite que ça.


Le retour sur évènement de la semaine : est le retour à la lettre de cachet.
Il vaut son pesant d'ordre ancien, le retour sur évènement de cette semaine (même si dans le langage proto faf, c'est plutôt "ordre nouveau" qui avait la cote). On a dans l'Allier un Préfet de choc. Un vrai ! Un sévèrement monté !

Les faits sont assez simples. Ils sont du reste relatés ici, dans France Soir. Un syndicaliste de Mayet-de-Montagne (oui, ben tout le monde ne crèche à Bastille ou à République, hein !) s'est fait serrer par les policiers, sans doute pour le seul motif de ne pas aller déranger la visite du Conducator, en déplacement dans nos belles provinces. Parce que si ça n'est pas la raison, aussi immaculée qu'une lettre de cachet, alors les faits officiels qui lui sont reprochés au gus, sont minces et ridicules : il était sur les lieux où avaient été collées des affiches illégales ! Si ! C'est ça la raison. Autant dire qu'on peut tous y avoir droit... pour peu que le Président passe en visite dans le coin.

Mais, le pompon, c'est le Préfet, évoqué plus haut. Sur France Info, on peut l'entendre s'expliquer. Allez écouter : vous allez voir, c'est du viril. C'est pas une fiotte le Préfet, d'ailleurs c'est bien simple, lui il est Gaulliste ! Les gauchistes, ah ça oui, ça c'est des petits pédés. Juste bons à foutre le souk et à aller porter plainte parce qu'ils ont été quelques heures au ballon ! Des jeanfoutres, des couilles molles quoi ! Des minables (et là je n'enjolive même plus ses propos). Alors qu'un Gaulliste, c'est plus sportif (toujours ses propos, rien que ses propos).

Putain... je suis prêt à admettre que le volapuk compassé de nombre de nos hauts fonctionnaires est assez souvent déplacé, mais le sabir nanardo-vulgaro-anarchiste de droite de M. le Préfet Monzani ne l'est pas moins. Mais que voulez-vous, les valets alignent leur pas sur le pas du Maître. Et leur langage aussi (sérieux, Bigeard c'était Monseigneur Lustiger, à coté de Monzani).

---------------------------------------------------------


Bon, allez sur ce, have a nice weekend.
Ce sont les deux derniers jours, aujourd'hui et demain, pour répondre à ce petit questionnaire qu'on appelle WCOTBT (si vous ne l'avez déjà fait). Les résultats seront mis en ligne lundi. En conséquence, pas de retour vers le weekend ce jour là.

Thierry

RYS

jeudi, décembre 09, 2010

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#068)

Hello amigos-gas.

Bon, foin de conneries comme dans le billet précédent, où l'on ne fera tout de même pas prendre des vessies pour des lanternes ; trêves de conneries et retour à la musique country, hillbilly, rockabilly, rock'n'roll, rythm and blues, peu importe le style, pourvu que le millésime et l'estampille soit bons.

Et aujourd'hui, nous allons replonger aux racines les plus raciniennes, (c'est pour ne pas dire les plus roots que je m'autorise ce qualificatif, a priori plus usuel pour le théâtre), avec un musicien de légende, hélas plus connu des aficionados de la guitare à Dadi que des fans du King, technique picking oblige. Un guitariste, naturellement. Et né au meilleur moment et au meilleur endroit pour pratiquer le folklore locale, celui qui n'allait pas tarder à engendrer hillbilly et rockabilly. Un guitariste, né en 1917 dans le Kentucky, terre où l'on ne plaisante pas avec la guitare ni avec le dulcimer des Appalaches (encore que notre homme soit plutôt natif de l'Ouest de l'Etat, les montagnes se dressant elles à l'Est, aux frontières de la Virginie).

Cet homme, paraît-il, bénéficia des meilleurs professeurs, la légende allant jusqu'à prétendre qu'il tira son art du picking du légendaire Arnold Schultz (mais par générations de doigts interposés). Toujours est-il que Merle Travis, puisque c'est de lui qu'il s'agit, développa sa propre technique de picking à deux doigts, qui fit de lui un authentique "Hilbilly Folkeux". Car c'est bien de ça au fond qu'il s'agissait : rien de moins que le folk des montagnes américaines, celui des mineurs et des ouvriers. Les countrymen, les grands, ne s'y trompèrent qui surent, plus tard, reprendre dans leur répertoire les standards de Travis, comme "Sixteen Tons" (par Tennessee Ernie Ford) ou "Dark As a Dungeon" (par Johnny Cash). Réédité récemment, son album "Folk Songs of The Hills" est une parfaite collation de ce répertoire, composé pour moitié d'originaux de Travis et pour moitié de traditionnels.

Dans le best of de l'homme que j'ai récupéré il y a peu, hors ces fameux classiques, il y a quelques titres où le guitariste laisse un peu plus aller la machine, comme dans ce rag que je vous propose aujourd'hui, Steel Guitar Rag, sans surprise joué à la steel guitar. Mais pour ceux qui souhaiteraient s'avancer plus dans la découverte du picking de Travis, il faut conseiller l'album "Walking The Strings", amplement constitué d'instrumentaux classieux (et qui vous feront parfaitement comprendre que Chet Atkins et, dans notre langue, Marcel Dadi furent ses héritiers).

Le site AllMusic donne une biographie complète et très intéressante de Travis, qui montre combien, l'air de ne pas y toucher, Merle Travis influença les futurs guitaristes du rock'n'roll naissant.


So, listen :

Merle Travis - Steel Guitar Rag


And See :






Voilà, ce sera tout pour aujourd'hui (et c'est déjà beaucoup).
A plus,
Thierry
RYS

mercredi, décembre 08, 2010

Deux merveilles hillbillly-the kids

Alors voilà.

Il y a deux semaines de ça, guère plus, par une soirée un peu humide mais bien moins froide que ces derniers jours, je fus invité à diner chez Stéphane Mus Foulon, qui outre le fait qu'il a l'extraordinaire honneur d'être mon proche voisin (8 ou 10 kilomètres nous séparant, ce qui correspond, à l'échelle de la banlieue, a trois stations de métro pour un parisien pur souche), est aussi actuellement le leader du WCOTBT saison 3.

Cette image n'a strictement aucun intérêt, hormis illustrer le concept d'une soirée humide !

Invitation qui, ça va sans dire mais répétons-le quand même car je vous sais facilement mauvaises langues, avait tout à voir avec la faible distance entre nos homes respectives et rien avec sa position (précaire) au classement du jeu le plus suivi de la blogosphère. Et qui n'avait pas été lancée totalement au hasard en ce jour précis, puisque Mus souhaitait profiter de la présence de l'illustre Mario Cavallero (allez donc voir son blog improbable pour vous faire une idée du bougre) pour que nous puissions, en une sorte de rencontre au sommet, de quasi Yalta de la websphère, nous palucher les phalanges en vrai, for the first time.

Il faut dire que je connais Mario depuis déjà deux ans, pour avoir outrageusement dominé de la tête, des épaules, du ventre et du bassin, un (remarquable) blind test thématique en une dizaine de sessions qu'il animait avec Lee Brilleaux, sur le regretté blog de Mâme la présentatrice du Mouv', miss Ame à Elle !
Et Arbobo me direz-vous ? Dans le blind test en question...? Ben non, m'en souviens plus. Il jouait ? Sûr ?
L'était pas plutôt en train d'interviewer des starlettes de la pop indie, tendres et naïves, et promptes à le croire quand il leur annonçait qu'il connaît personnellement Nick Cave, Mick Jagger, le gardien du Père Lachaise pour faire un jamborée nocturne sur la tombe de l'Old Jim, Casabiancas... et que évidemment, si elles veulent bien monter à la studette, le temps qu'il passe un coup de bigophone, parce que ça tombe super bien, justement Mick Jagger, Nick Cave, le gardien..., est en ville ce soir là (en fait, vous l'avez compris car vous êtes super affutés aujourd'hui, il choisit en fonction des goûts de la damoiselle - il lui a même fallu, dit-on, prétendre un jour, qu'il était un ami personnel de Marine Le Pen pour séduire la chanteuse leader d'un groupe Oï Skin tendance rangers, dont la voix l'avait puissamment séduite, tout comme ce qui se logeait entre son menton et son ventre et lui tendait les bretelles comme une corde d'arc - ce qui n'est pas pire, cela étant, que de devoir en appeler aux mânes de Marcel Amont, comme il fut contraint de le faire pour tenter de pécho Régine Chassagne - eh, oui la meuf de l'Arcade en Feu a une assez curieuse conception de la chanson française de qualité.... mais passons!!!! )...

Cette image n'a pas plus d'intérêt que la précédente, mais elle dessine bien l'idée de domination...

Bon !? Put. j'en étais où moi ?

Ah ouais !

Donc Mus et Cavallero au diner. Enfin, je veux dire : dinant avec moi (évidemment je les ai pas bouffés !).
Et les braves, dans un accès de vassalité à l'égard de leur digne suzerain, avaient ramené de leur brocantesque ballade digestive, deux merveilles de hillbilly français rarissimes.

Je leur promis, en les remerciant avec cette réserve qui sied aux maîtres quand leurs valets sont heureux de leur faire plaisir, que je chroniquerai lesdits disques.
Deux EP d'époque donc, que nous pouvons pour le premier situer au début des années 80, quand le second est d'une date plus indéterminée. Du reste, ce second EP n'est pas français mais belge, ce qui en rend la valeur marchande encore plus grande (exotisme oblige).

Le premier EP est une merveille de mix entre la Wanda Jackson des débuts, reine des surprises parties (tout le monde se souvient de son Let's Have A Party, par exemple), et la voix plus fragile d'un Buddy Holly débutant. Soutenu par un sax d'anthologie, c'est le rythm and blues blanc par excellence.

Le second quand à lui va clairement loucher du coté du punkabilly d'avant les Cramps. Un peu Meteors et Trashmen, mais surtout avec une influence Hasil Adkins totalement revendiquée. Le plus crève cœur de l'histoire étant qu'on ne sait rien de l'exceptionnel artiste d'outre Quiévrain, qui chante avec une voix de gorge à faire passer Screaming Jay Hawkins pour un castrat à la cour de Venise.

Bon, ben le mieux, c'est encore que je vous les mette en ligne, afin que vous vous fassiez votre propre idée : fraîchement encodés, mais les craquements sont d'époque (et oubliez la stéréo, c'est inutile)

Hillbilly the Kids 1

Hillbilly the Kids 2


....................................... aaaaaaaaaaaaaaaaarrrggggggggh...................................................
...............aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrgggghhhhhh........................................................
.................ohpppppppppppppppppppppuuuutttttaaaaaaaain......................................................
..............ooooooooooooooooocuuuuuuuuuuuuuuuucchhhh.....................................................
...............aaaaaaaaaaaaaaaaarrrrrrrrrrghhhhhhhhhhhhhh......................................................

Ouais.

Bon.

Voilà, à quoi ces deux couillons s'amusent : aller me fourguer au fond d'un carton un disque du pôvre Billy, accompagné des ridicules Forbans, et ensuite un improbable "chanteur" belge qui brame des phrases qu'on ne comprend même pas ("les brogues du rock', c'est du Ch'ti dans le texte ça non ?). Que c'est tellement mauvais que ça en fait presque style d'ailleurs. Le Gay qu'il s'appelle le gonze ! (pas croyable c'est un fake !)

OK les gars. OK !!!
Vous ne perdez rien pour attendre. Bon, allez, déjà : Mus Foulon : pénalité pour tentative de subordination du Maître de WCOTBT : pénalité de 20 points (et c'est Guic' qui se frotte les mains).

Bon, à part ça, on a bien bouffé, et ces deux convives étaient tout à fait sympathiques.

Quant à cette image finale, elle a encore moins d'intérêt, hormis rappeler que Mus Foulon et Mario font la paire...

Allez, atchao,
Thierry
RYS

lundi, décembre 06, 2010

Retour vers le Weekend (#012)

Ce lundi, jour de reprise du pointage à l'ex ANPE et / ou du pointage à l'usine-bureau-atelier-magasin... où vous allez donner votre force de travail sans en récupérer la moindre parcelle de plus-value (oui, oui, relisez Marx...) et / ou contribuer, involontairement, au tassement des salaires sous nos cieux, puisque vous appartiendrez à la cohorte prête à prendre un taf sous l'étiage salarial, est aussi le jour du Retour vers le Weekend.


Qui sera assez court aujourd'hui. En ce sens que je n'ai pas fouillé plus que ça l'Internet, trop abattu que j'étais par la défaite (méritée, car ils n'ont pas très bien joué) de l'ASR à Bayonne au moment même où un Agen retrouvé, remportait une écrasante victoire (tout aussi méritée) à Brive, ce qui ne fait pas trop l'affaire des maritimes, désormais aux portes de la zone de relégation.

Je voudrais quand même noter, comme en un hommage, la mort de Jacques Lafleur. Ce nom ne représente rien pour la plupart de ceux (celles) qui auront le courage ou me feront la gentillesse de venir lire ces lignes. Pourtant, avec son ennemi Tjibaou le kanak, ce représentant des Caldoches, fils de colons de Nouvelle-Calédonie, prit le risque de faire une paix que pourtant, majoritairement, leurs camps respectifs ne souhaitaient pas, tant ils étaient engagés dans la logique de l'affrontement. Il faut dire aussi que le gouvernement Chirac avait cru très intelligent à quelques jours des élections présidentielles de 1988, de faire donner l'assaut sur la grotte d'Ouvéa ou des gendarmes français étaient otages de combattants kanaks. Le bilan fut atroce. Chirac n'en obtint pas une voix de plus et subit, face au vieux Tonton, une défaite encore plus humiliante que celle qu'a encaissée Ségolène il y a trois ans et demi.

Dans ce contexte pré insurrectionnel, Rocard, à peine nommé Premier ministre une fois Mitterrand réélu, et un certain Christian Blanc, tentèrent une sorte de médiation de la dernière chance. S'ils y parvinrent, obtenant la signature d'accords de Matignon suffisamment solides pour que 22 ans après ils soient encore respectés, c'est en grande partie à ces deux hommes qu'ils le durent : Jean-Marie Tjibaou, leader kanak et Jacques Lafleur, président du RPR local, représentant des Caldoches. Tjibaou le paya de sa vie un an plus tard, comme nombre de ceux qui choisissent la paix alors qu'il serait si commode de poursuivre la guerre. Lafleur eut plus de chance. Son parcours fut ensuite plus chaotique, mais, à nouveau, en 1998, il sut s'associer avec les kanaks pour faire évoluer les accords de Matignon, qui prévoyaient un référendum sur l'indépendance et dont il avait bien compris que s'il lui donnerait la victoire, il ne pourrait qu'à nouveau attiser les braises dans le camp des perdants indépendantistes kanaks. C'était un homme de droite. Classique. Mais les calédoniens peuvent se féliciter d'en avoir eu un de cette trempe.


Sans aucun rapport, si vous voulez savoir à quel drogue tournent les personnages d'Alice au pays des Merveilles, allez faire un tour sur ce blog qui présente quelques gif très éclairants. Qu'Alice elle-même soit flashée aux champignons n'est pas une immense surprise. On le savait depuis longtemps, le Jefferson Airplane nous l'ayant même rappelé en musique :




Dimanche, un temps enfin un peu levé, et surtout des routes enfin déneigées, m'enjoignent de rejoindre Vitry-sur-Seine, en fin d'après-midi, avec mon gamin, à qui ,je veux enfin faire découvrir ce qu'est un (très) bon combo de rockabilly.
Il est un peu circonspect le gosse, parce que ce qu'il a pu en entendre sur disque (non je vous promets que je ne bassine pas toute ma famille avec mes dadas), ne l'a pas vraiment convaincu que c'était la musique qu'il préférait. Mais, c'est un garçon obéissant... Non je déconne. Le truc c'est que je lui ai dit qu'il allait voir un des futurs très grands guitaristes de rock en France, et là, lui le musicien, l'admirateur d'Hendrix et d'Eddie Hazel (le guitar hero de Funkadelic) était foutrement intrigué.

Phil qui ne met pas le manche avant la cognée, et Jull, le new guitar hero

Après qu'on se soit un peu paumés entre Chevilly-Larue, Villejuif et Vitry, on finit pas par poser pied dans un endroit hors du monde, où des bataillons de danseurs de rock'n'roll, de bop, de jive... viennent oublier le froid hivernal pour mettre en pratique (et de quelle manière) les leçons patiemment apprises en cours. Et pour les faire guincher, c'est Ghost Highway qui assurera le concert entre 18h et 20h30. Oui, je vous en ai déjà parlé de ceux-là, un des groupes, à mon goût en tout cas, les plus racés de la vague nouvelle du rockab' parisien qui tape les scènes depuis quelques années, mais pourrait peut être enfin faire parler d'elle au-delà de l'audience habituelle de ce type de musique.

Que dire, si ce n'est que, même fatigués, et ils l'étaient parce que bien que non professionnels, ils enchaînent actuellement les concerts comme s'ils l'étaient, ils ont encore su foutre le feu à la salle. La manière dont les derniers danseurs, lors de la 3ème partie du set, ont abandonné leurs passes compliquées pour venir simplement gueuler leur plaisir d'entendre réactivés des classiques comme Flying Saucer's Rock'n'Roll ou Goin' Up The Country, en dit long sur la capacité de ces mecs a toucher le grand public. Oui. Le grand public.
Et ce gamin de Jull a encore progressé à la guitare. Ce qui n'est pas peu dire...

Jull et Arno, Country heroes.

Du reste, c'est pas difficile : mon gamin a quitté la salle convaincu que le rockabilly quand c'est bien joué, ben purée... Et convaincu aussi que le guitariste, là, et beh...


Ouais, c'était une très belle manière de terminer le weekend, bien plus fun en tout cas que planté devant la télé, à regarder l'équipe de France de tennis passer à coté de l'exploit en Serbie.

Allez, à plus !
Thierry
RYS

samedi, décembre 04, 2010

Triolet pour la semaine passée (#013)

Hello !
Amigos, Amigas, Otros, Otras. et tuttos quantos, tutti quanti !

Je pourrais transformer ce Triolet en un Monolet (oui j'invente, je dépose à la SACEM et à l'INPI et ensuite j'encaisse - une manière agréable de gagner sa vie -). Et ne parler que de la neige qui, de Rouen à Grenoble, en passant par Orléans et Lyon (oui, surtout Orléans et Lyon) a blanchi les toits des villes et les restes de labours des campagnes. (ah on me dit Rennes aussi, et Caen...) Et ce n'est pas fini paraît-il !
Mais n'y comptez pas : Triolet un jour, Triolet toujours !

Curieusement, les trois jambes du trépied datent toutes de lundi, même si elles ont provoqué des ridules à la surface des nouvelles, qui ont continué d'onduler les jours suivants. Cette semaine sera donc triolisée avec le Film de la semaine, la Phrase de la semaine et le Retour sur "Évènement" de la semaine.



Le Film de la semaine : n'est pas exactement de cette semaine ; il est même bien plus ancien.

Et il est multiple, le film de la semaine. En mode rediffusions. Il a pour noms : Y a-t-il un pilote dans l'avion ? un flic pour sauver la Reine ? pour sauver le Président ? Où, à chaque fois, des scénarios hénaurmes (ce qui ne veut pas dire lourds) étaient littéralement portés par ce type incroyable, sorte de synthèse entre Pierre Richard, Peters Sellers en Clouseau (la Panthère Rose étant sans ambiguïté une inspiration des Zucker Abraham Zucker) et Tony Curtis, avec une once de kitch US en guise de cerise sur le gâteau.

On a peut être aujourd'hui peine à le croire, mais en 1980, lors de la première saillie de la série (parodiant les films catastrophe aérienne, fort en vogue dans les années 70), c'était une véritable calotte que l'on prenait. Et qui divisait le monde en deux (bon j'exagère peut être un peu, mais à peine). Entre ceux qui n'y voyait que galimatias incohérent et à peine drôle et ceux, dont je fus, complètement tourneboulés par cette explosion de l'absurde et du n'importe quoi intelligent sur grand écran. C'est qu'il faudrait aussi rappeler à quelle sorte de films comiques nous avions été abrutis des années 60 au début des années 80 (et non, Les Tontons Flingueurs n'avaient pas encore, à ce moment là, acquis le statut cultissime qu'on leur connaît de nos jours, et qui pour le coup, pourrait presque désormais passer pour suspect).

Et là dedans, Leslie Nielsen incarnait la quintessence de cet esprit potache rusé, où tous les codes se voyaient déplacés d'un cran afin de nous fourrer le nez dans une réalité improbable et jouissive. Si j'ai quelque appétence aujourd'hui pour l'humour absurde, c'est sans doute à ces films que je le dois. Alors certes, Nielsen, comme tous les grands comiques, ne fit pas que des chefs d'œuvre, sans doute tira-t-il exagérément sur la corde (il faut aussi payer ses impôts, et ses pensions alimentaires - l'homme s'est quand même marié 4 fois -). Mais, même si je ne sais pas si je serais encore là pour le lire ou l'entendre, je ne serais pas autrement surpris que d'ici une vingtaine d'années, cet acteur soit porté, par la critique, au Panthéon des grands comiques du cinéma.

De toute façon, un acteur qui a joué à la fois dans Planète Interdite dans les années 50, Hamburger Film Sandwich en 77 et les ZAZ dans les années 80, ne peut qu'être considéré comme un génie !


La phrase de la semaine : aurait, dans d'autres conditions, été un évènement dont les blogs eussent dégoisé des pages entières.

Mais là...

En l'occurrence, la phrase sans qu'on la reprenne in extenso, évoque "des désaccords musicaux, émotionnels et humains". Et annonce, vingt quatre heures avant le communiqué officiel la mort du groupe de rock français qui aura le plus vendu de tous les temps, si ce n'est de disques, au moins de places de concerts. Et qui à ce titre est depuis longtemps entré dans l'histoire de cette musique sous nos latitudes. Il est d'ailleurs permis de penser que Teyssot-Gay, peut être incidemment, donne le coup qui propulse désormais Noir Désir dans la légende.
A voir.
Ce sont nos fils qui touchent aujourd'hui leurs vingt ans, qui écriront l'histoire. Qui sait le poids qu'ils accorderont aux bordelais ? Qui sait, si dans 15 ans, lorsque ils évoqueront les premiers grands gourous de la pop et du rock en France, ils ne privilégieront pas plus facilement Phoenix, Air ou Daft Punk (qui, eux, font vraiment la couv' du NME, et jouent vraiment aux States), renvoyant Noir Désir dans le placard de l'histoire où Téléphone croupit depuis 20 ans... Ah tiens il semblerait qu'ils veulent en sortir... Décidément...

Je ne surprendrai sans doute personne en affirmant que je n'ai pas beaucoup aimé Noir Désir, ni son chanteur, ne goûtant en particulier que très peu son écriture lyrique, à dix milles encablures du rock'n'roll, mais à trois centimètres de Brel et de Ferré (ce qui en soi n'est pas mauvaise chose, mais n'est que de faible accointance avec Presley, les Stones ou Iggy Pop). Mais je ne suis pas assez crétin, pour n'avoir pas vu qu'ils avaient touché à quelque chose d'assez sensible chez les mecs de la génération qui suivit la mienne, quitte, pour ce faire, à flirter, volontairement ou non, avec une démagogie un peu putassière, lorgnant tantôt vers la mauvaise digestion de Lautréamont propre aux années lycéennes, tantôt vers l'assimilation d'un vague marxisme pré-mâché aux odeurs de Mac Do et de blockbuster, propre, elle à la jeunesse en général.

Bon. J'imagine que vous allez être nombreux à pleurer en cachette la fin de vos 20 ans. Ce que je ne saurais vous reprocher. J'ose croire que vous serez tout aussi nombreux à admettre que Noir Désir était, anyway, mort depuis déjà bien longtemps. Et que nous ne vivons que l'aboutissement d'un processus de déliquescence depuis longtemps entamé, un non-évènement par excellence.

Allez : "Veuillez rendre l'âme..."



Le retour sur "évènement" : c'était sans doute terriblement prévisible !

Oui, franchement que Ségolène, l'encre d'un accord à trois (Martine, Dominique et la Madone) à peine sèche, biffe son nom du contrat, voilà qui ne devrait plus étonner grand monde. Et, pourtant, se voulant maîtresse de son agenda (ce doit être la dernière chose dont elle est la maîtresse), la voilà qui débusque le renard médiatique qui ne la suivait que de loin, tapi dans son terrier : Oui, elle a décidé d'être candidate à la primaire socialiste.

Ok ! La machine à perdre est donc lancée. Et l'on est honnêtement en droit de se demander si, sans s'en rendre compte, la Présidente du Poitou n'est pas la parfaite marionnette entre les mains d'un Président de la République a priori mal embarqué pour 2012.... sauf si, par extraordinaire, il avait la fortune de rencontrer à nouveau celle qui a perdu l'imperdable en 2007. Nicolas sent bien que face à DSK il ne ferait guère la maille, (le problème de DSK étant plus de passer au second tour dans des conditions pas trop déplorables) et que même une Aubry serait en mesure de le renvoyer à Neuilly. Mais Ségo... pain béni pour la droite ! Et aussi pour Bayrou...

Mais, elle aurait tort de ne pas le faire, Joan of Ark of Poitiers. Après tout, sans quelques habiles dépouillements nordistes, elle eut pris le manche du Parti Socialiste lors du Congrès de Reims de 2008. Ce qui veut dire, en un mot comme en cent, qu'elle avait été ELUE par les militants. Ce qui nous donne une idée du degré de lucidité du militant PS de base...
Alors du sympathisant PS susceptible de participer à cette farce des primaires, on peut tout imaginer...

Du reste, c'est bon, elle est en campagne. Que ce soit, via son réseau de sympathisants qui de l'avenir manifestent le désir (ah les couillons, tiens ça c'est pour eux), ou par la bouche de sa fidèle Batho (qui lui doit absolument tout, se serait-ce que son poste de députée), la parfaite apparatchik dont le parcours vous donne de sérieuses envies de voter à droite (si, si, voyez la cohérence politique de la jeune femme).

La machine à perdre est parfaitement lancée. Comme en 2006. Et on se prend à envisager que la phrase du Conducator sur les deux mandats mais pas plus prend soudain de la consistance.
Tenez, ségolénifiant(e)s, ceci est pour vous.


DERNIÈRE MINUTE : Ségolène a, à nouveau, été cambriolée. Hénaurme hasard ! Juste après son annonce officielle (on avait eu droit à la même chose, il y a trois ans... Selon Le Parisien, on aurait retrouvé une écharpe sur les lieux du crime... Une écharpe ??? Bon sang ! Le fantôme de Tonton ! A tous les coups, c'est lui le coupable !


Bon, voilà, tout ça m'énerve... C'est malin.
Allez, bon weekend.
Thierry
RYS