jeudi, juin 30, 2011

WCOTBT Saison 3 - C'est FINI !!

Goodbye Séverine !

Et oui toutes les bonnes choses ont une fin. Quelle qu'elle soit (merde j'ai un doute avec l'orthographe d'un coup). Kainporte ! Toujours est-il que la fin de cette troisième saison du WCOTBT aura été un brin décevante. Pas sur la qualité des joueurs qui s'y seront affrontés mais sur leur nombre. Lors du 8ème et même du 9ème envoi, on avait pas trop touché, même à la fin. Ce coup-ci on fait à peine un peu mieux mais sans enrayer le terrible ralentissement de l'activité qui frappe ce WCOTBT (en économie on appelle ça une crise...)

En tout cas merci aux 11 concurrents qui ont joué jusqu'au bout tout comme aux 11 qui ont joué tous les mois, ou presque !

Bon, je ne suis pas trop sûr d'avoir très envie de remettre ça à la rentrée pour une quatrième saison. C'est beaucoup de temps et ce n'est pas la ressource dont je dispose le plus. De toute façon l'été arrive (si vous l'aviez pas remarqué, il est bel et bien là et Germaine votre vieille voisine est déjà en train de dessécher comme du jambon dans une bergerie corse), ce blog va rentrer en estivation, et comme la nuit porte conseil.

Bien maintenant envoyons les soluces de cette dernière levée de la dernière saison du WCOTBT :

1- LES SONS :


Pop-rock classique : sur deux points.

1) Beach Boys - God Only Knows (1,64) ;
2) Joseph Arthur - Mercedes (1,09) ;
3) Guns abd Roses - Paradise City (1,45) ;
4) Elvis Costello - Watching the Detectives (0,55) ;
5) Amy Winehouse - You Know I'm No Good (1,91) ;
6) Johnny Burnette - Your Baby Blue Eyes (0,91).

Bien ce qui nous fait 1967 ; 1997 ; 1987 ; 1977 ; 2007 et 1957 comme années respectives de parution de ces chansons.... Et voilà comment on répondait à la question subsidaire ! Total 0 points sur les 5 possibles. Nul n'a trouvé...

Pop-rock bonus (extraits super courts... mais très connus) : sur 3 points

- Neil Young - The Needle and yhe Damage Done (1,36) ;
- The Beatles - Obla Di Obla Da (3,00 - carton plein);
- The Kinks - Waterloo Sunset (1,91) ;

Les bouses classiques : sur deux points

- Jean-Patriiiiiiiiiiiiiiiiiiiccckkkk Capdevieille - Quand t'es dans le désert (2,00 carton plein) ;
- Franciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiisssss Lalanne - On se retrouvera ou encore Pense à moi ou encore Le passage ou encore Mais quelle merde (tous ces titres étaient acceptés, exception faite du dernier quand même, car s'agissant de Lalanne, il manquait de précision...) (2,00 - carton plein)

La bouse bonus (en un très court extrait, mais c'est la aussi très connu..... hélas) : sur 4 points

- U2 - With or Without You (4,00 - recarton plein) ;

Cinéma classique : sur 3 points

De Robert Guédiguian (et on me dit que les décors ne sont pas de Roger Hart) : Plus belle la vie... oups pardon : Marius et Jeannette (2,18) ;

Cinéma bonus : en VF
pour 4 points

De Kantin Taren-Tino : Pulp Fiction (3,64) ;


2- LES IMAGES :

Eyes without a face :

Eyes 19 :

Steve Buscemi (1,36 sur 3 max)

Eyes 20 :

Zinedine..................... Zidane !!!
(voix de Jacques Chirac le 12 juin 1998, 23 heures, gueulant le seul nom de joueur qu'il connaissait) (2,91 sur 3 possibles)

Double Eyes bonus :

Lou et Nico... cadeau là ! (4,91 sur 6 points max)

Pochette n°10 :

No More Heroes - Stranglers (0,91 sur 5 max)


Et enfin pochette bonus :

Et Seppuku de Taxi Girl pour finir en beauté (1,91 sur 7 possibles).


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Et maintenant les finaux classements :


1 - Classement Général Final

1- Stéphane Mus Foulon : 274 points ;
2- Guic The Old : 239 points ;
3- Arbobo : 209 points ;

4- El Klak : 181 points ;
5- Dragibus : 180 points ;
6- Jérome G. : 179 points ;
7- La bUze : 175,5 points
8- Sonic Eric : 170 points ;
9- J-P de Next : 163,5 points ;
10- Ronnie Ocean : 155,5 points ;
11- Pyrox le Hargneu : 110 points ;
12- Sandrine Thébaut : 106 points ;
13- Diane Cairn : 69 points ;
14- Coolbeans : 51 points ;
15- Daniel de Next : 50,5 points ;
16- Sophie Lenoir : 50 points ;
17- Davnat : 49 points ;
18- Laurent Mouetron : 34 points ;
19- Stoni (Davidéo) : 31 points ;
20- Fabrice Guillet : 30 points ;
21- Stéphane Ska : 26 points ;
22- RegUs PatOff : 25 points ;
23- Yosémite : 19 points ;
24- JohnFord et Jen : 17 points ;
26- Thanu et Oeuréka : 13 points ;
28- Anna K : 12 points ;
29 : Boebi's et Mario Cavallero : 9 points.

La dispersion des scores est une marque de celle de la participation durant l'année...
Quant à la victoire de Stéphane Mus Foulon elle ne constitue pas une surprise : il m'avait invité à bouffer un soir... alors évidemment... Non je déconne, il a été le plus fort quasiment de bout en bout.


2 - Classement Sons Final

1- Stéphane Mus Foulon : 177 points ;
2- Guic The Old : 150 points ;
3- Arbobo : 144 points ;

4- Ronnie Ocean : 139,5 points ;
5- Jérome G. : 127 points ;
6- La bUze : 126,5 points ;
7- J-P de Next : 121 points ;
8- Dragibus : 116 points ;
9- El Klak : 109 points ;
10- Sonic Eric : 104 points ;
11- Sandrine Thébaut et Pyrox le Hargneu : 95 points
etc...

Stéphane ayant déjà le titre au général, le trophée sons est donc remporté par Guic' the Old !


3 - Classement Images Final

1- Stéphane Mus Foulon : 97 points ;
2- Guic The Old : 89 points ;
3- El Klak : 72 points ;

4- Sonic Eric : 66 points ;
5- Arbobo : 65 points ;
6- Dragibus : 64 points ;
7- Jérome G. : 52 points ;
8- La bUze : 49 points ;
9- J-P de Next : 42,5 points...
etc...

SMF ayant remporté le trophée général et Guic' s'étant vu attribuer celui des sons, c'est El Klak qui se voit désigner récipiendaire des images !

Mais ceci pose une injustice, car si nous avions posé le classement images avant le classement sons, alors Arbobo eut été récompensé... Aussi dans notre grande sagesse, nous élevons aussi Arbobo au rang de vainqueur dans le classement sons. Ce qui fait quatre récompenses, qui, les choses tombent bien, vont aux 4 premiers du général !!!!

Messieurs, envoyez moi à l'occasion par mail vos adresses que je vous fasse parvenir vos Kdo bien mérités. Habituellement, il s'agissait d'une compilation par mes soins concoctée, annotée et décorée... Mais cette fois on va changer... Faut juste que je trouve : canapé cuir 3 places, boules de geisha, robot autocuiseur... mon choix n'est pas encore arrêté.
Et ne vous affolez pas si ça n'arrive qu'après les vacances, la maison Civil n'est pas réputée pour sa rapidité !

Volià, it's the end !
Encore un ou deux "'C'est jeudi", peut être un ou deux "Monolet" si l'actu s'y prête, et on bouclera pour cause de transhumance estivale. De toute façon à compter de mi-juin, les visites sont divisées par deux... On va pas se défoncer non plus pour moins d'un million de lecteurs....

Allez, à plus
Thierry

RYS

jeudi, juin 23, 2011

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#091)

Numéro spécial. Pour vous tous-tousses !

Dédicace à Tony Marlow et à quelques groupes qui font vivre le rock'n'roll vintage en France (que Dieu, s'Il existe, les bénisse !). A l'occasion, naturellement de la 3ème édition du festival French Rockabilly de Rockers Kulture !

Alors j'en profite pour mettre en ligne un article paru hier sur Interlignage et centré sur Tony (qui m'a accordé quelques mots - c'était par mail vu que les emplois du temps... hein, bon...), sa vie, son œuvre et sa musique, mais aussi naturellement sur son rôle dans la ré émergence d'une scène rockab', hillbilly, rythm and blues, rock'n'roll vintage en France, bien vivace et bien vivante depuis toutes ces années.

Cet article, le voici

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Voilà !

Voilà, on en avait causé au sortir d’un concert (ce n’était pas lui qui tenait la scène et d’ailleurs, de mémoire il s’agissait d’un gig aux Combustibles, petite salle derrière la gare de Lyon, des PlayBoys et des Norvins, groupes qu’on ne qualifiera pas de rockabilly).

A l’époque, il y a quoi, deux ou trois mois, on avait convenu avec Tony qu’on se verrait pour une interview, quelques temps avant la troisième levée de ce must rockabilly français qu’est devenu le Festival Rockers Kultur, événement auquel il est loin d’être étranger.

Ce qui nous bouclait bien la boucle : une interview de Tony et j’embraye sur une promo méritée pour ledit festival. Et comme on avait quelques mois devant nous…, hein… Ben ça a pas loupé, j’ai attendu la dernière minute pour reprendre contact et les emplois du temps de chacun étant ce qu’ils sont… Bon, on a quand même convenu de faire un bref Meeting virtuel par mail, qui aurait l’avantage de mettre un peu de crème sur le gâteau promotionnel. Et de fixer une date un peu plus en amont, histoire qu’elle soit solide cette fois, pour faire cette véritable interview (soyez sans inquiétude, elle donnera lieu à compte-rendu ici même… d’ici quelques semaines).

C’est que parler du Festival French Rockabilly Rockers Kultur, dont le troisième épisode se tiendra vendredi 24 juin, à La Boule Noire, sans dire un mot de Tony Marlow, ça revient à évoquer l’équipe de France de 1982 sans parler de Giresse, ce serait aussi indélicat que de faire un cours sur les conquêtes napoléoniennes en ignorant ses plus fidèles maréchaux, les Soult, Suchet, Murat et consorts.

rockers-kulture-3

Tony Marlow est, c’est l’évidence, une de ces légendes encore debout du rockabilly français, et si des groupes vivent encore le truc, si des combos ont pu dans les années de reflux trouver des havres pour se poser et jouer leur musique, c’est à des types comme Tony qu’ils le doivent. Qu’on le doit tous. Sans en faire des tonnes, il en est d’ailleurs bien conscient : « C’est vrai que ces derniers temps il y a un retour mais je pense, et je dis ça en toute modestie, que c’est parce que des gens comme moi n’ont jamais lâché la barre et continué envers et contre tout à jouer du rockabilly et à organiser des soirées comme Rock Frénésie au Slow Club (1989-1994) ou j’ai fait jouer à peu près 120 groupes. »

Tony aurait peut-être pu ne pas être un rocker, question de timing, de circonstances, de chance : « je suis d’une génération qui n’a pas connu le rock and roll en grandissant, ce n’était plus d’actualité. Et mes parents écoutaient Edith Piaf et Yves Montand. Je l’ai découvert ado lorsqu’ Elvis a fait son retour à la scène en 1969 et qu’il a de nouveau été massivement médiatisé. Ça a été un électrochoc ». Il n’est sans doute pas le seul à être tombé dans la marmite en voyant le King en cuir noir, à la Vince Taylor, revisiter ses grands standards et réaffirmer d’un coup d’un seul, après une décennie discutable, qu’il restait bel et bien le patron. Seulement, tous n’ont pas pour autant enfourché la guitare (encore que lui ait d’abord cogné les fûts), tous ne se sont pas, en conséquence, voués au culte.

Un parcours qui aurait, d’un autre coté, pu déboucher sur une approche par trop puriste, les convertis étant parfois les pires des intégristes. Mais, à cet égard, nouvelle chance de timing, en débarquant sur les scènes au tournant des années 70 avec son groupe, les Rockin’ Rebels, excellent combo contemporain des Alligators ou de Jezebel Rock, Tony se trouva au cœur de la vague Rock d’Ici dans laquelle voisinaient Starshooter, Electric Callas, Marie et les Garçons (voilà pour Lyon) comme Asphalt Jungle ou les Lou’s. Une mixité qui pouvait être le vecteur des bastons entre tribus, ou, à l’inverse un viatique pour l’ouverture d’esprit. C’est le deuxième terme de l’alternative qui l’emporta : « C’était très bien de passer avec des groupes punks car il y avait la même énergie. Et ça ouvrait le rockab à d’autres gens qui ne demandaient qu’à découvrir. Il y avait de temps en temps des petits accrocs mais pas autant qu’on veut bien le dire et les deux scènes ont rapidement sympathisé. »
Logique ! Au fond, d’une manière ou d’une autre, le plus souvent c’est de rock’n'roll qu’il s’agissait. D’ailleurs, après avoir sonné très roots rockabilly durant des années, Tony Marlow a sorti l’an dernier un album qui n’a rien à envier question barouf aux meilleurs Link Wray, ni question voix râpeuse à un Lemmy Killminster. Comme une volonté de rassembler en un excellent LP (Knock Out) les multiples musiques qu’il aime (du rockab’ au garage en passant par le surf) : « C’est vrai, le son de ma guitare est de plus en plus trash ! Comme quoi on ne s’assagit pas en vieillissant ! » On ne s’en plaindra pas, Tony. On ne s’en plaindra pas !

knockout

Aujourd’hui, conscient du regain d’intérêt pour sa musique, et du rôle qu’il a joué dans ce retour du rock’n'roll vintage, il est plutôt confiant lorsqu’on lui pose la traditionnelle question des Fabian et autres Vagabonds ou Forbans, ces éternels ersatz construits de toute pièce qui ramassent la mise, quand les purs sont mis au rebut par la machinerie discographique (en 1958, comme en 1980) : « … [au milieu des années 80]… le mouvement a été récupéré par le show biz à la française qui voulait des petits gars propres sur eux qui ne fassent pas de vagues et qui mettent une bonne dose de variété commerciale dans leur rock. Cette fois-ci, comme le show biz trad s’est complètement cassé la gueule, on peut espérer préserver un truc plus pur. »

Au surplus et sans le dire vraiment, il ne serait pas loin, me semble-t-il, de penser que cette fois la scène tient franchement la route («Pour être honnête je pense qu’aucun des groupes français ni anglais de l’époque n’avaient l’envergure des Stray Cats, donc pas de regrets même si on aurait pu mieux marcher » répond-il quand on lui demande s’il n’a pas le sentiment d’avoir eu raison trop tôt).

Alors, celui qui continue d’écumer les scènes partout où il y aura du public pour du bon rock’n'roll (ce qui revient à dire dans beaucoup d’endroits), est sur le pont pour ce troisième Festival consacré au rockabilly français et mélangeant, dans un cocktail dont il a le secret, groupes blanchis sous le harnais comme jeunes pousses. C’est d’ailleurs largement en faisant parler sa guitare qu’il a pu continuer à tâter le pouls de cette France rock vintage, qui existe que les médias parlent d’elle, comme aujourd’hui, ou non, comme hier. Et qu’il a rencontré des groupes avec lesquels il a sympathisé et auxquels il a offert de monter jouer sur la scène de la Boule Noire et / ou de se faire mieux connaître en leur réservant une place sur une des deux compilations Rockers Kultur sorties en 2009 et en 2010 (le troisième tome devrait voir le jour en fin d’année). Comme il l’a fait au travers de ces nombreuses soirées parisiennes du Slow Club, grâce auxquelles… oui on l’a déjà dit plus haut.

tonymarlow

Alors, vendredi 24 juin, même si cette fois, il n’est pas je crois prévu qu’il monte lui-même sur scène pour jouer des morceaux de son crû (mais gageons qu’il viendra tenir la guitare au coté de quelques-uns des groupes invités au festin), le parrain sera là ! Avec ce sourire qu’il a toujours au coin des lèvres. Un sourire de plaisir et de fierté d’avoir pas si mal réussi le boulot, depuis quelques décennies. Déjà !

Et ce qui serait bien, c’est que vous aussi, vous qui passez sur ce site, vous veniez promener une tête à La Boule Noire. Histoire de vous faire une idée de la qualité et de la diversité de la scène française. Entre autres, il y aura Ghost Highway, les Megatons, les Red Cabs

Et puis vous savez quoi ? Comme le truc redevient à la mode, si ça se trouve vous croiserez peut être deux ou trois célébrités bien glamour. En tout cas moi, j’y serai ! Et j’en profiterai pour reprendre date, afin qu’on puisse enfin se faire ce vrai Meeting avec Tony.

Tony Marlow – LP Knock Out chez Rock Paradise
Festival Rockers Kultur n°3 – Vendredi 24 juin à La Boule Noire, à partir de 19h30.


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Mais profitons-en aussi pour mettre en ligne quelques vidéos qui je l'espère mettront l'eau à la bouche de ceux ou celles qui hésiteraient encore à aller demain soir, à partir de 19h30, à La Boule Noire, boulevard de Rochechouart au 120.

Et à tout seigneur, tout honneur :


The Man with the Guitar !

Et viennent ensuite :



Puis :



Et enfin :



Tous seront vendredi, 120 boulevard de Rochechouart, à compter de 19h30.
A vous y voir !

Thierry
RYS

samedi, juin 18, 2011

WCOTBT Saison 3 Etape 8 - La Dernière pour 10 jours !!

Séverine, bonjour ! Te voici pour une dernière annonce du WCOTBT saison 3, dont voilà donc la dernière épreuve.

Et comme à chaque saison, cette étape du mois de juin est bonifiée, avec un nombre de points à récupérer deux fois plus important que d'habitude... C'est même un tout petit peu plus que deux fois d'ailleurs en ce mois de juin 2011, puisque en lieu et place des 30 points habituels, il y aura 65 points possibles aujourd'hui.

D'un mot, par rapport aux épreuves classiques vous allez retrouvez en outre :

- à la fin du poprock habituel et de ses 12 points, trouvez en question subsidiaire le lien qui unit les 6 morceaux et empochez 5 points de plus ;

- puis enquillez un poprock bonus de 3 morceaux dont les extraits ne dépassent pas 3 secondes ou 3 secondes et demi... Mais ce sont des titres extrêmement connus, ceci devrait pallier leur très faible longueur. Attention, chaque extrait vaudra 3 points, soit 9 points de plus à prendre.

- une bouse supplémentaire, dont l'extrait est là aussi volontairement très court, pour 4 points ;

- un extrait cinéma bonus, là aussi pour 4 points ;

Et aux niveaux des images,

- après les deux eyes classiques, un double eyes bonus où il faudra reconnaitre les yeux d'un couple (6 points),

- et enfin, une pochette supplémentaire pour 7 points !!!!

Vous pouvez recompter, le total fait bien 65 points possibles !!!! C'est Byzance !!!!!!

Ready !!!??? Go !!!


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WCOTBT Saison 3 - Dernière étape, bonifiée :


Les Sons :

Pop-rock :

Le pop rock classique : 6 extraits à retrouver artiste(s) ou goupes à reconnaître pour 12 points totaux : il est ici.

Question subsidiaire (pour 5 points)
: il y a comme un lien entre tous ces morceaux (et de ce point de vue, l'ordre dans lequel ils sont placés peut induire en erreur...), quel est donc ce lien ?


Le pop rock bonus à 3 extraits courtissimes (guère plus de 3 secondes), et avec les mêmes règles pour 3 fois 3 points, soit 9 points : c'est là !


Les Bouses :

Bouse 19 : cliquez là pour l'écouter ou la charger ;

Bouse 20 : de même ici ;

(honnêtement ce sont des cadeaux...)

La bouse bonus (qui vaut 4 points) : elle est ici (3 secondes là aussi).


Cinéma :

Cinéma 10 : allons y en cet endroit (pour 3 points) :

Cinéma bonus :
c'est ici (attention c'est la VF d'un film étranger... et ce bonus vaut 4 points)


Les images :


Eyes without a face :


Eyes 19 (3 points)



Eyes 20 (3 points)


Double eyes bonus (nota, il me faut les deux noms, pour 6 points, évidemment).




Pochettes :

Pochette 10 (elle vaut 5 points)


Et enfin, last but not least, la pochette bonus (qui elle rapporte 7 points)


Bon, et bien maintenant, à vous de jouer pour la dernière fois de la saison. Comme d'habitude, c'est par mail à l'adresse habituelle : civilservant@free.fr

Et vous avez exactement 11 jours, puisque nous bouclerons le mardi 28 juin à minuit !!!!


Good luck...

Thierry
RYS

jeudi, juin 16, 2011

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#090)

Et voilà messieurs dames, vous-vous, tousses-tous, et voilà nous entrons dans la dernière dizaine, qui nous mènera jusqu'au dernier "C'est jeudi et mon slip est sali.... bof", celui qui sera estampillé du numéro 100.... Pfiuouuuuu ! Quel travail harassant cela aura été, oui, je ne vous le fais pas dire.
Mais aussi, doigt sur la couture et la main droite sévèrement burnée sur a tempe, c'est martialement, modèle Tom Big Cruise topgunnisant, que je vous affirme que "Messieurs et mesdames, ce fut un honneur que de conduire cette opération à vos cotés"... bon, celle là je me réserve de vous la ressortir en boucle jusqu'à la dernière avec feu d'artifice à la fin...

Aujourd'hui, n'entrons pas déjà, comme je m'étais peut être imprudemment avancé à le dire, dans les billets consacrés aux plus grands, aux plus connus, aux plus légendaires... qui, il faut bien l'avouer, ont eu en ces lieux la portion plutôt congrue (exception faite de Cash quand même, et de quelques autres genre Perkins aussi...), vu que je me suis plu à sortir de leur placards quelques légendes méconnues.

Peut-on qualifier ainsi Faron Young, l'homme qui pour la seconde fois à l'insigne honneur de chanter sur mon blog ? Non pas vraiment. Sans devenir une star à la George Jones, a fortiori à la Waylon Jennings, Faron Young, digne représentant d'un honnête et précoce honky tonk (l'homme avait 20 ans en 1952), a fait une plus qu'honnête carrière, l'amenant même à jouer quelques rôles au cinéma dans des films mineurs. Créateur du fort rock'n'roll (par son titre) "Live Fast, Love Hard, Die Young", et s'auto envoyant dans la sphère éternelle d'un coup de gun à l'âge de 64 ans, Faron Young était sans doute plus ambvalent et complexe que ses photos avec gueule d'ange le laisseraient entendre.

Si on ajoute que cet homme là était quand même un foutu tombeur, on sent bien qu'en creux, c'est bien d'un honky tonker à l'ancienne que l'on parle, d'un rocker en fait, à l'image d'un Hank Williams ou d'un George Jones (oui lui, à nouveau) qui furent de foutus porteurs de feu, qu'importe la musique qu'ils jouaient. Je crois que je l'avais déjà dit lors du précédent billet à la gloire de Faron Young, mais tant pis je le répète auquel cas, le groupe Prefab Sprout lui rendit hommage sur l'album Steve Mac Queen en une chanson tout simplement appelée "Faron Young". Bio très complète, bien que courte sur le site de country CMT.

Bon, ben reste à écouter la chanson du jour, où le coquin insiste oour expliquer à une lady à quel point il aime se trouve en tête en tête avec elle. Que souhaite-t-il donc lui faire passer comme message, notre foutu bourreau des cœurs ?


Faron Young - Alone With You.

Oh, et pis tiens cadeau, voilà en "vidéo" le titre hommage à Faron de Prefab Sprout.



Bon, allez à plus !
Ah, au fait, samedi c'est mise en ligne pour 10 jours de la dernière étape du WCOTBT, toute pleine de points bonus à gagner...

Ah et puis autre nouvelle d'importance, c'est Vendredi prochain, le 24 juin qu'en La Boule Noire aura lieu le 3ème festival Rockers Kulture French Rockabilly... Un Must désormais !!

Thierry

RYS

samedi, juin 11, 2011

WCOTBT Saison 3 Etape 9 - Les soluces et les résultats !


Ah voilà pour une des dernières fois, maîtresse Séverine !
Dans quelques jours, elle revient pour lancer le dernière et bonifiée étape du WCOTBT, mais si elle est avec nous aujourd'hui, c'est pour vous rendre compte des soluces et résultats de la 9ème et avant-dernière levée de notre contest qui dure depuis, déjà, la fin septembre !


Il mène depuis le début de la compétition et n'est plus qu'à un emacrhe de la finale victoire. Bien sûr, c'est Stéphane Mus Foulon qui se dirige sauf accident vers le titre. Même si ce n'est pas lui le vainqueur d'une étape où, les quelques uns qui ont participé en ont singulièrement ch.... Surtout sur les eyes d'ailleurs (on aurait battu tous les records à la baisse du point de vue des scores images, s'il n'y avait eu la plutôt facile pochette d'album....)

Le vainqueur de cette étape difficile c'est l'Arbobo qui tient à faire oublier son absence du mois dernier. Il s'impose largement cette fois-ci en faisant un quasi sans faute (un titre et un eyes qui manquent. Pour le reste, ce contest s'essouffle un peu comme en témoigne une participation qui rebondit un peu après le plus bas du mois dernier, mais sans atteindre des sommets (12 participants). D'autant que nous avons accueilli deux nouveaux : le toujours sémillant Mario Cavallero et la mystérieuse Anna K
... eux aussi ont souffert...

Le moyenne est un peu au-dessus de la moyenne avec 15,78. Score assez correct en sons (11,75) et plus modeste sur les images (faillite sur les eyes) puisqu'à seulement 3,83...



And Now The Soluces !


A- LES SONS :
(à chaque fois, entre parenthèses, le score moyen obtenu, sur 2, 3 ou 5 points possibles)........

1 - Le Pop-rock :

The Clash ou plus exactement, chantant sur le 4ème album du Clash, Tymon Dogg - Lose This Skin (1,08) ;
The Flying Lizard - Money (That's What I Want) (1,33) ;
Elastica - Waking Up (0,67) ;
Cat Power - The Greatest (1,58) ;
Joy Division - Day of The Lords (1,08) ;
Gérard Manset - Matrice (1,25).

Bon disons le d'emblée, à un tel niveau de repompage, il est clair que Elastica ne pouvait qu'induire en erreur les concurrents (certains du reste tombèrent dans ce panneau lâchement posé par moi et les filles d'Elastica, en m'annonçant tout de go que cette reprise ou cette version du No More Heroes des Stranglers était fort curieuse....). Sinon, ben c'est encore Cat Power qui vous aura le plus inspirés.


2 - Les bouses :

La bouse 15 : Pat Bénatar - Love is A Batterfield (1,17)

La bouse 16 : Sheila B Devotion - Spacer (1,83).

Bon, c'est avec Sheila que vous obtenez le meilleur score de ce blind test... Je vous laisse en tirer les conclusions idoines...


Et non, vous n'allez pas y couper :



Fringuée en pouffe ou en pute, Pat a toujours une dégaine très "distinguée".




Avec sa fabuleuse tenue lamée et son bâton coloré, Sheila retrouve la place qu'elle n'eut jamais dû quitter : celle de majorette au bal des pompiers...


Le Film : Manon des Sources (beh oui c'était bien la voix du Papet) (1,75)
....


B - LES IMAGES :

1 - Eyes Without A Face
:

Eyes 17 :


Ben oui, Monsieur Peter Lorre, que vous avez maudit (ah ah ah) en ne le reconnaissant pas (0,25 sur 3 possibles, ce qui revient à dire qu'un seul d'entre vous l'a reconnu)


Eyes 18 :

Madame Ronnie Spector n'a pas eu beaucoup plus de chance avec ses (pourtant fort beaux) yeux (0,25 pour elle aussi, même conclusion que pour Lorre, donc).


2 - La Pochette :


Certainement une des plus faciles depuis le début de ce contest. Exile on Main Street évidemment (3,33 sur 5 points possibles)




CLASSEMENTS de l'Étape :

Au général

1) Arbobo : 25 points ;
2) Stéphane Mus Foulon : 22 points ;
3) Sandrine Thébaut et Ronnie Ocean : 19 points ;
5) La bUze : 18 points ;
6) El Klak et Jérome G. : 17 points ;
8) Dragibus : 14 points ;
9) Ana K : 12 points ;
10) Mario : 9 points ;
11) Sophie Lenoir : 8 points ;
12) Guic the Old : 7 points (je pense que notre ami a omis de m'envoyer la suite de ses réponses...)

Bravo à tous, l'essentiel étant de jouer
.

Sur les deux autres classements, aux sons, comme d'hab. Ronnie Ocean fait un sans faute et conforte sa place en tête, il est d'ailleurs accompagné sur cette étape de Sandrine Thébaut, qui elle aussi rend la parfaite copie sur les sons (hélas l'une comme l'un font chou blanc aux images) ; quant aux images, c'est El Klak et Arbobo qui s'en sortent le mieux avec 8 points (vous comprendrez donc aisément que ce sont les deux seuls à avoir identifié l'un Peter Lorre, l'autre la mère Ronnie - reste à vous demander lequel a trouvé qui...).


Classements - Cumul après NEUF (9) étapes :

Au général :

1) Stéphane Mus Foulon : 225 points

2) Guic' The Old : 185 points

3) Arbobo : 165 points ;

4) Ronnie Ocean : 155 points ;

5) El Klak : 145 points ;

6) Jérome G. : 144 points ;

7) Dragibus : 142 points ;

8) La bUze : 136,5 points ;

9) Sonic Eric : 131 points ;

10) J-P de Next : 122,5 points ;

11) Sandrine Thébaut : 106 points ;

12) Pyrox le Hargneu : 77 points

13) Diane Cairn : 69 points ;

14) Coolbeans : 51 points

15) Daniel de Next : 50,5 points ;

16) Davnat : 50 points ;

17) Laurent Mouétron : 34 points ;

18) Stoni : 31 points

19) Fabrice Guillet : 29 points

20) Stéphane Ska : 26 points ;

21) RegUs PatOff : 25 points ;

22) Sophie Lenoir : 23 points ;

23) Yosémite : 19 points ;

24) JohnFord et Jen : 17 points ;

26) Thanu et Oeuréka : 13 points ;

28) Anna K : 12 points ;

28) Boebis et Mario Cavalléro : 9 points.


Les "Sons" : Pop-Rock + Bouses + Cinéma :

1) Stéphane Mus Foulon : 147 points ;
2) Ronnie Ocean : 139,5 points ;
3) Guic' The Old : 120 points ;
4) Arbobo : 114 points ;
5) Jérome G. : 101 points ;
6) La bUze : 96,5 points ;
7)
Sandrine Thébaut : 95 points ;
8) Dragibus : 90 points ;
9) J-P de Next : 89 points ;
10) Sonic Eric et El Klak : 81 points ;
etc.


"Images" : Eyes Without a Face + Pochette :

1) Stéphane Mus Foulon : 78 points ;
2) Guic' The Old : 65 points ;
3) El Klak : 64 points ;
4) Dragibus : 52 points ;
5) Arbobo : 51 points ;
6) Sonic Eric : 50 points ;
7) Jérome G. : 43 points ;
8) La bUze : 40 points ;
9) J-P de Next : 33,5 points ;
etc..
.


Bon ! Nous ne sommes plus très loin du dénouement et disons le, au général, Stéphane Mus Foulon, tout comme Ronnie Ocean aux sons, sont franchement bien engagés. En revanche, aux visuels, Guic'the Old ne mène que d'un point devant El Klak, le contest va être chaud jusqu'au bout...


Retenez aussi que la dernière étape sera plus richement dotée, environ 60 points partagée avec à peu près 35 et 25 entre sons et images... Mathématiquement, rien n'est encore fait !


Bon, ben c'était la neuvième et avant-dernière étape. Le final aura lieu très bientôt !
En effet, vacances obligent, la dernière levée, bonifiée donc, débutera le Samedi 18 Juin (bonjour Mon Général) et ne DURERA que DIX JOURS, pour se clore le Mardi 28 juin à minuit !


Be There ! A plus,
Thierry
RYS

jeudi, juin 09, 2011

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#089)

Bonjour tousses-tous !

Avant que d'entamer la dernière ligne droite, du 91ème au 100ème et dernier numéro de cette série vintage amplement consacrée au rock'n'roll vintage, au rockabilly, mais aussi à la country, au hillbilly, au rythm and blues... et que nous avons appelée, pour des raisons qui m'échappent encore, "C'est jeudi, on va manger avec Annie Fratellini", offrons nous encore un ou deux jeudi à la gloire des méconnus, des oubliés, des moins chanceux... des moins talentueux aussi parfois... avant que de focaliser la dernière dizaine de posts sur les grands noms de cette musique, grands noms dont on a finalement assez peu parlé...
Juste un exemple, je ne crois pas qu'un seul billet ait été écrit en l'honneur de Gene Vincent (bon je ne suis pas sûr à 100%, je vérifierai, mais il me semble bien que ce que j'avance est vrai !). Ce qui, soit est énorme, soit constitue la preuve de la volonté d'ancrer ces billets hebdomadaires sur la partie cachée de cette immense iceberg qu'est la country, le rockab', le rock'n'roll vintage ! Bon j'exagère un peu, Cash, Buddy Holly ou Eddie Cochran ont eu droit à des passages ici... Mais quand même.

Donc un des derniers numéros mettant en lumière (ou essayant de le faire), des underdogs de la chose.
En fait, les gamins choisis aujourd'hui sont tout de même un peu connus, mais soyons clairs, uniquement des aficionados définitifs du genre. En effet, Lawrencine et Lawrence, frères et soeurs Collins (décidément les fratries...), plus communément appelés à rejoindre les scènes sous le nom de Collins Kids, ont eu, au moins dans leur pays, deux ou trois hits dignes de ce nom.

Il faut savoir que leur cœur de cible était le public des gosses (mais des vrais gosses, des gamins, des bébés, pas des kids, fantasmés quand on aime le R'n'R). Ce qui peut se comprendre dans la mesure où les Collins Kids avaient 10-12 au moment où sortaient leurs premiers titres. Onomatopées moyennes, entrain de bon aloi dans une Amérique profondément conservatrice, gaité... Oui tout était en place pour qu'on fit de ces gosses de simples singes savants, à la Fabian en plus jeune. Des sortes d'ancêtres des tristounets Billy et autres Forbans.

Oui, mais voilà. S'ils ne resteront comme le duo majeur de toute l'histoire du rock, ces jeunes gens n'avaient rien à voir avec les ersatz vaguement gominés à l'eau minérale évoqués quelques lignes plus haut. Pas Burnette, ni Johnny Kidd, encore moins le Killer ou la Queen or Rock'n'Roll. Mais pas non plus les Vagabonds.

Du reste, une page dans le Rockabilly Hall of Fame ne s'acquiert pas sur la seule foi d'une coupe de cheveu, d'un stetson ou d'un blouson de teddy boy. Il y faut autre chose. Un talent de songwriter, par exemple, comme l'avait Larry (Lawrence). Le charme de l'innocence, aussi. La vraie, pas celle qu'on essaie de nous vendre à coup de nostalgie calibrée pour laisser passer les espaces de pub.


The Collins Kids - Hoy Hoy.

En cadeau supplémentaire (qui ne me coûte rien cela étant) une vidéo pour vous faire une idée de la fratrie :




Allez, à plus
Thierry
RYS


PS : nota, ne vous reste qu'aujourd'hui et demain pour jouer à la 9ème et avant-dernière étape du WCOTBT !

samedi, juin 04, 2011

Mini Triolet ce samedi : un Monolet, à nouveau.

Hello tousses-tous !

Je crois que pour quelques semaines encore la course du temps oblige, je vais le samedi me limiter à un retour unique sur la semaine écoulée, et transformer l'ex Triolet (25 numéros quand même !) en un simple Monolet, comme il y a quinze jours (oui parce que samedi dernier, peut être ne l'avez-vous pas tous remarqué, mais c'est l'avant-dernière levée du blind test dit WCOTBT saison 3 qui a pris le relais...

Donc, il me faudra me contenter de gloser sur une unique image, vidéo ou nouvelle de la semaine, au lieu des trois précédentes. Et vous aussi, vous devrez vous en satisfaire (mais peut être considérez-vous que c'est ma foi très bien ainsi... hum ?).

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Le Monolet de ce samedi fera retour sur altercation entre vendeuse et ministre aux conséquences plutôt gravissimes pour la première, mais semble-t-il quasi nulles pour la seconde.

C'est Rue89 qui relate les faits dans son édition de lundi (si tant est que ce mot est un sens sur Internet). Je vous la laisse lire et vous faire l'opinion que vous voulez sur les éventuelles responsabilités de la vendeuse, tout comme sur l'équité de la décision prise à son encontre.

Au fond ce n'est pas sur ce point que je souhaite m'appesantir. Mais sur cette conception de l'usage de la puissance qui se répand comme une mauvaise trainée de poudre dans tous les cénacles de pouvoir (politique dans ce cas, mais, nous le savons car les exemples ne manquent pas, administratif aussi, comme journalistique, sportif...complétez la liste à votre envie), bref dans tous les cénacles où un semblant de pouvoir s'exerce, des relations se forgent et où s'échauffent ceux qui en sont les dépositaires.

Oh certes, c'est un sentiment tout à fait humain, et dans ce que l'humain a de plus normal (ce qui équivaut à médiocre... je me méfierais d'ailleurs si j'étais François Hollande qu'un tel rapprochement ne soit pas effectué, depuis qu'il a affirmé sa volonté d'être un Président normal, avec la critique a priori qu'il sera donc un médiocre chef de l'Etat). Oui, ce réflexe de jouer et d'abuser du plus microscopique pouvoir que l'on détient est violemment humain, puissamment normal, abominablement médiocre. C'est celui du prof qui humilie inutilement l'élève en difficulté, du toubib qui méprise par son silence le cancéreux qui n'a que ce qu'il mérite puisque fumeur impénitent. C'est aussi celui du contremaitre auquel on a offert l'avantage de houspiller ses troupes et qui finit par y prendre plaisir, puisqu'à la maison il n'arrive plus à imposer son autorité, mise à mal par ses valises sous oculaires et son bide proéminent, ni à bobonne ni à ses chiards.

Cette médiocrité fanfaronne que l'on entend dans la voix torve et malingre de celui qui rit au nez du contrôleur de la SNCF, vu qu'il connaît fort bien par l'entremise de son beau-frère qu'a vu l'homme qu'a vu l'homme qu'a vu le sous-chef du bureau régional des amendes, que son papier vert il peut bien se le mettre où je pense étant donné qu'il va la faire sauter, sa prune à la noix, camarade en petitesse de son voisin de palier qui boit régulièrement le jaune au Balto avec le capitaine des pompiers, cousin de l'officier de permanence du commissariat voisin, amitié alcoolisée et turfique bien pratique pour faire oublier ses amendes pour excès de vitesse...

Cette terrible et humaine normalité... Dont on serait en droit d'espérer qu'elle se dispense d'abimer les élites de ce pays, et dont jour après jour, on constate qu'au contraire elle les gangrène.

Dans tout autre pays authentiquement démocratique, Mme Morano, coupable ou non d'abus de pouvoir dans cette histoire (mais notons qu'elle ne contredit pas l'épisode narré par le Canard Enchaîné relatif à son exigence que soit organisé en urgence une visite privée du Louvre pour fifille et l'amie de fifille), se verrait contrainte de s'en expliquer devant la France entière.
Juste au motif que sur elle pèse le soupçon qu'elle a dérogé aux règles qui doivent s'imposer à ceux qui détiennent un pouvoir, même modeste.
Juste au motif que sur elle pèse le soupçon qu'elle a oublié qu'elle n'est que la récipiendaire temporaire d'une charge qui lui a été confiée, qui certes lui ouvre des privautés et des droits exorbitants du commun, mais dont l'honneur et la probité veulent qu'on n'en use qu'à hauteur des besoins de la charge.
Juste au motif que sur elle pèse le soupçon qu'elle s'approprie une part de droits spécifiques qui en aucun cas ne lui sont loués, pour quelques mois ou quelques années, intuitu personae, mais en raison de sa fonction.
Juste au motif que sur elle pèse le soupçon qu'elle a confondu utiliser et user de.

Oui, dans la plupart des grands pays démocratiques, anglo-saxons ou d'Europe du Nord, elle serait tenue de s'en expliquer. Mais pas chez nous, monsieur, non pas chez nous. Des anglo-saxons, c'est la mortification du puritanisme, que les journalistes, confus par l'affaire DSK, sont tentés d'importer, pas la rigueur du plus élémentaire des contrôles démocratiques : celui de l'abus de pouvoir.

Décidément, je serais François Hollande, je changerais mon fusil d'épaule et cesserais de revendiquer cette normalité qui en envahissant les palais, les terrains de sports ou les plateaux télés ne cesse d'infliger sa vulgarité au pays.


Allez à plus, tousses-tous
Thierry
RYS

jeudi, juin 02, 2011

C'est jeudi et c'est pas ravioli (#088)

Hello tousses-tous, everybody and everyboda !

Hou là, on s'approche sérieusement de la dernière dizaine de billets, puisque voici le 88ème numéro de "C'est jeudi, on part à Rimini". Il faudrait peut être que je consacre les derniers posts de cette série qui commence à s'éterniser sur quelques valeurs sûres, même si le fait d'avoir mis en ligne ici de parfaits inconnus (du moins pour le grand nombre) n'est pas quand même pour me déplaire. Où ailleurs que sur ce blog déjà entré dans la légende, peut-on entendre Moon Mullican ou Earl Aycock ? Hein ? Je vous le demande.

Mais tout de même. Finir la série par quelques légendes elles bien connues ne serait pas une si mauvaise chose. Comme un feu d'artifice qui se clôt sur un (plus ou moins long) bouquet final !

Du reste, nous allons sacrifier d'ores et déjà à ce principe. En nous servant d'une actualité qui n'est plus vraiment brûlante... Mais qu'importe. Mamy Rock'n'Roll, l'ex Fujiyama Mama, a sorti assez récemment (c'est à dire il y a déjà plusieurs mois, mais en regard de la durée de sa carrière, plusieurs mois ont la valeur d'une minute tout au plus) un nouvel album, que l'on pourrait croire un brin démagogiquement appelé The Party Ain't Over (je dis démagogie, car chacun sait bien que la carrière de Wanda Jackson - oui c'est d'elle que je parle, mais j'imagine qu'hormis quelques ermites bloqués dans leurs cavernes depuis cinq ou six décennies, tous et tousses vous l'aviez compris à la seul évocation du volcan nippon - n'a au plan du rock'n'roll s'entend, duré que quelques courtes années, avant qu'elle ne se mette à chevaucher la country classique et, approcher hélas, un certain nombre des thématiques que les rednecks les plus réacs aiment à lui accoler).

Mais ma foi, on aurait tort car voila un album qui est loin d'être inintéressant, puisque Wanda, qui, en bonne rockeuse schizophrénique sut se compromettre avec des gens comme les Cramps, tout en se réclamant du mouvement born again, y retrouve les feux de la rampe en une dizaine de reprises ré explorant les diverses facettes de la musique que nous aimons. Avec toutefois une orchestration qui se veut résolument moderne et disons le agressive à souhait. Flirtant même, parfois, avec la déconstruction-reconstruction des-dits classiques afin d'en faire de quasi nouvelles chansons. Sûr que si Jackson n'était pas Wanda, en se présentant avec des titres ainsi arrangés devant un public de puristes de la chose, il y a fort à parier que c'est sous les horions et les tomates que se ferait sa sortie de scène. Il faut dire que l'album est produit par Jack White, le versant mâle des White Stripes, de sorte que ce mariage des guitares hendrixiennes tendance grunge et des vieilles chemises à carreaux country and western ne saurait complètement surprendre.

On ne trouvera pas dans ce "The Party Ain't Over" de chansons par elle créées ou popularisées. Pas de Fujiyama, de Funnel of Love, ni de Let's Have a Party. Mais en revanche, des choses aussi variées et célèbres que le Rum and Coca des Andrew Sisters, le Blue Yodel n°6 de Jimmie Rodgers, le Rip It Up mis en exergue par Gene Vincent ou le Shakin All Over de l'immense Johnnu Kidd.
Ouch ! Vous avez votre lot de liens youtubiens je pense.
On retrouvera en revanche et sans surprise, car on sait qu'elle ne l'a pas perdue, sa voix de laine de verre mutine et salope à la fois, cette voix qui fut pour beaucoup (tout ?) dans son succès au plein mitan des fifties. Avec aussi sa manière de croiser les cuisses, à une époque où une fille de 16 ans ne faisait pas ça dans les bonnes familles blanches du Sud.

Au bout du compte un salutaire retour au rock'n'roll, ce qui à 73 ans passés n'est pas si banal. Notons pour conclure que Miss Queen of Rock a peut être été positivement impressionné par le cross-over réussi de Johnny Cash durant la seconde partie des nineties, car elle reprend aussi des titres inattendus comme le You Know I'm no Good (ce qui lui va comme un gant) de Amy Winehouse, ou le Thunder on the Monutain de Bob Dylan. Bon, encore un effort mamie, c'est plutôt PJ Harvey ou les Pandoras qu'il vous faudrait reprendre pour avoir quelques chances de parfaire cette nouvelle image. Mais c'est déjà un bien bel essai. Qui nous donne au bout du compte un album de rock'n'roll apte à renvoyer dans les cordes une bonne part de la concurrence actuelle ! C'est déjà ça !


Wanda Jackson - Busted.


Allez à plus, tousses-tous !
Thierry
RYS